Quelques questions que je me pose après #PrimaireLeDébat

♠ Confession : en 2007, j’ai voté assez facilement pour Sarkozy. Après le long statu quo chiraquien et les candidatures alternatives de Royal et Bayrou, ça paraissait la chose à faire. Le « paquet » fiscal, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, l’autonomie des universités, la réorganisation de la carte judiciaire furent des mesures qui voulaient mettre un coup d’arrêt à l’emprise de l’Etat et au glissement continu de la dépense publique et des impôts. Du reste, pendant un an avant la crise de 2008, ça n’a pas trop mal marché. Ensuite, évidemment… 

Au bout d’un quinquennat, Nicolas Sarkozy a réussi à créer des dizaines de taxes supplémentaires, à faire passer la dépense publique de 52 % à 55 % du PIB (aujourd’hui elle est à 57 %), la dette publique de 64 % à 90 % du PIB (aujourd’hui 98 %) et le nombre de chômeurs en catégorie A de 2,1 à 2,9 millions de personnes (aujourd’hui 3,5 millions). A cet échec en économie s’est ajouté un durcissement sécuritaire et identitaire dans la ligne Buisson, le tout formant une politique à l’opposé de ce que j’attends d’un Etat libéral.

En 2012, mon choix s’est donc terriblement compliqué. Au second tour, j’ai eu la faiblesse de rempiler finalement et à contre-coeur pour Sarkozy. A nouveau, la candidature alternative de Hollande, rallié par Mélenchon, Bayrou et la CGT, a joué en sa faveur, et je me suis laissée attendrir par l’argument selon lequel la crise de 2008 était venue chambouler tous ses projets. C’était gentil à moi. Beaucoup trop gentil.

On a maintenant le formidable avantage de savoir à quoi a ressemblé le quinquennat Hollande, mélange de socialisme structurel et d’indignité présidentielle, auréolé des piteux résultats économiques et sociaux qu’on connait.

La question de la crise de 2008 est intéressante, mais ce ne peut plus être un argument recevable pour se dédouaner de ses échecs. Jeudi soir encore, lors du premier débat des primaires de droite, Nicolas Sarkozy s’en est prévalu pour donner des circonstances atténuantes à son expérience de 2007-2012.

Mais que constate-t-on ? Que huit ans après, notre pays n’a toujours pas surmonté cette crise, qu’il traîne la patte, incapable de repartir dans la croissance et l’emploi, incapable d’assainir ses finances, incapable de faire une minuscule réforme du code du travail, incapable de renoncer à ses empilements d’échelons administratifs, à ses centaines de milliers d’élus, à ses dépenses incontrôlées maquillées sous les vocables complètement creux de « stratégie industrielle » ou « vivrensemble. »

Contrairement à ce qui s’est passé chez nos voisins les plus dynamiques, qui ont pourtant aussi connu cette crise.

D’où deux leçons :
1. L’exemple « Hollande » nous le rappelle de façon saisissante : il ne faut jamais, vraiment jamais, voter pour la gauche, ou pour toute expérience politique qui se réclamerait de près ou de loin des bienfaits du socialisme. C’est une utopie délétère, bien documentée de par le monde, y compris en France.
2. L’épisode « crise prolongée » nous y invite de façon pressante : Il faut absolument et immédiatement revoir nos structures. On n’en serait pas là si on avait fait les réformes structurelles nécessaires il y a 10, 20, ou même 30 ans. 

Ne parle-t-on pas des déficits, des retraites et du chômage depuis toutes ces années ? Entre temps, grâce aux socialistes, on a eu ISF, traitement social du chômage, 35 heures et abaissement de l’âge de la retraite. Et tout est allé de mal en pis.

Dans la situation de faiblesse et d’impréparation où nous sommes, alors que nous entrons tout juste, mais inéluctablement, dans une économie révolutionnée par les technologies de l’information, tout nouveau choc économique nous fera repartir pour 5 à 10 ans  de crise et nous laissera non seulement sur place, mais loin en arrière. Notre Etat providence nous empêchera comme aujourd’hui de le distinguer clairement, jusqu’au jour où, les déficits s’empilant une fois de trop, on sera en crise de dette souveraine.

♣ Et nous voilà maintenant à l’automne 2016, à la veille d’un nouveau quinquennat. Et nous voilà à discuter une fois de plus déficits, retraite, chômage. Ces thèmes furent précisément au coeur du premier débat télévisé qui s’est tenu entre les 7 candidats de la primaire de la droite et du centre jeudi 13 octobre dernier.

