LUTTES : plus elles convergent, plus elles divaguent !

Avec l’éternel retour du mois de décembre, voici également le 25ème retour de la COP, cette conférence climat des Nations unies dont la France institutionnelle et diplomatique tire une fierté particulière puisque c’est lors de la COP21 organisée à Paris en 2015 que fut adopté le fameux objectif de limiter la hausse de la température mondiale depuis l’ère préindustrielle à 1,5 °C. Et avec le retour de la COP, il eut été très étonnant de ne pas assister au fracassant retour médiatique de Greta Thunberg.

Eh bien, bingo !

Non seulement la jeune activiste du climat est bien présente. Non seulement elle nous débite pour la millième fois son discours sur la criminelle inaction climatique des gouvernants :

« World leaders (…) say that they have heard us. They say that they agree with our demand for urgent action to tackle the climate crisis. But they do nothing. »
Les dirigeants mondiaux disent qu’ils nous ont entendus, ils disent qu’ils partagent notre exigence d’action urgente pour répondre à la crise climatique. Mais ils ne font rien.

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Non seulement elle a trouvé dans cette absence d’action concrète des gouvernements une riposte à opposer à ceux qui lui font remarquer qu’à son âge, l’avenir se prépare peut-être plus à l’école qu’en grève scolaire pour le climat :

« Striking is not a choice we relish ; we do it because we see no other options. »
Faire grève ne nous fait pas plaisir, mais nous le faisons parce que nous ne voyons pas d’autres options.

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Et non seulement elle prend bien soin de nous expliquer qu’elle n’exprime pas une opinion personnelle mais qu’elle se contente de se faire le relais scrupuleux de « scientifiques qui sonnent l’alarme ».

Mais elle est arrivée à la COP25 de Madrid précédée d’une tribune (d’où viennent les citations ci-dessus) qu’elle a co-signée et dans laquelle nous apprenons – tiens, tiens – que « la crise climatique n’est pas qu’une question d’environnement » :

« It is a crisis of human rights, of justice, and of political will. Colonial, racist, and patriarchal systems of oppression have created and fueled it. We need to dismantle them all. »
C’est une crise des droits humains, de la justice et de la volonté politique. Les systèmes d’oppression patriarcaux, coloniaux et racistes l’ont créée puis alimentée. Nous devons tous les démanteler.

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Ne vous bercez pas d’illusions. Quand Greta Thunberg parle de système patriarcal, elle ne pense évidemment pas à l’Arabie saoudite où les femmes doivent obtenir l’assentiment d’un père, d’un frère ou d’un mari pour avoir le droit de faire les choses les plus anodines.

Et quand elle parle de système raciste, elle n’a nullement en tête la Chine et sa façon musclée de mettre au pas les Tibétains ou les Ouïghours. Sans compter que la Chine est de loin le premier émetteur de CO2 de la planète. S’il y a quelqu’un que Greta Thunberg devrait démarcher assidument, c’est bien Xi Jinping. Mais apparemment, c’est soudain sans importance.

C’est sans importance, car finalement, ce n’est pas la science, le GIEC ou le CO2 qui importent, même si ce sont des arguments utilement instrumentalisables pour répondre aux questionnements inquiets d’une opinion publique travaillée au corps sur le climat et l’environnement depuis les premières suggestions autoritaires du Club de Rome (1972).

Non, ce qui compte, c’est l’agenda anticapitaliste qui, de marches pour le climat en manifestations à caractère plus social, ne ménage pas sa peine pour se déployer au sein des sociétés occidentales. Ayant essuyé quelques déboires en habits rouges, il avance maintenant en habits verts et va même jusqu’à prendre l’allure d’une frêle – donc innocente, donc authentique – jeune fille de 16 ans à laquelle s’identifient avec enthousiasme des millions de jeunes en quête de sens, de nouveaux combats ou de nouvelles frontières.

Ce n ‘est pas une surprise. Greta elle-même avait annoncé la couleur il y a un an, dès sa première apparition publique d’importance à la COP24 de Katowice en Pologne (vidéo, 03′ 46) :

« Notre civilisation est sacrifiée pour permettre à une petite poignée de gens de continuer à gagner des sommes d’argent énormes. Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe de quelques-uns. »

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On comprend vite qu’elle ne parle pas climat mais anticapitalisme primaire, le climat n’étant plus qu’un prétexte dans un combat totalement politisé. La lutte contre le réchauffement climatique est transformée en « justice climatique » et passe par la mise en accusation des « riches » – encore eux. Un discours typiquement gauchiste qui, déjà, n’a rien à voir avec la science du climat mais toutes les apparences de l’idéologie des lendemains qui chantent socialistes.

