L’antiracisme noir pique sa crise d’intolérance

Des militants antiracistes réclament l’interdiction de l’exposition « Toutânkhamon » visible à La Villette depuis le 23 mars au motif qu’elle nierait sciemment une supposée origine africaine du beau pharaon ainsi que l’appartenance de l’Egypte ancienne à l’Afrique noire. La preuve ? Et pourquoi le nez du Sphinx est-il cassé, à votre avis ? Parce que des égyptologues blancs ont détruit volontairement le nez des statues pour masquer leur forme épatée, pardi !

Mon Dieu, mon Dieu, que ne faut-il pas entendre ! Tout le monde sait bien qu’Obélix est le premier responsable de cette regrettable mutilation ! 😉

Pas de panique, je-plai-sante ! Mais nos antiracistes de combat ne plaisantent pas, eux. Depuis quelques semaines, ils déploient une activité frénétique qui vire à l’obsession identitaire et dont l’absurdité achevée a quand même réussi à trouver des relais de premier plan chez nos bienpensants officiels.

C’est ainsi que l’UNEF, ce syndicat étudiant toujours aux avant-postes du « progressisme » autoproclamé qui a contribué à former la crème de la crème de la planète socialiste, de Gérard Filoche à Sibeth Ndiaye en passant par François Hollande, – l’UNEF, donc, a jugé bon récemment de soutenir une pure entreprise d’intolérance et d’inculture, ces deux caractéristiques fonctionnant assez souvent ensemble.

Il se trouve en effet que la pièce d’Eschyle Les Suppliantes qui devait être jouée à la Sorbonne le 25 mars dernier dans le cadre d’un festival de théâtre antique n’a pas eu l’heur de plaire au Conseil représentatif des associations noires (Cran).

Pour son Président d’honneur Louis-Georges Tin, l’utilisation d’un maquillage sombre et de masques cuivrés typiques du théâtre antique pour représenter les Danaïdes, dont la « tendre joue », selon les termes mêmes d’Eschyle, est « brunie au soleil du Nil », est une abomination qui relève purement et simplement du « blackface » en vogue dans les milieux ségrégationnistes et racistes américains. Bref, de la « propagande afrophobe, colonialiste et raciste » en bonne et due forme !

Peu importe le sens profond de la pièce en question, qui est tout sauf « ségrégationniste », peu importe l’histoire, peu importe le contexte, peu importe la liberté de création du metteur en scène et peu importe tout ce que ce dernier a pu dire pour désamorcer la polémique – notamment que « le théâtre est le lieu de la métamorphose, pas le refuge des identités » – le spectacle doit non seulement être boycotté, mais empêché, ce à quoi le Cran flanqué de deux associations similaires et d’une cinquantaine d’activistes est parvenu en bloquant physiquement l’accès des comédiens et du public à l’amphithéâtre Richelieu.

Contrairement à ce que l’UNEF expliquait sur twitter dans un communiqué hallucinant de bêtise et de conformisme inclusif (voir ci-contre), il ne s’agissait pas seulement « d’interpeler » sur un choix « raciste » de mise en scène, mais de censurer une représentation et d’exiger en outre les excuses de l’université pour avoir accepté cette programmation dans ses locaux, sans compter la demande de « formations sur la question des oppressions systémiques » qui ressemblent à s’y méprendre à des séminaires de rééducation pour les personnels de l’université.

Quelques jours plus tard, le 4 avril exactement, l’hebdomadaire L’Obs ouvrait ses pages à une tribune intitulée « Banalisation du racisme à l’Assemblée nationale : ouvrons les yeux ».

Signé par Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau qui enseignent tous deux dans des universités américaines et se sont penchés, la première sur le parcours de femmes afro-françaises et le second sur les exactions coloniales, ce texte demande le retrait d’une toile célébrant la première abolition législative de l’esclavage peinte en 1991 par l’artiste Hervé Di Rosa dans le cadre d’un ensemble plus vaste intitulé « L’Histoire en peinture de l’Assemblée nationale » (voir photo de couverture).

