Collomb : élu et réélu pendant quarante ans. Que dire de plus ?

Gérard Collomb innove en introduisant un nouveau produit sur le marché de la survie politique à tout prix : la démission à terme !

« Collomb a pu être un bon maire, mais il faut renouveler les hommes » déclarait récemment Alexandre Vincendet, 35 ans et maire LR de Rillieux-La-Pape dans le Rhône. On sent que ce jeune homme court à la déception. Au détour d’un entretien fleuve publié mardi 18 septembre dernier par le magazine l’Express, Gérard Collomb, 71 ans, actuel ministre de l’Intérieur et ancien maire de Lyon de 2001 à 2017, a annoncé sa candidature à la mairie de Lyon et à la présidence de la métropole en 2020. Lire la suite

SOS impôts en danger : des Français hostiles volent l’Etat !

Alerte rouge dans la presse subventionnée et la bonne conscience citoyenne : la fraude fiscale explose ! Peut-on trouver plus vil comportement social que celui qui consiste à se soustraire à l’impôt ? Dans les mots de Gérald Darmanin, on assiste à un « coup de poignard porté au pacte républicain ». Et dans les chiffres du syndicat Solidaires-Finances publiques, on parle de 100 milliards d’euros, chiffre énorme, rond et frappeur qui ne peut que soulever une vigoureuse indignation citoyenne. SOS, le modèle social que tout le monde nous envie est menacé par de riches prédateurs qui volent l’Etat ! Lire la suite

François de Rugy : MI-NISTRE ! (Ah oui, j’oubliais, à l’écologie)

Commencerait-il à « y » penser en se rasant ? François de Rugy a toujours voulu être ministre. Avant quarante ans si possible. Aujourd’hui, il a 44 ans et c’est enfin chose faite. Tout sourire mercredi 5 septembre dernier pour son premier Conseil des ministres, assis à la droite d’Edouard Philippe comme le veut son rang de ministre d’Etat et troisième personnage du gouvernement (photo ci-dessous), se prend-il maintenant à évaluer la distance qu’il lui reste à parcourir pour atteindre Matignon et, pourquoi pas,  L’Elysée ? Lire la suite

Macron : un Président très occupé … à ne rien faire

Calendrier politique chargé en ce mardi 4 septembre 2018. Qui oserait dire que le gouvernement ne fait rien ? C’est tout le contraire et ça décoiffe ! Voyez plutôt : on s’attend à tout moment à ce que le Président de la République rende sa décision finale concernant le prélèvement à la source et l’on s’attend de façon tout aussi imminente à l’annonce d’un remaniement ministériel devenu inévitable après la démission-spectacle de Nicolas Hulot de son poste de ministre de l’écologie.  Lire la suite

Benalla : pas une affaire d’Etat mais une affaire de trop d’Etat

On peut se trouver en complet désaccord avec la politique de M. Macron – et c’est une réflexion que je me faisais encore hier en prenant connaissance des chiffres du chômage du deuxième trimestre 2018 – sans forcément succomber à l’hystérie collective qui s’est emparée des médias, des oppositions politiques et des réseaux sociaux suite aux révélations sur l’affaire Benalla. Lire la suite

Rien n’est bon dans « subvention »

Rien ne va plus pour la ministre de la Culture Françoise Nyssen. Acclamée à son arrivée rue de Valois pour son professionnalisme et les prix littéraires obtenus à la tête de la maison d’édition Actes Sud fondée en 1978 par son père, auréolée d’une sensibilité de gauche très appréciée dans les milieux culturels, elle doit maintenant affronter les doutes qui se sont installés à propos de ses capacités de ministre ainsi qu’une sombre affaire de conflit d’intérêts. Lire la suite

Pour en finir avec Karl Marx

Il y a 200 ans, le 5 mai 1818 à Trèves en Allemagne, naissait Karl Marx. Curieux anniversaire que celui-ci : dans sa ville natale, les vitrines des confiseurs se sont garnies de chocolats Karl Marx et le maire a fait accrocher aux feux tricolores des petits bonhommes barbus à l’effigie du philosophe. Très consensuel, ce Marx, alors que son nom ne cesse de faire retentir communisme avec goulag et Lyssenko. A moins qu’il ne soit tout simplement tombé bien bas dans les mémoires pour n’être plus qu’une sorte d’objet promotionnel touristique évidé de tout contenu dérangeant. Lire la suite

Macron : un an après, le roi de la com’ est un roi nu

REPLAY du 31 août 2018 : La rentrée gouvernementale 2018 est lugubre. Après plus d’un an de macronisme, le chômage s’incruste, la croissance est en berne, l’équation budgétaire est toujours aussi périlleuse et la cote de popularité de Macron est au plus bas, sur fond « d’affaires » pas toujours ragoûtantes et de polémiques plus ou moins justifiées. Dernière en date, d’après le Président, les Français, qualifiés de Gaulois, seraient réfractaires au changement. Il n’a pas complètement tort mais il n’a pas complètement raison non plus.
→ Ce que j’ai envie d’écrire sur tout ceci, je l’ai déjà écrit avant l’été. Donc voici en Replay :

Il paraît qu’Emmanuel Macron s’amuse beaucoup des nombreuses réactions provoquées par le fameux cliché (photo de couverture) pris après le concert électro de la fête de la musique à L’Elysée. D’après lui, les Français « adorent » ce genre de communication « décalée ». Décalée, c’est le mot. La disposition du groupe fait très famille royale d’Angleterre réunie à Balmoral pour les vacances, tandis que les participants rappellent plus le style bling bling de l’univers Diana Elton John. Mais les français adorent-ils ? A lire les sondages, c’est loin d’être évident. Lire la suite

Migrants : et si l’on remplaçait les quotas par la vérité des flux ?

Depuis la crise aiguë de 2015, la question migratoire n’a jamais vraiment quitté notre actualité. Elle a même pris rang de premier enjeu politique pour des partis tels que le Rassemblement national et une partie des Républicains qui fondent leur réussite électorale sur la stricte défense identitaire de la France. Lire la suite

Le « progressisme » live selon Roger Waters, ex-Pink Floyd

Parmi les différents projets de blog qui me trottent dans la tête depuis un certain temps, j’ai celui de dresser une sorte de portrait politique du sympathisant « progressiste » type. J’avais dans l’idée de m’essayer à une cartographie des grandes « causes » qui reviennent en permanence dans le tableau et qui forment, non sans quelques variantes et incohérences, la grande galerie de l’anti-libéralisme de gauche. Lire la suite