Viande : des contre-indications plus politiques que médicales ?

On nous le répète en boucle : la consommation de viande peut nuire gravement à notre santé. Mais si l’on en croit les critiques soulevées par une nouvelle étude qui remet en cause cette assertion, ce n’est pas tant l’analyse médicale qui le dit que le principe de précaution et l’urgence climatique.

Vous en avez certainement entendu parler : notre stupide propension bourgeoise à consommer de la viande rouge et de la charcuterie est très mauvaise pour le bien-être animal, très mauvaise pour le climat et très mauvaise pour l’environnement. Elle témoigne d’un détestable esprit « spéciste » et d’une insouciance pour les choses de la nature qui mettent illico les végans en rogne et Greta en transe.

Par bonheur, si j’ose dire, elle est également très mauvaise pour la santé. Il y a donc tout lieu d’espérer que même si les vaches et la planète nous indiffèrent, nous serons néanmoins attentifs à réduire notre consommation dans notre propre intérêt, pour le plus grand bonheur de Greta Thunberg et ses amis.

Pour le plus grand bonheur du think tank socialiste Terra Nova par exemple qui, en novembre 2017, faisait campagne pour la mise en place de « politiques publiques de grande échelle » afin d’obtenir d’ici 20 ans :

« un nouvel équilibre entre nos traditions alimentaires, nos exigences sanitaires, nos impératifs environnementaux et nos intérêts économiques. »

En clair, il s’agirait de diviser notre consommation de viande (et d’oeufs et de produits laitiers) par deux d’ici 20 ans, ce qui revient à inverser le rapport actuel(1) entre protéines végétales et animales dans la composition de notre alimentation. Levier d’action : les cantines scolaires qui deviendraient un « vecteur d’acclimatation d’un régime plus végétal » via la proposition systématique d’un repas alternatif végétarien et l’instauration d’un jour végétarien par semaine.

Au bout du compte, peu importe les raisons retenues par le consommateur – santé, climat, environnement, anti-spécisme – le consensus sur la nocivité de la viande semble aujourd’hui bien établi et tout le monde est content !

Ou plutôt, tout le monde était content jusqu’à mardi 1er octobre dernier, jour où la revue américaine Annals of Internal Medicine est venue chambouler de fond en comble les recommandations médicales sur la consommation de viande rouge et de charcuterie.

Avec un manque d’égards inexpiable pour les dizaines d’études réalisées auparavant qui toutes recommandent d’en limiter la consommation pour prévenir les cancers colorectaux, le diabète et les maladies cardio-vasculaire, la nouvelle étude publiée dans ses pages préconise que les adultes (18 ans et plus) n’altèrent en rien leur consommation actuelle de viande rouge et de charcuterie, soit une moyenne de trois à quatre fois par semaine en Europe et en Amérique du Nord.

Coup de tonnerre chez les ONG de lutte contre le cancer, les experts de santé publique et les nutritionnistes les plus en vue qui se sont empressés de dénoncer des conclusions « irresponsables ». De fait, si l’étude en question est le moins du monde fondée, elle élimine brutalement le facteur santé des raisons de baisser significativement sa consommation de viande.

Or en 2015, l’agence cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la charcuterie dans sa catégorie 1 des « cancérogènes » pour l’homme (comme le tabac et l’amiante) et la viande rouge dans sa catégorie 2A des « cancérogènes probables » (comme le glyphosate).

L’affaire semble donc réglée : la nouvelle étude est fantaisiste ; à oublier.

Mais ce serait aller un peu vite en besogne. D’une part parce que la note de l’OMS sur les viandes n’est pas follement affirmative sur l’ampleur du risque et sur la causalité effective entre consommation de viande et l’apparition de cancers ; et d’autre part parce que les critiques virulentes soulevées contre la nouvelle étude concernent fort peu voire pas du tout sa dimension scientifique.