Cœur de la dispute, les « lèvres surdimensionnées » des esclaves qui nous ramèneraient indiscutablement et honteusement à une « vision humiliante et déshumanisante » des noirs :

« Pour commémorer cet événement et l’inscrire dans la glorieuse chanson de geste républicaine, les autorités culturelles de l’époque n’ont pas trouvé mieux qu’une imagerie hésitant entre Banania et Tintin au Congo. »

« Nous demandons le retrait de ce mur de la honte. »

.
Petit problème, cependant. Les esclaves libérés ont les yeux bleus, détail qui les éloigne assez nettement d’une imagerie colonialiste même si nos pétitionnaires se plaisent à les voir « exorbités » par pure malignité de la suprématie blanche inconsciente de l’artiste et surtout, surtout, le graphisme utilisé est caractéristique de l’esthétique particulière du peintre.

On peut ne pas aimer, mais il se trouve que tous ses personnages, qu’ils soient blancs, noirs ou bleus, sont représentés avec dents, bouche et yeux immenses selon les codes artistiques de sa mythologie personnelle dite « dyromythologie », « dyro » étant le début de Di Rosa, ce que démontre amplement une autre toile de la série célébrant le suffrage universel masculin obtenu en 1848 (voir ci-dessus).

L’ignorance a encore frappé, pensez-vous. Eh bien, même pas ! Mme Niang et M. Suaudeau n’ignorent rien du style de l’artiste, ils le concèdent volontiers dans leur tribune. Mais quand bien même ! Tout ce qu’ils voient est analysé à l’aune étroite de leur problématique racialiste et tout ce qui y contrevient, même sur la base d’un contresens évident et éventé, doit être éliminé, soustrait à leur vue et à la vue de tous. Pas de place au débat, pas de place à la licence artistique – de l’ordre moral, point final.

Hervé Di Rosa, catastrophé, n’a pas tardé à percevoir la censure maquillée sous le discours bienpensant de l’antiracisme et sa désastreuse progression dans les esprits et dans les faits :

« Ça me désole, ils ont déjà réussi à empêcher une pièce de théâtre, c’est de la censure. »

.
Mais le plus intéressant de toute l’affaire, à mon sens, c’est que Di Rosa a finalement l’impression d’avoir été trahi. Antiraciste lui-même, engagé à gauche, il cochait toutes les bonnes cases du « progressisme » et a donné tous les gages possibles de son allégeance. Et voilà que ce qu’il considère comme « son camp » lui tombe dessus :

« Quand ma série, porteuse de toute une culture populaire, énervait les gens de droite à l’époque, c’était presque de bonne guerre. Là, ça me désole que ça vienne de gens que je considère de mon côté. »

.
Je crois que personne, jamais, ne sera en mesure de donner assez de gages de bonne conscience à des militants obsédés d’identité qui ont abandonné toute raison, toute réflexion scientifique et toute analyse historique ou culturelle. Obnubilés par les apparences quelles qu’elles soient, incapables de voir les personnes au-delà de leur couleur de peau, tout les ramène toujours à leurs chagrins victimaires maladifs, la seule issue pour eux étant de voir le monde se réduire à la représentation raciale qui leur convient.

Les demandes révélées par ces trois actes d’antiracisme rapprochés sont si délirantes, elles piétinent si ouvertement la liberté d’expression et elles s’expriment de façon si totalitaire qu’elles risquent simplement d’avoir l’effet contraire de celui qu’elle prétendent rechercher : avant d’être les victimes du racisme, les noirs, ceux qui aimeraient bien vivre tranquillement en pensant à leur avenir et pas en ressassant en permanence leur passé, pourraient bien être surtout les victimes d’un antiracisme qui se déconsidère intellectuellement et politiquement tous les jours un peu plus.

C’est pourquoi je me réjouis que la pièce d’Eschyle soit reprogrammée dans les murs de la Sorbonne (le 21 mai 2019, et dans le Grand amphithéâtre, semble-t-il), ainsi que le Président de l’université l’avait promis au metteur en scène, et c’est pourquoi j’espère que les deux autres tentatives d’intimidation seront renvoyées fermement au rayon des caprices infantiles mais dangereux pour l’humanisme et l’esprit des Lumières qu’elles n’auraient jamais dû quitter.


