Le cas Juppé : les promesses d’une cohabitation à lui tout seul

——>     Cet article a également été publié le jeudi 28 mai 2015 sur       icone_redacteur3

Mise  jour du dimanche 27 novembre 2016 : François Fillon a remporté la primaire de droite contre Alain Juppé avec 66,5 % des voix pour une participation au second tour d’environ 4,3 millions de votants. Les deux hommes se sont serrés la main, et Alain Juppé a appelé ses partisans à se ranger derrière le candidat désigné par la droite pour la Présidentielle de 2017. 

Mise à jour du dimanche 20 novembre 2016 : Fillon en tête de la primaire de droite ! (Voir tout le détail du premier tour de la primaire de droite ici)

Bien que largement distancé (28 % contre 44%), Juppé reste dans la course. A la peine pour sa désignation finale, il attaque Fillon avec force éléments de langage chers aux socialistes et les mêmes méthodes qui consistent à créer des polémiques bruyantes mais infondées : avec son projet de supprimer 500 000 emplois publics en cinq ans, son programme est d’une « grande brutalité sociale » et la société qu’il propose est désespérément « traditionaliste », notamment en ce qui concerne « l’égalité entre les hommes et les femme » à propos de laquelle il est prié de clarifier sa position sur l’avortement.
Disons tout de suite que François Fillon, hostile à l’avortement à titre personnel, n’a jamais envisagé de remettre en cause la loi Veil. Et disons aussi que si toute la gauche est derrière lui (Marine Le Pen comprise, qui attaque Fillon sur son programme éco), nombre de ses soutiens, passablement choqués par sa petitesse, commencent à prendre ses distance avec lui et l’appellent à élever le débat ! Pas jolie jolie, la sortie de M. Juppé.
L’article ci-dessous (de mai 2015) montre en quoi il ne fait pas le poids et méritait sur le fond d’être aussi loin derrière, malgré le coaching médiatique honteux dont il a bénéficié (et continue de bénéficier) depuis deux ans.

Mise à jour du Lundi 4 janvier 2016
: En ce début d’année 2016, Alain Juppé continue d’avoir le vent en poupe, au moins dans les sondages. Un sondage Odoxa du 2 janvier indique en effet que 74 % des Français ne veulent pas de Sarkozy ou Hollande comme candidats à la présidentielle de 2017, tandis que la candidature de Juppé est souhaitée par 56 % d’entre eux.
Curieusement, les personnes interrogées semblent aussi vouloir de nouvelles têtes en politique, ce qui colle assez mal avec Alain Juppé, septuagénaire arpentant les couloirs de la République depuis plus de quarante ans et condamné en 2004 pour les emplois fictifs de la mairie de Paris.
La suite de l’histoire racontée ci-dessous est à lire chez h16 aujourd’hui.


Le week-end de Pentecôte nous a valu une riche moisson de sondages (*) concernant tant l’exécutif que l’opposition. A propos de cette dernière, selon une étude Odoxa pour le journal Le Parisien réalisée les 22 et 23 mai, il ressort que les Français qui se déclarent prêts à participer à la primaire UMP de novembre 2016 donneraient leurs voix à parts égales à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé au premier tour (39 %) ne laissant que 12 % à Bruno Lemaire, puis 5 % à François Fillon. Au second tour, les mêmes choisiraient sans hésitation Juppé à 55 % contre 45 % pour l’ancien Président. 

Dans le détail des choix, on voit que l’avance d’Alain Juppé dépend très fortement des électeurs centristes qui se déclarent en sa faveur à 80 % tandis que Nicolas Sarkozy garde la main auprès des sympathisants UMP avec 58 %. C’est une première réserve qu’on peut exprimer quant au résultat de cette enquête : la primaire sera-t-elle ouverte au centre ou non ? Les souhaits sont partagés, et pour cause.

Odoxa poursuit son enquête en s’intéressant aux intentions de vote pour la Présidentielle de 2017 qui aura lieu dans deux ans. Au premier tour, François Hollande est éliminé au profit du candidat de la droite, que ce soit Juppé ou Sarkozy, et de la candidate du FN, Marine Le Pen.

