[Vidéo] Bonne Année 2019 !

Et si l’on plaçait 2019 sous le signe de « la première fois » ?

Vidéo :

[Déjà une bonne résolution : j’ai décidé de prendre mes distances avec le torrent impétueux dont le vacarme a quelque peu brouillé le son de mes deux vidéos précédentes. Cette fois-ci, l’écoute devrait être plus agréable !]

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Texte :

Bonjour ! Je suis Nathalie MP. Nous sommes le 31 décembre 2018 et me voici à nouveau dans mon petit coin familier des Hautes-Alpes. Bien entourée par le bleu du ciel, le blanc de la neige et la chaleur des vieilles pierres qui ont façonné peu à peu la vallée de Briançon qui se déploie derrière moi, j’aimerais beaucoup vous parler de 2019.

Contrairement aux voeux que je formais ici il y a un an, voeux qui consistaient à demander à Emmanuel Macron de passer enfin des paroles aux actes dans son projet de faire souffler un vent de liberté sur la France, force est de constater aujourd’hui que peu a été fait. A certains égards, à travers la loi Pacte pour les entreprises par exemple, on assiste même à une augmentation des contraintes et à la consolidation de l’idée que tout ce qui relève du privé et se développe sur la base du profit est fondamentalement vicieux et doit être surveillé de près.

[Je ne reviens pas plus en détail sur les événements saillants de 2018, mais je vous ai concocté un petit panorama mensuel en fin d’article.]

Résultat : l’année 2018 a fait brillamment honneur aux nombreuses années qui l’ont précédée en rejoignant à son tour le cimetière surpeuplé des « années pour rien ». Malgré les belles déclarations d’intention, toutes les réformes véritablement fondamentales qu’il faudrait faire, celles qui touchent à la structure même de notre système économique et social très collectivisé, ont été au mieux effleurées, mais le plus souvent évitées ou repoussées.

Comme avant, la France reste le pays qui dépense, taxe et redistribue plus que tous les autres parmi ses pairs du monde développé, tout en étant également celui dont la prospérité est la moins assurée. Notre taux de chômage élevé, double ou triple de celui de nos voisins, en témoigne.

Voici du moins ce que je pouvais dire avant que la révolte tumultueuse des Gilets jaunes ne vienne jeter un pavé inédit dans l’acceptation trop calme de nos faiblesses. Tout reste vrai, bien sûr, et les Gilets jaunes ne sont qu’un symptôme de plus de nos échecs. Mais pourrait-on imaginer que grâce à eux, l’année 2018 serve au moins à cela : prendre conscience que malgré nos convictions sur la justesse de notre modèle social, il y a quelque chose de pourri dans le pays de France qui demande instamment à être extirpé de ses multiples non-dits ?

Oh, bien sûr, il serait facile de prendre prétexte de l’incohérence des revendications des Gilets jaunes et de l’inexcusable propension à la violence de certains groupes pour ne surtout rien changer. Un peu de traitement social pour calmer la fureur, tant pis pour le creusement du déficit et l’accroissement de la dette et hop, tout le monde rentre dans le rang jusqu’à la prochaine crise. C’est précisément ce qu’a fait Emmanuel Macron, dans la plus pure tradition française.

Et il est vrai qu’on discerne mal si les Gilets jaunes pensent souffrir de trop d’Etat ou de pas assez d’Etat dans leur vie. La révolte fiscale est évidente, mais elle s’accompagne bien souvent d’une demande pour moins de fracture sociale et plus de services publics qui ne trouve sa résolution que dans la taxation accrue des « autres », les riches étant évidemment les mieux placés pour entretenir tout le monde dans l’illusion de la « solidarité » et de la prospérité.

Pour toutes ces raisons, j’aimerais mettre ces voeux sous le signe de « la première fois ».

À Emmanuel Macron, je souhaite que l’année ravageuse qu’il vient de vivre lui fasse envisager une sortie de ses problèmes par le haut plutôt que par la continuité et que, « pour la première fois » en France depuis plus de 45 ans, un Président de la République se mette effectivement à réduire le poids de l’Etat dans la vie de ses concitoyens.