Illustration de couverture : détail d’une toile commémorant la première abolition de l’esclavage en 1794, « L’Histoire en peinture de l’Assemblée nationale », Hervé Di Rosa, 1991.

33 réflexions sur “L’antiracisme noir pique sa crise d’intolérance

  1. « C’est pourquoi je me réjouis que la pièce d’Eschyle soit reprogrammée dans les murs de la Sorbonne (le 21 mai 2019 et dans le Grand amphithéâtre, semble-t-il), ainsi que le Président de l’université l’avait promis au metteur en scène… »
    Réjouissons nous ensemble, surtout si la mise en scène initiale est intégralement maintenue !
    Mais sera-ce le cas ?

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  2. Comme dans 1984, la dystopie de George Orwell, Nathalie MP a pondu, avec beaucoup d’application, de travail et de recherches sur la Toile, son petit quart d’heure de la haine, pour permettre au Système d’ajuster son discours à destination des masses, laborieuses ou non.
    Deux questions pertinentes :
    Combien elle gagne pour ce genre de provocation, ou d’agit-prop ?
    Par qui est-elle payée ?
    Si vous répondez la Macronie, à la dernière question, vous avez gagné, à être connu par le Système !

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  3. Le plus rigolo, dans ces affaires, ce sont les gauchistes dépassés sur leur gauche : Hervé Di Rosa, le metteur en scène des Suppliantes… Ils exhibent leurs certificats « d’anti-racisme », ils étalent leur CV témoignant de leurs activités professionnelles dans la « tolérance » et « l’ouverture à l’Autre »…

    Et puis ils découvrent que ça ne suffit pas, que ça ne suffira jamais, parce qu’ils sont blancs, tout simplement. Et que c’est une guerre raciale. Nous avons affaire à un racisme exacerbé qui se propulse sous la bannière de « l’anti-racisme ».

    Et qui ne se cache même pas. Il s’agit d’intimider, de terroriser, d’extorquer de l’argent et de prendre le pouvoir. Les neuneus de l’UNEF, et les communistes blancs en général, ont la naïveté de penser qu’ils pourront faire avec les Noirs, ou avec les musulmans, ce qu’ils ont échoué à faire avec les ouvriers : les mener par le bout du nez, s’en servir comme d’un bélier pour détruire la société, et tirer les marrons du feu.

    Le problème est que cette fois-ci, la classe protégée qu’ils se sont choisis ne se contentera pas de se détourner d’eux. Elle risque, véritablement, de détruire la société et de prendre le pouvoir.

    Si vous voulez comprendre le risque, regardez du côté de l’Afrique du Sud. La plupart des bonnes âmes blanches qui ont « lutté contre l’apartheid » ne vivent pas en Afrique du Sud. Elles habitent prudemment en Europe ou en Amérique. Pour les Blancs d’Afrique du Sud, c’est trop tard.

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    • Ah ah ! Toute ressemblance avec cet ancien commentaire du Rabouilleur (ci-dessous) sur un certain pot de miel est évidemment fortuite !
      https://leblogdenathaliemp.com/2019/03/08/schiappa-aucune-discrimination-nechappe-a-sa-calculette/comment-page-1/#comment-13475
      Ah ben non en fait ! Même adresse IP !

      Monsieur, dorénavant je ne garderai que les commentaires signés Rabouilleur, votre pseudo le plus fréquent ici. Les autres seront supprimés.

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      • 1. Tutoiement : faiblesse. Vous voulez m’écraser, vous n’êtes que bassement fielleux et méprisant.
        2. « Tu te revendiques bonne catholique » : où ?
        3. Ma « contradiction » à savoir critiquer la politique de Macron et ouvrir un cahier de doléances : Et alors ? Où est le problème de faire remonter des avis et commentaires ? Je ne tenais pas le crayon de mes commentateurs, que je sache.
        4. « Et dire que toutes ces manipulations de l’opinion sont payées par nos impôts ! » : Bonjour la diffamation ! Apportez vos preuves.

