OGM : Et 3 hourras pour le maïs transgénique de Monsanto !

Une 3ème étude d’envergure publiée le 10 décembre dernier confirme que la consommation des maïs transgéniques NK603 (résistant au glyphosate) et MON810 (résistant aux insectes ravageurs) de Monsanto n’affecte pas la santé des rats soumis à ce régime comparativement à une alimentation similaire sans OGM.

Vous vous rappelez l’étude Séralini ? Vous vous rappelez ces photos de rats hideusement déformés par de multiples tumeurs cancéreuses trois fois plus grosses qu’eux ? C’était en 2012 et le Nouvel Obs, se prenant pour le vaillant lanceur d’alerte que le monde attendait, allumait alors avec succès l’épouvante anti-OGM en titrant « Oui, les OGM sont des poisons ! » À ces mots, la planète écolo ne se sentit plus de joie, la moustache de José Bové, grand arracheur de maïs transgénique, se mit à frétiller de plus belle et le délire médiatique fut à son comble.  Lire la suite

Comment le capitalisme a sauvé les abeilles (II)

Cet article est la suite de Comment le capitalisme a sauvé les abeilles (I) publié avant-hier sur ce blog. Il raconte comment les abeilles sont parvenues à surmonter tous les dangers qui les guettaient grâce aux efforts des apiculteurs et grâce au vaste marché de la pollinisation. Lire la suite

Entretien avec Patrick Moore : « J’ai quitté Greenpeace pour revenir à l’écologie »

Replay du 9 août 2019 : En ce moment, on nous vend beaucoup l’écologisme du sensationnalisme et de la peur, mais il existe aussi l’écologisme de la science et de la raison. Entretien avec Patrick Moore, ex-membre fondateur de Greenpeace :

Co-fondateur de Greenpeace en 1971, directeur de Greenpeace International et haute figure de la lutte contre la pollution minière, le massacre des bébés phoques ou le nucléaire militaire, Patrick Moore a fini par se trouver en désaccord croissant avec ses collègues écologistes – sur le chlore, le nucléaire… – au point de quitter l’ONG avec fracas en 1986.  Lire la suite

La bataille du glyphosate

29 mai 2018 : Les députés ont rejeté (pour l’instant) les amendements visant à interdire complètement le glyphosate d’ici 2021. Et ils ont eu raison ! (Les autres mises à jour sont en fin d’article.)

On a encore trouvé des quantités abominables de glyphosate dans le pipi de 30 célébrités de l’écologie et de l’audiovisuel ! « On », c’est l’association Générations futures qui milite contre les pesticides et pour l’agriculture bio. « Encore », parce qu’une opération médiatique similaire avait déjà été réalisée auprès de 48 députés européens il y a un an.  Lire la suite

Une autre écologie est possible ! (X) L’économie est une écologie

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

Lorsque nous nous sommes lancés dans la série d’articles intitulés « Ecologie positive » ou « Une autre écologie est possible » (dont la liste est rappelée dans le tableau ci-dessous), outre l’opportunité à ne jamais négliger de cuisiner quelques chatons mignons, il était moins question de rejeter en bloc l’écologie que de faire apparaître à quel point la peur, la culpabilité et l’idéologie décroissante anticapitaliste biaisaient notre façon d’envisager le rapport entre l’homme et son milieu de vie, au mépris des études scientifiques et des progrès techniques dans le domaine de la protection de l’environnement et de la santé.  Lire la suite

Une autre écologie est possible ! (IX) Et la COP21 ?

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

C’est vraiment ballot : tout bousculés par les attentats, l’état d’urgence, les élections régionales et le remaniement ministériel de jeudi dernier, nous n’avons pas réalisé pleinement combien la France avait été au cœur de l’Histoire avec un grand H inspiré et au centre d’événements Zistoriques avec un grand Z qui dépassent largement tout ce qui précède. Comme l’a dit François Hollande en ouverture de la conférence sur le climat COP21 qui s’est tenue à Paris début décembre 2015 :

« C’est un jour historique que nous vivons. (…) Jamais l’enjeu d’une réunion internationale n’avait été aussi élevé, car il s’agit de l’avenir de la planète, de l’avenir de la vie. »

Oui, de la Vie tout entière, rien de moins. Et lorsque les 195 pays présents ont adopté l’accord final, le Président des États-Unis Barack Obama en a lui aussi souligné le caractère unique et indispensable. Notre planète, a-t-il déclaré en substance, est menacée par le réchauffement climatique, il faut la sauver car nous n’avons qu’elle, et l’accord international obtenu à l’issue de la COP21 est notre seule chance d’y parvenir.

