L’École supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille) a été fondée en 1924 par le docteur en droit public Paul Verschave au sein de l’Université catholique de Lille. De statut privé mais dorénavant rattachée académiquement à l’Université publique de Lille, elle est l’une des écoles françaises les plus réputées dans le domaine des médias, occupant suivant les années le premier ou le second rang en alternance avec le Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ Paris).
Après onze ans de blog et pas loin de 1 000 articles écrits dans une certaine solitude intellectuelle qui commence à peser trop lourd dans ma vie, j’ai eu l’idée – saugrenue sans doute, je n’ai plus 20 ans – de candidater au master de journalisme de l’ESJ afin de me professionnaliser et de me donner l’occasion d’échanger et d’apprendre avec les acteurs du milieu journalistique. Il est même question de faire des stages dans des entreprises de presse !
C’est ainsi que mardi 17 février dernier à 10 heures, j’ai reçu par mail un dossier pédagogique d’admissibilité à compléter avant le mercredi 25 février (hier) à 23 h 59.
Les candidats sont d’abord priés de télécharger un CV d’une page maximum ainsi que trois documents permettant au jury de mieux appréhender la motivation et le sérieux de la candidature. Vous imaginez bien que pour ma part, j’ai abondamment pioché dans les écrits de ce blog, mais aussi dans des piges effectuées il y a plusieurs années pour le compte de plusieurs organes de la presse économique spécialisée.
Les candidats sont ensuite invités à disserter en 1 500 ou 2 000 signes (soit 250 ou 320 mots environ) sur les cinq sujets présentés ci-dessous. J’insère mes réponses en bleu après chaque question.
1. J’ai toujours aimé écrire, j’ai toujours aimé apprendre, j’ai toujours eu envie de décrypter la marche du monde, j’ai toujours eu du goût pour la transmission des savoirs.
Très vite, je suis devenue passionnée d’histoire et d’actualité politique. Le cours de ma vie a fait que je n’ai pas eu une carrière toute tracée. Mais il se trouve que chaque changement de route m’a donné l’opportunité de me rapprocher du monde des médias :
· Création d’une association étudiante et organisation de conférences, notamment : le géographe Yves Lacoste autour de son livre La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre ; le philosophe Alain Finkielkraut et son Juif imaginaire ; le vice-président du Sénat de l’époque et ancien professeur de philosophie Maurice Schumann à propos de Gandhi qu’il avait eu l’occasion de rencontrer.
· Traductions d’articles de management de la Harvard Business Review pour l’Expansion et les Éditions d’Organisation. Traductions de textes de santé publique généraliste de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
· Piges journalistiques sur la vie des entreprises pour la presse régionale ou la presse spécialisée, via l’intermédiation de l’agence de presse lilloise Trans Euro Press.
Mon plus grand accomplissement reste bien sûr la création de « Le Blog de Nathalie MP, La Liberté dans nos Vies » : pas loin de 1000 articles à ce jour depuis sa création en février 2015. Objectif : faire connaître les thèses libérales et expliquer en quoi elles constitueraient une réponse adaptée à nos problèmes actuels aussi bien sur le plan des libertés individuelles que sur celui de la prospérité économique générale. Ma méthode consiste à écarter les polémiques inutiles en apportant les informations nécessaires à la compréhension du sujet, puis à donner mon interprétation.
Dans ce cadre, ma candidature à l’ESJ Lille vise à me professionnaliser (établir les faits, gérer les sources, etc.) et à me donner l’occasion d’échanger et d’apprendre avec les acteurs du milieu journalistique.
2. L’hypothèse d’un monde où médias et journalistes n’existent pas est peut-être proposée de façon purement théorique afin de nous faire parler d’un autre champ d’activité dans lequel nous aimerions engager notre vie. Elle peut aussi correspondre à un monde dystopique de censure et de contrôle de l’information ou à un monde plus primitif, fait de petites communautés au sein desquelles l’accès aux informations se fait directement de bouche à oreille.
Dans l’un ou l’autre cas, ceci n’empêche pas que les individus doivent prendre des décisions pour mener leur vie en toute liberté et toute autonomie. Encore faut-il qu’ils aient accès à un cadre clair sur la réalité du monde qui les entoure. Mon esprit se tourne alors très spontanément vers l’enseignement et la transmission des savoirs.
