Présidentielle 2022 ou la bataille pour la DEUXIÈME place

Existe-t-il encore le moindre suspense concernant l’issue de l’élection présidentielle de 2022 ?

L’avenir est toujours incertain, bien sûr. Il arrive même que certains événements parfaitement impensables quelques jours auparavant fassent soudain irruption dans le fleuve pas si tranquille de l’actualité politique et en bouleversent profondément le cours. Après la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, nous sommes bien placés pour le savoir. Mais précisément, de tels événements, surtout l’Ukraine, sont connus pour donner une belle prime au candidat sortant, autrement dit Emmanuel Macron.

Ce dernier le sait fort bien, qui agit depuis de nombreuses semaines comme si sa candidature puis sa réélection étaient des évidences qu’il n’est nul besoin d’annoncer ni de préparer. Une simple lettre adressée aux Français à seulement cinq semaines du premier tour aura suffi à matérialiser sa décision de se représenter. Mais n’y cherchez ni bilan du quinquennat passé ni projet d’avenir détaillé au-delà des poncifs habituels sur l’extraordinaire croissance retrouvée après l’épisode Covid et le souhait de construire la France forte du futur, car le Président est entièrement occupé à faire revenir la paix en Europe.

Non pas que je lui reproche de s’impliquer au maximum dans le dossier ukrainien ; c’est typiquement le domaine réservé du Président de la République. Mais force est de constater que la campagne électorale 2022 se déroule en l’absence d’un candidat essentiel qui laisse les autres comme orphelins de leur principal concurrent et ne leur permet pas d’exprimer pleinement leur différence et/ou leur supplément d’offre par rapport au quinquennat écoulé. Et ce d’autant plus que la guerre en Ukraine tend mécaniquement à resserrer les rangs autour du chef de l’État.

Il me semble donc que le second tour du 24 avril ne nous réservera guère de surprise. Quel que soit son opposant, Emmanuel Macron est bien parti pour être réélu. En revanche, la surprise pourrait résider dans le nom de son concurrent. Qui de Jean-Luc Mélenchon (LFI), Valérie Pécresse (LR), Marine Le Pen (RN) ou Éric Zemmour (Reconquête!) arrivera en deuxième position au soir du premier tour le 10 avril prochain ?

En réalité, le mot « surprise » est trop faible, car selon le lauréat qui émergera, c’est à une véritable recomposition du paysage politique français que l’on assistera. D’où la bataille existentielle acharnée qui se joue actuellement entre ces quatre candidats, beaucoup plus qu’entre chacun d’eux et Emmanuel Macron, même si se donner le rôle de l’opposant de tête fait partie de la stratégie pour l’accès à la seconde place.

D’après les derniers sondages disponibles, deux configurations se font jour actuellement :

1 · Sondage IFOP-Fiducial du 3 mars 2022 (graphe ci-dessous à gauche) : Emmanuel Macron arrive nettement en tête avec 28 % des voix, suivi de loin par Marine Le Pen (17 %) qui elle-même distance le trio Pécresse (14 %), Zemmour (12 %) et Mélenchon (11,5 %).

2 · Sondage IPSOS -Sopra Steria des 2 et 3 mars 2022 (ci-dessous à droite) : Emmanuel Macron fait un véritable bond régalien à 30,5 %, laissant derrière lui le groupe formé par Marine Le Pen avec 14,5 % des voix, Éric Zemmour avec 13 %, Jean-Luc Mélenchon avec 12 % et Valérie Pécresse avec 11,5 %.

   
             Sondage IFOP – 3 mars 2022                            Sondage IPSOS – 2 et 3 mars 2022

Si la configuration n° 1 se confirme jusqu’au 10 avril, le second tour sera un remake de 2017 : Emmanuel Macron affrontera Marine Le Pen et cette dernière échouera une fois de plus. Inutile de dire que dans ce cas, le plus probable, la droite LR représentée par Valérie Pécresse sera laminée et la gauche sera renvoyée à ses déchirures. 

