Une autre écologie est possible ! (X) L’économie est une écologie

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

Lorsque nous nous sommes lancés dans la série d’articles intitulés « Ecologie positive » ou « Une autre écologie est possible » (dont la liste est rappelée dans le tableau ci-dessous), outre l’opportunité à ne jamais négliger de cuisiner quelques chatons mignons, il était moins question de rejeter en bloc l’écologie que de faire apparaître à quel point la peur, la culpabilité et l’idéologie décroissante anticapitaliste biaisaient notre façon d’envisager le rapport entre l’homme et son milieu de vie, au mépris des études scientifiques et des progrès techniques dans le domaine de la protection de l’environnement et de la santé. 

Le cas du DDT hier, celui du gaz de schiste actuellement constituent des exemples particulièrement frappants. Et alors que la tempête médiatique enflait à l’approche de la Conférence Climat, Convois VIP Polluants & Petits Fours dont l’objectif, d’une modestie monacale, n’était que de sauver la planète, il apparaissait utile de présenter une série de thèmes écologiques de premier plan en remettant l’église au milieu du village, et un peu de bon sens dans cet océan d’effroi politiquement calculé.

En effet, en dépit de plusieurs décennies de mises en garde contre le développement économique bruyamment orchestrées par la sphère écologiste, et en dépit du principe de précaution inscrit depuis 2005 dans notre Constitution, toute nouveauté n’est pas forcément à écarter d’emblée, tout développement économique n’est pas forcément néfaste, toute amélioration du niveau de vie humain ne se fait pas forcément au détriment de l’environnement.

Au début des années 1970, suite à la période de croissance spectaculaire accompagnant la reconstruction d’après-guerre, les questions écologiques font leur apparition dans le débat public : on s’inquiète alors de l’épuisement des ressources et de la destruction de l’environnement jusque dans les relations internationales. Ces années, idéologiquement influencées par les contestations de 1968, sont aussi l’époque où les opinions publiques occidentales commencent à s’interroger sur la société de consommation et la pertinence du modèle de développement capitaliste. Interrogations qui sont accélérées par les déclarations, études et autres rapports plus catastrophistes les uns que les autres qui fleurissent à ce moment-là. En France, nous avons eu René Dumont, agronome et utopiste, père spirituel des « Verts », et membre fondateur du mouvement altermondialiste Attac. Il se présenta à l’élection présidentielle française de 1974 afin de donner une tribune aux idées écologistes naissantes.

De la Conférence de Stockholm (1972) à la COP21 de décembre dernier, en passant par le Sommet de la terre de Rio et son Agenda 21 (1992), sans oublier l’inévitable Protocole de Kyoto (1997) qui fixa les premiers objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les exigences de respect de l’environnement, de développement durable et de lutte contre le réchauffement climatique sont de plus en plus ancrées dans les esprits à tel point que toute nouvelle action est évaluée à l’aune de la préservation de la planète.

Mais surtout, le Club de Rome publie en 1972 un rapport célèbre, The Limits To Growth, qui continue à marquer profondément la façon dont nous concevons notre rapport à l’environnement et au développement. Fondé en 1968 par des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires et des industriels préoccupés de développement durable et d’empreinte écologique, ce Club influent considère que les ressources naturelles vont s’épuiser sous les coups conjugués des croissances démographique et économique débridées telles qu’ils les observent et telles qu’ils les modélisent (avec des chercheurs du MIT) sur une centaine d’années. La conclusion est d’autant plus sans appel qu’elle est catastrophique : si rien n’est fait le plus vite possible, le système économique mondial s’effondrera en 2030.

C’est troporrible, on va tous mourir !!!    Que faire ?

Rassurez-vous, notre sympathique Club a des idées. Un « équilibre global » serait même possible. Bien sûr, il va falloir limiter les naissances à deux enfants par famille, taxer l’industrie pour limiter la production et redistribuer les richesses à chacun selon ses besoins. Des taxes ! De l’égalité ! Pas de bisous mais du planisme et de l’autoritarisme ! Chouette, non ?

Quarante ans plus tard, bizarrement, du système capitaliste qui devait nous conduire à la ruine, au contraire du planiste qui devait régler le problème, c’est le second qui s’est effondré. Quant au premier, il a malgré tout encore l’air d’aller.

Enquiquinante réalité ? Qu’à cela ne tienne ! Médiapart nous apprend heureusement que le rapport de 1972 a été remis à jour en 2012 sous la houlette de Graham Turner (toujours avec le soutien du MIT) grâce à des modèles informatiques encore plus précis, pointus, performants et taillés au cordeau. Jolis petits modèles numériques qui prédisent si bien la catastrophe puisqu’après recalcul, paf, l’effondrement est une fois encore fixé à 2030. Peut-être même 2020. Préparez-vous !