J’attache une extrême importance à la connaissance du passé, à la capacité à argumenter et dialoguer et à la formation scientifique et logique. À tout ce qui permet de muscler ses références et ses raisonnements face à l’occurrence d’événements susceptibles d’être instrumentalisés socialement ou politiquement.
Dans la situation fictive proposée, il est probable qu’il n’existerait pas non plus de système éducatif structuré. Soit il serait à créer, et dans ce cas, je me vois bien ouvrir une école ; soit il se déploierait dans les interactions du quotidien entre adultes et enfants afin de les aider à grandir dans leur monde, et j’aimerais être cet adulte.
Supposons maintenant que les journalistes existent quand même. Comme tous les humains, ils ont leurs biais. D’où l’impérieuse nécessité que les destinataires de leurs travaux soient aguerris afin de toujours regarder avec un œil critique ce dont on veut les convaincre. Information et éducation vont de pair, faute de quoi il ne resterait que propagande, autoritarisme et ignorance. Le despote autoproclamé éclairé d’un côté et le docile troupeau de l’autre. Comme disait Kant, et j’adore cet enthousiasme, « Sapere Aude ! » (Ose penser !)
À qui : Au député LFI Raphaël Arnault.
Question : Avec la mort de Quentin D, l’antifascisme se distingue-t-il encore du fascisme qu’il dit combattre ?
3. Le 13 février 2026, un jeune militant nationaliste a été tué lors d’un affrontement violent entre des antifas et des identitaires. Parmi les inculpés figurent deux assistants parlementaires du député qui furent aussi membres de ‘La jeune garde’. Fondé par le député, ce groupe connu pour ses actions violentes a été dissout par le ministère de l’Intérieur en 2025.
Si l’on s’en tient à la définition du fascisme selon son créateur Benito Mussolini (Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État), il est facile de se sentir antifasciste. Mais les antifas sont-ils dans ce combat contre le tout-État ? Par ailleurs, l’on sait qu’il existe des groupes d’ultradroite tout aussi versés dans la provocation et la violence que l’ultragauche. Mais est-ce une excuse ?
On parle ici de la mort d’un homme. Un homme dont le seul crime consiste à ne pas partager les convictions politiques de ses bourreaux. Comme le souligne Stefan Zweig dans Conscience contre Violence, « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. »
Or non seulement deux des lyncheurs présumés sont très officiellement actifs à l’Assemblée nationale, donc au cœur de notre démocratie, non seulement ils sont les collaborateurs de confiance d’un élu de la République, mais leur parti LFI a entrepris de minimiser l’affaire sur le mode : l’extrême droite fait pire, tout est justifié face aux nazis, nous sommes les victimes, la lutte continue.
D’où la pertinence et l’urgence de la question.
Événement : Procès du philosophe athénien Socrate (399 av. JC)
4. En 399 avant J.-C. à Athènes, Socrate est accusé par trois citoyens athéniens de ne pas reconnaître les dieux de la cité, d’introduire de nouveaux dieux et de corrompre la jeunesse. Invité à présenter sa défense puis à proposer une peine, Socrate agace prodigieusement les jurés par sa grande désinvolture face au sort qui l’attend. Il est finalement jugé coupable et condamné à mourir par empoisonnement à la ciguë.
Si l’on en croit Platon, Socrate répond par la négative à son ami Criton qui vient de bon matin dans sa cellule le presser de partir car l’heure de son exécution approche. Se glissant lui-même dans la peau des lois, il imagine ce qu’elles lui objecteraient s’il prenait un tel parti. Socrate se sait innocent, il réfute les accusations d’impiété et de corruption qui lui sont adressées, mais l’on comprend aussi que pour lui, désobéir aux lois, c’est remettre en cause le principe même de l’État qui nous a permis de vivre et que nous avons accepté pendant notre existence. Une fois adoptées, les lois doivent rester immuables.
Cet épisode étonnant nous invite à réfléchir à la place des lois dans nos sociétés démocratiques. Est-ce un tout d’essence quasi divine qui s’impose absolument, le citoyen étant alors dans la position du dominé par rapport à l’État, comme le pense Socrate ? Ou bien le citoyen doit-il se penser d’abord comme libre et autonome, puis représenté par l’État, qui ne saurait alors exiger de lui, par le « droit », ce qui contrevient aux exigences de la « justice » humaine la plus universelle, comme le pense pour sa part Antigone face aux lois du roi Créon ? C’est toute la question de la justice, de la révolte et de l’objection de conscience.