S’agissant de l’extrême-droite, il n’est pas impossible que la percée de Marine Le Pen au premier tour suivi de son échec au second serve finalement l’agenda d’Éric Zemmour dans la perspective de 2027. Ce dernier, quoiqu’échouant à rassembler les droites dès 2022, pourrait néanmoins apparaître comme le plus susceptible d’y parvenir dorénavant, aidé en cela par l’éclatement des Républicains et une forme d’usure de la candidature Le Pen.

Il se pourrait aussi, à l’inverse, que l’accession de Marine Le Pen au second tour lui conserve son rôle dominant à l’extrême-droite de l’échiquier politique et renvoie la candidature Zemmour à une aventure ratée sans lendemain. La personnalité et la pugnacité de l’un et de l’autre jouera beaucoup dans la suite des événements.

On peut cependant parier que Pécresse, Zemmour et Mélenchon préféreraient de beaucoup voir la configuration n° 2 s’imposer d’ici le premier tour. Les écarts entre les quatre challengers d’Emmanuel Macron y apparaissent peu ou prou dans les marges d’erreur et chacun peut espérer que ses chances d’arriver au second tour restent intactes. Aucun d’entre eux ne serait en mesure de battre le Président sortant, mais l’avenir de leurs familles politiques respectives serait tout différent.

Une percée de Jean-Luc Mélenchon signifierait une sorte de renaissance pour les idées de gauche et ne manquerait pas d’influencer encore un peu plus Emmanuel Macron sur la pente du « quoi qu’il en coûte ». Une percée d’Éric Zemmour donnerait à coup sûr à ce dernier la haute main sur la recomposition de la droite et l’extrême-droite. Enfin, une percée de Valérie Pécresse permettrait aux Républicains d’élargir leur audience et de se poser en premiers opposants à Emmanuel Macron, d’autant qu’ils disposent déjà d’un nombre non négligeable de parlementaires. 

Mais quoi qu’il en soit, je vous invite à vous rappeler que la loi de vigilance sanitaire adoptée cet automne prolonge le régime de sortie de crise sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. D’ici là, le gouvernement peut suspendre ou réinstaurer le pass vaccinal à sa guise, de même qu’il peut décider de déclarer à nouveau l’état d’urgence sanitaire.

Avis à l’heureux élu du 24 avril : les mesures d’exception sanitaires doivent tomber définitivement en juillet prochain.


Cet article a rejoint ma page spéciale « Présidentielle 2022 » : sondages, prédictions et décryptages.


Illustration de couverture : Les douze candidats de l’élection présidentielle 2022.

→ De gauche à droite : Arthaud (LCR), Poutou (NPA), Roussel (PCF), Mélenchon (LFI), Jadot (EELV), Hidalgo (PS), Macron (LREM), Pécresse (LR), Dupont-Aignan(DLF), Le Pen (RN), Lassalle, Zemmour (Reconquête!).

15 réflexions sur “Présidentielle 2022 ou la bataille pour la DEUXIÈME place

  1. Excellente conclusion, j’espère que les candidats vous écouteront. Je reviens sur : « Existe-t-il encore le moindre suspense concernant l’issue de l’élection présidentielle de 2022 ? ».

    Je dirai que le pouvoir fait tout pour faire croire qu’il n’y a justement pas de suspense. L’enjeu c’est la démobilisation de l’électorat. Macron est garanti de passer au 2nd tour si l’abstention atteint des niveaux élevés. C’est ce qui explique cette ribambelle de sondages qui placent Macron très loin devant tout le monde, le but étant de décourager les opposants d’aller voter.

    Il faut savoir que les sondages ne modifient pas les choix des électeurs. Par contre, ils favorisent l’abstention comme le montre par exemple cette ancienne tribune dans laquelle des universitaires avaient demandé en 2002 l’arrêt des sondages justement pour endiguer l’abstention (https://www.maire-info.com/election-presidentielle/les-sondages-favorisent-ils-l'abstention–article-1778). J’ajouterai que c’est un effet qui est connu des instituts de sondage, et donc de leurs clients.

