La bataille du glyphosate

Mise à jour du mardi 26 septembre 2017 : La Commission européenne a proposé de renouveler l’autorisation du glyphosate (herbicide) pour 10 ans. Mais le gouvernement français ne l’entend pas de cette oreille. Son porte-parole, Christophe Castanera annoncé hier que le glyphosate serait interdit pour tous ses usages d’ici la fin du quinquennat, puis il est revenu sur ses propos en indiquant que le Premier ministre avait demandé un rapport sur « les conditions d’un plan de sortie » de ce produit. Le glyphosate ayant été jugé par de multiples agences sanitaires comme non dangereux pour l’homme dès lors que les conditions d’utilisation sont respectées, est-ce bien utile ? Détails dans l’article ci-dessous :


On a encore trouvé des quantités abominables de glyphosate dans le pipi de 30 célébrités de l’écologie et de l’audiovisuel ! « On », c’est l’association Générations futures qui milite contre les pesticides et pour l’agriculture bio. « Encore », parce qu’une opération médiatique similaire avait déjà été réalisée auprès de 48 députés européens il y a un an. 

« Abominable » ? Parce que selon Générations futures c’est la preuve que le glyphosate est partout, parce qu’on parle de l’herbicide le plus utilisé dans le monde, parce que c’est l’horrible Monsanto qui l’a développé, parce qu’il est insidieusement calibré pour fonctionner de pair avec des semences OGM et parce que – attention, carte maîtresse – l’Agence cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé ce produit dans sa catégorie 2A des « cancérigènes probables » en mars 2015.

Les résultats des analyses d’urine menées par Générations futures sont publiés au moment précis où l’Union européenne (UE) va devoir prendre une décision cruciale d’interdiction ou de renouvellement de l’autorisation du glyphosate.

• Dans l’UE, l’autorisation du glyphosate est arrivée à échéance en juin 2016. A cette date, les pays membres n’ont pas pu se mettre d’accord sur l’avenir de la molécule, notamment en raison des différences d’évaluation entre l’OMS et plusieurs autres agences importantes de sécurité sanitaire. En effet, après le classement du produit en cancérigène probable par l’OMS, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu sa propre revue de novembre 2015 par :

« Le groupe d’examen par les pairs a conclu qu’il est improbable que le glyphosate soit génotoxique (c.à.d. qu’il endommage l’ADN) ou qu’il constitue une menace cancérogène pour l’homme. »

L’EFSA a précisé avoir pris en considération le rapport du CIRC ainsi que beaucoup d’autres études et souligne qu’elle s’est centrée sur l’évaluation du glyphosate et non sur celle des co-formulants qui peuvent entrer dans la composition des herbicides proposés à la vente, contrairement à la démarche du CIRC.

Un pré-rapport établi par un Etat membre de l’UE, en l’occurence l’Allemagne via son Institut d’évaluation des risques (BfR), avait abouti aux mêmes conclusions d’innocuité du glyphosate tout en pointant les risques associés à un co-formulant du nom de tallowamine. S’agissant des produits à base de co-formulations glyphosate / tallowamine, ils sont aujourd’hui pratiquement tous sortis du marché.

De son côté, l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) a mené une révision complète des risques liés au glyphosate en septembre 2016 et a conclu de toutes les études examinées que  le produit :

« est un cancérigène improbable pour l’homme, dans les doses compatibles avec l’évaluation des risques sur la santé. »
(not likely to be carcinogenic to humans” at doses relevant to human health risk assessment, page 141)

.
Tout ce qui précède est très loin de confirmer l’étude du CIRC. Assez ironiquement, l’OMS est en quelque sorte revenue sur la classification 2015 de son agence cancer dans une étude menée conjointement avec la Food and Agriculture Organization de l’ONU (FAO) en mai 2016. Centrée sur les risques liés à l’ingestion de résidus de glyphosate (ou de sa dégradation métabolite EMPA), elle conclut également que :

« Il est improbable que le glyphosate pose un risque cancérigène à l’homme via son régime alimentaire. »
(glyphosate is unlikely to pose a carcinogenic risk to humans from exposure through the diet, § 1.2)

.
A propos de l’OMS, il n’est pas inutile de remarquer que la catégorie 2A des cancérigènes probables est utilisée lorsqu’il existe une « preuve limitée » (limited evidence) que le produit soit cancérigène pour l’homme et une « preuve suffisante » (sufficient evidence) pour les animaux de laboratoire.