S’agissant de sa classification(2) des cancérogènes, l’OMS explique :

« La viande transformée a été classée dans la même catégorie que d’autres agents, causes de cancer, comme le tabagisme et l’amiante (Groupe 1 du CIRC, cancérogène pour l’homme), mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont tous aussi dangereux. Les classifications du CIRC décrivent la force des données scientifiques sur un agent comme étant une cause de cancer, mais n’évaluent pas le niveau du risque. »

Quant à la viande rouge, sa consommation « n’a pas encore été établie comme cause de cancer ». L’OMS observe des « associations » mais la causalité n’est pas prouvée.

C’est précisément ce que dénoncent les auteurs de la nouvelle étude après avoir passé en revue des dizaines d’études disponibles sur le sujet – non sans avoir été soumis préalablement à de stricts critères de transparence afin d’écarter tout soupçon de conflit d’intérêt ou de lobbying et non sans avoir averti qu’ils écartaient du champ de l’étude les aspects bien-être animal et changement climatique pour s’en tenir aux effets directs sur la santé.

Conclusion simple et lapidaire, les recommandations actuelles de réduction de la consommation de viande rouge et de charcuterie n’apportent que :

« de très faibles réductions de risque pour le cancer, les maladies du cœur et le diabète, et en outre, les preuves sont incertaines. »

Dès lors, les auteurs considèrent que les recommandations nutritionnelles en vigueur actuellement ne sont pas assez personnalisées, qu’elles s’attachent plus aux bénéfices globaux sur une population qu’aux bénéfices particuliers pour telle ou telle personne et qu’elles ne soulignent pas suffisamment combien le risque absolu est faible.

De tels propos ne pouvaient laisser indifférent.

Certains chercheurs réalisent non sans tristesse à quel point « après toutes ces années et des millions de participants à des études, nous n’en savons toujours pas beaucoup » (cas de Kevin McConway, professeur émérite de statistiques à l’Open University).

Sans remettre en cause les résultats statistiques et la rigueur de l’étude, d’autres chercheurs – comme Tim Key, sous-directeur de l’unité d’épidémiologie du cancer à Oxford, par exemple – persistent à penser que même si le risque de cancer colorectal lié à la charcuterie est faible, il n’est pas négligeable au niveau d’une population – approche globale que les auteurs de l’étude cherchent justement à conjurer.

Dans l’ensemble, même si la levée de boucliers est forte, personne ne songe à taxer l’étude de lacunes méthodologiques ou scientifiques. Ce serait même tout le contraire ! – et c’est là que l’affaire prend un tour des plus sombrement révélateurs sur la façon dont certains scientifiques abordent la science aujourd’hui.

Comme l’écrit Marion Nestle, professeur émérite de nutrition à l’Université de New York, dans son blog :

« The authors took a strictly science-based approach to a problem strongly affected by social, economic, and political factors and values. »
Les auteurs ont adopté une approche strictement scientifique pour répondre à un problème fortement influencé par des facteurs et des valeurs d’ordre social, économique et politique.

« They excluded studies of environmental impact. » Ils ont exclu les études de l’impact environnemental (de la consommation de viande).

Autrement dit, elle reproche aux auteurs de s’en être tenus à une évaluation des risques directs de la consommation de viande rouge et de charcuterie pour la santé, d’avoir fait ce qu’ils ont dit qu’ils allaient faire, en quelque sorte, et de n’avoir pas suffisamment politisé leur étude !

Une critique partagée par les chercheurs de l’École de santé publique de Harvard.

Il est vrai que ces derniers pointent d’abord un problème technique à propos de la méthode GRADE retenue pour réaliser l’étude : développée originellement pour évaluer des risques associés aux médicaments, elle ne serait pas pertinente lorsqu’on s’intéresse à l’alimentation, au mode de vie et à l’environnement. Elle fait cependant partie des méthodes citées par l’OMS lorsqu’il est question de faire une revue des études portant sur des sujets de nutrition.