    Les sondages c’est comme le taux d’inflation, leurs enjeux sont trop importants pour que le pouvoir ne puisse résister à la tentation de les instrumentaliser. Je me souviens qu’au soir des régionales, alors que le clan au pouvoir avait atteint des scores abyssaux et que les sondeurs s’étaient pris un camouflet en raison de leurs erreurs majeures à seulement deux jours du scrutin, les médias diffusaient sans vergogne les derniers sondages pour les présidentielles comme si l’élection du jour n’avait pas prouvé leur inanité.

    L’autre manière de démobiliser les électeurs c’est de détourner leur attention du scrutin en leur faisant peur successivement avec le COVID puis avec la guerre en Ukraine.

  2. Puisqu’Emmanuel Macron n’a aucun avantage à faire le bilan de son quinquennat, il ne m’a pas paru inutile de proposer ici, l’analyse de notre situation économique telle que déclinée ce matin, sur Radio Classique par Christian Saint-Etienne :

    https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/la-matinale-economique/l-invite-de-l-economie/

    De même, le Président Macron – chef des armées – se présentant comme chef de guerre, il ne sera pas inutile non plus de connaître l’état exact de nos armées tel que présenté au cours de la même émission par le général Trinquand :

    https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/l-invite-politique/#:~:text=A%208h15%2C%20Renaud%20Blanc%20re%C3%A7oit,en%20premier%20plan%20les%20Fran%C3%A7ais.

    • Je viens de me rendre compte que les deux sujets dont j’ai parlé – l’économie et l’état de nos armées – ont été traités tous deux par Christian Saint-Etienne, le général Trinquand ne traitant que de la situation en Ukraine. Je demande donc aux lecteurs de me pardonner cette bévue.

  3. J’aimerais au moins une fois voter pour une personnalité fabuleuse, pas un copain, non un décideur suffisamment intellectuel et en accord avec les pays surtout ceux qui nous sont différents. Un type ou Une peut m’importe, qui serait respectable de l’argent public et du travail pour le produire. Un type qui conduirait une belle politique et pas un perpétuel bavard. Un type qui serait entouré de grands adjoints indispensables pour faire de belles choses et pas de Benalla.. Hélas, lorsque je parcours le discours d’intronisation de François Sureau à l’académie, pourtant macroniste de la première heure que faut-il penser ? Extrait : « …En un siècle d’histoire constitutionnelle, nous aurons vu se succéder le système des partis, le système de l’État, le système du néant …». Pauvre France…

    • Il existe, il s’appelle Zemmour.
      Mais pour voter pour lui, il va falloir s’extraire du bourrage de crâne médiatique qui le fait passer pour un extrémiste de droite, alors qu’il est…gaulliste.
      Et ça, c’est pas facile.

      • Oui, le seul capable de commencer le long redressement de la France s’appelle Eric Zemmour que la gauche et les medias s’emploient a stimatiser, diaboliser, en le traitant de fasciste, raciste, misogyne, etc. Les seuls arguments sont de faire peur aux Francais.
        Il n’est pas compromis dans lacuisine politicienne, il n’appartient pas a un parti et ne depend donc pas des appareils qui nous enfoncent depuis au moins 40 ans. En cela, oui, il est gaulliste parce qu’il place le pays au-dessus des partis.