Il y a cependant une nouveauté. Elle réside dans le fait que Greta Thunberg nous donne aujourd’hui sa liste précise des luttes qui se doivent de converger à l’abri du parapluie climatique pour mieux terrasser le capitalisme. Ainsi, l’antiracisme, la mise en accusation coloniale(*) et le féminisme deviennent autant de vecteurs possibles de l’action politique d’extrême-gauche qui ont tout intérêt à s’entendre.

   

Acte 17 des Gilets jaunes 9 mars 2019        Marche pour le Climat 21/09/19

 

Slogans des manifestations du 5 déc. 2019 contre la réforme des retraites

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Tout ceci rejoint en beauté les objectifs politiques d’Emma, la dessinatrice proche du NPA et du syndicat Solidaires dont je vous ai parlé récemment car elle est l’auteur d’une BD contre la réforme des retraites qui a beaucoup tourné dans les cercles anticapitalistes. Militante des « idées féministes et révolutionnaires » et remontée comme Greta contre l’inaction climatique des États, son grand truc, c’est de :

« Faire péter le patriarcat en même temps que le capitalisme. »

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Tout ceci tombe à pic pour emballer encore plus les jeunes Parisiens en grève scolaire pour le climat qui défilaient déjà à l’ombre du slogan « Détruisons le patriarcat, pas le climat » à l’occasion de la journée de la femme du 8 mars 2019 ainsi que les Gilets jaunes et les sympathisants de la France insoumise qui firent de même lors de leur acte 17 du lendemain.

Et puisqu’on parle de la France insoumise, tout ceci rejoint également à merveille les élucubrations de son député vedette Adrien Quatennens contre la réforme des retraites. Pour lui, le déficit des régimes de retraite que le gouvernement agite sous le nez des Français pour mieux faire passer sa réforme ultra-libérale est « une construction politique ». En réalité, de l’argent pour rééquilibrer les comptes, il y en a à profusion :

« Il est temps d’en finir avec les inégalités persistantes entre les salaires des femmes et des hommes. Elles sont de l’ordre de 20%. Mettre fin à cette inégalité, ce sont des cotisations en plus pour financer les retraites à court terme. »

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Voilà où mène le patriarcat triomphant : à la misère sociale des retraités !

L’exactitude du chiffre de 20 % n’a évidemment aucune importance. Or il est faux. À travail égal et à compétence égale, l’écart H/F observé en France est de 9 % et résulte des choix personnelles des femmes dans l’existence, pas d’une quelconque volonté machiste. Quant aux effets économiques désastreux d’une hausse brutale de salaire sur le pouvoir d’achat et/ou le chômage, un politicien aussi imbu de justice sociale et de solidarité qu’Adrien Quatennens s’en fiche complètement.

Bref, plus les luttes convergent, plus elles se mettent à divaguer et plus elles se mettent à mouliner de l’absurde et du mensonge. Plus grave, plus les luttes convergent, plus elles se sentent en position de force et plus elles montrent leur visage violent et autoritaire.

Il n’est que de penser à l’action des activistes du mouvement écologiste Extinction Rébellion lors de la journée de grève du 5 décembre dernier : ils ont détruit quelques 3 600 trottinettes en libre-service afin de manifester leur opposition à des produits trop « énergivores » (l’aspect écolo) mais surtout « briseurs de grève » (la convergence syndicale).

Autrement dit, pour nos amoureux de la nature, des petits oiseaux et des ours blancs, il est simplement hors de question que quiconque trouve un moyen d’échapper aux blocages des grévistes ; c’est la grève, point, et tout le monde doit s’y plier. Seul l’ordre social voulu par Extinction Rébellion doit s’imposer, y compris de force. L’individu, nié dans ses choix, ses préférences et ses capacités de réflexion, se retrouve éternellement assigné à résidence physique, intellectuelle et morale derrière de nouveaux murs de Berlin.

Je serais une jeune étudiante en grève pour le climat, que je commencerais à me dire qu’il y a urgence à réfléchir à tout cela…


(*) Note complémentaire du 10 décembre 2019 : Dans cet ordre d’idée, le scandale sanitaire du chlordécone, qui affecte uniquement la partie Antilles de la France, est analysé comme un exemple emblématique du fait que la « domination coloniale » a eu et continue à avoir un impact destructeur sur l’environnement et le climat.


