Le climat ou le nouvel enjeu de la tentation autoritaire

La semaine est très climatique : Emmanuel Macron préside aujourd’hui au Kenya la 3ème édition de son « One Planet Summit » tandis que lycéens et étudiants rejoints par de nombreux syndicats de gauche seront demain en grève scolaire pour le climat à l’initiative de la nouvelle figure médiatique de la lutte climatique, la jeune suédoise Greta Thunberg. Malheureusement, là où il serait bon de laisser la toute récente science du climat gagner en maturité, on voit au contraire que le climat est devenu le nouveau terrain de jeu de la tentation autoritaire.

L’information n’a pas pu vous échapper : la planète est en danger, le climat est en danger, les papillons et les abeilles sont en danger, l’humanité court à sa perte, la fin du monde est proche, jamais l’humanité n’a été confrontée à un risque de cette ampleur, il faut absolument sauver ce qui peut encore l’être, on ne peut plus attendre, il y a urgence, il n’y a plus une minute à perdre, l’avenir de la planète et l’avenir de la vie sont en jeu !

Ce discours typiquement catastrophiste, mélange d’inquiétudes sur l’épuisement des ressources et sur le réchauffement climatique anthropique qui va tous nous engloutir dans les eaux impétueuses des océans ou la fournaise accablante de terres en désertification croissante, on nous le sert depuis près de 50 ans.

Dans son célèbre rapport de 1972 intitulé The Limits To Growth, le Club de Rome voyait déjà le système économique mondial aller au désastre en 2030 si rien n’était fait au plus vite pour mettre un terme à l’épuisement des ressources naturelles provoqué par les coups conjugués des croissances démographique et économique débridées.

Quant à faire quelque chose, il n’était question que d’en passer par un contrôle drastique de nos vies : limitation des naissances à deux enfants par famille, taxation de l’industrie pour limiter la production et redistribution des richesses à chacun selon ses besoins. Bref, du planisme et de l’autoritarisme.

En 2012, une petite mise à jour des projections de 1972 conduisait le Club de Rome au même résultat : le système de production capitaliste s’effondrera en 2030, certains « experts » parlant même de 2020.

Nous sommes en 2019, je vous laisse juges de la pertinence de ces analyses – sachant que les populations souffrant de sous-nutrition sont passées sous la barre des 800 millions de personnes quand la population mondiale grimpait à 7 milliards ; sachant qu’il n’existe aucune inquiétude sérieuse à avoir sur l’épuisement à moyen terme des ressources naturelles ; et sachant que les projections démographiques actuelles font toutes état d’une baisse de la fécondité qui va entraîner à plus ou moins brève échéance une baisse de la population mondiale.

En fait d’effondrement, on a plutôt assisté à la chute du monde riant de la planification communiste tandis que le monde capitaliste faisait et continue à faire de son mieux pour adapter ses processus industriels et ses produits aux exigences environnementales croissantes des opinions publiques. Sans compter que partout où le mode de production capitaliste est suffisamment appliqué, il a l’incommensurable audace d’augmenter l’espérance de vie et le niveau de richesse.

Mais la catastrophite aigüe n’en a pas disparu pour autant, bien au contraire. Focalisée sur le climat depuis le Protocole de Kyoto de 1997 qui fixa les premiers objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2 principalement), elle permet aux tentations autoritaires nichées au coeur de l’écologie radicale depuis le premier rapport du Club de Rome de rebondir de plus belle.

C’est ainsi qu’en août dernier, l’astrophysicien français Aurélien Barreau accédait à la notoriété mondiale en lançant un Appel face à la fin du monde. Oui, vous avez bien lu, la fin du monde :

« Il n’est plus possible de le contester : le monde se meurt. La catastrophe en cours est immense. Peut-être sans précédent dans l’histoire universelle. (…) Beaucoup d’humains – probablement une majorité, voire la totalité – vont souffrir et peut-être mourir. Les individus animaux vont mourir par dizaines de milliers de milliards. (…) Au rythme actuel, dans quelques décennies, nous aurons presque tout saccagé. Nous aurons commis un crime contre l’avenir. » etc. etc.

L’apocalypse puissance mille, autrement dit, et c’est aujourd’hui, sous nos yeux, à nos portes, dans nos champs et dans nos villes que ça se passe : silence, on tue.

Tremblez, pleurez, lamentez-vous tant que vous voulez, humains trop lâches pour résister aux injonctions de la consommation capitaliste sans limite ni vergogne, mais il n’existe qu’un seul chemin de rédemption : renoncez à votre petit confort apparent et « exigez du pouvoir politique qu’il impose le nécessaire » !