Ah bon. Vraiment ?  Lire la suite

Une autre écologie est possible ! (VIII) Et si on lavait plus vert ?

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

Plongez sous votre évier, bousculez les pots de crème de votre salle de bain, jetez un œil dans vos placards de cuisine, regardez le logo de McDonald’s et laissez-vous guider par le vert (ou le bleu ciel, symbole de l’eau et de la vie). Des prés fleuris ! Des ruisseaux purs et joyeux ! Des neiges éternelles ! Des oiseaux qui gazouillent ! Des bébés joueurs au milieu de serviettes duveteuses ! Des chatons encore plus mignons ! En quatre nuggets et deux tubes de dentifrice, vous venez de vous acheter du développement durable et de l’environnement éco-responsable pour quelques euros. Vous vouliez du beau, du bon, du bonheur, mélange de naturel, de verdure et de précaution ? On vous en donne à la pelle sur tous vos écrans publicitaires et dans tous les rayons de vos supermarchés. À l’écologie en tofu massif des ONG répond le « Greenwashing », l’écologie vert ripolin des annonceurs. De quoi s’agit-il exactement ?  Lire la suite

Une autre écologie est possible (VII) Et le diesel ?

Actualité de la semaine du 12 au 17 novembre 2018 : Alors que la grogne monte contre la hausse des taxes sur les carburants, alors que le diesel figure au premier rang des accusés dans la « détérioration » de la planète, il n’est pas inutile de se rappeler que ce sont les pouvoirs publics qui ont massivement poussé les Français vers ce carburant, que les particules émises par les automobiles proviennent aussi des revêtements routiers, des pneus et des freins et que la qualité de l’air s’améliore en permanence…

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

Fini de rire pour le diesel : en 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement classé les gaz d’échappement des moteurs diesel dans la catégorie des cancérigènes certains en raison du risque accru de cancer du poumon associé à l’exposition aux particules fines qu’ils émettent. Pour l’essence, n’en parlons surtout pas. Depuis, les projets d’interdiction du diesel se multiplient.  Lire la suite

Une autre écologie est possible (VI) Et le nucléaire ?

Complément d’information du 8 février 2016 : Après l’accident de Fukushima, les pays très équipés en nucléaire civile ont voulu évaluer la dangerosité de leurs centrales. Deux scientifiques, dont James Hansen, ex-chercheur de la NASA connu pour sa partialité en faveur du réchauffement climatique anthropique, ont pris le problème dans l’autre sens : combien de morts la production d’électricité par le nucléaire plutôt que par les énergies fossiles a permis d’épargner entre 1971 et 2009 ? Ils arrivent au chiffre de 1,8 millions de personnes. Ils ont ensuite extrapolé que si l’énergie actuellement produite par le nucléaire était remplacée par le charbon (cas de l’Allemagne, par exemple) il faudrait enregistrer d’ici l’année 2050 4 à 7 millions de morts en plus (accidents miniers et pollution). Le détail méthodologique est donné dans un article du Huffington Post de 2013. La même année, James Hansen a co-signé une lettre ouverte « To those influencing environmental policy but opposed to nuclear power » (A ceux qui influencent la politique environnementale mais sont opposés au nucléaire) qui expose le dilemme des écologistes, à la fois opposés au nucléaire et aux émissions de CO2


Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

Il existe une gradation dans l’horreur écologique. On trouve assez haut la peur diffuse (et confuse) du réchauffement climatique, suivie de près par la peur de manquer de ressources naturelles. Un peu plus bas, celle de manquer de place pour stocker nos déchets, qui déclenche une frénésie de tris et de recyclages pas toujours judicieux. Mais indéniablement, au sommet de cette échelle se situe la peur panique de mourir d’un cancer, de muter atrocement ou d’émettre de la lumière en battant des paupières : l’industrie nucléaire et ses déchets dépassent tout dans l’effroi et la répulsion quasi-mystique qu’ils inspirent dans le public. 
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