« Si l’humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant par une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030. » (Graham Turner, successeur de Dennis Meadows, rédacteur du premier rapport de 1972)

Le journaliste de Médiapart déplore le peu de cas qui fut fait de ce nouveau rapport, s’attend à ce qu’il ne soit pas suivi d’effet et donne ses propres recommandations pour dévier de la course fatale :

« Il ne faudrait pas seulement réduire notre production de gaz à effets de serre, mais s’imposer une décroissance radicale, à commencer par celle qui devrait être mise en oeuvre dans les pays riches, qui sont les plus consommateurs et les plus destructeurs. »

Bref, peu importe un développement durable et harmonieux si ce n’est pas pour s’attaquer à un système de production : l’abominable système capitaliste libéral qui a eu le culot, chaque fois qu’il a été suffisamment appliqué, d’augmenter l’espérance de vie et le niveau de richesse partout dans le monde.

Ces sombres perspectives proclamées par le Club de Rome ont été critiquées par de nombreux économistes, à commencer par Friedrich Hayek, l’homme qui a si bien vu comment toute expérience de planification débouche inéluctablement sur le totalitarisme. Lors du discours qu’il a donné à l’occasion de la réception de son prix Nobel en 1974, Hayek a commenté ce rapport en ces termes :

L’énorme publicité donnée récemment par les médias à un rapport rendu au nom de la science sur Les Limites de la Croissance, ainsi que le silence de ces même médias sur les critiques féroces que ce rapport a reçues de la part d’experts compétents, doivent nous inspirer quelques appréhensions sur la façon dont le prestige de la science peut être utilisé.

Avec une prescience de plus de 40 ans, Hayek avait déjà senti que « le prestige de la science » serait utilisé sans vergogne pour des agendas collectivistes : la science, qui normalement avance par réfutations successives, qui se veut logique, rationnelle et dépassionnée, concernée seulement par les confirmations apportées par les observations faites dans la nature ou les expériences, cette science sur laquelle le grand public compte pour l’éclairer n’en est pas moins instrumentalisée au profit de l’idéologie décroissante anti-capitaliste.

C’est parfaitement clair à propos du réchauffement climatique anthropique pour lequel on nous explique sur tous les tons que « la science est établie » en dépit de multiples observations contraires à la thèse officielle de la COP21, pour justifier des décisions contraignantes et coûteuses prises par pur parti pris idéologique, en l’absence de toute confirmation concrète non polémique des théories utilisées.

La politique prenant le pas sur la science, les « modes » environnementales évoluent : le diesel fut encouragé un temps, il est maintenant vilipendé. Faute d’avoir une compréhension globale de tous les tenants et aboutissants, il est à peu près impossible de mener une politique planifiée de bout en bout. Et ce type de politique, aveuglement caractéristique de nos hommes politiques, de nos administrations et de tous les groupes de pression qui tournent autour d’eux pour faire triompher leurs intérêts, représente très précisément le capitalisme de connivence.

Encore plus symptomatique, le nucléaire : au regard de la loi sur la transition énergétique votée il y a quelques mois sous l’impulsion de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, sa part dans la production électrique française devait tomber à 50% d’ici 2025. Mais à la faveur de son habituelle incohérence ou d’un fugace éclair de lucidité, la même ministre envisage maintenant de prolonger la vie des centrales françaises de 10 ans : apparemment, les énergies renouvelables vont être un peu courtes pour combler l’écart. Oh, zut.

Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, la chaîne des décisions environnementales est perpétuellement déficiente, faussant systématiquement le réel en ne laissant pas le marché s’adapter régulièrement aux évolutions économiques, technologiques et écologiques.

En pratique, tout montre que l’interventionnisme politique ruine systématiquement la relation qui se noue naturellement entre l’écologie et l’économie. L’écologie, la vraie, celle qui consiste à inscrire le développement de l’homme de façon aussi harmonieuse que possible dans son environnement, est justement l’objet de l’économie bien comprise : la surexploitation des ressources est combattue par les écologistes, mais elle est également contre-productive sur le plan économique ; la pollution, par exemple, entraîne des coûts écologiques qui ont une facture économique certaine. Il n’y a donc aucun hasard dans la recherche d’un environnement plus sain, moins pollué et dans lequel l’Homme s’inscrit sans effets délétères : c’est l’aboutissement logique d’une économie efficiente, où l’énergie est utilisée de façon efficace, avec le moins de perte possible et où les ressources sont employées pour s’assurer à la fois un présent décent et un avenir viable.