      • Notre Président, devais-je dire l’enfant Roi fait campagne depuis un moment, il suffit de regarder les journaux télé, de véritables supports publicitaires pour anxiolytiques et autre bastos. Il est vrai que Zemour souhaite (à juste raison) ne garder qu’une chaîne nationale et une autre régionale… Quel Pape à dit : « N’ayez pas peur »… Assez de cette savonnette à vilain…

  4. On pourrait croire ces sondages si ces « instituts » en étaient. Mais ce sont des entreprises privées qui vendent un service, qui en politique est d’influencer l’opinion, avec un faible rapport avec la réalité.
    Elles ont les listes de sondés dont elles savent bien quelles sont les réponses à des sondages antérieurs. Il suffit de poser les questions aux bonnes personnes.
    Mais si on regarde le fameux sondage RTL sur Tweeter, où on demande à des internautes non triés de voter sur une question simple: voulez-vous que Macron soit réélu?, on a moins de 10% de oui.
    A tel point que le sondage a été retiré en catastrophe.
    En ce moment, la petite musique médiatique est: les jeux sont faits, inutile d’aller voter, c’est Macron et c’est tout.
    Si c’était vrai, le pouvoir prendrait il la peine de faire fermer les comptes de campagne des soutiens de Zemmour sur Twitter et autres?

  5. Oui il ne s’agit plus que de la bataille pour la deuxième place.

    Nous sommes dans une monarchie républicaine qui donne tous les pouvoirs à une seule personne. Et dans l’esprit français tous les pouvoirs, ça va très loin, ça va de comment se moucher ou se laver les mains jusqu’à protéger d’une guerre ou de je ne sais quelle calamité climatique.

    Et cet exercice convient parfaitement à Macron qui apprécie particulièrement l’exercice solitaire du pouvoir, très bavard, décidant seul de tout, accroissant sans cesse le poids de l’État jusque dans les recoins les plus intimes de la vie quotidienne, usant sans modération du Conseil de défense et de sécurité nationale qui d’ailleurs n’exercent aucun contre-pouvoir. Le grand cirque mégalo efface le monde des réalités et le culte de la personnalité écrase l’intérêt général.

    Cette situation aura nécessairement une fin mais les français ne paraissent plus avoir un minimum de lucidité…Tant que ça dure hein !
    Le Cardinal de Richelieu disait au Roi : « On ne triche pas avec les chiffres : ils finissent toujours par se venger ». Ils se vengeront un jour ou l’autre…

    Et pourtant il faudrait au contraire parier sur la responsabilité des individus, qu’ils soient chefs d’entreprise, commerçants, directeurs d’école ou d’hôpital, ou simples citoyens donc moins d’impôts et de taxes pour rendre les citoyens davantage maîtres de leur destin.

    Il y aurait des outils à mettre en œuvre pas forcément miraculeux mais au moins pour changer la posture comme assouplir les conditions de déclenchement du référendum d’initiative partagée (RIP) ou les référendums locaux, serait concerné tout plan ou projet de loi de programmation à caractère économique, social ou environnemental. Donner davantage d’autonomie aux collectivités locales alors que M. Macron a au contraire, rompu le lien fiscal entre le citoyen et l’élu par la suppression de la taxe d’habitation.

    Même en an admettant qu’il entretienne des rapports privilégiés avec Poutine, la première des choses eut été de le faire incognito, c’était la condition essentielle mais il ne peut s’empêcher d’entretenir sa gloriole personnelle. En mélangeant son statut – qui du coup parait usurpé – de Président de la République et de candidat qui veut faire un coup, il s’est découvert face à Poutine.

    D’ailleurs Poutine a préféré ré-énumérer ses préoccupations lors d’une conversation avec le chancelier Olaf Scholz vendredi : Le statut neutre et dénucléarisé de l’Ukraine, la démilitarisation obligatoire du pays, la dénazification de l’État ukrainien, la reconnaissance de la Crimée comme faisant partie de la Russie et la souveraineté des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Les allemands apparaissent de toute façon pour Poutine, forcément plus intéressés à la négociation de part leur position, plutôt que de jeter de l’huile sur le feu ridiculement et en toutes occasions.

    Même sur ce coup-là, il ne semble pas que Macron fasse en sorte que la France en ressorte grandie. D’ailleurs la première rencontre Macron-Poutine du Trianon en mai 2017, n’avait pas ouvert une nouvelle page de relations apaisées et courtoises. Poutine n’avait pas du tout apprécié et doit s’en souvenir.
    Les français s’en aperçoivent-ils ? Sûrement pas !

