Agriculture européenne : Farm to Fork to N’importe Quoi

L’attaque russe sur l’Ukraine est venue nous rappeler que nos approvisionnements dépendaient étroitement de la liberté des échanges, laquelle, après les restrictions de l’épisode Covid, est à nouveau fortement entravée par les circonstances de la guerre.

Mais il y a plus grave, et cela n’a rien à voir avec le facteur externe d’un conflit ou d’un virus mais tout avec le facteur interne d’une transformation écologique programmée des économies européennes connue sous le nom de « green deal » européen couplée à l’aberrante détestation des écologistes pour le nucléaire civil.

Le « green deal » vise à faire de l’Union européenne (UE) la première région du monde à atteindre la neutralité carbone en 2050, avec une première étape de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 55 % en 2030 par rapport aux niveaux de 1990 et une seconde étape visant la neutralité totale des voitures neuves vendues dans l’UE en 2035.

Sur ce dernier point, j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer combien le choix du « tout électrique » était purement politique et soulevait une forte défiance chez l’ensemble des constructeurs automobiles européens qui dénoncent l’irrationalité d’une solution imposée par les pouvoirs publics et l’entrave qu’elle représente pour la créativité industrielle.

Quant au nucléaire, l’irruption de la guerre a étalé au grand jour les hypocrisies qu’on soupçonnait chez les écologistes. On n’a jamais aussi bien compris que la violente opposition idéologique des Verts allemands vis-à-vis de cette production d’électricité parfaitement décarbonée, opposition diffusée à divers degrés dans toute l’Europe, avait surtout pour conséquence absurde de revigorer les centrales à charbon.

Il se trouve en effet que lors des discussions sur les sanctions à prendre contre la Russie, l’Allemagne a commencé par s’opposer à l’exclusion des banques russes du système de virement international SWIFT… car elle risquait de ne plus pouvoir acheter à la Russie le charbon indispensable à sa production d’électricité. Dixit Annalena Baerbock, ex-coprésidente des Verts et ministre allemande des Affaires étrangères depuis deux mois !

Il est vrai que le gaz (pour faire plaisir à l’Allemagne) et le nucléaire (pour faire plaisir à la France) ont été introduits tout récemment (et sous certaines conditions) dans la taxonomie verte de l’UE, non sans provoquer d’abondants remous du côté des écologistes. Mais l’objectif ultime reste de faire descendre la part du nucléaire dans la production d’électricité dans l’UE de 26 % aujourd’hui à 15 % en 2050.

Autrement dit, au motif de sa course idéologique à la neutralité climatique qu’elle veut absolument gagner, la Commission européenne semble avoir un talent tout particulier pour handicaper au maximum les secteurs économiques dans lesquels les pays de l’Union sont forts, sans garantir pour autant que le climat et l’environnement s’en trouveront mieux.

Nouvel exemple navrant avec le volet agriculture et alimentation du « green deal » connu sous le nom de stratégie « Farm to Fork » ou F2F, c’est-à-dire « de la ferme à la fourchette ».

L’objectif général consiste à avancer vers un système d’alimentation européen plus sain et plus durable. Jusque-là, tout va bien. Qui serait contre ? Le problème apparaît lors de la déclinaison quantitative de l’objectif : à l’horizon 2030, il s’agit en effet de consacrer 25 % des terres agricoles à l’agriculture biologique (contre 8,5 % en 2019), de diviser par deux le recours aux pesticides et les ventes d’antibiotiques pour l’élevage et enfin de réduire de 20 % l’utilisation d’engrais chimiques :

À tout cela, s’ajoute la volonté de laisser 10 % des terres agricoles en paysages non productifs afin de protéger la biodiversité, comme prévu dans le volet « biodiversité » du « green deal ».

