Socialie en Folie

Mise à jour du jeudi 30 mars 2017 : Sèchement battu lors de la primaire de gauche par Benoît Hamon, Valls a décidé (comme François de Rugy avant lui) de rompre l’engagement de soutenir le vainqueur. Après avoir refusé de parrainer le candidat officiel du PS, il a annoncé hier qu’il voterait Macron au premier tour de la présidentielle pour battre le FN.
Hamon, tombé à 10 % dans les sondages et dépassé par Mélenchon qui atteint les 14 %, a appelé une nouvelle fois au rassemblement de la gauche autour de sa candidature, ce que Mélenchon a, une nouvelle fois, refusé, malgré de l’agitation en ce sens, y compris au PC.

Septimana vraiment horribilis pour le Parti socialiste. Dimanche 19, Cambadélis, celui qui retombe toujours sur ses pattes, se fait siffler au meeting de Hamon à Bercy. Lundi 20, c’est Hamon qui sort perdant de chez perdant du premier grand débat de la présidentielle. Mardi 21, Barbara Pompili se rit ouvertement des consignes édictées la veille par le Premier ministre et officialise son ralliement à Macron. 

Toujours mardi, Bruno Le Roux nous donne l’occasion de nous rappeler qu’il était ministre de l’Intérieur car il doit justement démissionner de son poste pour une nouvelle affaire d’emplois présumés fictifs à l’Assemblée nationale. Puis mercredi 22, un sondage post-débat présidentiel fait passer Mélenchon devant Hamon qui se retrouve en 5ème position. Et jeudi 23, le ministre de la défense, pilier du PS depuis 1974 et ami du Président depuis 1979, annonce qu’il a décidé de soutenir Emmanuel Macron.

La Socialie nage en pleine folie. Non seulement ça ne va pas mieux*, à tel point que les socialistes, en fait de bilan à défendre, ont du mal à trouver plus que le mariage pour tous et l’intervention au Mali, mais ça va mal, ça va même très mal.

• Reprenons au début. Lundi 20 mars 2017, son candidat officiel Benoît Hamon ne parvient pas à s’imposer lors du premier grand débat présidentiel. Challengé sur sa gauche par Mélenchon et sur sa droite par Emmanuel Macron, il avait tenté la veille de faire revivre la « magie » hollandaise de 2012 au Bourget en stigmatisant la finance et ses visages** lors de son grand meeting de Bercy. Pas exactement dans la paraphrase du Président, mais jouant clairement sur les mêmes éléments de langage, ceux qui parlent aux socialistes de la première gauche, ceux qui, jusqu’à présent, avaient toujours réussi à réconcilier la famille, il lance :

« Je veux d’abord le dire solennellement : le parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Ce parti de l’argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis. »

Même lorsqu’on est un candidat en difficulté, il est assez facile de se faire applaudir par 20 000 partisans (en réalité, plutôt 10 à 15 000), surtout quand on a le budget et la logistique du PS avec soi.

Mais quand on se retrouve face à 10 millions de téléspectateurs représentant toutes les catégories possibles de la société, quand on manque considérablement de charisme, qu’on vend des lendemains qui se caractérisent par leur propension à mettre les pays qui les appliquent en faillite et qu’on fait une fixette sur la reconnaissance du burn-out au travail alors que les Français sont avant tout préoccupés par le chômage puis par la sécurité, c’est beaucoup plus difficile.

Et de fait, selon un sondage Opinionway pour Le Point effectué dans la foulée du débat, seuls 10 % des téléspectateurs interrogés ont trouvé Hamon convaincant, contre 15 % pour Mélenchon, 19 % pour Fillon et Le Pen et 24 % pour Macron.

Cette impression qui range sans ménagement le candidat officiel du PS du côté des perdants a été confirmée ensuite par un sondage sur les intentions de vote : modulo les marges d’erreur qui sont de l’ordre de +/- 1,5 %, Mélenchon prend l’avantage avec 12 % des voix contre 11 % à Hamon (Le Pen et Macron 25,5 %, Fillon 18 % et Dupont-Aignan 5,5 %).