Illustration de couverture : Greta Thunberg à la COP25 de Madrid le 6 décembre 2019. Photo El Periódico.

22 réflexions sur “LUTTES : plus elles convergent, plus elles divaguent !

  1. Oui, réfléchir est important, mais cela semble bien difficile en France.
    À mon avis, c’est la peur qui domine en France.
    Peur millénariste de la Nature outragée qui va se venger peur de la mondialisation qui pèserait sur nos retraites, peur de l’étranger qui viendrait saper notre pays.
    Et toutes ces peurs sont antinomiques !
    Les gens se tournent vers la décroissance mais veulent une retraite par répartition avantageuse, ils ne veulent plus faire d’enfants mais refusent l’immigration, etc…
    Forcément, ça coince quelque part.

  2. Je passerai sur Greta que je considère comme une des meilleures arnaques du siècle, et je comprends vos réticences à l’égard d’Adrien Quattenens. Pourtant lorsqu’au cours de mes pérégrinations sur Internet, je tombe sur ce genre d’article qui ne semble pas être issu de la France Insoumise, j’avoue que ma perplexité est entière :

    https://www.businessbourse.com/2019/12/08/retraites-macron-a-invite-larry-fink-pdg-du-fonds-speculatif-americain-blackrock-dans-des-entretiens-a-huis-clos/

  3. Tout à fait d’accord avec le titre.
    Faudrait peut-être rappeler à la mémoire de certains l’histoire d’Orwell sur la ferme des animaux.
    Ils y verraient des « identités remarquables » incroyable ou encore le principe des « fonctions » (comme en math).
    De nos jours, nous vivons dans l’empire de la croyance (Saint-Thomas, mais en mode « négatif » [photo inversée]).
    La connexion permanente permise par le « web » a tout bouleversé.
    L’idée d’une vérité à atteindre comme un « Graal » s’est effondrée…
    Ou plus exactement, chaque seconde de connexion engendre une vérité à dévoiler.
    En exemple de mes propos, je ferais bien le parallèle avec le fameux « I want to believe » (je veux croire) de Fox Mulder, qui en est le parfait exemple.
    Ce n’est pas en proclamant : « la vérité est ailleurs » (dans le générique) que les producteurs de X-files avait raison mais en laissant la possibilité pour chacun, de n’être plus seul à croire, à ce que l’on croit.
    Tout le monde, désormais, veut croire, et le « net » (réseau) charrie à chaque seconde les croyances de chacun, essayant de les imposer, à tous en détruisant celles des autres.
    Il ne s’agit plus, comme avant, de voir pour croire mais de croire pour voir.
    Internet donne la réponse, et permet à la croyance de chacun de trouver une trace visible de cette foi qui agit au mieux comme une preuve, au pire comme une révélation.
    L’ensemble de l’information est certes présente de façon horizontale, mais chaque requête d’un utilisateur la réorganise de façon verticale.
    Le problème, c’est que cette réorganisation est opérée par un tout petit nombre d’acteurs, moteur de recherche, réseau social, où agrégateur.
    3 biais cognitifs ont été distingués par Gérald Bronner (sociologue) :
    1 – Le biais de la confirmation permis par les moteurs de recherches. On finit toujours par trouver ce que l’on recherche.
    2 – Le biais de représentativité qui se nourrit des moteurs de recherche et des réseaux sociaux, avec des algorithmes qui ne travaillent que sur des « objets » uniques. (Pour résumer, c’est de faire d’un exemple, une vérité universelle… Ex le plus connu : Théorie de l’équilibre)
    3 – Le biais de simple exposition, qui lui, nourrit les réseaux sociaux. Il postule que la répétition finit par octroyer une présence du contenu répété dans l’espace mental de ceux qui y sont exposés. (Pour résumer, c’est du bourrage de crâne. Il nous pousse à accorder plus d’importance à ce que nous voyons 100 fois qu’à ce que nous ne voyons qu’une seule fois).
    C’est sur ces principes que ce base les croissances artificielle.
    Chacun peut s’exprimer de façon identique mais ne pourra pas exercer cette possibilité de façon égale, produisant une asymétrie en faveur des plus déterminés et des plus actifs.
    On peut aussi voir ce phénomène comme le passage du stade évolutionnel « orange » au stade « vert » (évoqué par Frederic Laloux dans Reinventing Organizations) : Stade de la réussite vers le stade du pluralisme…
    Ou encore comme la résultante des 3 grandes transformations :
    1 – Le contrat social
    2 – La sécularisation de la morale
    3 – La société comme communauté
    Ce qui fait de nous des des individus sociaux… à la fois auteur et produit de la dite société.