Autrement dit, l’opposition entre économie et écologie des écologistes du Club de Rome et de leurs successeurs politiques n’est qu’une fausse dichotomie, introduite pour mieux faire passer des lubies dangereuses d’organisation et de collectivisation de la société qu’on enrobera au besoin d’une bonne couche de science « officielle ».

L’absence de savoir ou de bon sens économique derrière l’écologie pratiquée actuellement en dit bien plus long sur l’agenda politique collectiviste des écologistes militants que sur une soi-disant opposition irréconciliable entre l’économie, le capitalisme, le libéralisme d’un côté, et l’Homme et la Nature de l’autre.

ECOLOGIE  POSITIVE  /  UNE  AUTRE  ECOLOGIE  EST  POSSIBLE

1.  Ces OGM qui nous font du bien                               h 16               NMP
2.  Et les ondes ?                                                                 h 16               NMP
3.  Et les abeilles ?                                                             h 16               NMP
4.  Et les produits bio ?                                                     h 16               NMP
5.  Et le tri sélectif ?                                                           h 16               NMP
6.  Et le nucléaire ?                                                            h 16               NMP
7.  Et le diesel ?                                                                   h 16               NMP
8.  Et si on lavait plus vert ?                                            h 16               NMP
9.  Et la COP 21 ?                                                                 h 16               NMP

Et aujourd’hui, conclusion :

10. L’économie est une écologie.                                h 16               NMP


 Pour enrichir l’article de conclusion ci-dessus L’économie est une écologie, je joins à la série un article de h16 qui montre en s’appuyant sur de nouveaux exemples concrets combien le secteur privé, en innovant et en optimisant au mieux ses ressources (conséquences inéluctables de la concurrence), permet d’améliorer les possibilités de l’homme de s’inscrire harmonieusement dans son milieu naturel. Mais à condition d’évoluer dans « un terreau favorable, celui de l’état de droit où collectivisme forcé et capitalisme de connivence seront âprement et systématiquement combattus. » 

Méchant capitalisme qui sauve la Nature ! (13 janvier 2017)


Croix de Salcette EdelweissIllustration de couverture : Bouquet d’Edelweiss du plateau de la Croix de Salcette (Hautes-Alpes) – Photo personnelle.

20 réflexions sur “Une autre écologie est possible ! (X) L’économie est une écologie

  1. Excellente définition de l’écologie qui conclut cet excellent article : « c’est l’aboutissement logique d’une économie efficiente, où l’énergie est utilisée de façon efficace, avec le moins de perte possible et où les ressources sont employées pour s’assurer à la fois un présent décent et un avenir viable ».
    Je constate d’ailleurs que cette formule est partagée de fait (et de bon sens) par la grande majorité des français qui, s’ils sont sensibles et de plus en plus attentifs à l’écologie, sont néanmoins peu disposés à entrer en religion en son nom ainsi que le montre le mini score constant des verts aux élections..
    Vous précisez ensuite que cette écologie est parfaitement compatible avec l’économie libérale ; je dirais moi qu’elle est quasi implicite au libéralisme qui contient en lui autant de responsabilité que de liberté, en tous cas plus de transparence et d’équité (au sens du contrat conclu par exemple entre un fournisseur d’énergie et les citoyens) que le modèle étatique et connivent que vous décrivez par ailleurs.
    Le principe du « pollueur payeur » est d’ailleurs le meilleur exemple d’un principe libéral appliqué à l’écologie.
    En allant plus loin encore, je crois que l’écologie est même totalement libérale car il n’y a pas à mon sens de solution collective permettant de régler cette question qui relève du comportement de chacun, au quotidien, dans son proche environnement, librement accepté donc plus surement mis en œuvre.
    On peut d’ailleurs s’inquiéter en terme d’efficacité et de démocratie de la façon inverse dont l’Etat traite le sujet de l’énergie en France – l’énergie étant l’un des volets majeurs de la question écologique – en imposant sous couvert du nucléaire un modèle centralisé, monopolistique, opaque voire policé à l’exact opposé du précédent.
    On n’oublie pas en effet que selon l’information officielle, le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière, qu’AREVA est un fleuron de notre industrie (que le monde entier nous envie..), et qu’on peut de baigner tranquillement au large de la Hague..