Ce qui est bien avec les solutions autoritaires, c’est que même si tout est mis en oeuvre pour nous faire comprendre qu’on nage en pleine horreur écologique et climatique, il n’est finalement jamais trop tard pour se soumettre. Tant il est vrai que ce qui compte n’est pas la réalité, mais le sentiment d’urgence profondément inoculé en nous à force d’activisme et d’appels de ce type qui pourraient enfin nous pousser à renoncer volontairement à notre mode de vie libéral et à nous placer docilement sous la contrainte tyrannique du prétendu impératif climatique.

Si l’on reste attaché à la notion de réalité et à l’analyse des faits, disons qu’on observe un (tranquille) réchauffement de la planète ainsi qu’un accroissement du taux de CO2 dans l’atmosphère. Mais c’est tout, ajouterais-je, au risque de choquer peut-être certains lecteurs sensibles.

Le reste, l’apocalypse annoncée, la disparition des ours polaires, la montée vertigineuse des océans, la disparition de la banquise, les exodes massifs pour cause de sécheresse, l’accélération des événements climatiques extrêmes – tout ceci n’existe que dans les obsessions des écologistes de combat et dans des projections dont les données plus affolantes les unes que les autres ne sont jamais vérifiées a posteriori dans les faits (voir graphique ci-dessus).

Contrairement à ce qu’affirme Aurélien Barreau, on n’a jamais vu de réfugié du réchauffement climatique. On n’a jamais vu de mort ou de malade non plus. Des morts et des blessés dans des tremblements de terre ou des ouragans, oui, et sans doute plus qu’autrefois car la population mondiale a augmenté et elle tend à se montrer moins vigilante dans ses implantations. Mais des victimes du réchauffement, non.

Autrement dit, le réchauffement climatique a accédé politiquement au statut de première externalité négative du développement économique capitaliste alors qu’on n’a jamais vu la moindre matérialisation effective de ses dommages. Mais grâce à une pression politique et médiatique intense, tout le monde répète en boucle avec un air pénétré qu’il faut sauver la planète.

Aussi, quand Aurélien Barreau nous sort son catastrophisme par paquet de douze et appelle à une forme de dictature du bien autoproclamé pour sauver l’humanité, il est immédiatement suivi sans sourciller par Juliette Binoche et une ribambelle de belles âmes hautement conscientisées.

Il est immédiatement suivi par le think tank Novethic, entité étatique dépendant de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui se faisait récemment l’écho des mesures aussi ahurissantes que contraignantes qu’il faudrait mettre en oeuvre pour limiter à 1,5° C (objectif de la COP21) la hausse de la température globale depuis l’ère pré-industrielle (voir ci-contre, cliquer pour agrandir).

On croit rêver en lisant qu’il faudrait interdire dès maintenant la vente de véhicules neufs pour un usage particulier, que les constructions neuves devraient être exclusivement de l’habitat collectif avec une surface maximum de 30 m2 par habitant, que les vols hors Europe non justifiés devraient être interdits à partir de 2020 ou que les vêtements neufs mis sur le marché devraient être limités à 1kg par personne et par an.

Des préconisations à vous donner la chair de poule, mais qui représentent cependant la mesure concrète du dirigisme ultra-autoritaire que nos activistes les plus divers exigent des Etats dans tous les domaines de notre vie « pour sauver la planète ».

Le cabinet qui a pondu ce programme reconnaît qu’il est « peu réaliste » mais d’ajouter ensuite :

« C’est une véritable économie de guerre qu’il faut mettre en place, une économie de rationnement, d’efforts intenses qui nous sort de notre monde de confort. »

Que comprendre sinon qu’il faudra en passer par le despotisme – on n’ose dire éclairé – de l’écologisme radical ? Comme le dit Aurélien Barreau à la fin de sa propre tribune, ce qui compte, c’est de multiplier les appels pour qu’ils finissent par envahir l’espace.

L’espace… et les esprits. Ce n’est pas écrit mais c’est bruyamment sous-entendu, et c’est en passe de fonctionner. La mobilisation des lycéens, la mobilisation de Greta Thunberg en témoignent tristement.

Greta Thunberg a 16 ans et souffre du syndrome d’Asperger, c’est-à-dire une forme d’autisme qui altère ses capacités sociales. Suite à une dépression nerveuse sévère, elle développe des angoisses à propos du changement climatique, devient végétalienne, ne prend plus l’avion et réussit à convaincre ses parents de la suivre dans cette voie.

Depuis août 2018, elle passe ses vendredis assise devant le Parlement suédois avec un panneau orné du slogan « grève scolaire pour le climat » afin d’obliger son gouvernement à mettre en oeuvre les mesures (du type Novethic, forcément) qui permettront de réduire les émissions de CO2 conformément aux accords de la COP21.

Rapidement repérée par les mouvements écolos qui n’ont décidément aucun scrupule à instrumentaliser une jeune fille mineure et, qui plus est, fragile, elle intervient notamment lors de la COP24 qui s’est tenue en Pologne en décembre dernier.