  4. Je trouve abominable toutes ces attaques contre cette gamine. Peut importe ce qu’elle véhicule, elle a réussi à réveiller quelques climato-sceptiques.
    Je n’ai aucun respect pour ces écrits. Parce que finalement, ceux qui critiquent, que font-ils au juste ?

      • Transgenre, c’est le nouveau truc à la mode, reflet d’une quête (désespérée) d’identité. C’est l’arbre qui cache la véritable souffrance.
        Bon, la grève pour le climat, c’est étrange comme procédé mais attaquer cette jeune fille est honteux.
        Ensuite, comme je l’ai écrit dans mon autre commentaire, la vie est effectivement en danger et l’humain semble vouloir ignorer que sa technologie ne va pas l’aider.

      • @ Annawenn
        « attaquer cette jeune fille est honteux » : Remarquez que je ne l’attaque nullement. Je me contente de participer au débat contradictoire qu’elle a elle-même lancé en prenant la parole dans tous les lieux de pouvoirs. J’imagine que c’est encore possible ?

    • Ils rétablissent la vérité. Et la justice.

      Mais peut-être que ces notions n’ont aucune importance pour vous ?

      Quant à cette « gamine » (qui n’est pas seule, il y a toute une organisation derrière elle, à commencer par ses parents), c’est elle qui attaque tout le monde et notre civilisation.

      Nous ne devrions pas nous défendre, peut-être ? Sous prétexte que des pervers ont choisi une adolescente mentalement perturbée pour diffuser leurs thèses criminelles ?

      Au demeurant, si le socialisme suédois servait à quelque chose, il aurait déjà empêché les parents de Greta Thunberg de mettre gravement en danger sa santé mentale. Qu’arrivera-t-il à cette jeune fille, qui avait déjà de graves difficultés dans la vie, lorsque tout ce cirque s’arrêtera, lorsque les médias cesseront de lui tendre leurs micros, lorsqu’elle s’apercevra qu’il ne suffit pas de dire : je suis vertueuse et je hais les méchants, pour gagner son pain quotidien ?

      • La vérité et la justice ? Le problème c’est qu’il n’y a pas de vérité absolue et que la justice est une notion philosophique aléatoire.
        Je travaille dans une unité de recherche (éco éthologie et cognition comparée), et ce qui est certain c’est que la vie est en danger.
        Le déni peut il être considéré comme criminel ?

      • Vous travaillez dans une unité de recherche ? Cela ne vous empêche pas d’être bien ignorante. Rien que le nom sent sa pipologie à cent mètres : « éco-éthologie et cognition comparée », qu’est-ce qu’il ne faut pas bricoler comme fausse science, pour verser de l’argent public à des gens inemployables par ailleurs !

        Si vous étiez véritablement le savant que vous prétendez être, vous ne commenceriez pas par dire une chose (« il n’y a pas de vérité absolue ») pour aussitôt la contredire une phrase plus loin (« ce qui est certain, c’est que la vie est en danger »).

        Vous n’utiliseriez pas, non plus, des phrase aussi vides de sens : la vie est en danger, ça ne veut strictement rien dire.

        Allez regarder des films d’horreur, si vous avez tellement envie que ça de vous faire peur, et laissez les honnêtes gens tranquilles.

      • Robert Marchenoir : Je ne touche pas d’argent public puisque cette unité n’est pas en France…… je ne vous permets pas de m’insulter uniquement parce que je n’adhère pas à vos écrits. Je pense que vous avez peur….. et sur les termes que vous ne comprenez pas, ouvrez un livre honnête. Se cacher derrière un écran pour insulter quelqu’un n’est pas du tout honnête.

      • @ Annawen

        Je ne vous ai pas insultée. Contrairement à ce que pensent un niombre croissant de gauchistes ultra-sensibles (mais vindicatifs) dans votre genre, dire à quelqu’un qu’il est ignorant n’est pas une insulte. En l’occurrence, c’est une constatation.

        Puisque, visiblement, vous avez quelques lacunes en matière de langue française, ceci aurait été une insulte :

        – Si je vous avais accusée d’être une prostituée ;
        – Si j’avais accusé votre mère d’être une prostituée ;
        – Si je vous avais accusée de sentir des pieds ;

        Et ainsi de suite. Vous comprenez la différence ?