Et c’est pourquoi, rétrospectivement, j’aimerais pouvoir interroger les trois accusateurs de Socrate et les nombreux jurés, puis parler avec Socrate lui-même ainsi qu’avec ses amis qui eurent tant de difficultés, comme moi, à comprendre pourquoi il acceptait d’être injustement mis à mort au nom de la loi.
5. J’ai lancé mon blog le 3 février 2015. À peine un mois plus tôt, des journalistes de Charlie Hebdo étaient massacrés par des terroristes islamistes de Daesh. Si mon envie d’écrire est nettement plus ancienne et si mes motivations sont nombreuses, il est certain que les événements « Charlie », pour pétrifiants qu’ils furent, ont constitué le détonateur qui m’a poussée soudain à me lancer.
Alors que cette tuerie avait pour but de « punir » ceux qui osaient parler, écrire ou dessiner (contre le prophète Mahomet, en l’occurrence), j’ai ressenti le besoin de refuser ouvertement le silence et l’enfermement idéologique auxquels les tyrans veulent nous contraindre et, tout au contraire, de continuer à pratiquer pleinement la libre expression et les questionnements qui ont construit nos sociétés démocratiques occidentales.
Ma conviction est celle de la liberté et du libéralisme. Pas un libéralisme uniquement motivé par la haine du Cerfa, mais un libéralisme qui traduit une conception humaniste de l’homme. Pas la conception des antifas ou des identitaires évoqués précédemment, pas la conception de Daesh, mais celle des premiers mots de la Déclaration d’indépendance des États-Unis :
« Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »
Le dossier s’achève sur une dissertation plus personnelle visant à cerner notre caractère à travers la question du principal défaut puis sur un ultime paragraphe permettant d’aborder des points importants de notre candidature qui n’ont pas été évoqués précédemment dans le dossier.
⇒ Résultats d’admissibilité le lundi 20 avril 2026.
Mise à jour du lundi 20 avril à 17 h 45 : Je n’ai pas réussi les épreuves d’admissibilité à l’ESJ Lille. J’ai obtenu la note de 9/20. Les candidats admissibles cette année ont obtenu au moins la note de 15/20. Je vous avoue qu’en lisant le mail des résultats, j’ai pris une énorme claque.
Illustration de couverture : en-tête du dossier d’admissibilité au master généraliste de l’École supérieure de journalisme de Lille.





Bon courage. Que la Force (etc etc)….
Merci, pour le compte rendu de cet exercice intellectuel. Je vous lis régulièrement, et vous apprécie, tout en restant indentitaire et royaliste …. continuez de nous enchanter !
@Jean-Louis Barnier: je vous trouve courageux d’afficher publiquement votre soutien à Ségolène Royal, une femme politique qui, à chaque prise de parole, met à rude épreuve les nerfs de ses derniers soutiens. Mais du coup, je comprends mieux vos problèmes identitaires.
Bravo Nathalie pour tes réponses ! Tu as gardé ta liberté et ton franc parler !
Et ton écriture est toujours aussi agréable à lire.
Si avec ces réponses, nonobstant ce que vous n’avez pas publié, vous n’êtes pas admise, c’est à désespérer de tout…
Merci pour ce partage. La question que devra se poser le jury de sélection des candidats au Master est : est-ce que cet enseignement t’apprendra quelque chose au vu de ta maîtrise des recherches, des analyses et de ton style.
Croire en ses idées, c’est bien mais présenter les évènements de manière neutre, objective (si cela existe), reste le plus difficile pour un journalisme qui se veut de plus en plus polarisé.
Je te souhaite le meilleur pour réaliser tes rêves.
Jean Paul Beregi
Les écoles de journalistes sont les portes parole du marxisme . Ton vœux à toutes chance de ne pas convenir à ce milieu qui me rappelle la Pravda
. Je te lis régulièrement et regarde les éléments d information que tu joins à l appui.de tes constats
Je fus universitaire en droit public à l université de Paris v puis inspecteur général de l administration de l éducation nationale et de la recherche.
Bon courage. Et à bientôt j’espère
Avec un tel affichage libéral, il sera difficile de réussir l’examen ! Bon courage quand même.
J’ose espérer que le jury sera sensible à la culture, à l’érudition, à la force de l’argumentaire et à l’authenticité humaniste de votre propos. Mais la sensibilité ouvertement libérale sera t elle appréciée dans le sérail journalistique?
Démarche courageuse pour au mieux faire animatrice de médias. Beaucoup de journalists de terrain et d’investigation sont autodidactes. Nous attendons le score. Bravo pour votre courage!