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    • « je dirais moi qu’elle est quasi implicite au libéralisme qui contient en lui autant de responsabilité que de liberté, en tous cas plus de transparence et d’équité (au sens du contrat conclu par exemple entre un fournisseur d’énergie et les citoyens) que le modèle étatique et connivent que vous décrivez par ailleurs. »

      Oui, et si vous allez voir chez mon collègue h16, vous verrez qu’il a titré : « L’inhérente écologie de l’économie. »

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  2. « … aboutissement logique d’une économie efficiente… ». Veuillez me pardonner, mais vous n’avez pas l’once d’une telle démonstration dans votre écrit. J’avoue être impatient de comprendre comment un objectif de rentabilité entraine de fait une vraie écologie.
    « … le libéralisme contient autant de responsabilité que de liberté… ». Donc vous comptez sur la bonne volonté des gens pour ne pas faire de travers, quelle belle utopie, démentie tous les jours. Et d’ailleurs en contradiction avec l’adage libéral que les hommes sont naturellement mauvais, mais que ce n’est pas grave la somme des égoïsmes faisant le bien commun.
    « … décroissance anti-capitaliste… ». Nous y voilà, le monde se scinde forcément en deux, entre libéraux (intelligents, bien éduqués et malheureusement incompris) et des communistes (obtus). Nous ne sommes plus du temps de l’après-guerre.
    Enfin je constate que vous mentionnez « catholique » dans le titre de votre blog, sans jamais faire référence ni à son dogme ni à de quelconques communications du clergé, sinon un article à l’époque pour balayer d’un revers de main l’encyclique ‘Laudato Si’. Pas couverte par l’infaillibilité papale, formidable on l’oublie aussitôt. Comme c’est pratique.
    C’est dommage, intelligence et cohérence sont là aussi je vous lis de temps en temps, mais au service d’une mauvaise cause.

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    • Bonjour, et merci pour votre commentaire.
      Vous évoquez 4 points. J’y réponds dans l’ordre :
      1. Vous négligez l’importance de la propriété privée. Si votre voisin, parce qu’il veut rentabiliser son temps, jette ses ordures dans votre jardin plutôt que d’aller à la déchetterie, je pense que vous serez, à raison, mécontent. C’est la même chose dans l’économie : une entreprise qui jetterait des effluents de fabrication dans une rivière ou sur un terrain vague devra en répondre au propriétaire. Il se trouve qu’aujourd’hui c’est souvent l’Etat qui est propriétaire, ou la commune etc… avec les négligences que comporte le fait de s’occuper de biens qui appartiennent à la fois à tout le monde et à personne. Dans un contexte libéral, l’Etat doit faire respecter le droit de propriété. A partir de là, les abus sont auto-limités.
      2. Le problème de votre assertion, c’est que vous vous mettez d’entrée de jeu dans la catégorie des personnes responsables qui se voient bien dans le rôle de tuteur des autres. Avec tous les abus de pouvoir que cela comporte. Les personnes plus fragiles existent et les libéraux considèrent la vraie charité personnelle à leur égard, pas la solidarité subventionnée et souvent clientèliste, organisée et déshumanisée de l’Etat qui finit par englober un peu tout le monde.
      3. Il y a bien, avec des nuances, cela va de soi, deux façons d’envisager les choses : la façon collectiviste et étatiste où « une élite » auto-proclamée explique aux autres ce qu’ils doivent faire (avec les magnifiques résultats qu’on observe en France aujourd’hui), et une façon plus libre où on laisse les gens décider pour eux-mêmes, à partir du moment où les droits naturels sont respectés. Ces droits sont : la vie, la liberté et la propriété. C’est à l’Etat de faire respecter ces droits naturels. Ceci offre une magnifique régulation de la société, tout en laissant chacun vivre sa vie.
      4. Je ne savais pas qu’il y avait un diplôme de catholicisme. Il y a le baptême et croyez-moi je ne le considère pas du tout à la légère.

      Pour finir, les faits montrent que seules les sociétés douées d’une bonne dose de liberté et d’un Etat de droit progressent et que tout ce qui ressemble au Vénézuela sombre immanquablement dans le chaos. Je vous signale que lorsque le président Chavez est décédé, ma paroisse a cru malin de faire une intention de prière universelle pour souhaiter que les dirigeants du monde soient plus à l’écoute de leur peuple et des pauvres comme l’était Chavez. Permettez-moi de douter de la lucidité des paroissiens qui sont arrivés à pondre pareille PU.

      Pour finir, Je vous propose de jeter un oeil à mes articles sur Hayek, Bastiat et Turgot, et celui sur Kant (Qu’est-ce que les lumières ?)

