Maduro : la victoire en câlinant, en affamant et en trichant

Cet article est la suite de « Venezuela : le pays du socialisme radieux où l’avenir rime avec exil » (3 avril 2018) dans lequel j’exposais la terrible situation économique, sociale, politique et sanitaire vécue par les Vénézuéliens qui sont de plus en plus nombreux à quitter leur pays.

Ce dimanche 20 mai 2018, avait lieu une élection présidentielle au Venezuela. Sans surprise, le Président sortant Nicolás Maduro du PSUV (PS du Venezuela) a été réélu jusqu’en 2025. « Triomphalement », selon lui. Il est vrai qu’à première vue, avec 67,6 % des suffrages exprimés et un premier adversaire relégué loin derrière à 21,2 %, la parole du peuple semble plus claire que jamais. Tous avec Maduro et vive la révolution bolivarienne, semblent dire ces résultats, et c’est bien ce que le Président et ses soutiens martèlent partout depuis dimanche soir. Lire la suite

Mélenchon, démocrate en carton

Ah, comme elle était belle, cette « Fête à Macron » du 5 mai dernier ! Le soleil brillait et la France Insoumise accourue par centaines de milliers (selon les organisateurs1) souriait au monde et chantait joyeusement. « La vie est à nous ! » s’enthousiasmait par tweet Jean-Luc Mélenchon avant d’entonner avec guitare et camarades « Les nantis d’abord »une chanson composée tout exprès pour l’occasion sur l’air des « Copains d’abord » de Brassens.  Lire la suite

Taxe d’habitation : l’impôt est mort, vive la surtaxe !

Il y a quinze jours,  le gouvernement nous annonçait que le financement de la reprise de la dette SNCF par l’Etat se ferait sans pression fiscale supplémentaire, uniquement grâce à des économies dans les dépenses publiques. C’était déjà assez difficile à croire, mais voilà qu’aujourd’hui, on nous rejoue exactement le même sketch à propos de la suppression totale de la taxe d’habitation à l’horizon 2020 ou 2021. Après les 55 milliards de la dette SNCF, encore 26 milliards à trouver, mais pas de panique, « il n’y aura pas de nouvel impôt », rien que des économies ! Lire la suite

Il y a un an, Emmanuel Macron devenait Président

Elu il y a un an, Emmanuel Macron devenait non seulement le 8ème Président de la Vème République, mais également une belle pomme de discorde au sein des cercles libéraux. Alors, avec le recul de sa première année au pouvoir, libéral ou pas libéral, Emmanuel Macron ? Lire la suite

Balladur le retour, en « grand maître Jedi » de Wauquiez !

L’ancien Premier ministre Edouard Balladur a fêté ses 89 ans hier, mais ce n’est pas la raison pour laquelle il fait un retour remarqué dans les médias cette semaine. Alerté par les égards appuyés dont Laurent Wauquiez l’a entouré le 27 janvier dernier lors du Conseil national des Républicains, Le Parisien a mené sa petite enquête et en a conclu qu’Edouard Balladur était une sorte d’éminence grise du nouveau Président du parti de droite, un « baron noir », un conseiller de l’ombre souvent consulté et volontiers écouté. Lire la suite

Aujourd’hui, article N° 400 !

Pour les articles N° 100 (10 novembre 2015) et N° 200 (11 septembre 2016) j’avais pris le parti un peu hasardeux de me glisser dans la tête de François Hollande et de restituer ses pensées politiques les plus intimes en alexandrins. Ces billets et quelques autres font maintenant partie de la rubrique Au Théâtre avec Hollande Lire la suite

Emmanuel Macron, le Président qui « joue au Président » ?

Le premier anniversaire de l’élection d’Emmanuel Macron approche et la question qui s’est posée dès sa campagne électorale et dès ses premiers jours au pouvoir reste plus que jamais d’actualité. Alors qu’il fait un usage intense de toutes les techniques possibles de communication, alors que toutes ses apparitions sont toujours parfaitement mises en scène, alors qu’il affectionne au plus haut point les tapis rouges et les uniformes chamarrés, on ne peut s’empêcher de se demander s’il est le Président de la République ou bien s’il « joue » au Président de la République. Lire la suite

« La Commune de Tolbiac » ou la nouvelle sitcom du printemps 18

Mise à jour du vendredi 20 avril 2018 : le blocage de l’université de Tolbiac a été levé tôt ce matin suite à une opération de police qui s’est déroulée « dans le calme » et « sans incidents » selon les déclarations de la préfecture de police.
Mise à jour du Mardi 24 avril 2018 : Suite à l’évacuation, des « rumeurs », relayées par des « témoins », faisaient état d’un mort, puis d’un blessé grave, puis d’un étudiant dans le coma. Aussi bien la Préfecture de Police que les Hôpitaux de Paris ont démenti tout ceci, ce qui a alors donné lieu à la thèse du « mensonge d’Etat ». Mais Libération a fait sa petite enquête. Il en résulte que ce sont les communiqués officiels qui étaient dans le vrai et les « témoins » mélenchonistes qui mentaient.

Et c’est reparti pour la « convergence des luttes » ! L’élection présidentielle de l’an dernier, quoique assez riche elle-même en rebondissements spectaculaires, nous avait fait perdre le fil de nos célèbres festivals syndicaux de printemps, mais Dieu merci, tout est enfin redevenu normal ! Dans la foulée des cheminots guidés par la bannière rouge de la CGT contre la fin de leur recrutement au fameux statut, pilotes de lignes, étudiants, éboueurs, fonctionnaires … tous protestent, tous manifestent, tous font grève. « France is back », pourrait-on dire, et ça tombe drôlement bien car on a justement le cinquantenaire de mai 68 à célébrer ! Lire la suite

Comme si la liberté pouvait être traitée de « vide métaphysique » !

Francis Fukuyama a donné récemment une grande interview au Figaro sous le titre « Il y a un risque de défaite de la démocratie ». Venant de lui, auteur en 1989 du retentissant article « The end of History ? » (la fin de l’Histoire ?) – avec un point d’interrogation, il est bon de le noter – on se dit qu’il est doucettement en train de prendre acte que le consensus qu’il voyait se dégager à l’époque autour des démocraties libérales est tout aussi chahuté aujourd’hui qu’il l’était avant la chute du mur. Lire la suite

Institutions : une réforme entre sérieux et démagogie

Quelle formidable consécration pour Cécile Duflot ! L’ancienne ministre et dirigeante écologiste peut quitter la vie politique(*) « avec beaucoup de sérénité » et le doux sentiment de la mission accomplie car de son côté, le Premier ministre a annoncé que « l’impératif de lutte contre le changement climatique » serait gravé pour l’éternité dans le marbre la Constitution ! Voilà, voilà. Il ne sera pas dit qu’à l’ère politique post COP21 dont Emmanuel Macron s’est clairement fait le chevalier vert, la Constitution ne subira pas son petit « greenwashing » elle aussi. Lire la suite