On comprend vite qu’elle ne parle pas climat mais anti-capitalisme primaire, le climat n’étant plus qu’un prétexte dans un combat totalement politisé. La lutte contre le réchauffement climatique est transformée en « justice climatique » et passe par la mise en accusation des « riches » – encore eux. Un discours typiquement gauchiste qui n’a plus rien à voir avec la science du climat mais toutes les apparences de l’idéologie des lendemains qui chantent socialistes (vidéo, 03′ 46″) :

« Notre civilisation est sacrifiée pour permettre à une petite poignée de gens de continuer à gagner des sommes d’argent énormes. Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe de quelques-uns. »

Dès demain, nos lycéens consciencieusement effrayés par l’épouvantable futur qui leur est décrit à longueur de médias – « la planète court à sa fin », « je ne veux plus avoir d’enfants », etc. –  seront donc en grève scolaire pour le climat. Il n’est guère rassurant de voir les secrétaires d’Etat Emmanuelle Wargon (écologie) et Gabriel Attal (éducation) entrer complaisamment dans leur jeu. Faut-il s’attendre à de nouvelles mesures coercitives, à de nouveaux impôts, au retour de la taxe carbone, le tout gentiment emballé dans les terreurs fort opportunes des jeunes générations ?

La transition écologique qui consiste à transformer étatiquement, idéologiquement et obligatoirement la société au lieu de la laisser évoluer au rythme naturel de la science et de technologies mises en concurrence est déjà bien engagée par le gouvernement à coups de taxes, interdictions et subventions, et on ne voit pas ce qu’il pourrait faire dorénavant sans porter une atteinte considérable aux libertés individuelles déjà passablement écornées dans ce pays.


Illustration de couverture : Greta Thunberg, jeune activiste écologiste suédoise, délivre un message d’alarme climatique lors de la COP24 de Katowice, Pologne, en décembre 2018. Vidéo Brut.

46 réflexions sur “Le climat ou le nouvel enjeu de la tentation autoritaire

  1. Oui, l’apocalypse est pour demain, mais pas à cause du réchauffement climatique. Le pire est encore à venir car ce sont les « capitalistes » eux-mêmes qui financent toutes ces dérives totalitaires. On serait très intéressé par un exposé sur les flux financiers de toute cette immense escroquerie. La loi sur les « infox » ne s’applique pas bien sûr aux informations sur le climat… Si on faisait payer une grosse amende à chaque fois qu’un média fait référence au réchauffement climatique qui est loin d’être démontré dans les faits, cela remplacerait avantageusement certaines taxes.
    Pour ce qui est de l’observation: le passage du Nord Ouest au nord du Canada est resté glacé cet été, on peut présumer qu’il en sera de même cet été avec le froid de canard actuel en Amérique du nord. Mon jasmin d’hiver est encore fleuri, mais c’est qu’ il attend par sagesse végétale le gel de la semaine prochaine. La grande barrière de corail retrouve ses couleurs autour de la Nouvelle Calédonie après une attaque virale. Les africains qui arrivent sont certainement attirés par la neige qui couvre très largement nos massifs . La biodiversité ne se porte pas si mal; même les rats prolifèrent à Paris.
    J’ai grâce à NP compris pourquoi, comme notre président, cette « gamine » avait un visage aussi énigmatique.
    Comment en est-on arrivés là ?

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  2. Le climat terrestre n’est pas un sujet d’étude sérieux pour les scientifiques. Trop de paramètres…un million peut-être, une grosse machine encore plus compliquée qu’un Boeing 737 MAX …euh !

    Et puis les médiatiques et les politiciens sont sur le coup, alors !

    La véritable question c’est le NOMBRE, relativement à la finitude de la planète…euh ! On en reparle !

    Euh !

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  3. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on n’a plus besoin d’acheter de romans de science-fiction, d’aller au cinéma, etc. La réalité est largement plus fantasmatique que la fiction. Entre les délires obscurantistes de l’astrophysicien néo-hippie, l’imagination fasciste des « progressistes » de Novethic, et l’autre petite pétasse poussée sur le devant de la scène par ses parents pour nous expliquer que la fin du monde est proche, nous vivons dans un film, un jeu vidéo.

    Même un responsable syndical de la police est obligé de faire remarquer à ses jeunes collègues « qu’ils ne sont pas dans un jeu vidéo », que les armes, ça tue, et que lorsqu’on oublie de faire la distinction entre la réalité et la fiction, eh bien, il y a mort d’homme.

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/11/01016-20190311ARTFIG00032-une-policiere-tuee-par-un-collegue-a-paris.php

    Je n’ai pas eu le courage de regarder l’autre, euh, Suédoise nous faire la leçon du haut de ses seize ans, mais rien que sa tronche donnerait envie de trucider des baleines et de passer le permis poids lourd pour faire brûler du diesel.