      Bon week-end, Nathalie MP.

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      • Chère Nathalie,
        Puisque vous avez eu le fair-play de publier mon commentaire contradictoire, continuons cette agréable conversation.
        1. J’espère que vous conviendrez que vous n’avez pas réellement répondu à mon point. Comme je vous ai vu l’écrire fort justement antérieurement, un seul contre-exemple suffit (simpliste mais nous n’avons que peu de place). Il est plus facile et rentable de concevoir et fabriquer un moteur de voiture polluant que le contraire. Pire, cette chère concurrence que les libéraux chérissent tant fait que, de crainte que mon concurrent ne me nuise à vendre moins cher, même si j’en avais l’intention parce que je suis un homme responsable, je ne pourrais faire les recherches et ajouter ce qu’il faut pour le rendre plus écologique. Seules des normes ayant obligation de respect pour tous sont parvenues à pousser les industriels vers un meilleur respect de la nature. Vous me rétorquerez que les normes sont mal faites, ne portent pas sur les bons paramètres… Même si cela était vrai, ne laissez pas les variables de deuxième ou troisième ordre occulter le fait de premier ordre : sans normes, pollution maximum. Je pourrais multiplier les exemples, comme les dépoussiéreurs sur les cheminées d’usine à l’époque.
        2. Ce n’est pas tellement que je cherche, en tant qu’individu, à devenir tuteur de quiconque. Il se trouve que le mal existe, ou pour faire moins dramatique certains individus sont mal intentionnés. Cela devient un problème quand ils se trouvent en situation de pouvoir, à petite ou grande échelle. Et qui a plus de pouvoir qu’une banque ou une grande entreprise ? Il est curieux que vous demandiez à l’Etat d’assurer au mieux les pouvoirs régaliens comme la police et l’armée, mais refusiez obstinément toute règle dans le monde économique. Tout pouvoir doit être équilibré par un contre-pouvoir, principe presque physique (action/réaction) plus défendable que cette prétendue main invisible.
        3. La notion de droit naturel est déjà contestable pour un chrétien, et généralement utilisée par les libertaires pour rejeter tout principe de moralité. Vive les pulsions ! Je n’ai pas de problème particulier avec la vie ni la propriété privée, mais avec ce que vous appelez liberté. Là encore réfléchissez sincèrement, avec logique et non avec le prisme du manuel du parfait libéral, et vous finirez par conclure que cette fameuse liberté individuelle n’est rien d’autre qu’un artifice pour gommer tout sens du bien et du mal. Je condamne tout moyen coercitif, mais pas l’ensevelissement de toute morale.
        4. Je me rends compte que j’ai été maladroit. Loin de moi l’idée jauger votre catholicité, seul Dieu est juge de la sincérité des cœurs. Ma remarque cherchait à vous faire prendre conscience que vous n’en parlez jamais et que cela est très criant. Je comprendrais (et compatirais pour vous) une certaine gêne, l’Eglise ayant condamné les idées libérales depuis le début. Il est intéressant de vous voir mentionner le baptême. Certes c’est le commencement, mais d’un long voyage vers le Père. On n’est pas un catholique parce qu’on est baptisé et pratiquant, mais en chemin vers la sainteté. Pour la petite anecdote, j’ai moi aussi à me plaindre de ces prières universelles immanquablement teintées de sous-entendus politiques, pas dans le sein d’une cérémonie s’il-vous-plait.

        Je pense connaitre ce que vous avez vécu, un lycée élitiste, les concours, la grande école (d’ingénieur et non de commerce). Et puis un jour, trop tardivement, j’ai réalisé que Dieu ne nous demandait pas seulement d’être performants et d’assurer une belle vie confortable à notre famille.
        Fraternellement.

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      • @Nathalie MP
        Bonjour,
        Vous dites : « Vous négligez l’importance de la propriété privée. […] Il se trouve qu’aujourd’hui c’est souvent l’Etat qui est propriétaire, ou la commune etc… avec les négligences que comporte le fait de s’occuper de biens qui appartiennent à la fois à tout le monde et à personne », et ce principe paraît en effet à la fois simple et sain.

        Pourriez-vous clarifier cependant comment vous l’appliquez à des ressources aujourd’hui partagées comme l’atmosphère ou les océans ?
        Pensez-vous créer un marché où l’on acquerrait des mètres-cubes d’air ou des kilomètres-cube d’océan, afin que leur utilisabilité soit préservée par d’efficaces propriétaires privés ? Comment ceux-ci alors se rémunéreraient-ils ? Par exemple en vendant des « droits à respirer » et des « droits à polluer » ? Comment compartimenter des mètres-cubes adjacents mais destinés par leurs propriétaires respectifs à des usages différents ?