Le moment pour le faire semble assez mal choisi car l’état de grâce est loin et sa cote d’amour chez les Français est au plus bas. Mais cet obstacle pourrait presque devenir un avantage. Qu’a-t-il à perdre dorénavant à mettre en avant des réformes à n’en point douter douloureuses, mais qui feront redémarrer l’activité, avec toutes leurs conséquences positives sur l’emploi et le pouvoir d’achat ? Cette opportunité existe d’autant plus que malgré son impopularité, aucun leader politique ne semble véritablement en mesure de s’imposer à sa place.

À nous Français, Gilets jaunes ou pas, mais tous très chatouilleux sur le thème de l’égalité, je souhaite que 2019 soit l’occasion de retrouver de la cohérence. Et si, « pour la première fois », on essayait de considérer que la politique ne consiste pas forcément à préserver notre modèle social coûte que coûte mais à en briser les monopoles afin de trouver les équilibres éventuellement inédits qui permettront d’accéder au mieux à la prospérité économique et à l’épanouissement des libertés civiles ?

À vous enfin, chers lecteurs, je souhaite non seulement que 2019 vous apporte bonheur et réussite, que la santé soit au rendez-vous et que les désaccords s’éloignent, mais que cette nouvelle année soit aussi un commencement, une occasion de découvertes et de « premières fois » qui font que la vie est entièrement palpitante, bien au-delà de nos jeunes années.

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Revivez l’année 2018 en 12 articles :
Sélection centrée sur l’actualité politique et économique de la France

Janvier  :         Entreprises : Bruno Le Maire a un plan !

Février :          SNCF : une réforme entre « OUI » et « non »

Mars :               Je pense au Lt-colonel Beltrame et je me dis que …

Avril :                « La Commune de Tolbiac » ou la nouvelle sitcom du printemps 18

Mai :                  Taxe d’habitation : l’impôt est mort, vive la surtaxe !

Juin :                  Social : « pognon de dingue » et méthode Macron

Juillet :             Macron : un an après, le roi de la com’ est un roi nu

Août :                Chez McDo, le plus indigeste, et de loin, ce sont les syndicats !

Sept. :                SOS impôts en danger : des Français hostiles volent l’Etat !

Octobre :        #Urssaf : Moi, Macron, Président, je vais vous faire aimer l’Etat !

Novembre :   Gilets jaunes : Et si maintenant on parlait dépenses publiques ?

Décembre :   Revendications pour la liberté et la prospérité (#GiletsJaunes)
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TRÈS  HEUREUSE  ANNÉE  2019  À  TOUS  !

L’absence de changement fondamental n’empêche pas que le cours de l’actualité puisse être mouvementé. S’annoncent déjà le prélèvement à la source, les élections européennes… Rendez-vous ici dans quelques jours pour ne rien manquer des rebondissements de l’année 2019 !


Illustration de couverture : Nathalie MP, Hautes-Alpes, 31 décembre 2018, photo personnelle.

16 réflexions sur “[Vidéo] Bonne Année 2019 !

  1. Bonne année à vous et à vos proches. Même si je fais partie de la majorité silencieuse, je suis une lectrice assidue de vos billets qui me permettent d’espérer que bon sens et réalisme n’ont pas encore tout à fait disparu de notre belle France. Merci.

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  2. Ça manque de chien, cette année. Vous avez mangé le chien ? Je vais alerter Brigitte Bardot !

    Les nouvelles sont bonnes, apparemment, puisque, selon le président, dans ses voeux aux Français, « le capitalisme ultra-libéral et financier va vers sa fin » (dans tes rêves, mon pote !) ; tandis « qu’on ne paye pas ou presque la scolarité de nos enfants, et qu’on se soigne à un coût parmi les plus faibles des pays développés » (ça coûte rien, c’est l’Etat qui paye).

    Meilleurs voeux à tous !

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    • Ma remarque était strictement zoologique, bien entendu ! Comme vous avez commencé à nous faire un running gag, l’année dernière, avec votre chienne qui traversait le champ, vous êtes condamnée à poursuivre cette bonne oeuvre.