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      • « Le Rabouilleur » fait partie de ce mouvement spontané, visible aussi bien en France qu’aux Etats-Unis, qui rassemble des gens paniqués par les évolutions récentes de la politique, de l’économie, des relations internationales — mettons par le mondialisme, pour mettre une étiquette ; et qui réagissent par une opposition radicale au « système », ce qui est banal en soi, mais la variante de l’idéologie qu’ils secrètent pour se protéger est plus originale.

        Il s’agit d’un mélange de foi chrétienne mal comprise, bricolée à domicile, à base de bigoterie ; de superstition ; d’obscurantisme ; et de complotisme. L’anti-libéralisme, bien sûr, fait partie du package. Il en est même à la base, puisque c’est l’antidote naturel au mondialisme.

        On pourrait en fournir maints exemples. En voici un, assez intéressant :

        https://www.thinkinghousewife.com

        C’est une Américaine, probablement une femme seule. Elle est largement au-dessus du niveau du « Rabouilleur », que ce soit dans l’expression, la présentation, la culture, ou même le fond chrétien. Il n’y a pas que des sottises, sur son blog, loin de là. Même en termes philosophiques, moraux et religieux, elle dit des choses de valeur.

        Mais elle a un énorme trou noir : l’antisémitisme et le complotisme. Radicaux, l’un et l’autre. Quand les attentats islamistes se succédaient en Europe, elle faisait un billet à chaque fois, en « démontrant » que c’étaient des « false flags », que ça n’avait pas existé, que c’était du faux sang et des faux morts, etc. Même le Bataclan, pour elle, n’avait pas existé. Je me suis fendu d’un petit mail, en lui demandant, en des termes courtois, d’arrêter ses conneries. Elle a publié ma lettre, en « démontrant » pourquoi j’avais tort, en expliquant qu’elle avait été journaliste, qu’elle savait très bien comment la police manipulait les corps après un attentat, etc.

        Vous ne pouvez pas raisonner avec ces gens-là. Il s’agit d’un phénomène de défense psychique. C’est vital pour eux.

        Le plus extraordinaire est qu’elle a été très proche d’un autre blogueur, excellent en tous points, lui : Lawrence Auster, frère de l’écrivain Paul Auster. Je vous conseille la lecture de ses archives :

        http://www.amnation.com/vfr

        Elle l’a assisté jusqu’à sa mort, de façon extraordinairement dévouée. Elle fut en quelque sorte son exécutrice testamentaire, au moins de façon informelle, sur le plan intellectuel et moral. Or, Lauwrence Auster est… juif. Il s’est converti au christianisme vers la fin de sa vie. De son vivant, « The Thinking Housewife » (Laura Wood) n’avait pas montré le moindre signe d’antisémitisme. Depuis, cela structure sa vision du monde.

        L’homme est faible, il fait comme il peut…

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    • Passionnant travail historique, en effet (et difficilement contestable), dont la lecture est à recommander.

      Je ne suis pas sûr qu’il soit tout à fait pertinent, cependant, pour comprendre le mouvement « anti-raciste » actuel (que je mets toujours entre guillemets). En substance, Epstein démontre que parmi les collaborateurs, pendant la Seconde Guerre mondiale, il y eut un nombre tout à fait significatif de militants de gauche, ayant lutté contre l’antisémitisme avant la guerre ; et de façon symétrique, parmi les résistants, un nombre tout à fait significatif de militants de droite, souvent issus du royalisme, et proches de l’antisémitisme catholique français traditionnel.

      Soit l’exact opposé de la mythologie en vigueur, évidemment construite par les communistes au lendemain de la guerre, il faut le rappeler. Pour achever le paradoxe, précisons que Simon Epstein est juif, et même israélien.

      Ni les antisémites à la mode du XIXème siècle, toutefois, ni les collaborateurs, ne sauraient être assimilés aux « anti-racistes » issus du politiquement correct contemporain, que ces derniers soient blancs ou noirs. Ce mouvement d’idées emprunte à la fois au marxisme, à la guerre ethnique pure et simple pour les classes protégées (terme officiel dans certains pays), et à l’ethnomasochisme pour les Occidentaux de gauche (et aussi, hélas, de droite).

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  4. Je suis évidemment contre tous ces mouvements africanistes, et ces manifestations absurdes sur le spectacle d’Eschyle et l’exposition Toutankhamon, mais malgré ça je suis choqué par les tableaux de Di Rosa, les lèvres épaisses, hypertrophiées, non, ça ne passe pas.