Mais il semblerait de toute façon que ce point soit parfaitement secondaire, car lorsqu’on en vient à demander : « En résumé, quels sont les principaux problèmes de ces nouvelles recommandations concernant la viande rouge et la charcuterie ? », il n’en est plus question (voir document ci-dessous) :

D’après ce document, l’École de santé publique de Harvard part du principe qu’une recommandation nutritionnelle qui dit que les adultes peuvent continuer leur consommation de viande habituelle revient à encourager la consommation de viande, d’où leur critique d’irresponsabilité (paragraphe 1).

À partir de là, non seulement ils regrettent que le principe de précaution ne prévale pas « même s’il existe de l’incertitude sur la qualité des preuves » (paragraphe 2), mais ils déplorent également que l’étude n’ait pas intégré l’impact écologique dans ses recommandations « parce que le changement climatique et les dégradations environnementales ont de sérieux effets sur la santé humaine » (paragraphe 3).

À lire tout ceci, on a franchement l’impression que le principal problème « sanitaire » de la viande n’est pas de provoquer cancer colorectal, diabète et maladies cardio-vasculaires – et apparemment, ce risque est faible – mais de faire partie des facteurs à éliminer dans une pure perspective environnementale et climatique, quitte à utiliser exagérément son impact négatif direct sur la santé pour convaincre vite et bien.

Le principe de précaution et la notion d’urgence climatique tombent à pic pour pousser massivement les gens dans des comportements politiquement et écologiquement corrects tels que l’abandon de la viande dans l’alimentation même si rien de bien sérieux sur le plan médical ne vient corroborer cet activisme.

Encore un exemple de controverse plus idéologique que scientifique qui devrait « nous inspirer quelques appréhensions sur la façon dont le prestige de la science peut être utilisé » pour reprendre les termes de Hayek dans son discours de réception du Prix Nobel en 1974 à propos du rapport du Club de Rome sur Les limites de la croissance.


(1) Composition actuelle : 2/3 de protéines animales et 1/3 de protéines végétales.

(2) Anecdote : à une époque, le café était rangé dans la catégorie 2B (cancérogène possible). En 2016, l’OMS l’en a sorti faute de preuve, mais elle a rajouté les boissons consommées à une température supérieure à 65 °C dans la catégorie 2A des cancérogènes probables.


Illustration de couverture : Viande Rouge. Photo Creative Commons.

9 réflexions sur “Viande : des contre-indications plus politiques que médicales ?

  1. Il faut surtout endoctriner la plèbe pour la convaincre de passer à la « viande » artificielle dont le marché serait extrêmement lucratif pour les industriels.

    Comme cette nouvelle étude contredit cet endoctrinement, c’est le diable. Et que soient brûlés en place publique les mécréants qui refusent d’adorer Gaia et d’honorer Son saint Clergé.

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  2. Merci Nathalie pour cette excellente revue d’actualité.
    De brûlante actualité !

    Les viandes, en elles-mêmes,
    pour peu qu’elles aient été produites
    dans des conditions sanitaires
    et, plus généralement, environnementales
    de grande qualité
    sont des sources très appréciables
    pour l’alimentation humaine.
    Ce sont des concentrés de macro
    et de micro nutriments précieux.

    Peuvent être mis en cause,
    au cas par cas,
    sept champs principaux :

    sélections génétiques ;
    les modes de production ;
    abattages ;
    les modes de conservation ;
    les transports ;
    les modes de préparation ;
    les emplois (quantités ingérées/travail à fournir & âge & constitution, associations d’aliments, olfactions nasale et rétro nasale, dégustation, mastication, digestion, assimilation).