        En revanche, vous, vous débarquez sur un blog auquel vous n’avez jamais contribué, et c’est pour aussitôt vous livrer à des attaques personnelles :

        « Je n’ai aucun respect pour ces écrits. Parce que finalement, ceux qui critiquent, que font-ils au juste ? »

        Donc, vous n’avez aucun respect pour l’auteur et les commentateurs de ce blog, mais vous prétendez être insultée dès lors qu’on contredit vos assertions fantaisistes et moralisatrices.

        En bon français, vous êtes un peu culottée.

        Vous l’êtes d’autant plus que vous prétendez être une scientifique, que vous en tirez parti pour brandir l’argument d’autorité (ce qui prouve, à soi seul, que vous n’êtes pas une scientifique), et que simultanément, vous nous balancez un lien (erroné, dites-vous, mais faisant visiblement partie de vos lectures) vers le site d’une « Alliance magique », faisant la publicité de « Mon almanach païen », lequel se revendique de l’astrologie ; site qui vend également un « Grimoire de magie verte » et un « Traité élémentaire d’occultisme et d’astrologie ».

        Heureusement que vous « travaillez dans une unité de recherche » ! On voit le genre de « recherches » qui conduisent à l’escroquerie écologiste et à la religion « climatique » !

    • « Je trouve abominable toutes ces attaques contre cette gamine ». Comme elle se pose en censeur universel distribuant les bons et – surtout – les mauvais points, elle s’expose à un choc en retour.
      En fait, il n’y a que deux attitudes : sourire avec ironie devant tant de suffisance ou lui rentrer dans le chou pour la remettre à sa place.
      Dans le contexte actuel ou les donneurs de leçon finissent pas réussir à imposer des vexations en tout genre, il devient dangereux de les laisser parler sans réagir. Il est donc nécessaire d’accepter l’affrontement qu’elle a elle-même suscité, et tant pis pour elle si elle le vit mal.

  5. Bravo pour tous vos articles qui sont à la fois argumentés, pertinents et tellement bienfaisants dans cette époque où le délire tente de s’instituer en mode de pensée. Je ne poste pas de commentaires à chaque fois, n’ayant souvent rien d’autres à apporter que des éloges, mais je suis toujours admiratif de la manière pointue et sans concession avec laquelle vous rendez compte de la situation. Un grand merci !

  6. « le luxe de quelques-uns », Greta fait partie des quelques-uns des enfants archi gâtés et ignorants qui se paient le luxe de na pas aller à l’école. Je connais des gamines de son âge qui ont la niaque pour suivre leurs études car elles savent que c’est le seul moyen pour sortir de leur condition à peu près misérable, en tout cas très précaire et gagner leur liberté de future femme (c’est-à-dire échapper à la lessive du futur mari imposé, au ruisseau).

    relais scrupuleux de « scientifiques qui sonnent l’alarme », ben non car il y a nombre de scientifiques qui sont plutôt sceptiques voire carrément gavés d’entendre des affirmations non vérifiées scientifiquement. Donc Greta ignore même qu’elle n’est pas scrupuleuse.

    Néanmoins, il semble que nos gouvernants commencent à atterrir ou qu’un retour aux réalités économiques se fasse peut-être.

    La commission d’enquête parlementaire sur la politique énergétique française, présidée par le député Julien Aubert, vient de rendre son rapport.
    http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1990-a18.asp
    Gabegie de milliards par des marchés (subventions déguisées) avec des appels d’offres qui frisent les ententes crapuleuses pour au final des résultats qui sont loin d’être à la hauteur des objectifs, et des solutions encore inexistantes au stockage d’ampleur de l’électricité à des conditions économiques valables et peu d’investissements en R&D sur le pb finalement.

    Et dans sa récente résolution 59, le Parlement européen :
    estime que le nucléaire peut jouer un rôle dans la réalisation des objectifs climatiques car il n’émet pas de gaz à effet de serre et peut également assurer une part significative de la production d’électricité en Europe ;
    estime néanmoins qu’en raison des déchets produits, cette énergie nécessite une stratégie à moyen et long terme prenant en compte les avancées technologiques (laser, fusion, etc.) visant à améliorer la durabilité de l’ensemble du secteur ».

    On va peut-être arrêter les folies…laissons brailler les hystériques.

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