Autant dire que le monde européen de l’agriculture s’est immédiatement senti pris à la gorge pour continuer à exister dans un monde où ses concurrents ne connaissent pas (encore) de contraintes aussi drastiques. Plusieurs études d’impact ont donc été immédiatement lancées par différents organismes publics ou privés et leurs conclusions sont sans appel : la mise en œuvre d’un tel projet reviendrait ni plus ni moins à se tirer une balle dans le pied.

Par exemple, pour l’Université néerlandaise de Wageningue dont le rapport a été publié en décembre dernier, les volumes de production chuteraient en moyenne dans toute l’Europe de 10 à 20 % selon les scénarios étudiés (calés sur les objectifs chiffrés cités ci-dessus). Certaines cultures comme les pommes subiraient même une chute de production de 30 %, tandis que les betteraves sucrières s’en tireraient sans trop de mal. Dans l’ensemble, les prix augmenteraient, entrainant une altération du commerce mondial par augmentation des importations européennes et diminution des exportations. L’étude suggère en outre que le bénéfice environnemental de passer à 25 % de terres cultivées en bio n’est pas vrai pour toutes les cultures.

En novembre 2020, le ministère de l’Agriculture des États-Unis (USDA) s’est également penché sur la question. Il considère en effet que l’agriculture européenne est trop importante pour qu’une évolution aussi radicale de ses structures n’affecte pas l’ensemble du monde. De plus, rien n’interdit de penser que le précédent européen, une fois lancé, pourrait inspirer d’autre région du monde. Il en résulte une étude de l’impact de « Farm to Fork » pour l’UE, pour les États-Unis et pour l’ensemble du monde selon trois scénarios (« Farm to Fork » limité à l’UE, adopté par une partie du monde, généralisé au monde entier) :

Si la stratégie « Farm to Fork » reste limitée à l’UE, celle-ci verrait sa production chuter de 12 %, ses prix augmenter de 17 %, le chiffre d’affaires de ses agriculteurs baisser de 16 % et ses exportations s’effondrer de 20 %. Dans ce scénario, les États-Unis seraient peu impactés, mais l’insécurité alimentaire concernerait 22 millions de personnes de plus dans le monde.

À l’autre bout de l’étude, la généralisation des contraintes écologiques de « Farm to Fork » conduirait à une baisse de la production agricole mondiale de 11 %, à des hausses de prix colossales et à la mise en insécurité alimentaire de 185 millions de personnes de plus par rapport aux projections 2030 sans « Farm to Fork ». On ne saurait trop souligner combien la transformation écologique de l’agriculture à marche forcée pourrait s’avérer désastreuse pour le développement humain…

Mais le plus rageant de l’affaire, c’est qu’il existe une étude interne à la Commission européenne qui ne soutient nullement le projet « Farm to Fork ». Réalisée par le Centre commun de recherche et publiée fin juillet 2021, elle ne s’intéresse qu’à l’impact sur l’UE à l’exclusion du reste du monde. Résultat, en supposant la politique agricole commune (ou PAC) inchangée, le volume de production des céréales baisserait de 15 %, celui des fruits et légumes de 12 % et celui des produits laitiers de 10 % (entre autres) :

Comme les autres études, celle du Centre commun de recherche met également en évidence une hausse des prix des produits agricoles ainsi qu’une dégradation de la balance importations exportations. Mais réjouissons-nous, malgré ces perspectives peu joyeuses, les émissions de gaz à effet de serre baisseraient de 20,1 %… Si ce n’est que les auteurs admettent dès leur propos introductif que du fait de la hausse des importations, une part importante des gains en matière d’émissions de gaz à effet de serre dans l’UE serait transmise à d’autres régions du monde ! On nage clairement en plein délire.

La stratégie « Farm to Fork » a été adoptée par le Parlement européen en octobre dernier, mais il lui reste à être déclinée en textes législatifs contraignants, parcours qui ne devrait pas aboutir avant 2023. Il est donc encore temps d’arrêter le massacre.

