PLF 2020 : la France mauvaise élève et donneuse de leçons

Cet article fait suite à « 2020 ou l’année budgétaire qui hollandise Macron définitivement » publié le 10 septembre dernier.

Difficile d’échapper à la merveilleuse nouvelle : le grand choc fiscal tant attendu par des Français plus écrasés de prélèvements obligatoires que partout ailleurs toucherait enfin les côtes françaises ! Si l’on en croit les ministres de Bercy qui viennent de présenter le Projet de loi de finances pour l’année prochaine (PLF 2020), ce sont des milliards que les particuliers et les entreprises ne paieront plus grâce à la politique aussi techniquement rigoureuse que socialement généreuse de l’exécutif depuis 2017. Résultat, le déficit public tomberait l’an prochain à 2,2 % du PIB, du jamais vu depuis 20 ans, vive la République et vive la France ! Lire la suite

Christine Lagarde : femme, élégante, docile… et keynésienne

Rarement nominations auront donné lieu à plus de ravissement ! Comme le proclame le journal Le Monde, « pour la première fois de son histoire, l’Union européenne devrait nommer deux femmes » aux deux postes(1) les plus prestigieux de ses institutions ! Et quand on en vient à considérer le palmarès de notre Christine Lagarde nationale qui a donc été choisie pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE) en remplacement de Mario Draghi, c’est carrément l’extase ! Lire la suite

Faux steaks : bienvenue au pays de l’irresponsabilité organisée

Vendredi 7 juin dernier, RTL nous révélait le scandale des 780 tonnes de faux steaks hachés livrés depuis juillet 2018 à quatre associations humanitaires qui avaient commencé à les distribuer à des familles très démunies. En cause, une entreprise française qui a fraudé sur la composition de ses produits pour baisser ses coûts et augmenter ses marges. Pour le dire comme RTL : « Pour se faire de l’argent sur le dos des plus démunis ». Une preuve de plus qu’on ne peut décidément pas « laisser faire » les entrepreneurs ! Si ce n’est que le choix du fournisseur avait été validé par… une agence de l’État… Lire la suite

Trois choses à savoir sur Nigel Farage : Brexit, Brexit et Brexit

Mise à jour du 27 mai 2019 : Les résultats des élections européennes au Royaume-Uni sont conformes aux attentes. Le Brexit Party de Nigel Farage recueille 32 % des voix, les Lib-Dem 20 %, les Travaillistes 14 %, les Verts 12 %, les Conservateurs 9 %, Change UK 3,4 % et l’UKIP 3,3 % (voir ci-dessous). En revanche, faible participation : 37 %.

Européennes 2019 : Au Royaume-Uni, le « brexiter » Nigel Farage emporte tout sur son passage. Portrait.

Incroyable mais vrai ! Trois ans après le référendum de juin 2016 qui a donné la victoire au camp du Brexit avec 51,9 % des voix, les Britanniques sont toujours dans l’Union européenne (UE) et ils en sont réduits à participer dans l’urgence aux élections européennes qui se déroulent en ce moment dans les 28 pays membres. Si chez nous le suspense est de mise entre le parti du Président et celui de sa principale opposante Marine Le Pen, rien de tel outre-Manche : en quelques semaines, le tout nouveau « Brexit Party » de Nigel Farage, brexiter(1) de toujours, a pris la tête de la course, creusant une spectaculaire distance avec tous les autres partis. Lire la suite

Macron ou le projet d’une Europe rétrécie aux scléroses françaises

Dans sa lettre adressée la semaine dernière aux Européens en vue des élections européennes du 26 mai prochain, Emmanuel Macron donne une définition du projet européen d’origine à laquelle j’adhère volontiers :

« La réconciliation d’un continent dévasté, dans un projet inédit de paix, de prospérité et de liberté. »

Paix, prospérité, liberté : je partage cette ambition ; mais après lecture complète de l’épître présidentielle, mon partage s’arrête là. Lire la suite

Le message de l’U. E. à la France : de la réforme avant toute chose

Pour réaliser pleinement combien le quinquennat de François Hollande a fait perdre cinq ans à la France, alors que de nombreux facteurs externes étaient favorables pour permettre un redressement structurel de notre économie (taux, pétrole et dollar bas), il suffit de s’intéresser à l’affaire des 3 % de déficit public. Il se trouve qu’elle est revenue récemment sur le tapis à travers les « Recommandations pays par pays » que la Commission européenne a livrées à tous ses membres lundi 22 mai dernier. Lire la suite

Brexit : « Boris is after my job » Cameron says

Juillet 2019 : « Boris is after my job » disait Cameron en 2016. Trois ans plus tard, voilà le pétulant Boris Premier Ministre de sa majesté en remplacement de Theresa May. Portrait.

contrepoints-2Le vote britannique sur le Brexit, c’est-à-dire sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), aura lieu dans moins de deux semaines, le jeudi 23 juin 2016 prochain. Depuis le fameux « I want my money back » de Margaret Thatcher en 1979, depuis la possibilité obtenue dans le Traité de Maastricht de 1992 de rester en dehors de la zone euro, depuis le statut particulier relativement à l’espace Schengen sur la libre circulation (1997), l’adhésion britannique à l’Europe ne s’est pas faite sans de nombreuses réticences intérieures et de tout aussi nombreuses concessions de la part des partenaires européens. A l’affiche de cette nouvelle confrontation inédite, les deux meilleurs ennemis du monde : David Cameron pour le maintien et Boris Johnson pour la sortie. Lire la suite

Grèce : Retour vers le Réel en quatre Semaines

Il y a exactement quatre semaines, le dimanche 25 janvier 2015, le parti d’extrême-gauche « Syriza » mené par son chef Alexis Tsipras, gagnait triomphalement les élections législatives grecques. Avec plus de 36 % des suffrages, il devançait non seulement le parti modéré « Nouvelle Démocratie » du Premier Ministre sortant Antonis Samaras (28 %), mais reléguait très loin derrière le parti néo-nazi « Aube Dorée » (6,4 %), le nouveau parti centriste pro-européen « To Potámi » (5,9 %), et surtout le Pasok, parti socialiste local aux commandes avant 2012, qui n’obtenait que 4,8 % des voix. Avec 149 sièges sur 300, Syriza voyait la majorité absolue lui échapper de très peu, mais ce fut une affaire rondement réglée par une alliance franchement à droite avec le petit parti souverainiste des Grecs indépendants ANEL qui avait obtenu 4,7 % des voix et 13 sièges (*). La réussite de Syriza dans les urnes a été saluée avec beaucoup d’enthousiasme par l’extrême-gauche française, ce qui est assez normal, mais également par le Parti Socialiste français et par le FN de Marine Le Pen.  Lire la suite