Mais là encore, Juppé domine : il obtient 34 % contre 31 % à Marine Le Pen et 16 % à l’actuel Président de la République. Dans ce cas de figure, François Bayrou a en effet affirmé qu’il ne serait pas candidat. En revanche, en cas de candidature de Sarkozy pour l’UMP, il se présenterait et les résultats du sondage deviennent : 30 % pour le FN, 25 % pour Sarkozy, 17 % pour Hollande et  12 % pour Bayrou. Au second tour, Juppé gagne haut la main face à Marine Le Pen (67/33), tandis que Nicolas Sarkozy n’obtient « que » 59 % contre 41.

Comme, du côté de l’exécutif, les Français sont 76 % à juger que François Hollande est un mauvais Président, on pourrait vite s’imaginer que tout est plié et replié pour 2017 et qu’Alain Juppé est en piste pour la prochaine présidence. Le fait est que la presse en général ainsi que d’autres groupes d’influence tels que le Medef, cherchent à nous vendre à tour de bras du Juppé qui serait un candidat « acceptable » pour les Français, « consensuel », et même très « médiatique ».

Après avoir déclaré sur son blog en août 2014 son intention de se présenter à la primaire de son parti, on l’a vu à l’université d’été du Medef dès la fin août. Plutôt silencieux face à un ancien ambassadeur chinois qui se moquait de nos 35 heures, il est redevenu loquace pour soutenir le Pacte de responsabilité proposé par le gouvernement. L’automne venu, il s’est employé à faire le tour des grands titres de presse, dont un véritable bouquet final sous la forme d’un entretien de sept pages dans le magazine emblématique de la « République bobo » Les Inrocksqui n’hésite pas à parler de Juppémania à droite, au centre et à gauche, dans le but d’éviter autant Le Pen que Sarkozy. L’effet est tellement détonnant que certains commentateurs, comme marianne.net, en viennent même à se demander si Les Inrocks n’auraient pas fait ça dans le but inavoué de couler « Alain » dans un « flood de coolitude hyper hype. »

Cependant, les sondages ci-dessus donnent lieu à au moins deux réserves supplémentaires. Tout d’abord, le facteur temps. La primaire UMP n’aura lieu que dans dix-huit mois, et les élections présidentielles dans deux ans. Pour le gouvernement, c’est un temps très court pour aboutir ou du moins pour espérer voir se concrétiser un retournement conjoncturel annoncé régulièrement depuis 2012. Mais pour des électeurs, c’est très loin, d’autant que les élections régionales sont prévues entre temps, que tous les candidats ne sont pas déclarés et que les programmes de gouvernement sont encore très flous pour ne pas dire inexistants. Dans ces conditions, il est périlleux de tirer des conclusions définitives de réponses données aujourd’hui à une éventualité presque située à l’infini.

Surtout, les échantillons utilisés par Odoxa pour l’enquête sur la primaire sont tellement restreints qu’il y a lieu de s’interroger sur la validité des résultats. Sur un groupe représentatif de 911 personnes, seules 10 % d’entre elles ont déclaré être absolument certaines de voter lors de cette primaire. L’institut a donc dû rajouter les personnes qui pensent probable d’y aller, soit 17 %. On arrive à un échantillon de 267 personnes. On est en plein dans la « loi des petits nombres » que j’évoquais dans un article sur les biais cognitifs.

Mais sur le plan politique, il y a plus grave. Qui est Alain Juppé ? « Le meilleur d’entre nous » disait Jacques Chirac. Une manière de le couler façon Inrocks ? C’est très possible. Aussi bien comme adjoint de Chirac à la mairie de Paris que comme son premier ministre de 1995 à 1997, Alain Juppé a souffert des actions et des inactions de son mentor. En 1995, Jacques Chirac a fait campagne sur la « Fracture sociale » (copyright Emmanuel Todd) ce qui a sonné aux oreilles des Français comme une garantie de subventions, et non comme une demande d’effort de la part des catégories privilégiées. En conséquence, la réforme de la sécurité sociale engagée par Juppé s’est fracassée sur les retraites, notamment sur le projet d’harmoniser la durée des annuités du secteur public sur celle du secteur privé. Ce furent les grandes grèves de l’hiver 1995, qui trouvèrent leur épilogue dans le retrait du texte, retrait annoncé par Jacques Chirac lui-même. Mais les capacités d’Alain Juppé à agir en grand réformateur politique en ont pris un coup.