    Je pensais naïvement que c’était un cas supplémentaire de parents énamourés par leurs petits prodiges, qui assouvissent leurs instincts par leur intermédiaire en saccageant leur enfance, mais j’apprends que la gamine est autiste. Donc en plus, ils exploitent une handicapée mentale. Et en plus, nous sommes dirigés par des enfants fous.

    Après, on va se moquer du Moyen Age et prendre de haut les superstitions ridicules de nos ancêtres…

    Quant au torchon de Novethic, il est tellement extrémiste que ce ne peut être qu’une blague, alliée à une provocation. Hahaha, on va leur dire que… nan, ça passera jamais, pas cap’… ben tiens, regarde, et j’en rajoute une couche, en plus…

    Le fait que tout ça soit financé par la Caisse des popos et concons montre qu’il s’agit bien d’une stratégie : on va expliquer aux imbéciles de contribuables ce qu’on pourrait leur mettre sur le dos si on voulait, histoire de bien leur faire peur, et puis ils nous remercieront quand on leur imposera seulement la moitié du truc.

    Et en plus, c’est eux qui nous payent pour qu’on leur raconte ces salades ! Le job en or ! Tu me payes pour que je t’humilies et que je me foute de ta gueule, et au final, tu vas encore repasser à la caisse ! Après, on s’étonne que les ponctionnaires s’accrochent comme des moules à leur rocher…

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    • Le torchon de Novéthic relève de la technique de manipulation nommée « La porte au nez »: on nous annonce des mesures inacceptables, ce qui crée un choc. Le quidam moyen répond « pas question! » et leur « ferme la porte au nez » (d’où le nom de la technique). Ensuite, novethic (ou d’autres) arrivent avec d’autres mesures tout aussi liberticides mais moins provocatrices. Le contraste les rend acceptables pour le gogo moyen, soulagé d’éviter les mesures initiales.

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  4. Excellent article. Les étatistes/marxistes/planistes/apprentis dictateur/communistes/… en tout genre ont trouvé un prétexte pour essayer à nouveau de régenter la vie des gens. La presse relaie sans aucun recul toutes les fadaises, du moment qu’elles ont le label écolo, et les politiques (qui pour la plupart ont zéro culture scientifique) abandonnent tout rationalité pour pêcher les voix écolo. On est mal barrés. Le seul dirigeant qui a osé dénoncer ces conneries c’est Trump, et voyez comment il est traité par les médias et par Macron.

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  5. Voilà, comme ça au moins c’est clair: « At a news conference last week in Brussels, Christiana Figueres, executive secretary of U.N.’s Framework Convention on Climate Change, admitted that the goal of environmental activists is not to save the world from ecological calamity but to destroy capitalism.

    « This is the first time in the history of mankind that we are setting ourselves the task of intentionally, within a defined period of time, to change the economic development model that has been reigning for at least 150 years, since the Industrial Revolution, » she said. » https://www.investors.com/politics/editorials/climate-change-scare-tool-to-destroy-capitalism/

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    • Fake news.

      Le site que vous citez ment. La citation sur laquelle il s’appuie pour faire cette allégation ne dit nullement ce qu’il prétend. Relisez attentivement.

      D’ailleurs, comme par hasard, aucun lien n’est fourni pour vérifer la totalité de la déclaration d’où est extraite la citation, et comprendre son contexte.

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      • Sa déclaration depuis le site des Nation Unies. Identique à celle que j’ai rapportée. L’auteur de l’article en conclut qu’elle veut détruire le capitalisme et il me semble fondé à le faire puisqu’elle dit qu’elle veut changer le modèle de développement économique en place depuis le début de l’ère industrielle. Vous avez peut-être une autre interprétation c’est votre droit, mais de là à crier fake news… https://www.unric.org/en/latest-un-buzz/29623-figueres-first-time-the-world-economy-is-transformed-intentionally

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      • @ Anankè

        Fake news. Je maintiens. Ce n’est pas une question d’interprétation. Il suffit de lire ce qui est écrit. Vous nous indiquez un obscur site de boursicoteurs nommé Investor’s Business Daily (donc un site qui n’a aucune compétence particulière en politique internationale). Vous montrez, sur ce site, un « éditorial » (de 30 lignes, je n’appelle pas ça un éditorial, mais passons), donc un article d’opinion et non d’information, qui prétend :

        https://www.investors.com/politics/editorials/climate-change-scare-tool-to-destroy-capitalism/

        « Machine, de l’ONU, a reconnu que le but des activistes écolo n’est pas de sauver le monde d’une catastrophe écologique. »

        Où avez-vous vu cela, dans la bouche de Machine qui est citée aussitôt après dans le même article ? Nulle part.