On sait que les Français aiment beaucoup le rendez-vous électoral présidentiel. Ils sont attentifs aux débats publics et se déplacent en masse pour voter. L’audience du premier débat de la droite n’a pas démenti cet engouement national. Les téléspectateurs furent plus de 5,6 millions à suivre l’émission, avec un pic d’audience à 6,5 millions, jolie performance par rapport aux émissions concurrentes de la même soirée et aux primaires de gauche de 2011.

La curiosité n’était certainement pas la dernière motivation. Un ancien Président, plusieurs de ses anciens ministres, d’anciens frères ennemis pour la tête de l’UMP,  une histoire récente de luttes fratricides et de mauvais comptes de campagne, voilà qui promettait des petites phrases assassines, peut-être même des règlements de comptes en direct, compte tenu de tout ce qu’on sait de la personnalité des uns et des autres. Mais non, rien de tout cela, à tel point qu’un éditorialiste a même trouvé que le débat était « chiant. » Où sont passé les beaux débats, les « saines colères » ? se lamentait-il dans Le Point hier. Les « saines colères » comme celle de Royal en 2007 peuvent être complètement calculées et sur-jouées. On ne les regrettera donc pas.

Non, pour ma part, je n’ai pas trouvé ce débat « chiant », tout au moins dans la première partie consacrée à l’économie. Les candidats se sont montrés sérieux pour eux-mêmes, et respectueux des autres.

Il y a bien eu quelques petites pointes ici et là, vis-à-vis de Nicolas Sarkozy qui n’a pas apporté la « rupture » promise en 2007 et qui est mis en examen pour plusieurs affaires, ou vis-à-vis de Juppé dont le casier judiciaire n’est plus tout à fait vierge. Quelques questions embarrassantes des journalistes aussi, par exemple à François Fillon : a-t-il, oui ou non, demandé à Jean-Pierre Jouyet d’accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy. Réponse : non. Ce n’est pas le moment où il fut le plus à l’aise.

Mais dans l’ensemble, la priorité a été donnée aux sujets de fond. Le format de l’émission, qui ne laissait à chaque participant qu’une minute pour s’exprimer à chaque prise de parole, s’est révélé assez efficace. Il a évité l’éparpillement et a fait ressortir très rapidement les points importants. J’en parlais plus haut : emploi, déficits, retraite, croissance. (Voir le compte-rendu de l’émission réalisé par Contrepoints, et le résumé des prises de position de chacun réalisé par Le Monde.)

Ce qui ressort, c’est que chaque candidat à sa façon tourne autour de la nécessité de libéraliser l’économie, de laisser les initiatives créatrices s’exprimer. Tous veulent réduire les dépenses, baisser les impôts, revoir le marché du travail, réformer les retraites. Mais selon moi, deux d’entre eux sont sortis du lot des mesures communes :

• François Fillon, car il a compris qu’il n’était plus question de réformer à la marge, d’ergoter sur un âge légal de départ à la retraite à 62, 63 ou 65 ans (par exemple). Lui seul a eu la clairvoyance d’évoquer une possibilité de crise de la dette souveraine pour la France, et il a prononcé cette phrase que je retiens pour ma part comme la plus importante du débat : (de mémoire) Je ne veux pas réformer, je veux faire une véritable transformation.

C’est en effet en profondeur, dans les structures, qu’il faut changer les choses. J’en suis de plus en plus convaincue, certains systèmes ne fonctionnent pas, on ne peut plus les améliorer à coup de prélèvements obligatoires supplémentaires. Il faut les supprimer et partir sur de nouvelles bases qui se fondent d’abord sur les choix des premiers intéressés. C’est notamment le cas de toute notre protection sociale.

• Les changer, oui, mais comment ? Sur ce point, NKM a apporté des idées vraiment novatrices. Elle a proposé un système de retraite à point qui laisserait à chacun toute liberté de décider quand partir en retraite. Elle a également évoqué la question fiscale avec la possibilité d’introduire une flat tax, système préconisé par les libéraux comme étant à la fois plus universel, plus juste, plus simple et plus stable.