    • Bien sûr. C’est Poutine qui se comporte comme le Hitler du XXIe siècle (et qui insulte les Occidentaux comme un charretier), mais c’est Macron qui n’est pas assez « courtois » et qui « met de l’huile sur le feu ».

      Votre propagande pro-russe atteint des sommets de désinformation.

      • Si je pense que Macron n’est pas du tout l’homme de la situation qu’il exploite pour se faire mousser, d’autres étant peut-être mieux placés comme Scholz ou Draghi, des partenaires économiques très importants de la Russie ou Turquie et Israël…je ne capte pas le fait que ce soit une attitude pro-russe ?????

      • Oui, ceci est de la propagande pro-russe non déguisée :

        « D’ailleurs la première rencontre Macron-Poutine du Trianon en mai 2017, n’avait pas ouvert une nouvelle page de relations apaisées et courtoises. Poutine n’avait pas du tout apprécié et doit s’en souvenir. Les Français s’en aperçoivent-ils ? Sûrement pas ! »

        Moi, je n’ai pas du tout apprécié les innombrables crimes commis par Poutine depuis vingt ans. Et je m’en souviens. Et Macron aussi. Et tous les autres dirigeants occidentaux aussi (avec d’infimes exceptions : même Orban s’est joint à la réprobation générale).

        Poutine s’en aperçoit-il ? Je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr, c’est que seule la force armée et les morts infligés à son armée ont été capables de le faire (un peu) reculer jusqu’à présent.

        C’est parce que l’Angleterre, les Etats-Unis, le Canada et de nombreux pays du monde libre ont fourni des armes efficaces aux Ukrainiens, des armes capables de tuer des Russes et qui en ont effectivement tué beaucoup, que Poutine n’exige plus (officiellement, apparemment, pour l’instant) la disparition de l’Ukraine en tant que nation.

        Ce n’est pas, contrairement à ce que vous prétendez de façon aussi ridiculeuse qu’odieuse, parce que Macron n’aurait pas été assez « courtois » avec Poutine, que celui-ci a envahi l’Ukraine en y commettant d’innombrables crimes de guerre.

        En fait, si l’Occident avait été beaucoup moins « courtois » et « apaisé » avec Poutine, il n’aurait probablement pas envahi l’Ukraine. Les salopards, on leur cogne sur la gueule. Ce n’est pas la « courtoisie » qui peut les amender.

        Je relève, d’ailleurs, que la France semble avoir très peu contribué à la fourniture d’armes à l’Ukraine. Tandis que la petite Belgique et la faible république tchèque ont livré des milliers de mitrailleuses et autres équipements offensifs, en France, c’est un pudique silence qui prévaut.

        Officiellement, on a fourni des trucs, mais on ne veut pas dire quoi. Est-ce parce qu’il s’agit essentiellement de casques, comme l’ont fait les Allemands avant de changer d’avis et de fournir des armes, ou bien est-ce la simple lâcheté d’assumer les conséquences de ces actes et d’apparaître comme « pas gentil », « pas courtois » et « pas apaisé » envers Poutine?

        Je t’en foutrai, moi, de l’apaisement. L’apaisement, c’est Vichy et la collaboration. Apparemment, certains n’ont toujours pas appris la leçon — ce qui ne les empêche pas de se prétendre, à la moindre occasion, « gaullistes » et « Résistants ».

        The inside story of how Britain armed Ukraine’s resistance to Russia
        https://www.telegraph.co.uk/news/2022/03/12/inside-story-britain-armed-ukraines-resistance-russia

        The free West is in danger of forgetting why it has always triumphed over dictatorships
        https://www.telegraph.co.uk/news/2022/03/11/free-west-danger-forgetting-has-always-triumphed-dictatorships

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