        Voici ce que dit Machine, de l’ONU, dans la citation fournie par le site que vous indiquez vous-même :

        « C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous donnons la tâche au plan international, avec des délais contraignants, de modifier le modèle économique qui a dominé pendant au moins 150 ans, depuis la Révolution industrielle. Il s’agit probablement de la tâche la plus difficile que nous nous soyons fixée, qui consiste à transformer délibérément le modèle de développent économique, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. »

        Où Machine a-t-elle dit, dans cette phrase, que son but n’était pas de sauver le monde d’une catastrophe écologique ? Nulle part.

        Ce serait d’ailleurs extrêmement étonnant. Ce serait proprement invraisemblable que Machine, dont le titre officiel est chef de quelque chose à l’ONU sur le changement climatique, ait dit, quelque part ailleurs, à un autre moment de son intervention qui n’est pas rapporté dans votre « éditorial » : vous allez rire, le changement climatique, je n’en ai rien à cirer. Je suis payée un paquet de bourzoufs défiscalisés à (soi-disant) m’occuper du climat, mais en fait, le climat, je m’en tape comme de ma première culotte. Mon but unique, premier et définitif, c’est de niquer le capitalisme, bande de cons décérébrés.

        La présomption immédiate qui vient à l’esprit à la lecture de cette citation, c’est que sa signification, qui lui est donnée par le contexte ici ostensiblement absent, est la suivante : nous nous sommes donnés la tâche de modifier le modèle économique (ce que votre torchon électronique pipoteur traduit par « détruire le capitalisme », mais admettons) parce que c’est la seule solution pour sauver le monde d’une catastrophe écologique.

        Soit ce que 100 % des écolos nous disent depuis 100 % du temps. Autrement dit : no news, il n’y a aucune révélation, aucun aveu, strictement de neuf dans ces propos.

        Et vous fournissez vous-même la déclaration complète de Machine à l’ONU, qui confirme évidemment l’hypothèse que je viens d’énoncer et qui avait 99,99 % de chances d’être juste. Mais vous vous obstinez toujours à prétendre que Machine dit le contraire de ce qu’elle dit !

        L’article officiel de l’ONU que vous fournissez vous-même (et qui remonte, notez-le bien, à février 2015), dit :

        https://www.unric.org/en/latest-un-buzz/29623-figueres-first-time-the-world-economy-is-transformed-intentionally

        « Le numéro un du changement climatique à l’ONU, Madame Machin… avertit que la lutte contre le changement climatique est un processus de longue haleine… »

        Donc effectivement, le but final (malavisé ou pas, ce n’est pas la question), est bien la lutte contre le changement climatique.

        « …et que la nécessaire transformation de l’économie mondiale dans ce but ne se décidera pas en une seule conférence ou un seul accord. »

        Donc la transformation de l’économie mondiale (ce que votre rouleau de papier hygénique électronique appelle « la destruction du capitalisme ») est bien un moyen, et non le but final.

        « Selon Madame Machin, les travaux ont progressé beaucoup plus vite [au cours de la préparation en cours de la Conférence de Paris de 2015 sur le changement climatique], que pendant la préparation du Sommet de Copenhague sur le changement climatique de 2009, dernière réunion ayant tenté de conclure un traité succédant au protocole de Kyoto limitant les émission de CO2. »

        Donc le but est bien de limiter les émissions de CO2. Et non de « détruire le capitalisme ». La « destruction du capitalisme », formule d’ailleurs outrancière qui n’a pas été employée par Madame Machin, n’est qu’un moyen d’aboutir à la réduction du CO2.

        « Madame Machin a déclaré cependant que les initiatives planifiées par les différents pays ne devraient pas suffire pour limiter l’augmentation mondiale de la température à 2 degrés. »

        Donc l’objectif final de Madame Dupneu est bien, comme on le sait depuis le début de cette funeste guignolade, la limitation de l’augmentation de la température mondiale ; la limitation des émissions de CO2 est bien un objectif intermédiaire, et donc un moyen pour parvenir à ce but ; et le changement du modèle économique est bien un objectif intermédiaire pour parvenir à la baisse des émission de CO2, donc un moyen pour obtenir l’arrêt, ou la limitation, de la « catastrophe écologique » (comme dit votre poubelle Internet) qui est le but final de ces gens-là.

        L’assertion de votre tas de boue Internet selon laquelle « Machine, de l’ONU, a reconnu que le but des activistes écolo n’est pas de sauver le monde d’une catastrophe écologique, mais de détruire le capitalisme », est bien un mensonge, un mensonge pur et simple, une forme de propagande délibérée qui appartient à la catégorie de la désinformation : c’est basé sur un fond de vérité, cela fait référence à des phrases qui ont effectivement été prononcées, mais ces phrases sont suffisamment tronquées, sorties de leur contexte, déformées et détournées de leur sens d’origine pour servir de base à une assertion propagandiste et mensongère, visant à conforter les préjugés des lecteurs.