Mais dans le même temps, NKM est tellement sûre de la justesse de ses idées, elle se sent tellement moderne (il est vrai qu’elle fut la seule à parler de la nouvelle économie et du travail indépendant), elle est portée par un tel désir de trancher par rapport à tous les hommes plus âgés qui l’entourent, qu’elle retombe lourdement dans le dirigisme en annonçant qu’elle ne supprimera pas l’ISF mais qu’elle « obligera » les redevables à investir dans et uniquement dans les PME ! Elle qui parlait de favoriser un pays de liberté !

C’est bien là que le problème du « pour qui voter ? » commence à se poser. Nos candidats ont tous un petit quelque chose de libéral, et un quelque chose pas négligeable de dirigiste, voire d’excessivement sécuritaire chez certains. Il y a aussi parfois une dose de naïveté confondante, celle d’un Juppé s’imaginant que les syndicats auront à coeur de le laisser appliquer son programme sans broncher, par exemple ! En recomposant un candidat virtuel à partir des points libéraux de chacun, arriverait-on à dessiner le candidat parfait ? Ce n’est même pas certain.

D’où ma dernière et plus importante question. Suis-je trop intransigeante, avec le risque que jamais rien ni personne ne me convienne ? Serait-il envisageable qu’une fois de plus je rogne sur mes exigences à seule fin d’éviter pire, un Hollande, une Le Pen … ? Après tout, Thatcher elle-même n’était pas parfaite. Tout à son combat contre le syndicat des mineurs qui refusait la fermeture des charbonnages, elle a saisi la lutte contre les émissions carbone pour mieux aboutir. Aujourd’hui, on fait difficilement plus dirigiste que dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique qui en a résulté grâce à son entremise active.

Je pense que le grand soir libéral est une utopie. Par contre, il est possible d’envisager une transformation progressive de la France, il est possible de se mettre avec constance, quoi qu’il arrive, sur un chemin de libéralisation des activités humaines. C’est un projet qui prendra peut-être dix ans à condition d’être entrepris maintenant. Celui qui serait capable d’en commencer l’exécution sans se retourner et sans faiblir fait-il partie des 7 qu’on a vus jeudi soir ?

C’est à cela que je vais réfléchir d’ici le premier tour de la primaire, le 20 novembre prochain. Mais je sais déjà que ce ne sera ni Juppé (absent et inconscient), ni Le Maire (vieux et rigide), ni Sarkozy (usé et disqualifié), ni Copé (convalescent et agressif), ni Poisson (dirigiste assumé). Je laisse le bénéfice du doute à Fillon et NKM, tout en redoutant que le premier manque d’assurance quand la seconde me semble à l’inverse en avoir beaucoup trop.


Vidéo intégrale du premier débat de la primaire de droite (2 h 24′) :


debat-1-primaire-droite-131016Illustration de couverture : Les 7 candidats de la primaire de la droite et du centre lors du premier débat télévisé, le 13 octobre 2016. Photo : AFP / Philippe Wojazer.

De gauche à droite : Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson et François Fillon.

30 réflexions sur “Quelques questions que je me pose après #PrimaireLeDébat

  1. Je partage votre analyse, Nathalie, et voterai LR, à reculons s’il le faut. NKM évoque le système à retraite à points. Très bien. Pour le reste, je m’en méfie, je pense qu’elle roule pour Juppé. L’ayant surprise en grande connivence avec Raffarin dans un restaurant étoilé, lequel Raffarin veut « revitaliser nos campagnes » en y répartissant les « réfugiés » comme un vulgaire socialiste dépassé par l’afflux et ligoté par ses belles paroles sur le vivre-ensemble et autre conneries de chaisière bien-pensante. L’identité heureuse dans nos campagnes. NKM = Raffarin = Juppé, le socialiste honteux et inavoué.

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    • Bonjour Souris donc, et merci beaucoup pour votre commentaire.
      Il est vrai que voter au premier tour pour NKM et ensuite la voir se rallier au second à Juppé, ce serait une belle bêtise. Les ralliements se feront sur Juppé ou Sarko, et là je vous avoue que le choix ne me sourit guère. Que fera Fillon pour le second tour ?
      Pour tout vous dire, je prends NKM avant tout pour une boîte à idée intéressante à condition qu’elle soit un tant soit peu cornaquée 🙂
      Mon idée c’est surtout de voter au premier tour de la primaire pour donner un petit coup de pouce aux idées libérales et à la « transformation » absolument nécessaire à laquelle on doit s’atteler, et au passage éroder d’une voix le choix médiatique Juppé.
      De toute façon, dilemme.