Peu de temps auparavant, Juppé avait été confronté à l’affaire du logement de son fils dans un appartement de la ville de Paris situé rue Jacob à un tarif bien en dessous du marché. Il ne fut pas poursuivi, mais sa popularité amorce alors une inexorable descente. En 1997, il est remplacé comme premier ministre par le socialiste Lionel Jospin suite à l’idée catastrophique et complètement ratée de Jacques Chirac et Dominique de Villepin de provoquer des élections législatives anticipées afin de renforcer la majorité. En 1999, il est impliqué directement dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris du temps où il y officiait. Suite à un procès en appel, il est condamné en décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité. Suit pour lui une longue traversée du désert, de laquelle il sort miraculeusement à la fois blanchi de tout et consensuel sur tout.

Comme s’il était décidé dorénavant à ne pas faire la moindre vague et à ne plus troubler le moins du monde la quiétude des Français, il a trouvé la définition qui, à la fois, rassemble, rassure et laisse espérer : « Je suis libéral, social et gaulliste » nous dit-il (comprendre le dernier qualificatif comme étatiste). Concrètement, cette attitude s’exprime dans les nombreux désaccords qu’il a avec son propre parti, et les nombreuses convergences qu’il se trouve du côté du Modem et éventuellement avec le gouvernement. A titre d’exemple, on peut citer son opposition au Ni Ni préconisé par l’UMP lors des élections législatives partielles dans le Doubs. On peut citer son constant souci d’obtenir le soutien d’une partie de la gauche. Il se positionne comme l’unique recours d’un front républicain anti FN. Le programme qu’il a commencé à ébaucher est une sorte de Loi Macron : il est question d’apporter quelques petites touches de modernisation à l’économie, sur les 35 heures et sur l’âge légal de départ à la retraite, mais sans changer les fondamentaux d’un Etat puissant et protecteur.

Dès lors, on peut dire qu’Alain Juppé s’est construit un profil de candidat présidentiel, non pas d’opposition, mais de cohabitation avec lui-même dans laquelle se retrouve douillettement un peu tout le monde : si, pour toutes sortes de raisons, vous ne voulez ni de Hollande, ni de Sarkozy ni de Marine Le Pen, votez pour la continuité politique douce que vous promet la cohabitation d’un candidat de droite, qui se dit libéral et social, avec ses propres idées gaullistes, c’est à dire étatistes.

Pour l’instant, ça plait, mais comme je le disais, 2017 est encore loin, d’autant que de son côté, et de la même façon, François Hollande s’active pour se retrouver au second tour contre la candidate du Front national. Et comme je le pense, ce n’est pas du tout ce type de politique dont notre pays a besoin. On ne peut pas espérer vivre éternellement sur des reprises conjoncturelles dont la lourdeur étatique de notre économie ne nous permet même pas de tirer parti rapidement et au mieux. La France a besoin de réformes structurelles profondes, à commencer par le recul de l’Etat dans son économie et dans la vie de ses citoyens.


(*) J’ai eu l’idée de cet article en lisant un billet de Bruno Bertez « Sondages : Effritement de Valls, Stratégie adaptée de Hollande. »


Le-professeur-Juppe-fait-la-police-dans-la-classe-UMPIllustration : Alain Juppé – Photo Paris Match © Regis Duvignau/Reuters

10 réflexions sur “Le cas Juppé : les promesses d’une cohabitation à lui tout seul