        On donne aux gens ce qu’ils ont envie de lire, et comme ils ont très envie de le lire, ils se mettent en état de bêtise volontaire (ou de mensonge délibéré) pour ne pas voir les éléments manifestes prouvant la fausseté des conclusions.

        Et ils le répercutent allègrement de blog en blog, de compte Twitter en compte Twitter, où cela devient une vérité révélée.

        C’est typiquement ce qu’on appelle une fake news, c’est la pensée-Poutine, la pensée-Marine Le Pen, la pensée-Gilet jaune.

        Il est de la responsabilité de chacun de ne pas contribuer à la diffusion de fausses nouvelles. Quelles que soient les opinions politiques de chacun d’entre nous, personne n’a intérêt à la disparition de la vérité, chose qui nous pend au nez avec la disparition générale de la rigueur et de la pensée dont de telles chaînes de désinformation sont le symptôme.

        Une fois la notion même de réalité discréditée, tout débat démocratique deviendra impossible. Il ne restera plus que la violence pour régler les problèmes.

        C’est ce à quoi nous pousse tout l’éco-système poutinien, dont font partie les éco-systèmes mariniste, souverainiste, gilétiste et trumpiste.

        C’est de l’intérêt de Moscou que la France sombre dans le chaos et devienne ingouvernable. Ce n’est dans l’intérêt d’aucun Français, quelles que soient ses opinions politiques.

        Et vous aurez noté que, bien que disant cela, je suis un anti-réchauffiste primaire.

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  6. In french : Lors d’une conférence de presse la semaine dernière à Bruxelles, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a admis que l’objectif des défenseurs de l’environnement n’est pas de sauver le monde d’une catastrophe écologique mais de détruire le capitalisme.

    « C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous donnons pour mission de changer intentionnellement, dans un délai défini, le modèle de développement économique qui règne depuis au moins 150 ans, depuis la révolution industrielle « , a-t-elle dit.

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  7. Et oui, le millénarisme est vieux de plus… d’un millénaire. Philippe Némo en a déjà fort bien mis à jour les fondements dans un de ses livres (Histoire des idées politiques, en 2 vols).
    À chaque fois, c’est la même histoire: « Moi, le plus vertueux d’entre tous », je vous somme de m’écouter et de … m’obéir ». Voilà comment la morale prend le pouvoir.

    Mais, au fait, (re)lire Nietzsche (Généalogie de la morale, surtout) nous met le doigt sur les motivations profondes de tous ces obsédés du dirigisme qui n’ont d’yeux que pour le totalitarisme.

    Quelle Tartufferie!

    Merci encore et encore Nathalie pour vos chroniques de la décadence de tous ces affaiblis qui n’aspirent à rien d’autre que « vivre au dépens des autres ».

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  8. Ce qui est effrayant, c’est l’accélération de toute cette folie, et son impact dans toutes les couches de la société. Les écolos ne sont rien au niveau électoral mais leur idéologie est en train de s’implanter. Le futur s’annonce vert …. heu sombre !!!!

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  9. Staline revient, ils sont devenus fous 😁

    Sans rire, j’en peux plus de ces conneries sans nom… Les écolos devraient se suicider desuite, ils devraient montrer l’exemple, non?
    C’est vrai qu’ils sont au plus quelques milliers mais pourrissent la vie de tous les autres . La dictature des minorités.. et personne pour leur claquer le beignet…

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  10. Merci pour cet article.
    Derrière une écologie de bonne volonté se cache des liberticides et des dictatures en devenir.
    Mais je reste surpris, que ce mouvement reçoit autant d’appui médiatique, proche d’un lessivage de cerveau.
    Par exemple, ce matin, la grève des jeunes pour la planète.

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    • bof, la « grève des jeunes pour la planète » est un side effect opportuniste de la part de ceux qui cherchent toujours un motif pour s’exfiltrer des classes d’écoles chiantes à mourir.

      Si on dit « grève des jeunes pour la planète : balancez tous vos smartphones à la poubelle ». Le résultat sera bien différent.

      Contrairement à vous, l’appui apporté à ce mouvement ne me surprend pas, dans le sens où il prêche pour plus de totalitarisme, de dirigisme, et de contrôle. Et les médias sont un des leviers principaux du totalitarisme. J’y vois donc un réflexe atavique.

      Même cas que pour « grève des jeunes pour la planète » : imaginons que le discours pour sauver la planète parle de supprimer les médias, l’accueil serait tout autre.

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  11. La controverse environnementale est de plus en plus façonnée par des attitudes qui confinent à la religion telles en particulier les prédicateurs fous du moyen-âge ou de la renaissance : « La luxure est un péché, — disent les uns, en prêchant la mort — mettons-nous à l’écart et n’engendrons pas d’enfants ! » Le moine, Jérôme Savonarole prévint les Florentins de l’imminence de la colère divine, punition de la corruption des puissants et des moeurs décadentes de l’Eglise.
    Voila pour le coup, une croyance populiste (au sens idiot ou « idiotes », tel que l’analyse Chantal Delsol) qui fait fureur !