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      • Que fera Fillon pour le second tour ? il devrait, s’il est l’homme d’état qu’il prétend être, s’abstenir de prendre parti. Son ralliement à Juppé sera la confirmation, pour ceux qui n’en étaient pas encore convaincu, de sa petitesse !

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  2. J’ai cessé de voter (toutes élections confondues) au soir du premier tour de la présidentielle de 2007. Je ne croyais pas en Sarkozy (encore moins à la Folle du Poitou), et la gifle de Bayrou avait été pour moi un déclencheur que peut-être ce dernier pourrait changer des choses : après des présidents hyper politisés, excessifs et plus retors que serieux, je pensais que le centrisme mou serait à solution.
    Aujourd’hui, je suis juste désespéré : j’attends la fin de partie car aucun président élu ne s’opposera aux syndicats, aux mille hauts fonctionnaires qui dirigent réellement le pays.
    Le mal est fait à l’ecole, dans les médias, dans les esprits par une infantilisation poussée.
    Des décombres, d’une tutelle du FMI (ça a commencé comme ça pour Tatcher), sortira peut-être celle ou celui qui nous fera retrousser les manches.

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    • Je comprends votre désespoir. Et rien ne dit que je voterai en 2017. J’ai surtout envie de donner une voix au plus conscient au premier tour de la primaire, histoire de l’enlever au duo de tête que je ne supporte plus. Pour moi le plus conscient c’est Fillon, et on est bien d’accord, il n’est pas parfait, loin de là.

      J’ai aussi réfléchi à un autre point de vue. Vivant en France, et scrutant la politique assez régulièrement, j’ai (vous avez) forcément une loupe grossissante qui montre beaucoup de détails, donc forcément beaucoup de défauts. Dans les autres pays, ils ont aussi une vie politique faite de haut et de bas. On est plus loin, on voit moins les détails. Je suis certaine que si on regardait de près on aurait les mêmes difficultés à endosser tel ou tel candidat. Au UK, Cameron a fait du bon boulot, je pense. Et pourtant, si on voulait, on trouverait mille raisons de ne pas voter pour lui.

      « Des décombres, d’une tutelle du FMI … sortira peut-être celle ou celui qui nous fera retrousser les manches. »
      Thatcher, elle avait commencé (en 1950) 10 ans avant d’être élue la première fois député (en 1959), et elle est arrivée au pouvoir en 1979. C’est toujours un travail de très longue haleine. Je serais ravie de voir qq’ un sortir du rang et promouvoir les idées libérales avec constance de maintenant à dans 10 à 20 ans. Mais pour l’instant le PLD par exemple s’est rangé derrière Rama Yade. Quelle blague.

      Electeurs désespérés recrutent pour futur poste de PR :
      H/F dans la trentaine, acquis par conviction aux idées libérales, solide formation supérieure, expérience du travail dans le privé et expérience ministérielle, ayant de l’ambition et de la ténacité, aimant les courses de fond en terrain hostile. 🙂

      Dans cet article, j’ai essayé d’être sincère et de ne pas me montrer trop désabusée. Je sais, c’est difficile. La France est quand même une drôle d’exception.

      NB : Cet article est à rapprocher de celui-ci (plus théorique) :
      https://leblogdenathaliemp.com/2015/08/24/prejuge-politique-francais-n-1-les-liberaux-sont-des-mechants-et-des-escrocs/

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  3. Je partage tout ça, y compris les espoirs votés puis déçus sur un Sarko définitivement disqualifié après son quinquennat qui, même avec la crise de 2008, n’ a pas su instiller des avancées libérales ne serait-ce qu’ au plan des idées et de leur pédagogie (un Macron s’est révélé d’ailleurs plus efficace en la matière a posteriori qu’un Sarko…). Je partage également l’avis sur Fillon et NKM, sauf que le premier ne montre pas suffisamment qu’il y croit pour convaincre et que la seconde devra adapter sa posture et son discours d’amphi à ma crémière.. Donc Juppé sera élu, c’est quasi certain et au fond son style mettra fin sans doute à la descente en gamme de nos institutions et de l’éthique politique bien abîmés par ses 2 médiocres prédécesseurs. C’est sans pour ça que les français ont envie de voter pour lui…Espérons alors qu’il choisira un(e) jeune premier ministre libéral, se contentant pour lui-même des domaines réservés du président (diplomatie, armée) cohérents avec son age et son expérience, laissant à son gouvernement toute l’exposition et tous les risques dans la gestion des conflits inévitables que les réformes vont susciter. La question c’est: sera-t-il le Juppé de la marche arrière des années 90 ou un Juppé jusqu’auboutiste pour son dernier mandat public? Ce dernier point peut être une chance pour la France…

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      • Les sondages donnent Juppé favori, il est plébiscité par la gauche car c’est un cryptosocialiste. Un peu comme Macron, chouchou de la droite.
        Ce sera un homme de consensus, un Hollande en moins grotesque. Le seul argument qui plaide en sa faveur : son mandat ne sera pas renouvelé (et encore, pas sûr, certain s’accrochent…) donc on n’aura pas cette campagne présidentielle permanente.