        Merci par avance pour vos éclaircissements.
        Bien cordialement.

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  3. Bonjour Monsieur Madame,

    excusez-moi d’intervenir tel un cheveu sur la soupe, mais comment parvenez-vous à concilier catholicisme et libéralisme – attendu que le libéralisme est un péché :

    http://jesusmarie.free.fr/encyclique_quanta_cura.html

    http://www.christ-roi.net/index.php/Le_lib%C3%A9ralisme_est_un_p%C3%A9ch%C3%A9_-_Don_F%C3%A9lix_Sarda_y_Salvany_-_01

    Même le pape François (mais bon, comme c’est pas un vrai pape, on va dire que ça compte pour du beurre) le condamne, lol :

    http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2014/02/10/31004-20140210ARTFIG00372-le-pape-francois-contre-le-liberalisme.php

    Vous devriez appeler votre blog Protestantisme et Libéralisme, ou Libéralisme et Biscottes à la confiture de fraises, ce serait plus cohérent si je puis permettre.

    En attente de votre réponse,

    Josette vous salue cordialement.

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    • Dieu seul sonde les reins et les coeurs. Si le libéralisme est un péché (quelle expression dramatique !) Dieu le saura mieux que vous ou moi.
      Je crains que tout votre commentaire, émaillé de textes soutenus par Mgr Lefebvre, ne soit que la démonstration de votre totale ignorance d’une part de ce qu’est le libéralisme, et d’autre part, peut-être aussi de ce qu’est l’Evangile (mais là je ne suis pas juge bien entendu).
      Pour une réponse sur le libéralisme, voir ma réponse à catho1728.
      Bon week-end, Nathalie MP.

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      • Soyons juste Nathalie, l’Église de Rome (et pas seulement la FSSPX) a constamment condamné le libéralisme (notez que sans être traditionaliste je n’ai aucun grief envers eux sauf celui d’être obsédés par certains sujets et malheureusement pour eux schismatiques ; par contre sur le dogme on devrait parfois davantage les écouter).
        Pour rappel à chacun selon sa conscience:
        http://www.doctrine-sociale-catholique.fr/index.php?id=6714
        ou
        http://www.lerougeetlenoir.org/contemplation/les-contemplatives/histoire-des-condamnations-du-liberalisme-par-l-eglise

        Oui Josette, le libéralisme conduit au péché, et cela de manière insidieuse car il justifie une conduite non conforme à l’enseignement du Christ. Il serait même maléfique de ce point de vue.

        Bien cordialement à vous deux, et bon week-end.

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      • @catho1728 :
        « Oui Josette, le libéralisme conduit au péché, et cela de manière insidieuse car il justifie une conduite non conforme à l’enseignement du Christ. Il serait même maléfique de ce point de vue. »

        —-> J’ai tendance à penser que vous ne connaissez rigoureusement rien au libéralisme, à ses fondements, à sa tradition, qui remonte au XVIII è siècle en France et qui passe par Jean-Baptiste Say, Tocqueville, Benjamin Constant, Bastiat et tant d’autres. Des chrétiens, tous ou presque.

        Dans ces conditions, je ne tiens guère à discuter. Comment parler utilement rugby avec quelqu’un qui en ignore tout ? Je vous engage à vous documenter.

        Puis-je vous rappeler que Jésus nous laisse libres ? Puis-je vous rappeler qu’il nous demande de changer NOS coeurs, pas celui des autres ? Je déteste autant le constructivisme des conservateurs qui veulent imposer leur morale que le constructivisme des progressistes à la Najat qui veulent imposer la leur. Si vous, vous êtes capable de discerner le bien et le mal, comme cela ne transparait que trop dans vos commentaires, faites grâce aux autres hommes d’avoir les mêmes capacités et laissez les vivre, tant qu’ils ne portent atteinte ni aux biens ni aux personnes.

        Et pour finir, un intéressant petit extrait à connotation économique tiré de Jean, chapitre 12 :

        12.1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.
        12.2 Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
        12.3 Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
        12.4 Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit:
        12.5 Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres?
        12.6 Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.
        12.7 Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture.
        12.8 Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

        « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres? » :
        Ca, c’est la vision primaire de la charité, que moult acteurs de cinéma, politiciens etc.. pratiquent à longueur d’émission télé, par exemple. L’argent des autres, toujours, pas le leur.
        L’évangéliste ajoute : « ll disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.
        Ca, c’est ce qui se passe toujours quand la charité est pratiquée de façon institutionnelle, par l’Etat et ses cent mille aides et subventions, par exemple.