Rappelons-nous également que les émissions de diesel, le tabagisme et les viandes transformées (charcuterie) ont été classés en catégorie 1 (cancérigènes pour l’homme), tandis que la viande rouge est en catégorie 2A comme le glyphosate. Un véritable inventaire à la Prévert ! On a envie de rire. Dans un petit document pédagogique relatif aux viandes, l’OMS précise même que :

« La viande transformée a été classée dans la même catégorie que d’autres agents, causes de cancer, comme le tabagisme et l’amiante, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont tous aussi dangereux. Les classifications du CIRC décrivent la force des données scientifiques sur un agent comme étant une cause de cancer, mais n’évaluent pas le niveau du risque. »

Transposons : un requin, c’est dangereux. N’empêche qu’à Paris, autour du bassin du Luxembourg, le risque de mourir par attaque de requin est nul. Question d’exposition.

Autrement dit, ces classifications laissent une large place aux interprétations les plus variées ou même les plus délirantes. Nos activistes écologistes verront dans le 2A du glyphosate un risque mortel immédiat, tandis que le 1 de la charcuterie n’a pas l’air de les affoler plus que ça (heureusement !). Mais derrière la charcuterie, pas de sinistre géant du capitalisme à blâmer, donc … passons … et revenons au glyphosate.

Quant aux animaux de laboratoire, notons que les écologistes s’appuient volontiers sur une étude de 2012 particulièrement affolante (photos à l’appui) conduite par Gilles-Eric Séralini sur des rats nourris avec du maïs transgénique NK603 de Monsanto présentant une bonne tolérance aux glyphosates. Mais ses méthodes superbement approximatives sont très loin d’avoir convaincu la communauté scientifique.

• En juin 2016, face à l’indécision des pays membres, l’UE a prolongé son autorisation de 18 mois en attendant une ultime étude, celle de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Or celle-ci a annoncé il y a trois semaines (le 15 mars) qu’elle ne classait pas le glyphosate parmi les agents cancérigènes, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle autorisation du produit en Europe.

Pour une association telle que Générations futures, pas question de laisser le glyphosate triompher. D’où l’opération pipi des célébrités, quitte à se livrer à des manipulations assez grossières sur l’opinion publique. Mais c’est une habitude de cette association. Il se trouve qu’elle a participé de très près au documentaire de Cash Investigation « Produits chimiques : nos enfants en danger » diffusé le 2 février 2016 sur France 2. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette émission n’a pas brillé par sa rigueur scientifique.

Dès le début, la journaliste Elise Lucet nous affirme que d’après l’EFSA « 97 % des produits alimentaires contiendraient des résidus de pesticides. » Enorme, n’est-ce pas ? Il y a vraiment de quoi avoir peur pour notre avenir et nos chers enfants ! C’était le but du reportage, bien sûr. Sauf qu’en réalité, l’EFSA a dit :

« Plus de 97 % des échantillons alimentaires analysés contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales. »

Et : « 54,6 % des échantillons ne contenaient aucun résidu détectable »

.
Voilà qui commençait assez mal, mais qui caractérise fort bien les activités de Générations futures. Dans l’affaire des analyses d’urine, inutile de dire que la présence de Delphine Batho, ex-ministre de l’écologie, de Charline Vanhoenacker, journaliste de France Inter, ou Emily Loizeau, chanteuse, n’apporte rien à l’étude à part le côté people censé capter l’attention des masses, et ne démontre en rien la dangerosité de l’herbicide incriminé.