Interrogé cet automne par des sénateurs ayant lu l’étude interne de la Commission européenne et inquiets de voir l’agriculture européenne sacrifiée sur l’autel d’un mieux-disant environnemental tout relatif, le ministre français de l’Agriculture Julien Denormandie s’est montré très compréhensif :

« L’étude à laquelle vous faites référence, menée par le bureau d’études de la Commission européenne, doit provoquer un réveil des consciences chez toutes celles et tous ceux qui considèrent que l’on ne fait jamais assez pour la transition agro-écologique. »

.
Reste à savoir ce que ces bonnes dispositions deviendront dans les rapports de force en présence au Parlement européen. Dans l’immédiat, le ministre s’est limité à promettre une nouvelle étude d’impact. Un grand classique peu rassurant…


Illustration de couverture : Champ avec bottes de paille, 2021, Allemagne. Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

27 réflexions sur “Agriculture européenne : Farm to Fork to N’importe Quoi

  1. Les manuels écolos le disent depuis longtemps, il faut réduire la population mondiale par tous les moyens : les épidémies (1er test réussi), la famine (en cours) et la guerre (c’est parti).
    C’est peu être du complotisme, mais la vraie vie lui ressemble de plus en plus au complot.

  2. Hier dans mon quotidien habituel (le Télégramme) la dernière page donne la parole au parcours respectable d’une cheffe d’exploitation de 36 ans (90 vaches et 30000 poulets de chair) : « Nous ne sommes que les bras et les jambes des industriels qui n’ont aucune considération pour nous. Ils nous imposent tout sans que l’on ait notre mot à dire ». En cette période de salon de l’agriculture nombre d’exploitants pourraient formuler ce commentaire.

    Ce que je pense de Bruxelles mais je suis le seul, se trouve dans Marianne (02/03 par Jack Dion) Extraits: « Ursula von der Leyden, la Tsarine de Bruxelles rêve d’étendre sa zone d’influence. En outrepassant ses prérogatives, en pleine guerre en Ukraine, la Présidente de la Commission se prend pour ce qu’elle n’est pas… connue pour ses accointances avec le milieu des affaires ? Jusqu’à plus ample informé, elle n’a été élue par personne. Ce n’est pas parce qu’elle préside la Commission de Bruxelles qu’elle est investie d’une mission d’évangélisation des peuples… ».

    Certes il faut arrêter Poutine mais aussi remettre ce train fou de Bruxelles sur de nouvelles voies.

    • @Reddef : pour ma part je suis client d’une chaine concurrente qui s’appelle Satoriz et qui est vraiment très bien que je vous recommande chaudement même si parfois il m’arrive d’aller chez Biocoop, mais très rarement. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’on ne consomme pas de la même manière dans un magasin bio que dans un magasin ordinaire : l’objectif c’est d’acheter des produits de base qui sont d’excellente qualité. De cette manière vous ne paierez pas plus cher. Par contre si vous achetez les mêmes produits que dans votre grande surface mais en bio alors là ça va coûter très cher. Le bio c’est aussi la redécouverte du faire soi-même.

      • Mais vous n’avez pas besoin d’acheter du bio pour ça. Vous pouvez parfaitement faire une cuisine savoureuse, bonne pour la santé et bon marché en achetant des produits primaires (viande, poisson, légumes, laitages…) en en préparant vos repas vous-même.

        Avec notre état de développement économique quasiment luxueux (grandes surfaces offrant un choix extraordinaire à des prix très bas, surgelés excellents, marchés locaux, banalisation des congélateurs, banalisation de l’automobile, banalisation du commerce en ligne, appareils de cuisson extraordinairement sophistiqués accessibles à tous : micro-ondes, cuisson par induction…), la plupart des Français ont la possibilité de se nourrir d’une façon excellente. Y compris les pauvres, je m’empresse de l’ajouter.

        Le bio, c’est un truc inutile réservé aux snobs bourrés de pognon. C’est très bien pour ceux qui aiment ça et qui en ont les moyens.