      Le lecteur doit se demander si, cette année, ce sera un chat, un éléphant ou un ornithorynque, s’il arrivera à la pemière minute ou à la dernière, s’il entrera en scène par la droite ou par la gauche, s’il va se poser sur votre tête, sauter sur l’ordinateur ou boulotter la caméra… Bien sûr, vous allez devoir recruter un accessoiriste, payer des taxes, demander des autorisations, mais c’est la rançon du succès ! Un blog d’élite engendre des frais !

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  3. Manger du chien, c’est vite dit ! Bientôt il n’y en aura plus pour tout le monde !

    2019 commence avec notre condamnation pour traitement  » inapproprié  » sur un fils de harki. Comme si on n’avait pas suffisamment de  » mauvaise conscience  » comme cela !
    Depuis Charles X on a toujours su que l’Algérie nous serait ruineuse.

    Bonne année à Nathalie et à tous ceux qu’elle enchante !

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  4. Bonne année à vous Nathalie, ainsi qu’à vos proches et votre site.

    Cette bonne année 2019, nous allons en avoir besoin. L’accalmie relative des GJ, récupérée pour nous la vendre essoufflement et désengagement du mouvement n’est qu’une trêve de Noël.

    Certains interrogés ont clairement annoncé qu’ils maintiendraient leur pression tant que Macron sera assis à l’Élysée (lorsque il ne prend pas de vacances à St-Tropez ni se se rend en visite opportune à l’étranger).

    Comme il n’entendra nullement infléchir le cours des événements ni considérer la volonté nationale, nous devrons peut-être l’aider à trouver la porte de sortie. Par les urnes ou autrement.

    Comme ce mois de janvier est celui de la ponction fiscale en amont qui réservera sans aucun doute son lot de surprises très désagréables à nos finances déjà malmenées, je gage que la fronde sera encore plus jaune.

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    • « Par les urnes ou autrement » : Et moi, je n’aime pas du tout. Aucun « autrement » ne se justifie dans le contexte français actuel. Laissons le coup de force aux pseudo « libérateurs » qui veulent en réalité imposer leur ordre.

      J’en profite pour faire trois petites mises au point :

      1 – Ainsi que je le disais dans mes voeux de l’an dernier, la France est un pays libre. « Pas tout à fait le pays le plus libre du monde, peut-être même l’un des moins libres parmi les pays libres – et c’est là que j’estime que ma critique acérée est parfaitement justifiée – mais néanmoins pour un pays libre dans lequel les libertés individuelles de base sont respectées. »
      Toutes les indignations bruyantes qui ont beaucoup de succès sur les réseaux sociaux et les sites de « réinformation » pour nous expliquer que nous sommes tombés en dictature sont absolument outrancières et donc parfaitement insignifiantes.

      2 – Si je suis sévère sur la politique d’Emmanuel Macron, jusqu’au « style » ou à la « com » qu’il adopte pour tenter de rebondir dans l’opinion, si je pense depuis le début qu’il allait se planter et qu’il est effectivement en train de se planter faute d’adopter un point de vue délibérément libéral (point de vue qui, à sa décharge, ferait hurler 90 % des Français*), on ne trouvera pas ici de ces critique haineuses et honteuses sur l’âge ou la longueur des jupes de sa femme et on ne verra pas ce blog tomber dans les délires de la foule hurlante et ses désirs primaires d’échafaud. Le degré zéro de la réflexion politique (d’après moi). « Un homme, ça s’empêche », disait le père d’Albert Camus.

      3 – Même si certains ont du mal à l’admettre, Emmanuel Macron a été élu il y a 20 mois dans une élection libre avec 11 candidats. A ma connaissance tout le monde a eu la possibilité de se rendre aux urnes pour y déposer le bulletin de son choix. Macron a été relativement mal élu, c’est vrai, mais tous les autres ont fait moins bien que lui, y compris Mélenchon qui a pourtant entamé son procès en illégitimité depuis le début et cherche la faille pour le coup de force (avec les mêmes cris de mort à Macron et des scènes d’échafaud).