J’espère, chère Nathalie, que vous aurez plus de chance que ma petite soeur qui, au début des années 1960, intégra le Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ Paris), mais ayant compris que sa place avait été réservée au magazine « ELLE », préféra démissionner !
@Mildred: dites-vous que ça aurait pu être bien pire. Votre sœur aurait pu finir à Alternatives Économiques ou aux pages saumon de Tiercé Magazine. À ce propos, pour samedi, ne misez pas sur Sisyphe du Galop, il remonte la pente mais redescend toujours. Ni sur Morne Plaine, aucune victoire.
Je ne cacherai pas que j’ai de plus en plus de mal à comprendre Flamby4Ever. J’ajoute qu’il n’y est pour rien : il faut plutôt incriminer mon ramollissement cérébral dû au grand âge.
Si donc quelqu’un a compris ce dont il me parle lorsqu’il évoque un « samedi », qu’il se dénonce, ça m’aidera sûrement à décider sur qui ou sur quoi, je dois ou ne dois pas, selon lui, « miser ». D’avance merci !
@Mildred: Je parlais du tiercé. Les chevaux, les courses, le PMU. Mais si vous avez cru que c’était la présidentielle, les pronostics sont à peu près les mêmes. Cela dit, en dehors des pages saumon et de l’excellente rubrique « Bruits d’écurie », les pages Art contemporain tenues par Philippe Dagen dans Tiercé Magazine restent incontournables. Très accessibles. Trop, si vous voulez mon avis.
C’est un test révélateur non pas pour vous Nathalie qui avez assez peu à apprendre mais pour la teneur du motif d’admission ou de non admission.
J’en serai curieux.
Bravo Nathalie, et quelle bonne nouvelle ! Les idées libérales en France, qui souffrent trop souvent d’être portées sans méthode ou sans plume, auront une voix qui allie les deux. Vos lecteurs y gagneront. Vos contradicteurs auront plus de mal à esquiver, à commencer par l’étroit mousquetaire de LFI, Athos, Piketty ou Zucman enfin bref, celui avec la rapière et les statistiques en carton-pâte.
J’attends les résultats avec impatience. Compte tenu de la qualité de ton travail, si tu es reçue ce ne sera que justice et laissera entrevoir la possibilité d’une orientation libérale et chrétienne dans une école de journalisme : enfin une bonne nouvelle…
Si tu es recalée, cela confirmera l’allergie de ces écoles au pluralisme idéologique : pas une nouvelle…
Bonne chance Nathelie. Tiens nous informés.
Brillant
Beau travail, merci Nathalie de l’avoir partagé avec nous.
En lisant vos réponses je n’ai pas pu m’empêcher de penser: qu’est-ce que ces questions donneraient avec une IA?
Voici la réponse du chat de Mistral. Je précise que je ne suis pas inscrit chez Mistral. L’IA n’a donc pas plus de contexte que celui du prompt « Tu es candidat à l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille. En 2000 signes maximum: décris comment et pourquoi l’envie de journalisme est arrivée chez toi. »
L’éveil d’une passion : le journalisme comme évidence
Mon envie de journalisme n’est pas née d’un coup de tonnerre, mais d’une succession d’étincelles. Adolescent, je dévorais les journaux locaux, fasciné par la façon dont quelques lignes pouvaient rendre compte d’une réalité complexe, donner la parole à des anonymes, ou révéler ce que d’autres préféraient taire. Mais c’est un événement précis qui a cristallisé cette attirance : lors d’un voyage scolaire, j’ai assisté à une conférence de reporters de guerre. Leurs récits, mêlant humanité et rigueur, m’ont bouleversé. J’ai compris alors que le journalisme n’était pas seulement un métier, mais une mission : éclairer, questionner, et parfois, changer les choses.
Cette prise de conscience s’est renforcée au lycée, où j’ai lancé un journal étudiant. Entre les interviews de professeurs, les reportages sur les mouvements sociaux locaux et les débats sur l’actualité, j’ai découvert la puissance du terrain. Chaque article était une aventure : il fallait écouter, vérifier, synthétiser, et surtout, rendre justice à la parole des autres. J’ai aussi mesuré l’importance de l’éthique, lorsque j’ai dû arbitrer entre le droit à l’information et le respect de la vie privée.