Inutile de dire également qu’un petit échantillon de 30 personnes dont on ne sait rien des métabolismes n’est absolument pas représentatif de quoi que ce soit. C’est un point que l’association admet volontiers. Elle ne prétend pas faire des études scientifiques, elle veut juste témoigner que le glyphosate, molécule terriblement dangereuse selon elle, est partout. Tellement partout que :

« 100 % des échantillons analysés contenaient du glyphosate à une concentration supérieure à la valeur minimale de quantification du test (LQ = 0,075ng/ml). » 

100 % ! C’est du lourd, du super-dangereux ! « Le test est sans appel ! » s’exclame la journaliste du Monde qui rapporte l’affaire. Voilà ce qu’il faut comprendre, au risque d’enfoncer quelques portes ouvertes. Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé, c’est même pratiquement le seul, tous les autres ayant été interdits grâce aux bons offices des écologistes. Qu’on en trouve des résidus dans les urines (qui véhiculent les déchets hors du corps humain, rappelons-le) n’est pas étonnant.

Et que les concentrations trouvées soient supérieures à la valeur minimale de quantification du test, la belle affaire ! La valeur de quantification est justement la limite basse que les techniques actuelles permettent de déceler. Par construction, par définition, tout ce qu’on trouvera sera supérieur à la valeur de quantification. Générations futures veut nous impressionner avec des éléments chiffrés qui n’ont aucune signification particulière au regard de la dangerosité supposée du produit.

L’étude compare ensuite la concentration moyenne trouvée dans les 30 échantillons d’urine à la teneur admise dans l’eau potable, et nous révèle qu’elle est 12,5 fois plus élevée. Encore un taux bien angoissant. Si ce n’est que personne ne peut prétendre que l’urine soit de l’eau potable. Il se trouve que les études métaboliques montrent que le glyphosate est rapidement éliminé du corps. Le fait qu’on en retrouve dans l’urine est en réalité une excellente nouvelle.

On aimerait plutôt savoir si les quantités décelées sont le signe d’expositions trop importantes au produit. Naturellement, Générations futures ne nous en dit rien, mais sur ce point, le BfR allemand a justement répondu que non. A partir de sept études différentes, il a relevé qu’il était courant d’y constater la présence de résidus de glyphosate, mais que les quantités correspondantes d’ingestion alimentaire ou d’exposition professionnelle relevées étaient respectivement très nettement inférieures à la dose journalière admise  (0,5 mg par kg de poids corporel et par jour) ou à la norme acceptable d’exposition (0,1 mg par kg de poids corporel et par jour), lesquelles ont été fixées avec de belles marges de précaution.

Dans le cas précis du test de Générations futures, les entreprises de l’agrochimie ont répondu hier que la concentration moyenne constatée (1,25 ng/ml) correspondait à une exposition 2800 fois inférieure (!) à la dose journalière admise.

• On est donc bien en pleine bataille du glyphosate, tant l’agriculture telle qu’on la pratique aujourd’hui se trouverait chamboulée par son interdiction. Comment procède un agriculteur ? Une fois la récolte de blé d’une saison effectuée, il gratte un peu son champ en surface pour faire germer toutes les graines (de blé ou d’autres herbes) qui s’y trouvent.

Quand elles ont germé et poussé, deux solutions. Soit l’agriculteur passe partout un désherbant systémique (qui descend dans le système racinaire et tue la plante), afin d’obtenir un terrain où sa récolte suivante ne sera pas en concurrence avec d’autres herbes inutiles pour l’accès à l’eau, aux engrais et aux sels minéraux de la terre. En pratique, il s’agit du glyphosate, même en France où les culture d’OGM sont interdites.

Soit il n’a pas de désherbant à sa disposition et il lui faut labourer en profondeur tout le terrain pour enterrer les plantes résiduelles et les faire mourir avant d’ensemencer pour la récolte de la saison suivante. Dans ce dernier cas, cela suppose une agriculture plus mécanisée qui émet plus de dioxyde de carbone et qui perturbe plus les êtres vivants du sol, deux choses que les écologistes n’aiment pas.