      L’illégitimité, la coercition, c’est quand un Gilet jaune oblige un conducteur à porter le fameux gilet pour le laisser passer, c’est quand une foule complètement hétéroclite et mandatée par personne pense pouvoir faire le coup de force pour imposer on ne sait trop quoi à tous les autres.
      Merci aux Gilets jaunes, mais ils ne me représentent pas. Si de mon point de vue ils constituent une alerte forte d’un pays qui va mal, s’ils sont la marque que le vase de la taxation et de la réglementation sans entrave a commencé à déborder, il me semble qu’un long chemin reste à parcourir (boulot des libéraux) pour faire passer l’idée que la liberté c’est pour tout le monde, les riches comme les moins riches, les grandes entreprises comme les artisans.
      Si les GJ ont un projet politique qu’ils pensent utile au pays, qu’ils s’organisent pour le faire connaître, qu’ils se présentent éventuellement aux élections, tout le monde pouvant ensuite se décider sur un programme en toute connaissance de cause.

      * C’est pourquoi mes voeux de cette année s’adressaient aussi bien à Macron qu’à nous les Français : mais que veut-on, à la fin ?

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      • Désolé si je vous ai heurtée, Nathalie. N’entendez pas « autrement » par « manu militari », si j’ose dire mais par une pression de la rue, du peuple qui l’a élu et dont il semble se moquer éperdument.

        Il y a écarts et débordements dus au GJ ou non, d’ailleurs mais cela me semble inhérent à toute colère populaire. Je le déplore ouvertement mais n’oublions donc pas que ce genre de fronde embarque toujours ses trublions et factieux de carrière qui n’entendent qu’en découdre.
        Nous n’en sommes cependant pas encore à la prise de la Bastille.

        Oui Mr Macron a été élu au suffrage universel, les résultats sont incontestables, sa représentativité un peu moins puisqu’elle n’est pas même à 44 % (des inscrits). Ça relativise sur le corps électoral (parmi lequel tous ceux qui ne sont pas à jour donc absents des listes pour moult raisons).

        Je ne m’étendrai pas sur les reproches que je lui fais, ils sont récurrents parmi tous les déçus qui ont conduit à la colère jaune bien que je n’en fasse pas partie puisque je précise n’avoir pas voté pour lui, ni ne m’être abstenu d’ailleurs, si toutefois ça n’était pas encore clair.

        Je ne suis donc ni surpris ni leurré par les résultats de sa politique. Bien fols ceux qui crurent à cette nouvelle estampille LREM, destinée à nous duper encore mieux, si bien que certains le placent à droite et d’autres, dont je suis, à gauche. Diviser pour mieux régner.
        Macron est un lapin sorti du chapeau de Hollande en disgrâce totale. Il obtient la même considération en un même laps de temps.

        Nous ne sommes peut-être pas en dictature mais certainement plus en démocratie.

        Je termine par dire que le socialisme n’a jamais fait prospérer ni rendu les gens heureux; ça se saurait.

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      • « Par les urnes ou autrement »

        Oui Nathalie, vous avez forcément raison pour « on ne verra pas ce blog tomber dans les délires de la foule hurlante et ses désirs primaires d’échafaud. », d’abord parce que c’est votre boutique que vous avez su jusque là garder à l’abri des égarements incontrôlés, diffamatoires insultants etc…C’est indéniablement courageux de s’exposer avec l’astreinte de l’obligatoire vigilance et en plus de tenir dans le temps.

        N’empêche que :
        On a d‘un côté les GJ qui alertent, maladroitement, confusément, égarée, instrumentalisée, caricaturée à souhait (y compris par Mr Macron, ce qui est assez lamentable), récupérée à souhait par les extrêmes politiques, « d’un pays qui va mal » mais plus précisément (tout de même), d’une overdose fiscale et réglementaire qui en même temps pose la question de leur représentativité et de la place du citoyen dans les règles très complexes (forcement de plus en plus) qui font que nous acceptions de vivre ensemble. La défiance dans la représentativité des élus est très profonde, pas seulement en France d’ailleurs, et latente depuis longtemps. Et manifestement une élection (ou les deux successives, présidentielle et législatives) ne convient plus, qu’elle se soit bien ou mal déroulée. Cinq années à attendre d’endurer passivement un programme plus ou moins bien détaillé, cohérent et respecté est devenu insupportable, cela semble être un fait.