        En revanche, il est hors de question que l’Etat nous impose de bouffer bio.

      • @Robert: oui on n’a pas besoin d’acheter bio pour bien manger vous faites bien de le rappeler. Je voulais simplement préciser qu’on peut manger bio sans dépenser des fortunes. Ce n’est pas très aimable de qualifier les gens qui ne pensent pas comme vous de « snobs bourrés de pognons ». Je connais beaucoup de personnes modestes qui se nourrissent en bio. C’est un choix de vie, un choix philosophique que vous ne comprenez peut-être pas mais qui ne mérite pas cette carricature. Pour ma part je mixe alimentation bio et standard.

      • Lionel,

        Snobs bourrés de pognon, c’est une expression imagée et polémique qui, a) fait clairement comprendre ce que je veux dire, b) est parfaitement justifiée face au déluge de propagande polémique et moralisateur qui nous est infligé par les militants du bio.

        Ces derniers ne sont pas particulièrement aimables envers les prétendus industriels de la « malbouffe ».

        Vous n’êtes pas obligé de tout prendre personnellement. Sinon, on ne va plus pouvoir discuter de rien. Je ne suis pas candidat à l’Elysée, moi. Je n’ai aucun problème à dire que certains devraient traverser la rue pour trouver du boulot.

        Si des pauvres dépensent réellement leur argent dans du bio, c’est évidemment leur liberté la plus stricte, mais les militants du bio portent une lourde responsabilité dans la pauvreté de ces personnes.

        Pour ma part, je constate une différence de prix énorme entre le bio et la nourriture de droite. C’est aussi ce que je lis un peu partout concernant les prix de revient.

      • Au delà du Bio il existe la production locale au moins en province les parisiens m’excuseront. Mon épouse et moi en secours nous y faisons tous nos achats, nous connaissons les agriculteurs et pécheurs sur les marchés pas plus chers que dans une grande surface (les pommes à 1,8€ ), ou dans une surface spécialisée dans les produits locaux ou ciblés. Certes pas de tomates ni de fraises hors saison.

        Par ailleurs, lorsque je me balade je constate souvent de très beaux jardins souvent dépourvus du moindre potager alors qu’il existe de nombreuses plantes perpétuelles (la roquette sauvage par exemple). Comme le dit mon grand gamin pour son jardin: donne moi les plants que tu veux mais il faut que ça se bouffe.

      • Je me suis attardé à consulter quelques chiffres émanant de sites officiels (bio et gouvernementaux) où on vous assène des chiffres bruts en Mds d’€ de produits bio vendus, de la progression du marché bio, de la part du bio dans le panier des ménages, du pourcentage des terres agricoles bio….

        Bref où on fait la part belle au bio et condamne les pesticides donnés pour responsables de moult pathologies.

        Ceux que j’aimerais connaître sont le rapport production/vente par catégories et l’impact écologique, puisque c’est désormais un dogme.

        Là, je trouve beaucoup plus difficilement.

        Pour moi le bio est devenu une tendance bien que d’un principe vertueux, destiné à une clientèle réceptive.
        Les prix, sans doute justifiés en partie, sont ceux désormais d’un concept racoleur très lucratif (tout comme le halal) et prohibitifs pour beaucoup. Les grandes surfaces, souvent plus accessibles qu’un commerce de quartier ou de petits producteurs, doivent très correctement se gaver au passage.

        C’est n’est que mon avis. Personne, en effet, ne me forcera à consommer bio.
        C’est sans doute bon pour la santé mais rien ne me prouve que c’est meilleur.