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    • C’est surtout que c’est très laid, et que ce n’est pas de l’art.

      Une fois de plus (scénario immuable), le « raciste » mis au pilori se défend, présente des preuves incontestables « d’anti-racisme », il a un CV bourré à craquer de B.A. envers nos amis de couleur.

      Mais le magazine des élégances new-yorkaises le dit bien : « Di Rosa, who is white ». Ton compte est bon, mon gaillard. Tu portes ton crime sur ta figure.

      Il suffit d’examiner ses, euh… « peintures », pour constater qu’il dit vrai : effectivement, il colle des grosses lèvres de Noirs à tous ses personnages, y compris les Blancs. Normalement, ce devrait être extrêmement « anti-raciste » et double-plus-bon. Il a ouvert un musée à Sète où il expose 70 artistes de Kinshasa.

      Mais comme le dit l’un de ses dénonciateurs (blanc, un traître à sa race) : « On n’en a rien à faire, de ses intentions ». Les bonnes intentions, ça compte seulement lorsqu’elles sont portées au crédit des Degauche. Là, elles excusent tout, jusqu’au meurtre de masse. Quand des Degauche veulent faire passer qui que ce soit pour un sale facho, alors, soudain, les intentions ne comptent plus. Pile tu perds, et face je gagne. La célèbre morale à géométrie variable des communistes.

      Une fois de plus : c’est simplement un racket anti-blanc. Il suffit de hurler : « Raciste ! raciste ! » à tout propos, et de tendre la main pour saisir la monnaie, les places ou le pouvoir.

      Petite anecdote rigolote dans le même registre. En 2013, un député travailliste britannique noir, David Lammy, lâche un tweet indigné au moment de l’élection du Pape. Il a vu un tweet de la BBC, où le journaliste se demande : « La fumée sera-t-elle noire, ou blanche ? ». Et l’autre abruti répond : « Ce tweet est grossier et inopportun. Avons-nous vraiment besoin d’allusions douteuses à la race du futur Pape ? »

      Prodigieuse ignorance de ce type, qui ne sait même pas que l’élection des papes est rythmée, depuis des siècles, par l’émission de fumée noire ou blanche ; et qui ignore leur signification. Il a cru que le journaliste se livrait à une métaphore…

      Et prodigieuse ingratitude, prodigieux cynisme, car si le journaliste avait effectivement voulu, de la sorte, se livrer à une spéculation sur l’élection d’un pape africain, eh bien cela aurait été un signe « d’anti-racisme » tout ce qu’il y a de plus politiquement correct de sa part.

      Sans compter que, lors de cette élection, il y avait, effectivement, un cardinal ghanéen et un cardinal nigérian qui figuraient aux rangs des papabile.

      Mais non : les Noirs ont un monopole sur la couleur noire et le mot noir, et peuvent s’en servir à tout instant pour porter l’accusation infamante de « racisme » à l’encontre de quelque Blanc que ce soit.

      Naturellement, des dizaines d’internautes se sont abattus sur ce pauvre garçon, et l’ont mis au parfum des connaissances de base concernant la civilisation du pays dont il est censé être le représentant.

      Il en fallut plus pour l’impressionner. Réponse du monsieur : « C’est la juxtaposition du mot Pape avec le noir et blanc. Mais peut-être est-ce que j’en ai assez des éternelles discussions sur la race ? »

      On mesure l’abyssal culot. Ce n’est qu’au bout d’une heure qu’il consentit, enfin, à reconnaître son erreur, avec une excuse foireuse prétextant l’inattention.

      Factoïde amusant, ce David Lammy fut ministre des Universités. Pendant son mandat, il a participé à un jeu télévisé de type encyclopédique. Il est arrivé dernier. A la question : qui a succédé à Henry VIII sur le trône d’Angleterre, il a répondu : Henry VII.

      C’est ça, la science noire, Mesdames et Messieurs. Donc voyez-vous, que des militants noirs attaquent l’exposition Tout-en-Camion parce qu’elle ne ferait pas droit à une négritude totalement imaginaire de l’Egypte antique, c’est de la petite bière.