  1. Merci , cet article est passionnant, en le lisant, on a envie de connaitre la suite, la fin, comme lorsqu’on lit un roman policier. Je suis persuadé qu’il y a un créneau journalistique pour quelqu’un qui choisirait à partir de maintenant, de ne faire que cela, suivre la compétition entre les deux , sarkozy et Juppé;
    Il y aura des stratégies à décoder, à confronter, des luttes publiques et souterraines, des coups bas, etc.
    Rien que sous l’a

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  2. Suite
    Rien que sous l’aspect financement, cela vaudra son Cahuzac, son Woerth réunis.

    je ne suis pas , en général , pour le journalisme aggressif, destructeur des personnes, mais je pense que dans le cas historique présent, dominé par les mensonges, les coups bas et les alliances contre nature, on a besoin d’une certaine violence. On ne peut respecter les règles du jeu dans un monde ou tout est bafoué, de façon « soft », subreptice. En politique, quand les enjeux sont aussi importants qu’ils le sont actuellement, on ne peut toujours tendre la joue gauche.

    La mystification de la bonne conscience doit être mise à jour afin de légitimer le combat; il faut faire comprendre aux gens comment ils sont « b….s », c’est le seul moyen d’éveiller leur conscience politique.

    C’est la première étape, elle consiste à montrer la filiation historique des tendances de troisième voie, d’union derrière un chef , de sacrifice du peuple pour une idée,….faire le lien avec la grande tendance technocratique de la Cagoule , de X-Crise, des Saint-Simoniens, de l’ENA. De cette classe qui soit disant sait mieux que le peuple ce qui est bon pour lui. De cette classe qui fait alliance avec ses collègues managers pantouflards qui contrôlent les Très Grandes Entreprises et les syndicats jaunes comme la CFDT.
    La tentation de troisième voie, c’est à dire la tentation de la négation pour chaque classe sociale de son identité, est forte, mais à mon avis elle n’est pas majoritaire. C’est le vieux courant Pétainaiste, défaitiste, collaborationniste par propension pacifiste. c’est le courant héritier du RNP, le Rassemblement National Populaire;

    C’est ce courant qui est à la base de l’européisme façon Jean Monnet de sinistre mémoire et de sinistres allégeances.

    Le drame, me semble-t-il est que bien que les campagnes soient lancées tôt, on n’ y développe que des arguments de court terme, pas de vrais débats d’idées, pas de débats de principes, on est toujours sur la vague, sur le surf de l’actualité.

    Qui lancera le débat sur le diagnostic de notre situation qui est pourtant fondamental en ces temps de transition vers un ordre nouveau. Quand je dis « ordre nouveau » je pèse mes mots et je mesure les connotations historiques lourdes et sombres qui y sont associées. Qui exposera clairement la situation qui devrait orienter toute politique et donc tout choix électoral :

    -l’état de l’unité l’Europe
    -l’état des relations avec l’immense territoire à l’est, la Russie
    -la place de la France dans cet ensemble
    et ensuite l’autre niveau géopolitique
    -position face à l’Atlantisme
    -position dans les préparatifs de l’affrontement sino-americain
    Il faut que de grands comme Chevènement, comme De Villepin, Védrine etc entrent dans le débat dès maintenant.

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  3. Ah Juppé! Cet inspecteur des finances qui est parti à la retraite à 57 ans (3600€/mois cumulables avec ses indemnités d’élu) en ayant que très très peu effectivement travaillé dans son corps d’origine.
    Notons qu’il n’est pas le seul: Fabius, Hidalgo,…
    Maintenant il préconise, pour les autres bien sûr, un départ à 65 ans.

    De toutes façons au bout du compte c’est un étatiste comme tous les autres, qu’ils soient de droite ou de gauche, d’extrême droite ou gauche. En France on n’a le choix que dans l’emballage, le contenu est le même.

    PS: dans quel pays un homme condamné à une peine de 10 ans d’inéligibilité pourrait-il se présenter à une élection présidentielle et avoir une chance d’être élu? A part la France avec sa presse complaisante et ses électeurs oublieux je ne vois pas trop.