        Un peu d’humour pour terminer: https://www.youtube.com/watch?v=UwaIfWJ9eoM

      • @Léo C: je réagis à votre commentaire assorti de la vidéo prétendument humoristique mais dont je comprends qu’elle vous puisse vous faire rire, mais en fait je pourrais réagir à presque tous les commentaires de cette page. Je pense que vous avez une vision erronée et négative du bio. Rassurez-vous personne ne vous forcera à en consommer. Par contre vous avez la possibilité de comprendre pourquoi de nombreux consommateurs s’y intéressent, et si vous creusez le sujet je vous garantis que vous serez amenés à vous poser des questions intéressantes. Ca suppose que vous acceptiez de vous affranchir de la vision caricaturale véhiculée par la vidéo et tous ceux qui pensent comme elle. En aurez-vous le courage?

      • @Louis: oui très juste vous faites bien de le rappeler. Mais de grâce cessez de parler de chez vous en utilisant le terme stigmatisant de province qui plus est en vous excusant. Nous ne vivons ni en province, ni en région, ni dans un territoire, nous vivons en France même si quelques hyper-centralistes parisiens éberlués n’en reviennent pas que le pays puisse se prolonger au-delà de leur petit ilot qu’ils croient perdu au milieu d’un océan de territoires occupés et sous-développés.

      • @Lionel

        Cette vidéo n’avait pas d’autre prétention qu’une note d’humour.

        En ce qui me concerne le bio est comme l’écologie qu’on érige en principe dogmatique et quasi autoritaire en une distinction tendancieuse très binaire dans l’univers idéologique actuel. Bio = camp du bien – Pas bio = vilain rétrograde obscurantiste.

        Alors que cela devrait être une préoccupation et une inclination naturelle de tous, hors toute récupération politique.

        Cela impliquerait de restructurer notre société, notre économie, nos partenariats, notre politique agricole.
        Y sommes-nous prêts, à l’époque de la mondialisation, de la concurrence et du profit ?

        Tout le monde ne peut pas être Pierre Rabhi.

    • C’est rigolo, dès qu’on parle agriculture il faut que les biomen et women la ramènent comme s’ils détenaient l’élixir de longue vie 😀
      Mais bon, je ne leur en veux pas, si ça leur fait du bien ça leur évite de plomber le déficit de la sécu avec des anxiolytiques
      Alors pendant qu’on y est, on se rappellera quand même que la plus grosse catastrophe alimentaire des 10 dernières années avec 43 morts, 100 gravement handicapés à vie et 3-4000 hospitalisés c’est le bio (2011) et pour qui connaît les processus réels du bio c’est logique et ça ne sera pas la dernière fois
      Darwin…

      • La cause de ces morts provient de mycotoxines issues de champignons ou moisissures qui attaquent le blé ou sont presentes sur des mauvaises herbes ,l’agriculture conventionnelle avec le désherbage chimique et les protections fongicides réduit fortement même completement ce risque

  3. Aux dernières nouvelles et étant donné la situation internationale, notamment les conséquences du conflit ukrainiens sur le marché du blé, le « farm to fork » est fortement remis en question et va être abandonné.
    Comme pour l’énergie et le nucléaire, il aura fallu un conflit meurtrier pour ouvrir les yeux sur la réalité, à savoir la précarité de la situation alimentaire.
    N’oublions pas que les hausses du prix des céréales et hydrocarbures de 2007 ont totalement déstabilisé le Moyen orient et nous ont envoyé des flots de réfugiés suite aux troubles et guerres.

    Ce qui est grave, c’est voir des personnalités médiatiques, signer des pétitions comme « nous voulons des coquelicots », visant à interdire les produits de phytoprotection de synthèse, ce qui reviendrait de fait à réduire drastiquement la production végétale européenne. le PDG de Bayard Presse (La Croix…) est signataire.
    https://nousvoulonsdescoquelicots.org/wp-content/uploads/2018/09/dp060918_nous_voulons_des_coquelicots_v7.pdf

    C’est un manque total de discernement que je qualifie volontiers de criminel par ignorance.
    Le réveil est douloureux pour certains, toutes leurs certitudes s’effondrent.