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      • Il en résulte chez elle un côté inachevé, superficiel, papillonnant et volontiers socialisant, toujours en quête de lumière et d’approbation, alors qu’elle a manifestement toutes les capacités requises pour comprendre, comme elle le dit elle-même, que « nous avons changé de monde » et que ce nouveau monde est un appel à plus de liberté.
        NKM, une bobo dans le mythe Silicon Valley d’une société ouverte où tout est possible, avec des idées, de la volonté et un bon ordinateur.

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  4. Bonjour Nathalie,

    Assez d’accord avec vous sur la qualité du débat. Tant pis pour les adeptes des déchirements cathodiques et autres petites phrases assassines. On n’en n’a que trop soupé de ce genre de débats inutiles. Un peu de sérieux ça fait vraiment du bien. J’ai été agréablement surpris pas la prise de conscience de la plupart des candidats de la nécessité absolue de réformer réellement le pays, d’enfin faire diminuer le poids de l’état, et d’introduire un peu de libéralisme.
    Je vous trouve un peu dure avec NS, comme déjà dit précédemment. Pour moi, les candidats qui se détachent sont Fillon, Sarkozy, Coppé, et NKM (qui a tout gâché avec sa sortie sur l’ISF qui m’a fait bondir, et qui montre qu’elle n’est pas aussi libérale qu’elle le prétend au fon d’elle-même. Par ailleurs je ne lui fais pas trop confiance vu son background et le souvenir de sa campagne pour les élections municipales de Paris). Coppé n’est pas si mal que ça. De toute manière, je choisirai en me basant sur le benchmarking de l’IFRAP. Les idées, les idées, les idées. C’est ce dont on a besoin. Le personnage providentiel je n’y crois plus du tout.

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    • Une chose est certaine, nous, les Français, nous intéressons beaucoup à cette élection. A un moment où la France, sans être encore sur les genoux, est mal. Pour les hommes politiques, c’est vraiment le moment de faire passer un discours de lucidité sur nos habitudes néfastes, nos indulgences mal placées et ce qui nous attend si on ne décide pas une bonne fois de changer de direction.

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  5. Merci de partager ainsi vos réflexions. Le choix de NS en 2007 me paraissait aussi évident. Bien que déçue sur beaucoup de points, j’ai à  nouveau voté NS en 2012. Aujourd’hui, j’ai les mêmes réticences que vous et je me pose tant de questions. Béatrice

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  6. Dommage que pour votre retour du debat au sujet des interventions de JF POisson ait été aussi expeditif.
    Pour moi, ca a été une révalation. Des idées bien ancrées à droite, une tete nouvelle un programme qui tient la route.
    Pas de casseroles, pas de casiers, pas langue de bois, pas de comptes à régler…
    E

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    • @ Kevin : Je rends grâce à M. Poisson de son attitude mesurée vis-à-vis du burkini, des fichés S et de l’Etat d’urgence.
      Cependant, sur la première partie du débat, je n’ai rien entendu d’autre que « business as usual ». Surtout ne fâchons personne, rendons hommage aux syndicats etc…
      Je vous avoue que j’ai été bien surprise (ou plutôt pas du tout) quand j’ai lu le lendemain que selon la presse JF Poisson était la révélation du débat ! On a découvert sa trombine, c’est tout !

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  7. Vous n’évoquez pas du tout l’immigration, l’islamisation, la délinquance, la politique étrangère. Il n’y a pas que l’économie dans la politique. NKM est favorable à l’immigration et à la subversion des moeurs. Elle pense que ceux qui ne croient pas à la religion réchauffiste sont des « connards ».

    Elle veut une flat-tax, très bien. Ce serait favorable à son frère businessman. Si elle pouvait sortir de son petit milieu (patrons de gauche), ce serait un début.