    Le CO2 serait considéré comme polluant du fait de ses supposées propriétés climatiques mais je n’arrive pas à trouver un document un minimum scientifique qui apporte ne serait-ce qu’une pincée de preuve. Peut-être que la bêtise et l’ignorance le font confondre avec le CO, monoxyde de carbone, gaz mortel qui est issu de la mauvaise combustion de chaudières ou de moteurs mal réglés ?
    Parce que le CO2, dioxyde de carbone, il coule dans nos veines, et traverse nos poumons…
    Le CO2 augmenterait l’acidité des océans et menacerait les barrières de corail et la vie océanique or il n’y a aucune corrélation avec la variation cyclique du PH des océans, au contraire le CO2 est bénéfique pour la vie marine d’après certaines études !
    Le CO2 implique plutôt une meilleure pousse des végétaux, à tel point que certaines serres sont souvent équipées d’injecteurs de CO2 !
    Le GIEC a sous-estimé d’un facteur 20 le rôle du soleil dans l’importance des facteurs influant sur le climat, où est cette fichue corrélation entre CO2 et températures ?
    Conclusion, on transforme un gaz vital en épouvantail pour les populations. La manipulation est grandiose !

    Le réchauffement climatique n’a rien d’anthropique. Théodore Monod notait en 1935 au Sahara, qu’un réchauffement important avait forcément eu lieu entre le paléolithique et le néolithique en découvrant des outils très différents (harpons, hameçons notamment). Eh oui il y avait eu des forêts et des grands lacs à ces périodes et nous vivons dans ce grand cycle de lent réchauffement entamé à la fin du néo…J’ai moi-même observé fin 2014 après une semaine de pluie exceptionnelle, fleuve, lacs et la faune qui va avec, un début de gazonnement vert, réapparaître rapidement en plein désert. En fait, la nature est dans une forme incroyable contrairement aux prédications catastrophiques !
    Ce qui vaut d’ailleurs envers et contre tout, une pirouette assez rigolote du nouvel obs :
    https://www.nouvelobs.com/sciences/20170315.OBS6618/l-homme-est-il-responsable-de-la-desertification-du-sahara-il-y-a-8-000-ans.html

    Manipulation anti capitaliste ? Encore un affichage mensonger parce qu’avec des taxes et des législations punitives, on subventionne des innovations très discutables pour des solutions techniques économiquement foireuses. Des connivences qui détournent d’énormes capitaux au détriment des contribuables et d’industries vitales et rentables, pour lutter contre un danger qui n’existe pas !

    Dernière actualité : Les auteurs de «l’Affaire du siècle» ont mis leurs menaces à exécution. Les quatre associations ONG Oxfam France, Greenpeace, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot à l’origine de la pétition truquée qui a rassemblé plus de 2 millions de signatures, ont déposé ce jeudi un recours devant le tribunal administratif contre l’État français pour inaction climatique. Les influenceurs militent notamment pour que le gouvernement «instaure une fiscalité socialement juste au service de la lutte contre le changement climatique».
    Mais le TA va évidemment se déclarer incompétent. Dommage car avec une instruction avérée, on aurait pu obtenir une argumentation scientifique solide. Mais la manipulation à son comble, s’en moque complètement puisqu’il s’agit uniquement de faire le buzz…

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  12. Mon Dieu, mais quel bol d air cet article… Ouf, il y a encore des gens à l esprit critique. Merci pour cette réjouissance, vous avez fait ma journée. J ai fait suivre l article à mes amis écolos et me suis pris un torrent d insultes …

    Il y a encore et heureusement des gens capables de réfléchir et d avoir l esprit critique, merci merci … Bcp me prennent pour un provocateur, un défenseur des riches 😂😂. Je suis rassuré, je ne suis plus seul … merci 😊

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  13. Dans mes lectures du jour je note une réflexion de Duclos dans ses « Considérations sur les mœurs de ce siècle » :

    « Un préjugé n’étant autre chose qu’un jugement porté ou admis sans examen, peut être une vérité ou une erreur. »

    Moi j’aime bien les gens qui écrivent des « Considérations…», surtout quand ce sont des truismes de cette qualité !

    Un préjugé, un jugement, une vérité, une erreur : ne sommes-nous pas là dans ce qu’on appelle vulgairement la taqîya.

    J’ai des doutes ! C’était pas un arabe ce Duclos ?

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  14. Manipulations et coercitions diverses pour toujours plus d’emprise, de dirigisme. Il faut trouver toujours plus d’exutoires au petit peuple, plus de manœuvres pour éteindre toute velléité individuelle, tuer tout sens critique.
    Stigmatiser une tendance, un mouvement ou une personne, à jeter à la vindicte populaire pour asseoir une légitimité malmenée.