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    • Chère Nathalie,
      Votre réaction me peine, et comme vous devez détester beaucoup de monde ! Mettre fin sous prétexte d’ignorance de son interlocuteur est cavalier pour quelqu’un qui veut éduquer aux grandes vérités du libéralisme. Remarquez que dans ce club, avec les papes successifs depuis Grégoire XVI et ses théologiens je suis en bonne compagnie (prenez la peine de suivre mes liens).
      Je remarque également que vous n’avez pas rétorqué aux points de mon deuxième commentaire. Pas de dialogue contradictoire mais un renvoi aux mantras du libéralisme. C’est une façon de faire.
      Quant à l’exemple éculé (pourquoi tous les libéraux me citent-ils ce même passage ?), je vous fais la même réponse qu’à eux : tout ne se résume pas in fine à de l’argent, et le catholicisme ne se limite pas à la charité.
      Ne nous laissez pas sur le constat que le libéralisme n’est en fait que la manifestation d’un ego vindicatif : « j’ai tout compris mieux que tout le monde, je n’ai pas besoin de vous et surtout pas de vos règles ni morales, laissez-moi tranquille faire ce que je veux faire pour ce qui est bon pour moi. Ce sera aussi bon pour vous, croyez-moi sur parole. »
      Le libéralisme (je n’appellerais pas ce courant une philosophie) vient des hommes, et comme tel vous devriez plus le considérer avec l’outil du doute cartésien.
      Amicalement.

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      • Monsieur, vous ne me connaissez pas et je ne vous connais pas, je n’ai que faire de vos « chère Nathalie. » Quant à : « et comme vous devez détester beaucoup de monde !  » je vous laisse à vos commisérations ridicules.
        Même remarque qu’à Josette : tout ceci est hors sujet et dorénavant je ne répondrai plus à vos commentaires.

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      • Ceci quand même : « Ce sera aussi bon pour vous, croyez-moi sur parole. »
        Justement pas, ça c’est le socialisme de droite ou de gauche.
        Vous faites comme vous l’entendez, tant que vous respectez les biens et les personnes. Et si ça se trouve je ferai comme vous, mais de mon propre chef, pas du vôtre. Et vous laissez les autres faire à leur façon. On ne peut agir dans le monde qu’en se changeant soi-même et en étant un exemple positif pour les autres, mais certainement pas en contraignant les autres.
        Vous dites le libéralisme « pousse à ceci cela » : non. Ce sont les constructivismes de tous bords qui « poussent  » à telle ou telle croyance, tel ou tel comportement.

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    • @Josette : Dans votre précédent commentaire, vous mettiez un lien sur le fait que le pape François condamne le libéralisme, maintenant vous me mettez un lien d’un évêque de la FSSPX qui considère que ce même pape propage une hérésie.
      Faudrait savoir.
      Tout ceci est hors sujet. Je ne répondrai plus à vos prochains commentaires.

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      • .
        Aimons nous les uns les autres, au nom du Seigneur Jésus-Christ.
        Je disais simplement que le libéralisme est un péché, lorsqu’on est catholique.
        Et que vous devriez changer votre bannière.
        Mais c’est votre blog, vous faites ce que vous voulez.
        J’organiserai un sit-in, à Sochaux, place de la victoire, si rien n’est fait dans les trois semaines…

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      • « Au commencement était la liberté, et la liberté était en Dieu, et la liberté était Dieu » (P Chaunu : protestant il est vrai )

        Toute la bible illustre la liberté accordé à l’homme par Dieu:

        « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives ,toi et ta postérité , pour aimer l’Eternel ton Dieu, pour obéir à sa voix » Deut xxx19-20.

        Pour en savoir plus sur le liberalisme catholique :
        institutdeslibertes.org/un-liberal-nomme-jesus-extraits/

        Pour vous réconcilier, j’ai été amené dans ma vie à distinguer libéralisme et capitalisme,
        ce que ne font ni les socialistes, ni les papes !
        Voici comment:
        Par hasard je suis devenu un jour adhérent d’une coopérative vinicole. Ne connaissant rien à ce milieu je me suis renseigné et j’ai découvert une organisation que la plus part des coopérateurs ignores (et vous aussi à fortiori)
        Une coopérative est une société non-capitaliste (ou a-capitaliste) dont les règles de fonctionnement sont à l’inverse de celles des sociétés que vous rencontrer habituellement.
        – droit de vote non proportionnel au capital mais sur le principe 1 homme-1 voix
        – répartition des bénéfices non proportionnel au capital engagé mais à l’activité avec la coop
        – part de capital à valeur fixe non soumise aux fluctuation d’un quelconque marché comme une action
        (en cas de dissolution l »excédent de capital dégagé n’est pas réparti entre les adhérents mais carrément donné à une autre coop).