      La tentative d’OPA des suprématistes noirs sur l’Egypte antique, c’est l’une de leurs obsessions, l’un de leurs mythes favoris. Evidemment, c’est le seul pays du continent dont la civilisation passée ait eu un quelconque prestige. Se revendiquer d’ancêtres égyptiens, purement fantasmés, permet de faire oublier ce détail embarrassant que les Noirs n’ont jamais inventé l’écriture, la roue, la marine à voile, et que ces briques fondamentales du développement humain, ainsi que toutes les autres, leur ont été essentiellement apportées par les Blancs.

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      • A ne pas confier à toutes les oreilles, ni prononcer dans certains salons. Vos propos vous cloueraient au pilori.
        Précisément pour les vérités qu’on énonce; la vérité a toujours dérangé. La censure est aujourd’hui le porte-parole de la bien-pensance.

        Il faudrait désormais acter la repentance nationale pour entrer dans une forme de componction orchestrée afin de satisfaire ce que je considère paradoxalement comme un complexe d’infériorité de la part de la population noire que celle-ci voudrait gommer par voie militante ou législative puisque nous sommes ataviquement, nous blancs, d’indécrottables racistes.

        Nous en sommes à un point où nous devons plutôt dire black que noir, beur qu’arabe afin d’éviter de connoter ce qui n’a pas lieu d’être mais ces dévoiements sémantiques ou idéologiques, principalement alimentés par les consciences de gauche, commencent à devenir dramatiques.

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    • « L’esthétique » de Di Rosa ne me plaît pas plus, j’en conviens sans problème. Mais il suffit de voir la disposition de l’ensemble des toiles dans le couloir de l’Assemblée nationale (que montre très bien la photo d’illustration de l’article du New Yorker) pour comprendre en un coup d’oeil qu’il n’y a aucune intention raciste dans cette affaire.

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      • Sans doute, puisque l’artiste semble être le prototype du bien pensant, mais c’est pour le moins maladroit. Il n’est certes pas raciste, mais il aurait pu penser, même dans les années 1980, que les traits si appuyés comme les grosses lèvres, hypertrophiées (Banania au moins c’était réaliste), ça pouvait blesser certains.

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      • Mais le problème est justement que maintenant, quiconque s’estime « blessé » a le pouvoir d’interdire n’importe quoi à n’importe qui.

        Moi, je suis blessé par tant d’imbécillité, tant de hargne et tant de volonté de persécution de la part des Degauche, des « anti-racistes » auto-proclamés, des Noirs, des musulmans, des féministes, des militants du politiquement correct et ainsi de suite.

        Je suis profondément blessé dans ma blanchitude, mon européanité, ma masculinité et mon libéralisme. Quels sont mes droits ? A quel guichet puis-je déposer ma plainte ? Sous quel délai puis-je espérer que les Pouvoirs Publics, les Médias et l’Elite Intellectuelle fassent droit à ma légitime requête, et fassent taire ce ramassis d’andouilles ? D’andouilles dangereuses, il faut le préciser ?

        Ou y a-t-il deux poids deux mesures ? Des catégories jugées « vulnérables », comme on dit ouvertement aux Etats-Unis, des « catégories protégées », comme on dit, tout à fait officiellement, en Amérique ou en Angleterre, je ne me souviens plus ? Et d’autres qui ne le sont pas, qu’on a le droit de « blesser » tant et plus, et qui doivent dire merci, et en rajouter dans l’auto-dénigrement, en plus ?

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    • Non, ça c’est politiquement correct et double-plus-bon.

      Remarquez, ils pourraient toujours mettre le bololo en dénonçant le commissaire de l’exposition parce qu’il est blanc (je suppose), et que donc il ne peut pas comprendre, que c’est de l’appropriation culturelle, et qu’il faut le virer pour mettre un Noir à la place.

      A défaut, et faute de candidat présentable, on pourra lui adjoindre une « assoce » de défense de la blackitude, laquelle voudra bien lui prodiguer ses conseils de « sensibilité inter-culturelle » moyennant dix millions de bourzoufs, veuillez signer ici, merci. Nous connaissons la partition par coeur.

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