    L’alarmisme comme arme démagogique.
    Un petit coup de parité par ci, un petit coup d’écologie récupératrice par là (qu’importe qu’il y eût 10 fois plus de CO² pendant l’Ère Secondaire avec des fougères de 4 m de haut). Pour peu qu’un évènement opportun aide, genre 737 max 8 ou 9 ou attentat en Nouvelle-Zélande, nous y sommes.

    Voyez donc le clip de campagne de Macron pour les européennes 2019:https://www.europe1.fr/emissions/ledito-du-jdd/clip-de-campagne-lrem-reduire-le-debat-des-europeennes-a-une-opposition-binaire-entre-emmanuel-macron-et-ceux-qui-veulent-deconstruire-leurope-est-un-peu-malsain-3871013

    Édifiant.

    Merci pour cet article.

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  15. MGJNF
    Remarques à  propos du  réchauffement climatique anthropique : 
    Une telle unanimité  scientifique ne doit-elle pas être  d’emblée suspectée  ce d’autant que la climatologie est une matière particulièrement  complexe ; Elle  interpénètre  plusieurs disciplines de la physique et son domaine n’est pas encore suffisamment exploré ni dans l’espace et ni dans le temps. L’information sur le sujet devrait donc systématiquement faire l’objet  de débats réellement contradictoires, ce qui n’est pas le cas actuellement. 
    Si la France ne produit que 0,9% des émissions de CO2 mondiales, aucune mesure si ambitieuse  et couteuse  quelle pourrait entreprendre ne  sera suivi d’effets….
    Le constat  de l’augmentation   du CO2  de 0,001 %  ( 300 à 400 ppm ) depuis un siècle ne peut expliquer raisonnablement  à lui  seul l’élévation  de la température  constatée  alors même que le réchauffement  naturel  a débuté il  y a environ 10/12000 ans, il se poursuit de nos jours  et il  s’est accompagné  d’une élévation du niveau des mers de plus de 100 mètres  !
    C’est la pollution plutôt que le réchauffement qui devrait  mobiliser les écologistes 

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    • Parce qu’il existe de la haine saine ? Soyons sérieux.

      J’aime beaucoup le lien légifrance qui fait office d’argument d’autorité, histoire de calmer les haineux vulgaires qui se disent « libéraux catholiques ». Vos guillemets délimiteraient-ils les frontières du bon goût ?

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  16. 4. Après la déclaration officielle des GJ prétendant que « le frigo est vide à partir du 15 du mois. » certains se demandent s’ils jeûnent pendant 15 jours, les confondant avec les marmottes !

    D’autres prétendent que ces GJ sont si démunis qu’ils ignorent combien il y a de jours dans un mois !

    Les gens « instruits » manquent d’humanité mais ils ont beaucoup d’humour ! Ça compense pas toujours !

    5. Il y en a aussi qui trouvent très bien que Castaner aille en boîte de nuit, et Macron au ski : une formidable rebuffade aux GJ !

    Il nous faut tout de même ajouter que le premier a la tronche adéquate pour passer ses soirées dans de tels lieux et que le second est un adolescent dont les parents ont les moyens de lui payer des sports d’hiver ; surtout qu’il travaille bien à l’école et que sa prof principale est dithyrambique à son sujet ; voire plus !

    6. Gainsbourg brûlait les billets de banque. Les black blocs brûlent les banques. Quelle est la plus grande violence ? La question mériterait d’être examinée !

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    • Ne pas s’arrêter facilement aux faits fussent-ils condamnables mais remonter la rivière pour connaître la (les) source(s) de ces manifestations et débordements. En 1789 la populace a eu gain de cause car elle avait en face d’elle des personnels de sécurité bien moins armés et formés, aujourd’hui la classe dirigeante tant condamnable (puisque à l’origine de ces troubles et débordements) sait protéger ses biens, avantages et prérogatives fusse en usant de moyens disproportionnés.

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      • « Le régiment Royal-Allemand campe dans le bois de Boulogne. Quatre régiments suisses campent dans le Champ-de-Mars. Provence-infanterie est arrivé aujourd’hui à Saint Denis et le train d’artillerie a été établi à l’hôtel des Invalides », soit environ 30000 hommes placés sous l’autorité du Duc de Broglie (70 ans) secondé par le général Besenval.
        Le général Besenval n’osa pas intervenir avec pourtant 5000 hommes et Paris fut livré à l’émeute. Toute la journée du 13 juillet 1789, on assista à des scènes de pillage et d’incendie : l’anarchie s’installait dans la capitale.
        Du côté des assaillants, venus pour la majeure partie du faubourg St Antoine, on dénombrait 954 personnes qui reçurent en juin 1790 le titre de « vainqueurs de la Bastille ».

        Politique molle, directives, organisation et motivation des troupes quasiment nulle, un contexte similaire finalement !

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