A la lecture de tout ceci, on a tendance à penser que les activistes de l’écologie, pas le moins du monde éclairés par leur ancienne croisade catastrophique contre le DDT, se préoccupent fort peu de science et de cohérence. Ils ne sont jamais avares de grandes opérations médiatiques qui ne démontrent rien, mais qui créent des peurs imaginaires, avec le projet réel plus ou moins bien caché de lutter contre le progrès et le développement au nom d’un respect de la nature et des hommes tout relatif. Dans le cas du glyphosate, c’est toute la production agricole, celle qui nourrit les hommes, qui est en jeu.


Articles liés à découvrir dans la série Ecologie positive, notamment sur les OGM, sur les abeilles et sur les produits bio.


Pour en savoir plus
1. Sur l’émission Cash Investigations « Produits chimiques : nos enfants en danger » : le décryptage du site Science et pseudo-science.
2. Sur les différences d’évaluation du glyphosate entre l’agence cancer de l’OMS (IARC) et les agences de nombreux pays : le décryptage du site de Wackes Seppi.


Illustration de couverture : Le Round Up de Monsanto, désherbant à base de Glyphosate. En France, la vente aux particuliers sera interdite à partir de 2019. La vente en libre-service est interdite depuis cette année. Il faut s’adresser à un vendeur censé recommander un produit alternatif.

15 réflexions sur “La bataille du glyphosate

  1. Gilles-Eric Séralini est régulièrement nominé aux Vélot d’Or, la palme de l’imposture.
    http://imposteurs.over-blog.com/2014/11/marie-jerome-et-gilles-eric-sur-le-podium-du-velot-d-or.html

    Il est vrai que les rats choisis pour l’expérience, une souche qui développe spontanément des tumeurs, contribuent à la neutralité scientifique de l’étude… Critiquée par toute la communauté scientifique, par L’INRA, l’académie nationale vétérinaire, Cédric Villani.
    Et régulièrement ils remettent le Roundup sur le tapis. A force de répéter, ils vont parvenir à leur fin. C’est pourquoi j’en ai stocké une dizaine de bidons.

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    • Mais bien sûr et parlons des études pro-OGM financées par les lobbys les fabriquant ? Cette nourriture Frankenstein n’apporte rien et est une folie sachant que ses semences sont souvent non reproductibles. Elle ne sert que le fric, pas l’intérêt de l’humanité !

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      • Cela fait très longtemps que les agriculteurs ont l’habitude de racheter des semences chaque année. Ca n’a rien avoir avec les OGM, ça a à voir avec la sélection en général.
        Cela date début du XXème siècle avec l’apparition des céréales hybrides, qui ont apporté de meilleurs rendements et une plus grande résistance des cultures. Les graines issues de ces hybrides ne conservent pas ces bénéfices, donc des entreprises spécialisées dans la sélection des semences se sont développées et les agriculteurs ont pris depuis longtemps l’habitude de s’approvisionner auprès d’elles. Même chose pour les OGM.

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      • Les tracteurs non plus, ne grimpent pas les uns sur les autres pour se reproduire. Ce clicheton larmoyant des semences « qui ne se reproduisent pas » est d’une stupidité abyssale, quand on prend la peine de réfléchir deuex secondes.

        D’abord, si les agriculteurs ne veulent pas de « semences qui ne se reproduisent pas », qu’est-ce qui les empêche d’acheter des « semences qui se reproduisent » ? Trop simple pour les anti-libéraux, pour qui à partir du moment qu’eux n’aiment pas un truc, voudraient le voir interdire pour tout le monde.

        Y a-t-il des milices armées de Monsanto qui patrouillent dans les campagnes françaises avec des « armes de guerre », pour obliger les « paysans » à acheter leurs « semences qui ne se reproduisent pas  » ? Je suppose que s’il y a des agriculteurs pour acheter des « semences qui ne se reproduisent pas », c’est parce qu’ils y trouvent un avantage, et qu’elles ont des qualités qui surpassent ce (prétendu) inconvénient.