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    • Vous visez juste; Il y a des cas ou le journalisme agressif contre les personnes est justifié, voire de rigueur et ce que vous vous osez dire, de Juppé, condamné, en fait partie. Il faut oser briser la loi du silence, briser les tabous érigés par … ceux qui en profitent; tabous comme les malversations, les reniements, les vies privées scandaleuses…

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    • Je dois dire que je suis assez remontée contre Juppé, en particulier depuis que j’ai vu que relativement à sa condamnation il se positionnait en victime possible de ses « amis » alors que c’est lui qui a été condamné (déclaration aux Mardis de l’ESSEC du 20 janvier) :

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  4. Bonsoir;

    Très bon article effectivement; j’avais les éléments en tête : Face au Chinois vous auriez pu incruster la vidéo, elle est très cruelle mais révélatrice.

    Un Chinois explique l'économie aux Français from Booster France on Vimeo.

    C’est tout le paradoxe et le malheur législatif français, quoique versant dans le capitalisme de connivence typiquement socialiste j’avais trouvé Manuel Valls autrement plus courageux dans son discours de la veille.

    Au fond, et c’est le message que Cameron est en train de construire qui m’intéresse, le déficit budgétaire est passé de 10% du PIB à un peu moins de 5%, évolution spectaculaire mais dont la situation actuelle fait encore peur intrinsèquement, il semble évident que sortir la France du péril mortel qui la guette est impossible en seulement 5 ans. La prise de conscience de ce fait devrait condamner Juppé à prendre sa retraite et que son combat égocentrique, tout celui de Sarkozy, fondé sur une certaine revanche ne mènera qu’à une énième désillusion. Il faut un dirigeant capable d’inscrire son action dans la durée, bien entendu que j’aimerais que les 100 jours soient marquées par de grandes réformes de fond mais il ne faut se leurrer : Nous n’en prenons pas le chemin, on ne prépare pas l’opinion à cela et de toute manière, vu la nullité des débats et de l’évolution des mentalités (dans le bon sens mais encore trop rétive au changement) il faudrait inscrire l’agenda des réformes dans la durée. Donc dessiner un agenda et des perspectives sur 10 ans. Fillon est le seul à donner cette impression pour le moment (Objectifs à 10/20 ans).

    Bien que je méfie des sondages (je ne regarde que ceux interrogeant les français après leurs votes aux présidentielles, de loin les plus fiables et instructifs selon moi) je ne crois ni en Juppé ni en Sarkozy, la primaire de 2016 semble encore trop lointaine. Nous verrons bien.

    Cordialement

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  5. Merci pour la vidéo. L’ambassadeur chinois a beaucoup de charisme et rappelle quelques fondamentaux sur le travail. Grand moment de solitude pour Juppé.
    Le texte sur le dialogue social ne va pas arranger les choses. L’ambassadeur trouverait certainement matière à rire encore une fois.

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  6. Juppé : un vieillard, énarque, fonctionnaire depuis toujours, n’ayant aucune connaissance scientifique ou de l’entreprise, chiraquien (donc socialiste déguisé), étatiste, psychorigide, politicien de carrière depuis 40 ans (donc responsable de la situation actuelle du pays), repris de justice …. Oui exactement ce qu’il faut pour sauver la France !

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  7. Pour résumer à ma façon : les idées, le programme, les positions, les objectifs de Juppé en vue de la primaire se résumaient en un seul concept : la personnification, ou la création d’une personnalité. Mais la rencontre d’un homme et d’un peuple n’a pas fonctionné.
    Il ne s’agissait que d’une primaire à droite. Il misait tout sur la raison et le juste milieu, ce qui n’est pas très affriolant. Il comptait sur son expérience, son ancienneté, ce qui ne s’est pas avéré pertinent.
    A mon avis, Sarkozy n’a fait que des bêtises parce que sans doute, il n’y croyait pas.
    Entre autres ; n’avoir pas permis à Morano d’être candidate l’a forcé à occuper son espace maladroitement, au lieu que Morano présente, il aurait pu se consacrer à contrer Juppé puis recueillir le ralliement de la première . Quel écart entre Sarkozy et Juppé si les voix de gauche sont enlevées ?
    (Je précise que c’est juste pour l’analyse)

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