        Ceux-ci qui hurlent un constat et rien d’autre, sont alors mis au défi « d’un projet politique qu’ils pensent utile au pays, qu’ils s’organisent pour le faire connaître, qu’ils se présentent éventuellement aux élection » comme vous le faites. Je sais bien qu’il est difficile d’entendre le signal utile dans la confusion et l’inconsistant bruit médiatique (audience oblige opportunément), mais tout de même.
        A priori, les GJ n’ont jamais eu la prétention d’un projet politique et de créer une liste pour se présenter aux élections. C’est d’ailleurs le piège dans lequel ils sont incapables de tomber par définition existentielle. C’est toute la nouveauté ! Ils sont limités à l’outrecuidance de déclarer un constat : « Par rapport à notre constat, faites-nous des propositions » ont répété certains d’entre eux à l’envie.

        En face vous avez une technostructure sans doute la plus chère au monde dans son fonctionnement (je n’évoque même pas les dépenses qui vont avec sinon pour quoi vivrait-elle) et la plus complexe dans son exercice (une des législations les plus volumineuses au monde certainement), sans compter le nombre de ministères et d’agences. Seulement pour réfléchir à la façon de faire fonctionner nos institutions, vous avec le Conseil Constitutionnel et toute la magistrature dépendante, le Conseil d’Etat (230 membres environ) et toute la magistrature dépendante (dont les tribunaux administratifs), le CESE, la Cour des Comptes etc…à donner le vertige. Bref, ça fait quand même beaucoup d’intelligence au m2, pour être force de propositions, en tout cas sans commune mesure avec ce que les ploucs d’en face ne pourront jamais conceptualiser.

        Au-dessus, il y a un arbitre, le roi (nostalgie monarchique, encore une exception française) que nous élisons donc tous les cinq ans. C’est lui qui a le pouvoir de siffler la fin du match en déclarant qu’il y a crise de nos institutions (et même d’un Etat en faillite) et de mettre au travail son armée de hauts fonctionnaires pour faire des propositions. S’il ne le fait pas, c’est qu’il n’a pas perçu le danger et à terme le chaos. Ce qui est particulièrement inquiétant et rend malheureusement pertinent l’évocation du « autrement ».

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      • La coercition contre les récalcitrants au gilet jaune,franchement, j’avoue ne pas y avoir été soumis très souvent,au cours de mes déplacements,mais peut être que je n’emprunte pas les même routes que tout le monde…de toute façon,il faut bien mettre un gilet jaune pour sortir de sa voiture,dans les meilleurs conditions de sécurité : c’est dans le code de la route!
        Plaisanterie mise à part, un candidat élu par 18% des inscrits au premier tour et 44% au second est un président mal élu,en effet, et une escroquerie si on présente son élection comme un plébiscite des Français pour sa jeunesse très nouveau monde,surtout s’il a bénéficié avant le premier tour et entre les deux,d’un culte de la personnalité,avec un « mur » de unes d’hebdos et de journaux,à faire rougir n’importe quel Mao Tse Toung…
        Les tenues ultra-courtes et vulgaires de madame Macron,surtout pour une femme de son âge,font partie de la com’ présidentielle….
        Mais comme je ne suis pas les péripéties filmées du couple présidentiel en France et à l’Etranger,je n’en suis que médiocrement gêné…
        Comme vous le dites si joliment, par ailleurs,si nous ne sommes pas dans une dictature mais dans « un des pays les moins libres des pays libres »,votre réflexion me rappelle la citation d’André Malraux : « J’ai vu des démocraties intervenir contre à peu près tout, sauf contre les fascismes », qu’on pourrait appliquer,mutatis mutandis,aux envies répressives de la bourgeoisie et des bien-pensants,prompts à exiger un retour de l’ordre,quand la peur du grand soir et du populo,le couteau entre les dents,les a fait trembler sur leurs bases…

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  5. Meilleurs voeux pour 2019!