        En réalité, les anti-libéraux qui nous servent ce ragoût immangeable ont une image de l’agriculture totalement fantasmée. Pour eux, le « paysan », c’est le type sur les peintures à l’huile qui sème à la main « les semences qui se reproduisent ». Il faudrait les réveiller doucement, pour leur éviter un choc, et leur dire qu’aujourd’hui, un « paysan », c’est plutôt un entrepreneur entouré d’ordinateurs, de GPS, d’Internet et d’autres trucs qu’on ne voit pas sur les peintures à l’huile.

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  2. Entre Cash Manipulation, les méfaits du GES (polluant médiatique), le lobbying effréné et mensonger de Greenpeace et autres, c’est toute l’agriculture française qui va finir par sombrer.
    Comme dit dans cet article, la peur des pesticides et OGM masque mal celle du progrès scientifique et la haine de l’humain.

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  3. Il vaut mieux mourir de faim en respectant Gaïa, déesse farouche dont les sectateurs sont fort bruyants.

    J’y vois un nouveau paganisme, un polythéisme dont les dieux sont les plantes et les animaux. A l’exception de l’homme, bien sur, mal absolu qu’il conviendrait d’éradiquer.

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  4. Si je comprends bien, ce test nous apprend que 30 personnalités du monde de l’écologie et des médias sont cancérigènes, et qu’il faut leur interdire de faire pipi d’ugence.

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  5. Se faire une opinion dans le domaine est extrêmement complexe et doit se débarrasser de toute passion.
    De plus, les produits pesticides évoluent forcément en efficacité et en réduction d’effets polluants; ce fût le cas de tout ce qui concernait la radiothérapie par exemple. Pourquoi les isoler particulièrement alors qu’il traine dans l’eau d’autres composants peut-être plus dangereux à terme, hormones diverses et variées, antibiotiques etc…sans inquiétude aucune.
    Et accessoirement je ne comprends rien à la classification des charcuteries et viandes rouges dont les facteurs d’environnement et d’alimentation des animaux concernés sont particulièrement déterminants déjà rien qu’au goût, idem pour les légumes et céréales d’ailleurs !
    En bref une fixette d’ignorants…

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  6. En tant que vigneron, utilisateur de glyphosate voici quelques réflexions :

    Une matière active devient subitement dangereuse quand elle tombe dans le domaine public et que son son prix s’effondre ce qui est le cas du glypho depuis de nombreuse années. La molécule ancienne est alors remplacée par une nouvelle, plus chère, mais écolo-compatible jusqu’à ce qu’elle tombe dans le domaine public. L’utilisation du glypho dans la culture OGM a sans doute protégé cette molécule plus longtemps. Il n’est pas inconcevable que monsanto ait les outils de remplacement et soit désireux de tuer cette molécule avec l’aide gracieuse de Generations futures et autres bienfaiteurs de l’humanité.

    La dernière surchauffe médiatique concernant le glyphosate date de la fusion Monsanto -bayer ,il est probable que de grande manoeuvres commerciales sont en cours et que les pipis médiatiques sont sollicités à l’insu de leur plein gré.

    Bizarrement le glyphosate est un outil relativement utile d’un point de vue écologique ! je m’explique:
    Il existe deux agriculture: Celle des laboureurs , (bio ou pas bio) qui peu à peu dégradent le sol et la vie du sol (voir Palmyre au miieu du croissant fertile) et l’agriculture du sol vivant toujours couvert de végétal ,mort ou vif. Cela demande de mettre au point des techniques de semis sous couvert végétal
    que les agriculteurs ne maîtrisent pas encore complêtement mais qui à terme permettrons de produire pus , consommer moins de pétrole et stocker du carbone. Dans cette phase de tatonnement le glypho est un outil précieux.

    le vrai scandale du roudup c’est que les bouteilles mises en illustration valent 50€ alors qu’un générique coûte 5 €. C’est à croire que monsanto subventionne Generations futures pour lui faire de la pub et augmenter ses prix.

    Bien sur un agriculteur normal traite efficacement à quart de dose , en choisissant les conditions optimales d’intervention et avec des adjuvants que la morale ne réprouve pas forcément.