        Déjà, dans ces conditions le fait que le Crédit Agricole , structure à capital coopératif, soit arrivé à la prouesse d’être côté en bourse est une preuve de l’existence du diable.

        MAIS
        une coopérative c’est aussi
        – liberté de création
        – principe dit : entrée libre , sortie libre
        et à ce titre une coop est une organisation libérale !
        Le principe entrée libre sortie libre a été de tout temps attaqué par les socialistes de tout poil et des dirigeants de coop qui souhaitaient des adherents captifs mais le principe est résté dans les tables de la loi de la coopération.

        Je me suis donc retrouvé dans une société non-capitaliste d’inspiration libérale sur un marché libre ou si vous préférez dans une société non-capitaliste regroupant des écorcheurs de chatons mignons.

        La première coop s’est sans doute constituée pour trucider un mamouth , ce n’est que bien plus tard que mammouth-SA filiale de Cromagnon and co a offert du 10% de rendement à ses actionnaires pour la même démarche.

        Cette confusion entre capitalisme et libéralisme permet aux socialistes et aux papes d’accuser le libéralisme, là où le capitalisme de connivence fricote avec le socialisme.
        Les libéraux souvent à l’aise dans le capitalisme ont tendance à les défendre ensemble sans se poser de questions.

        Depuis j’ai appris à mes enfants
        Le capitalisme c’est Windows
        le libéralisme c’est Linux
        le socialisme c’est le Minitel

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      • @ Paracol :
        Vous avez raison de souligner l’existence du capitalisme de connivence, variété capitaliste très bien connue en France, voir les brillants succès d ‘Areva, par exemple. Mais ce genre de capitalisme n’est en rien du libéralisme, et je peux vous assurez que les libéraux le savent très bien.
        Voir par exemple :
        http://www.wikiberal.org/wiki/Capitalisme_de_connivence
        et pour des exemples récents :
        http://h16free.com/2016/03/03/47713-le-capitalisme-de-connivence-finit-mal-en-general

        Bonne soirée, Nathalie MP

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  4. @Yogi : Merci pour votre commentaire !
    Je crois que cet article apporte quelques réponses :
    http://www.24hgold.com/francais/article-or-argent-mechant-capitalisme-qui-sauve-la-nature-.aspx?article=10172634142H11690&redirect=false&contributor=H.+Seize
    « l’écologie et l’économie capitaliste ne sont pas, loin s’en faut, des ennemis irréconciliables. C’est même plutôt le contraire : l’économie bien comprise, le capitalisme efficace est, par nature, écologique, lui qui ne peut se satisfaire d’un gâchis qui pourrait être valorisé, d’une mauvaise utilisation des ressources qui signifie qu’a contrario, une bonne rapporterait bien plus à tout le monde. C’est lorsqu’il est appliqué de façon optimale ou que les efforts sont faits pour qu’il le soit que le capitalisme et l’entreprise capitaliste traditionnelle permettent de servir l’Homme et la Nature mieux que toute autre forme d’organisation économique. »

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    • @Nathalie MP
      Merci pour votre réponse !
      Vous citez là de belles paroles, qui hélas ne répondent aucunement à mes questions et ne paraissent étayés par aucun fait. Et ce d’autant plus que les exemples donnés par l’article que vous référencez contredisent frontalement son propos.

      Ainsi les emballages plastiques, en se répandant dans l’environnement et les océans, y détruisent les espèces marines et aviaires et génèrent un coût qui n’est nullement pris en compte. Ma question demeure donc : comment pensez-vous instituer la propriété privée de la faune sauvage et des kilomètres cubes d’océan et d’atmosphère qui sont ainsi dévastés ?

      De même, la pression économique mise par les pays riches sur les pays pauvres, et la corruption de ceux-ci, conduit ces derniers à sacrifier leurs ressources naturelles telles que la biodiversité. On a du mal à discerner ici la pertinence de la démonstration. D’ailleurs l’article cité traduit à tort « pays riche », tel que mentionné par l’étude du WWF, par « pays capitaliste ».

      Je crains donc que vos exemples ne démontrent l’exact contraire de votre thèse, ce qui ne lasse pas de m’inquiéter.

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