Aujourd’hui, je vois le journalisme comme un engagement. Dans un monde saturé d’informations, où les fake news et les biais se multiplient, je veux contribuer à une presse exigeante, indépendante et accessible. L’ESJ Lille, avec son ancrage dans le réel et sa formation pluridisciplinaire, représente pour moi l’opportunité d’acquérir les outils pour exercer ce métier avec rigueur et passion.
Ce qui me motive ? La conviction que chaque histoire mérite d’être racontée, et que chaque citoyen a le droit de comprendre le monde qui l’entoure.
Pourquoi ce texte fonctionne :
Récit personnel : Tu montres une évolution, pas juste une vocation abstraite.
Exemples concrets : Le journal étudiant, la conférence, illustrent ton engagement.
Projection : Tu lies ta motivation à l’actualité et aux valeurs de l’école.
Conseil : Personnalise encore plus en ajoutant un détail marquant (un article que tu as écrit, une rencontre, un sujet qui t’a marqué récemment).
Formidable ! Cette fois j’ai tout compris ! Il ne vous reste plus, fm06, qu’à nous dire dans quel journal vous officiez, pour que vite, vite, on puisse s’abonner !
@fm06: l’intelligence artificielle est un sujet que j’ai cessé d’aborder aux repas de famille. Il se trouve que mon meilleur aphorisme (« elle est plus artificielle qu’intelligente ») a été diversement apprécié. Pour une raison qui m’échappe, mon épouse y a vu une critique voilée de sa mère. Depuis, je m’en tiens à l’état du trafic sur la rocade sud. Cela ne signifie pas que j’ai changé d’opinion. Sur l’intelligence artificielle, s’entend.
Hehe, mais je ne suis pas journaliste du tout. Je suis juste un professionnel des technologies d’information qui pratique les IA génératives au quotidien. Voici la suite de l’exercice:
Prompt: tu es enseignant à l’ESJ. Que penses-tu du texte que tu viens de produire?
Réponse du Chat (avec des coupures car il est très bavard):
Merci pour cette question qui me permet de changer de perspective ! Voici une analyse critique et bienveillante de ce texte, comme si je le lisais en tant qu’enseignant à l’ESJ Lille, avec des points forts, des axes d’amélioration et des conseils pour te démarquer :
Points forts du texte
Structure claire et narrative […] Authenticité et engagement […] Lien avec l’actualité […] Ton juste […]
Axes d’amélioration et conseils
Plus de concret, moins de généralités […] Montrer ta curiosité intellectuelle […] Personnaliser le lien avec l’ESJ Lille […] Éviter les clichés […] Soigner la chute […]
Exemple de passage retravaillé
« Lors d’un reportage sur la fermeture d’un commerce de quartier, j’ai interviewé la gérante, une femme de 60 ans qui tenait cette épicerie depuis 30 ans. Elle m’a dit : ‘On ne ferme pas un magasin, on enterre un morceau de la ville.’ Cette phrase m’a hanté. Comment rendre compte de ces silences, de ces disparitions invisibles ? Ce jour-là, j’ai compris que le journalisme, c’était aussi donner un micro à ceux qu’on n’entend plus. C’est cette exigence que je veux cultiver à l’ESJ Lille, notamment à travers des projets comme La Péniche, où le local et l’humain sont au cœur de la formation. »
En résumé
Ton texte est déjà solide, mais pour vraiment te démarquer :
Remplace les généralités par des anecdotes précises.
Montre ta culture journalistique.
Personnalise ton lien avec l’ESJ.
Soigne ta chute pour marquer les esprits.
@fm06: le problème avec l’IA, c’est le ton, ce mélange de verbosité et de vertu ostentatoire. On dirait un discours d’ouverture des Césars : émotion de synthèse, conviction de façade, révolte chic des amateurs de chèques. Sauf qu’aux Césars, au moins, il y a le buffet.
@Flamby4Ever
Vous seul aurez su me consoler d’avoir atteint l’âge de péremption !
Merci !
@Mildred: Boèce, du fond de son cachot, nous enseignait que seule la philosophie console l’homme de sa condition. Personnellement, et cela n’engage que moi, je préfère une Audi Q7 toutes options. Cette consolation tarde pourtant à venir malgré les brochures que j’éparpille ostensiblement dans tous les recoins. Ceci étant dit, ne confondons pas « âge canonique » et « date de péremption » : le premier est un honneur, la seconde est un avertissement sur les yaourts. Ainsi que sur Mélenchon, qui est remis en rayon à chaque élection malgré le dépassement.