    Pour finir le conclusion d’un chercheur de l’INRA. Le glyphosate est loin d’être le désherbant le pus dangereux ,et ce n’est pas parce que vous avez un problème de brevetage du vivant avec monsanto que le glyphosate est un mauvais outil agronomique.

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    • Dans ma campagne, les exploitants alternent colza/tournesol/maïs. Ce serait étonnant qu’ils stockent les semences pendant 3 ans. Il y a des contraintes d’humidité et de température, au-dessus de 17° se développent des parasites. Il faudrait donc une chambre froide. Le coût du stockage risque d’être plus élevé que celui de l’achat de nouvelles semences, OGM ou pas.
      Ce matin, au Jardiland. Le glyphosate, Roundup et génériques, était inaccessible, rangé sur un rayonnage, derrière un comptoir, le tout délimité par des chaînes. Le commerçant ne manque pas d’humour, au-dessus du dispositif, une enseigne : « Pharmacie des plantes ».

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  7. Pour ma part, j’en ai profiter pour traiter au glyphosate mon allée. Heureusement que je ne mange pas l’herbe du jardin !!!!!
    Reste que nous sommes plus dans un débat idéologique que scientifique.

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  8. Puisque ceci est un blog « reality-based » (c’est rare), voici quelques informations :

    > La belle histoire des « paysans indiens qui se suicident à cause de Monsanto, des OGM et des graines qu’on ne peut pas replanter » est un hoax complet. Une fake news. Du pipeau. Un mensonge total.

    > Il a été inventé par une professionnelle de la désinformation écolo-gauchiste, Vandana Shiva, une auhentique Indienne qui parcourt le monde en classe affaires pour prôner la bonne parole « paysanne ». Elle porte le torchon indien et le rond de maquillage à la con sur le front. Elle se fait une fortune sur le dos des bobos occidentaux crédules (40 000 dollars la conférence pour prôner le retour à la terre et la lutte contre les puissances d’argent). Son discours est un ahurissant mélange de superstition, de magie, de fausse religion et de communisme.

    > Ca marche du feu de Dieu et ça rentre comme dans du beurre. Même d’authentiques scientifiques ont marché dans la combine et rediffusent le hoax.

    > En fait, la vérité est exactement à l’opposé. C’est grâce aux engrais, aux semences sélectionnées et aux OGM inventés par les méchants capitalistes que les Indiens ne meurent plus de faim, et qu’ils exportent même en masse des produits agricoles. Dans la réalité, c’est grâce au coton OGM que les pitis paysans nindiens ne s’empoisonnent plus avec des pesticides (7 fois moins de pesticides utilisés, 90 % d’empoisonnements en moins). Les semences coûtent 15 % de plus, mais la production est deux fois et demi plus importante.

    Les suicides de paysans existent bien, mais ils se suicident moins que les Indiens en général et pas davantage que les paysans français (hahaha…). Ces actes n’ont rien à voir avec Monsanto ni avec les OGM. Ils viennent de la difficulté d’accès aux prêts bancaires et de l’impossibilité de s’assurer contre les mauvaises récoltes. Il faut donc, aux pitits paysans nindiens, plus de capitalisme et de financiarisation débridée de l’économie, et non pas moins.

    > Faites confiance aux communistes (et à leurs avatars contemporains) pour mentir comme des arracheurs de dents en accusant l’économie de marché de méfaits imaginaires, afin de faire oublier les authentiques bienfaits qu’elle procure.

    L’enquête est à lire intégralement :

    http://blogs.discovermagazine.com/collideascape/2014/10/23/rich-allure-vandana-shiva

    http://www.newyorker.com/magazine/2014/08/25/seeds-of-doubt

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  9. Bonjour NathalieMP.

    Un chouette blog ! J’hésitais à étendre mes domaines de prédilection aux questions écologiques ; je croyais me souvenir avoir vu sur le blog de h16 certains de vos billets. Voilà que je viens d’en retrouver la trace !
    Je tenais juste à vous laisser un petit mot pour vous prévenir que vous alliez prochainement me servir de source d’inspiration :D.

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