    « On ne sait pas s’ils souffrent de trop d’état ou pas assez ». En fait la réponse est évidente. On se pose la question tant on craint que la « socialisation des esprits » soit tellement avancée qu’on redoute la disparition du bon sens, de l’innovation et de l’esprit entrepreneurial qui sommeille (trop) en chacun de nous. Cet esprit n’a jamais quitté les artisans, commerçants, professions libérales, petits patrons de la France d’en bas.

    Le simple fait que cette jacquerie ait démarré en dehors du cadre de tout ce que l’argent public tente de contrôler (parts/syndicats/associations) répond à la question. Dès qu’il a fallu expliciter des revendications, les esprits politiques enfin les esprits incapables de réclamer de la liberté mais des subsides ont pris le pouvoir bien aidés par des médias, toujours incapables de penser en dehors de la boîte, mais trop contents de l’évènement.

    On ne sait pas quelle sera la traduction électorale, peut être aucune. Très vite je me doutais que dans ces gilets jaunes on trouverait autre chose que des abstentionnistes ou des électeurs du RN. Je suis prêt à parier même que pas mal étaient les rares électeurs de Macron hors des grandes agglos. Ces gens là ne l’expriment pas clairement idélogiquement mais c’est bien de la liberté qu’ils réclament.

    Tout n’est donc pas perdu, à jeter aux orties, il y a de l’espoir!
    Bonne année,
    cdlt

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  6. @ Léo C
    « Je termine par dire que le socialisme n’a jamais fait prospérer ni rendu les gens heureux; ça se saurait » :
    Absolument. Tout socialisme, en fait.

    @ Duff
    « Tout n’est donc pas perdu, à jeter aux orties, il y a de l’espoir ! » :
    C’est vrai. Je trouve le moment particulièrement favorable pour faire avancer les idées de liberté. CP a republié récemment un petit mémo pour le faire efficacement et respectueusement et pour ma part, je vais essayer de suivre ces conseils (inutile de dire que le point 10 m’a déjà jetée dans les affres du « je n’ai rien à me mettre ! » 🙂 )

    On peut dire qu’une moitié du chemin a été parcouru.

    Mais reste à tirer les conséquences de la liberté qu’on recherche pour soi. On constate assez souvent que quiconque s’élève à juste titre contre les torts qui lui sont faits a tôt fait de demander qu’on s’en prenne à quelqu’un d’autre mais pas à lui, avec cette idée que le petit artisan, le petit commerçant, vaut mieux que les autres entreprises.

    Dans mon articles sur les militants végans, les bouchers qui avaient été vandalisés s’exprimaient en ces termes :

    « Dégrader ce que les gens construisent est une honte. Si vous ne mangez aucune viande nous l’acceptons, on vous embête pas ne nous embêtez pas. »

    Jusque là tout va bien. Mais ensuite, patatras :

    « Attaquez vous plutôt vers d’autres structures qui brassent de la masse à des coûts où on se demande si l’éleveur y gagne quelque chose. Attaquez vous à quelques grandes surface au lieu de salir le travail d’un artisan qui est plus attentionné des animaux que vous ne pouvez l’être. »

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  7. Tous pouvions aller voter oui, et donc participer et valider les règles d’un jeu truqué depuis des années …

    Alors non ! Je ne suis pas d’accord. Macron a été élu « aux forceps » et n’est même pas légitime dans l’esprit républicain.
    Ceux qui tirent les ficelles de ce jeu auquel je ne joue plus depuis 1981 ont du soucis à se faire. Ça ne va pas durer, enfin je l’espère fortement, même si la pression mondialisto-libéralisto-esclavagiste est de plus en plus forte.

    Je souhaite cependant une bonne année 2019 à tous 😉

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  8. LA PREMIÈRE FACÉTIE ÉCONOMIQUE DE L’ANNÉE

    Bic-Vannes ! Un problème ?
    Encore faudrait-il que les « 33 » ne soient pas des immigrés originaires de Tunisie.
    Auquel cas la solution serait de les renvoyer chez eux avec armes et bagages ! On serait quand même gagnant.

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