« Celui-ci est mon Fils bien-aimé »

ARTICLE  DE  PÂQUES  2019  Le baptême de Jésus dans le Jourdain par Jean le Baptiste.

Il y a un an, j’assistais à la messe de Pâques à Notre-Dame de Paris. Alors que le temps de la Résurrection est à nouveau là et que le feu n’a pas été loin de faire vaciller notre belle cathédrale à la fois si majestueuse et si familière à nos yeux, je prie Marie, qui lui a donné son nom, pour que nos bâtisseurs du XXIème siècle – ils sont nombreux, ils sont talentueux – lui redonnent vite solidité, élan et modernité pour accompagner les hommes dans leur quête de sens pendant dix siècles encore.

La période pascale est aussi pour moi l’occasion de repenser au pape émérite Benoît XVI. D’abord parce qu’il a fêté ses 92 ans le 16 avril dernier, et surtout parce que c’est le moment privilégié où je me replonge dans son Jésus de Nazareth(*), ouvrage en trois parties dans lequel il cherche à nous faire découvrir « la figure et le message de Jésus » : Lire la suite

Assange – et quand bien même serait-il un imposteur…

Contexte : Il y a une semaine, le 11 avril 2109, l’Équateur a révoqué l’asile diplomatique qu’il avait accordé en 2012 au fondateur de WikiLeaks Julian Assange dans son ambassade londonienne. Celui-ci se retrouve ainsi confronté à plusieurs poursuites judiciaires, essentiellement pour piratage informatique de documents confidentiels vis-à-vis des États-Unis en 2010, pour agression sexuelle(1) en Suède et pour non-respect de sa liberté sous caution au Royaume-Uni. Il a été arrêté dans la foulée par les autorités britanniques qui ont révélé agir aussi pour le compte des États-Unis, lesquels ont demandé son extradition. Lire la suite

Fonction publique : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

PRÉAMBULE : Ma critique ne porte pas sur les personnes individuelles qui ont un emploi de fonctionnaire. Il y a des gens qui se dévouent à leur mission dans la fonction publique, je le sais et je le dis. Un jour, ils ont réussi un concours, on leur a offert un poste et ils l’ont accepté, il n’y a pas de mal à ça. Mais je parle d’un système qui, en lui-même, est devenu trop lourd et n’est pas favorable à l’efficacité globale du pays.
Je considère que quand un pays est le champion du monde de la dépense publique (56 % sur PIB) et des prélèvements obligatoires (45 %) et que dans le même temps son taux de chômage est à 9 % soit le double ou le triple de ses voisins et que ses résultats éducatifs sont, disons, « mitigés » comparativement à ses pairs (voir tests PISA, TIMSS etc.), il y a lieu de se poser des questions. Je crois que l’organisation de l’Etat au sens large, ses missions et ses statuts en font évidemment partie.

Au 31 décembre 2017, la fonction publique française employait 5,7 millions de personnes (voir tableau INSEE ci-dessous) se décomposant en 2,5 millions dans la fonction publique d’Etat, 2,0 millions dans la fonction publique territoriale et 1,2 million dans la fonction publique hospitalière. Comme le disait pudiquement France Stratégie(*) dans un rapport publié en décembre 2017, « le taux d’administration de la France est relativement élevé. » Il se situe en effet aux alentours de 88 agents pour 1 000 habitants quand celui de l’Allemagne, voisin comparable, est à 56 ‰. Lire la suite

L’antiracisme noir pique sa crise d’intolérance

Des militants antiracistes réclament l’interdiction de l’exposition « Toutânkhamon » visible à La Villette depuis le 23 mars au motif qu’elle nierait sciemment une supposée origine africaine du beau pharaon ainsi que l’appartenance de l’Egypte ancienne à l’Afrique noire. La preuve ? Et pourquoi le nez du Sphinx est-il cassé, à votre avis ? Parce que des égyptologues blancs ont détruit volontairement le nez des statues pour masquer leur forme épatée, pardi ! Lire la suite

Sibeth Ndiaye ou l’autre « bodyguard » du Président

Sibeth Ndiaye vient de faire une grande découverte : la discrimination positive peut causer plus de tort que de bien. Invitée sur BFM TV quelques jours après sa nomination au poste de porte-parole du gouvernement, elle constatait non sans amertume que « quand vous êtes une femme et qu’en plus vous êtes noire, on met toujours en doute la raison pour laquelle vous êtes là » :

« On vous dira que c’est la discrimination positive, on vous dira que c’est un peu du hasard, on vous dira que c’est le fait du prince, on vous dira que ce sont vos amitiés. » (vidéo du tweet ci-dessous, 46″)

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Presse & information : Macron poursuit son délire de contrôle

On pourrait facilement s’y méprendre. « Confiance et liberté », tel est l’intitulé merveilleux qui ouvre le récent rapport commandé par le gouvernement sur la « création d’une instance d’autorégulation et de médiation de l’information ». Il s’accompagne d’une non moins merveilleuse illustration représentant « la liberté assise sur les ruines de la tyrannie ». Ça se confirme, rien ne vaut la novlangue la plus sirupeuse pour réduire doucement les libertés sans faire crier. Lire la suite

« D’accord, Macron, c’est pas ça. Mais qui d’autre, alors ? »

Je préfère vous prévenir d’entrée de jeu, je n’ai aucune réponse à cette question. Mais j’ai malgré tout une suggestion : Et si on arrêtait les blablas politiciens lénifiants ? Et si on commençait à dire les « choses de la France » telles qu’elles sont ?

Emmanuel Macron va bientôt conclure deux ans de mandat et il est en train de se planter. Ce constat que j’ai dressé à plusieurs reprises, d’abord sous forme de doutes sur sa capacité ou même sa volonté à emmener la France vers plus de liberté puis, à mesure que le temps a passé, sous forme du simple enregistrement des faibles réalisations effectives – ce constat, donc, s’est d’abord heurté à la « macronmania » qui a follement saisi une bonne partie de l’opinion et des médias au lendemain de l’élection présidentielle. Lire la suite

Bienvenue au pays du 1er avril permanent !

Parmi les nombreux poissons d’avril qui frétillent dans nos eaux administratives avec une désespérante réalité, voici l’histoire abracadabrante mais vraie des fonds européens LEADER pour le développement rural qu’il va peut-être falloir rendre.

Le 7 mars dernier, le Sénat fut le théâtre d’une scène très inhabituelle. Loin des « ça va mieux » et autres satisfecits que nos dirigeants ne manquent jamais de se décerner, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume s’adressait aux sénateurs en des termes particulièrement angoissants :

« Je ne vais absolument pas vous rassurer parce que la situation n’est pas rassurante ! »

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