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  8. Le seul candidat qui répond totalement à nos souhaits c’est Régis André, non plus il n’a aucune chance :
    https://laprimaire.org/candidat/723818006899
    NKM a seulement les dents longues et est prête à afficher n’importe quoi pour faire parler d’elle.
    Juppé est l’invertébré qui fera du « Chirac », c’est à dire rien. Peut-être que c’est ce que les français veulent finalement dans leur majorité : les supermarchés sont pleins et la cohésion sociale encore assez forte pour que nos quartiers socialement mixtes soit paisibles, n’en déplaise à nos Cassandre de la guerre civile en devenir !
    L’important dans cette histoire ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage…comme dirait l’autre.
    Fillon serait le moindre mal, le seul espoir.

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    • « Peut-être que c’est ce que les français veulent finalement … » souvenez-vous du « changement dans la continuité » rassurant de Giscard, de « la force tranquille » de son successeur , il faut rassurer l’électeur, le cajoler, pas lui promettre « sang sueur et larmes ! »

      Aimé par 2 people

  9. Bonjour,
    Vos articles sont toujours argumentés et j’ai quelque scrupule à réagir sur autre chose que les paroles des candidats mais tout de même…
    Dans le dernier livre de confidences faites par Président à ses amis journalistes du Monde :
    « ll (Fillon, ndlr) a dit à Jouyet : ‘mais comment ça se fait que vous ne poussiez pas la justice à en faire davantage ? » (sur N.S.)
    Demander à ses adversaires politiques d’utiliser la Justice pour empêcher celui auprès duquel il est resté cinq ans premier ministre de revenir dans la course politique, voilà qui en dit pas mal sur l’homme derrière l’homme politique…

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  10. @ Robert : « Vous n’évoquez pas… » en effet, je m’en suis tenue à l’économie. Redonnez un peu de perspective positive à tout le monde à travers un travail, une amélioration générale des conditions, une autorité régalienne de l’Etat restaurée et je suis sûre que les sujets relatifs à l’identité, la culture, seront abordés avec plus de sérénité.

    @ Tino : J’ai évoqué Régis André dans un autre article. Il est dans une primaire « citoyenne » tellement hétéroclite qu’il est difficile de l’identifier comme libéral. On a aussi Rama Yade bizarrement soutenue par le PLD, ce qui brouille complètement les messages libéraux. D’après moi, notre meilleur espoir de voir quelques évolutions en ce sens, et il n’y pas de quoi sauter au plafond, vient de la primaire de droite.

    @ Phledge @ Tino : « Peut-être que c’est ce que les français veulent finalement … » Oui, schizophrénie française, voir mon article :
    https://leblogdenathaliemp.com/2016/04/16/le-president-ca-va-mieux-non-mais-ne-changeons-rien/

    @ LibresEchanges : Je n’en sais pas plus que vous. Fillon a démenti. Mais oui, c’est un marigot, et ils sont tous dedans. Juppé a été condamné pour les emplois fictifs de la mairie de Paris. Mais il y aussi l’affaire, les affaires, de son appartement et de celui de son fils rue jacob, loués à prix d’amis et rénovés au frais du contribuable.

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  11. « Redonnez un peu de perspective positive à tout le monde à travers un travail, une amélioration générale des conditions, une autorité régalienne de l’Etat restaurée et je suis sûre que les sujets relatifs à l’identité, la culture, seront abordés avec plus de sérénité. »

    C’est l’ancien point de vue marxiste : tout ça, c’est social. Rappelez-vous les communistes qui étaient contre la guerre avec les nazis, au nom de la solidarité avec le prolétariat allemand.

    Opposer l’économique et l’identitaire n’a pas de sens. Comme si on pouvait lutter contre une guerre civile raciale à l’aide d’une (hypothétique) augmentation des salaires ! C’est comme dire : inutile de mettre les délinquants en prison, il faut leur donner des emplois.

    Au demeurant, tout montre, au contraire, que les antagonismes ethniques sont beaucoup plus fondamentaux que les problèmes économiques. L’unique PDG maghrébin en France, qui est un Oint du seigneur en tant que marchand d’armes et bourré de pognon, s’est laissé aller à une réflexion raciste qui aurait valu la prison à un Blanc, dès que Sarkozy lui a lâché la bride en le chargeant de je ne sais quelle mission sur les immigrés.

    Le réflexe tribal aura toujours priorité sur tout le reste. Il suffit de voir Obama…

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