    Modes de production :
    entre le boeuf de Kobé,
    bichonné, choyé, élevé,
    nourri avec du nectar,
    bercé ou stimulé par la musique,
    massé, …
    comme un demi-dieu
    et l’animal gavé d’antibiotiques,
    d’aliments dégradés,
    inadaptés à son régime
    (herbivore ou omnivore)
    dans un univers concentrationnaire,
    entre l’animal domestique et le sauvage, …
    il y a un monde,
    un fossé abyssal !

    Et nous pourrions passer en revue
    les six autres champs
    pour mettre en lumière
    l’étendue de l’offre
    et … de la demande.

    Le consommateur lambda
    se trouve, là, en bout de chaîne
    d’un processus pour le moins opaque
    dont la connaissance réclame
    du temps, de la patience, de la curiosité,
    de l’aide, …

    S’il est quelque peu instruit
    des informations spirituelles
    les plus évoluées,
    c’est-à-dire celles qui sont issues de l’Evangile,
    il sait qu’en matière de nutrition
    ne subsiste plus aucun interdit.
    Il se souvient que le Christ
    recommande à ses disciples,
    envoyés en mission,
    de manger et de boire
    ce qu’on leur servira.
    Le Christ lui-même
    s’est certainement régalé
    de viandes savoureuses
    comme y invitent le Premier Testament.
    Et, ressuscité, au bord du lac de Galilée,
    il mange du poisson grillé
    (ça c’est pour le mode de préparation).

    Une fois que j’ai compris
    que l’Evangile ouvre très grand
    les portes d’une immense liberté éclairée et responsable ,
    il me reste à démêler
    les fils de l’opacité
    pour acheter des viandes
    de grande qualité
    à un coût raisonnable
    ou en rapport avec mes capacités d’achat
    et mes engagements financiers.

    S’il est difficile
    d’en arriver à des certitudes absolues,
    tant mieux !
    Au XXIème siècle,
    plus encore qu’auparavant,
    chacun est tenu
    de cheminer dans la confiance, la foi.
    Cela n’empêche pas
    de se documenter,
    de s’interroger …
    voire d’enquêter
    comme Gilles Lartigot.

    Il nous reste enfin
    pas mal d’occasions
    d’exercer notre liberté :
    choix des origines de la viande,
    fréquence de consommation,
    conservation
    et préparation.

    Au cas par cas,
    il faudra tenir compte
    d’une grande variabilité
    de circonstances :
    travail de force ou pas,
    jour ordinaire ou de fête,
    cuit ou cru,
    basse ou haute température,
    quantité ingérée …

    Bref,
    un très grand merci
    pour votre article.
    Il nous invite à ne pas diaboliser les viandes
    et à en faire un excellent usage.

    Je laisse la conclusion
    à l’un des plus grands connaisseurs de la nutrition qui soit :
    Dominique Guyaux.

    Viande, le piège à éviter : https://www.youtube.com/watch?v=WGh7H5tPMpM
    (vidéo d’environ 5 minutes)

    Pour ouvrir le regard (hors viande)
    et bien comprendre ce qui se passe
    au stade de la préparation
    et de la consommation :

    Ananas (broméline et saignements) : https://www.youtube.com/watch?v=MVAaoViGd7I
    (vidéo d’environ 6 minutes)

    Bon appétit à chacun !

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  3. On est fichus. Le Progressisme Mondialisé vient se mêler de ce qu’il nous faut manger dans nos assiettes. Et bientôt, ils trouveront le moyen de nous interdire le « poisson » le vendredi, car pas « vivre ensemble politiquement correct ». Vivement la fin du Monde.

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  4. Encore un exemple de l’emprise délétère de l’idéologie sur le débat scientifique. Les auteurs de cette études sont traités d’irresponsables parce qu’ils n’ont pas participé au catastrophisme ambiant.
    Cela dit, les conclusions de l’étude ne me surprennent pas : un éminent spécialiste (un peu franc-tireur et marginal il est vrai) s’était emporté contre les prescriptions anti-viande d’un confrère. En remettant la charcuterie à l’honneur dans son alimentation, notre amie s’en est trouvée bien mieux.
    De fait, l’apport nutritionnel de la viande est difficilement remplaçable, les substituts ne sont pas très convaincants.
    Le grand combat de la science dans les années à venir va être de se libérer de l’emprise de l’idéologie, il en va de sa crédibilité, mais plus encore de notre avenir.

