Christine Lagarde : femme, élégante, docile… et keynésienne

Rarement nominations auront donné lieu à plus de ravissement ! Comme le proclame le journal Le Monde, « pour la première fois de son histoire, l’Union européenne devrait nommer deux femmes » aux deux postes(1) les plus prestigieux de ses institutions ! Et quand on en vient à considérer le palmarès de notre Christine Lagarde nationale qui a donc été choisie pour prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE) en remplacement de Mario Draghi, c’est carrément l’extase ! Lire la suite

DETTE : et c’est reparti pour la grande illusion keynésienne !

C’est le tube économique de ce début d’été : Vive les déficits et vive la dette ! Ainsi le veut la modern monetary theory (MMT) ou « nouvelle politique monétaire » popularisée aux États-Unis par Stephanie Kelton, la conseillère économique de Bernie Sanders (démocrate d’extrême-gauche), et ainsi le proclame chez nous l’ancien chef économiste du FMI Olivier Blanchard.

Une ritournelle qui ne manquera pas de tintinnabuler plaisamment aux oreilles d’Emmanuel Macron, alors qu’il échoue comme ses prédécesseurs à maîtriser les dépenses publiques, ainsi que la Cour des Comptes vient de nous le rappeler, et alors que notre dette publique frôle dangereusement les 100 % du PIB d’après la dernière publication de l’INSEE. Lire la suite

Insolite : le Medef renonce à l’argent du « paritarisme » !

La semaine dernière, Geoffroy Roux de Bézieux a présenté les grandes pistes de la réforme qu’il compte mettre en oeuvre pour moderniser le Medef qu’il préside depuis un an. Fait inédit – et potentiellement ravageur dans l’univers passablement opaque du financement des partenaires sociaux – l’organisation patronale se dit prête à renoncer progressivement aux recettes qu’elle perçoit au titre du « paritarisme » et se donne l’objectif d’être financée à 100 % par les cotisations des adhérents d’ici 4 ans. Une question d’indépendance et de déontologie, selon son président : Lire la suite

Aurélien Barrau : « J’exécrerais évidemment l’avènement d’une dictature, MAIS… »

« J’exécrerais évidemment l’avènement d’une dictature, mais si on continue à dire que chacun peut faire ce qu’il veut, on oublie le commun. » (Aurélien Barrau, Le Point, 17 juin 2019)

Ah, ce « mais » d’Aurélien Barrau, notre nouvelle star hexagonale du catastrophisme écologique, que ne révèle-t-il pas ! Car si cette phrase signifie quelque chose, c’est qu’il existerait des circonstances – gravissimes, bien sûr, et jamais vues depuis la nuit des temps, naturellement – qui pourraient justifier l’avènement d’une dictature. Transformez la préoccupation légitime pour l’environnement en guerre totale, lancez « un appel face à la fin du monde », touchez le cœur sensible de Juliette Binoche et le tour est joué ! Lire la suite

Le macronisme, curseur politique opportuniste du PS à LR

Ce que le Discours de politique générale d’Édouard Philippe nous révèle sur le macronisme.

Vous voulez un résumé du discours de politique générale que le Premier ministre a prononcé mercredi 12 juin dernier à l’Assemblée nationale pour lancer « l’Acte II » du quinquennat (vidéo en fin d’article) ? Rien de plus simple, cela tient en trois messages principaux : social-démocratie, dépassement des clivages et légitimité gouvernementale. Lire la suite

Faux steaks : bienvenue au pays de l’irresponsabilité organisée

Vendredi 7 juin dernier, RTL nous révélait le scandale des 780 tonnes de faux steaks hachés livrés depuis juillet 2018 à quatre associations humanitaires qui avaient commencé à les distribuer à des familles très démunies. En cause, une entreprise française qui a fraudé sur la composition de ses produits pour baisser ses coûts et augmenter ses marges. Pour le dire comme RTL : « Pour se faire de l’argent sur le dos des plus démunis ». Une preuve de plus qu’on ne peut décidément pas « laisser faire » les entrepreneurs ! Si ce n’est que le choix du fournisseur avait été validé par… une agence de l’État… Lire la suite

McDonald’s et les nuisances du syndicalisme à la française

Idéologiquement opposé à la libre entreprise, le syndicalisme d’extrême-gauche à la française, loin d’assurer la défense des salariés, constitue en fait une obstruction permanente à la liberté d’entreprendre conjuguée à des stratégies personnelles pour abuser des statuts protégés garantis par notre code du travail.

Il y a quelques mois, je vous racontais comment, de FO à la confédération paysanne de José Bové sans oublier Jean-Luc Mélenchon, toute la planète anti-capitaliste habituellement prompte à vilipender le géant américain du fast-food s’était mobilisée pour « sauver » un restaurant McDonald’s de Marseille en grande difficulté que son propriétaire voulait céder à un repreneur. Or l’histoire rebondit ces jours-ci et confirme amplement que les chefs d’entreprise pris à la gorge par une bonne intersyndicale bien politisée n’ont qu’une idée en tête : se débarrasser des éléments les plus jusqu’au-boutistes pour sauver leur entreprise. Lire la suite

Prix de l’électricité : une usine à gaz pas très concurrentielle

C’est l’une des polémiques françaises du moment : au 1er juin 2019, les tarifs régulés de l’électricité devraient augmenter de 5,9 % conformément à la délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Une perspective qui ne réjouit guère les consommateurs dont les inquiétudes sur le pouvoir d’achat ont été largement relayées par les Gilets jaunes. Et une nouvelle occasion de fustiger cette concurrence ultra-libérale qui n’aboutit qu’à appauvrir les citoyens et enrichir les actionnaires du CAC40. Mais comme l’a répété un François de Rugy pas très à l’aise, la loi, c’est la loi et il faut l’appliquer (vidéo ci-dessous, 02′ 27″) : Lire la suite

Chômage (III) : Quand le taux britannique tombe à … 3,8 % !

L’Office for National Statistics, c’est-à-dire l’équivalent britannique de notre INSEE, vient lui aussi de publier ses chiffres sur l’emploi au premier trimestre 2019. On apprend ainsi que le taux de chômage du Royaume-Uni est tombé à 3,8 % (graphe ci-dessous), alors que la France continue à planer à 8,8 %. Cet exemple particulièrement révélateur, mais pas unique en Europe, constitue un excellent prolongement de mes deux articles précédents sur le chômage français qui persiste à être structurellement élevé (Chômage I) et sur les fausses solutions keynésiennes (Chômage II). Lire la suite

Chômage (II) : Keynes détruit l’emploi et Rueff démolit Keynes

Ou pourquoi il faut en finir avec « l’ère keynésienne ».

Ainsi que je vous le disais en conclusion de mon précédent article consacré au niveau élevé du chômage français relativement aux autres pays comparables, l’économiste Jacques Rueff (1896-1978) a toujours considéré que les politiques de relance inspirées des théories keynésiennes – très en vogue en France – relevaient d’un « monde de magicien » et finissaient inéluctablement par aggraver le fléau du chômage qu’elles ambitionnaient au départ d’éradiquer : Lire la suite