  4. Je me souviens d’une collègue de travail dont la maman avait une petite ferme quelque part, elle cultivait ses propres légumes sans pesticides, quelques poules, un cochon,…le tout bio .

    Cette collègue m’a dit un jour que sa maman était décédée d’un cancer, comme tout le monde pratiquement, malgré le fait d’avoir mangé bio toute sa vie.
    Comme quoi manger bio ne garantit pas une vie sans maladie.

    • « elle cultivait ses propres légumes sans pesticides »

      Quand on cultive sans pesticide on produit très peu, voire rien du tout.

      Les agriculteurs bio utilisent des pesticides. Des pesticides agréés bio. Certains de ces pesticides agréés sont extrêmement toxiques. Ce sont des produits anciens, généralement moins efficaces que les produits récents interdits en bio. Il faut donc en mettre plus et plus souvent.

      « Bio = sans pesticide » est un mensonge que les promoteurs du bio répètent en boucle et qui trompe beaucoup de consommateurs.

  5. « green deal » ou « Bio » sont des sigles ou des labels qui recouvrent effectivement tout et n’importe quoi.
    Il y a bien des normes écrites mais très fluctuantes et de plus les contrôles sont assez approximatifs.

    On peut découvrir ainsi des vignerons bios qui utilisent du roundup pour se débarrasser des mauvaises herbes ou des éleveurs de poulets bios qui ne verront jamais le jour extérieur.

    Laissons les agriculteurs faire comme bon leur semble pour leur clientèle. Les uns et les autres sauront s’apprécier sans qu’il y ait la nécessité d’un tiers étatique pour subventionner .

    Souvenons nous d’ailleurs du grand fiasco sur les « bio » carburants :
    http://www.contrepoints.org/2014/03/25/160701-le-giec-admet-que-le-consensus-sur-les-biocarburants-etait-faux

    • @Tino : les bio carburants n’avaient rien de bio. Les mots ont un sens, les labels ont un cahier des charges, y compris le bio. On ne peut pas dire que tout se vaut ce n’est pas juste pour tous ces producteurs qui se battent pour obtenir leur label.

      • Label Bio: des cahiers des charges différents en fonction des pays, y compris au sein de l’Europe. Aucun bénéfice pour la santé. Des dommages clairs à la biodiversité : il faut toujours plus de surfaces Bio pour produire autant qu’en Agriculture dite raisonnée (donc, moins d’espace sauvage et naturels quand vous cultivez Bio). Les faits sont têtus ! Et les Agri Bio consomment évidemment des pesticides aussi!

  6. Une autre mode ridicule imposée par les écolos, c’est celle de la vente en vrac dans les grandes surfaces. Tout pour déplaire : c’est moins commode, le consommateur doit jouer à la marchande en remplissant lui-même ses sacs, et c’est, évidemment, moins hygiénique.

    Contrairement à ce que prétendent les gauchistes, l’emballage est l’une des inventions les plus merveilleuses de l’humanité. Plus il y a d’emballage et mieux c’est.

    Mais la grosse, l’énorme arnaque, c’est que le vrac devrait être moins cher, puisque l’acheteur se cogne une partie du boulot : emballer, peser. Penses-tu ! Le vrac dans les grandes surfaces est hors de prix… au moins aussi cher que les produits de droite, normalement emballés par des prolétaires odieusement exploités par le patronat.

    Pour ma part, je suis obligé de me rendre dans des commerces pudiquement baptisés ethniques (en fait, tenus par des immigrés et destinés à des immigrés), pour pouvoir acheter des légumes secs, des fruits secs et des épices à des prix suffisamment bas, et en quantité normale : pas des quantités pour petites filles qui jouent à la poupée, comme le sont trop souvent les produits pré-emballés en grande surface.

    Dans ces commerces, les produits sont déjà emballés, bien sûr. Sans ce cirque pour bobos qui ne savent pas quoi faire de leur temps.

Laisser un commentaire