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  5. En somme, les conclusions de l’étude sont fausses, puisqu’elles ne collent pas avec les préjugés de gauche. Ils ne se cachent même plus : ils le disent ouvertement.

    Je pense qu’il faudrait créer des clubs de mangeurs de viande rouge et faire des retransmissions You Tube des agapes.

    Les sottises sur les repas végétariens obligatoires à la cantine sont aussi un bon prétexte pour se soumettre en douce à la charia sans le dire.

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  6. Beaucoup d’effervescence concernant l’alimentation confuse et mélangée avec l’hystérie climatique.

    Mais tout cela souffre d’analyses très limitées dans le temps. Or nous ne pouvons échapper à notre nature biologique et notre adaptation alimentaire qui a évolué sur environ 2,5 millions d’années. La consommation industrielle date de seulement 200 années.
    Les historiens et les biologistes qui retracent l’histoire de l’alimentation, observent que nous avons toujours mangé de la viande et depuis très longtemps. Même que sans alimentation carnée, nous aurions certainement disparu certains hivers. La découverte d’os cassés pour en ronger la moelle dans les grottes habitées en sont la preuve.
    https://www.hominides.com/html/dossiers/alimentation-prehistoire-nutrition-prehistorique.php
    Viandes et poissons sont indispensables sous peine de carences graves.

    Effectivement, jouer avec les curseurs en personnalisant son alimentation ce qu’aucune recommandation officielle ne mentionne. La médecine est une extrême personnalisation des soins car nous sommes tous différents. Si vous avez une consommation très faible de poissons bougez le curseur et si vous ne mangez pas de protéines végétales modifiez donc ce curseur là. Toujours avec des aliments entiers et le plus souvent frais. Attention cependant certaines protéines de légumineuses sont difficiles à digérer. Mais aucun interdit pour les protéines en quantité et pour les protéines animales en particulier.
    https://www.atlantico.fr/decryptage/3578248/proteines-vegetales–pourquoi-cette-etude-qui-vous-pousse-a-les-consommer-est-a-prendre-avec-precaution-guy-andre-pelouze

    En la matière, toute idéologie est mortifère !

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    • Ce sont, sans doute, les prémices de futures recommandations alimentaires de la faction verte: consommons des insectes.

      Après tout, certaines peuplades l’inscrivent dans leur régime.

      Certains l’ont déjà prôné. J’avais même vu un reportage télévisé, il y a quelques années, sur cette « tendance ». Pourvu que ça défraie la chronique et fédère l’audience.

      J’ai eu un jeune collègue de 22 ans, vegan (bien formaté alors), qui m’expliquait l’étendue de son engagement. Ce « veganisme » est une philosophie de vie où toute exploitation de l’animal est proscrite; c’est au delà de sa consommation et de ses produits dérivés.
      Je ne lui avais pas demandé son avis sur les insectes mais je suppose que que ça doit contrarier ses convictions.

      Ce sont des jeunes gens comme lui qui vous traitent de criminels lorsque vous consommez de la viande rouge (le poisson semble encore épargné).

      Qu’ils bouffent leur sauterelles, tofu et autres steaks de soja au quinoa et me laissent mon poisson et ma viande.

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  7. Factoïde amusant : on mangeait beaucoup plus de viande il y a quelques siècles, en France, qu’aujourd’hui. Un historien s’est amusé à compter le nombre de boucheries dans je ne sais quelle ville à cette époque ancienne, et à le comparer au nombre actuel, rapporté à la population : il y en a infiniment moins.

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