Pour faire bonne mesure, les médias, qu’on croyait entièrement occupés à vérifier le trousseau complet de François Fillon et les emplois de son épouse, ont découvert que Bruno Le Roux avait employé ses deux filles à l’Assemblée nationale alors qu’elles n’avaient que 15 et 16 ans respectivement au début. Probablement très occupé à rédiger leurs 24 CDD et à inscrire sur son propre CV des compétences et des formations qu’il n’a jamais eues, il occupait son poste de Ministre de l’Intérieur avec une discrétion telle que c’est à peine si on a remarqué son départ.

Seule petite satisfaction pour Camba cette semaine, il a trouvé moyen, selon sa bonne habitude d’apparatchik socialiste rompu à la dialectique, de transformer le plomb Le Roux en opportunité électorale dorée en prenant appui sur la prompte démission du ministre pour exiger le départ de François Fillon de la course présidentielle.

Il est toujours amusant de voir à quel point (et en l’occurrence ça vaut pour les deux camps) la poutre des uns est toujours prétexte à stigmatiser la poutre (qui n’est parfois que poussière) des autres, plutôt qu’à reconnaître ses manquements et à s’engager résolument dans une autre pratique politique.

Mais surtout, on voit mal en quoi l’abandon de Fillon pourrait arranger les affaires de Hamon. Si l’électorat fillonniste devait se porter autre part, ce serait sur un éventuel remplaçant, sur Macron ou sur Le Pen. Dans tous les cas, Hamon ne pourrait espérer dépasser la place n° 3. Le but de la manoeuvre serait beaucoup plus compréhensible si le PS tenait à faire gagner Macron pour « battre la droite et l’extrême-droite. »

La défection de Jean-Yves Le Drian ajoute encore plus à la confusion. C’était sur le feu depuis un moment et Ouest-France l’a annoncé officiellement hier : Le Drian soutient Macron. Il se murmure qu’il pourrait même être son ministre de la Défense. On sait en tout cas qu’il a participé à l’élaboration de son programme en ce domaine.

Coup dur pour le PS, car on ne parle pas d’un vague secrétaire d’Etat en mal de poste, on ne parle pas d’un écologiste anecdotique inséré à titre décoratif dans le gouvernement. On parle d’un grand favori de la Hollandie. On parle d’un ami de Hollande depuis que celui-ci a rejoint le PS en 1979. On parle du ministre de la Défense depuis 2012. On parle de l’heureux et unique bénéficiaire d’un traitement de faveur sur le cumul des mandats pour son élection à la tête de la région Bretagne en décembre 2015 dernier. Si on s’arrête là, on en conclut que Macron est donc bien le candidat adoubé, poussé, promu et cajolé par François Hollande.

Mais il s’avère que les relations Hollande Le Drian sont tendues depuis un moment. Ils ont eu des désaccords d’ordre régalien, Le Drian s’est prononcé pour une candidature Valls avant même qu’il soit question de primaires et il a peu apprécié les révélations sur les assassinats ciblés que le Président a cru bon d’évoquer dans le livre Un Président ne devrait pas dire ça. En rejoignant Macron, Le Drian ne rejoint pas Hollande, il le quitte.

• Les temps sont durs pour les socialistes, encore plus durs qu’à l’époque du « cauchemar » du 21 avril 2002. Ce jour-là, un candidat du Front national accédait pour la première fois au second tour de l’élection présidentielle, éliminant Lionel Jospin, Premier ministre PS sortant, qui se trouvait relégué en 3ème position. Les socialistes se sont jurés qu’ils se battraient jusqu’à la dernière extrémité pour qu’on ne voie « plus jamais ça ».

Depuis lors, battre l’extrême-droite à travers un anti-racisme forcené est devenu l’un des points névralgiques de leur politique. On ne compte plus les semaines d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme à l’école, on ne compte plus les campagnes de lutte contre ce racisme qui « commence par des mots et qui finit par des crachats, des coups, du sang ».

Apparemment, les effets n’ont pas été conformes aux souhaits, le FN est plus haut que jamais. Ou, plus exactement, il s’est avéré difficile de doser finement entre les belles intentions proclamées d’éradiquer le cancer de l’extrême-droite et la nécessité de faire monter le FN un petit peu quand même au détriment de la droite pour se retrouver contre lui au second tour et le battre.

Aujourd’hui, personne ne se pose la question de savoir si le FN sera ou non au second tour car  la probabilité qu’il y soit est très élevée. Et personne ne se pose la question de savoir si le PS sera au second tour car la probabilité qu’il n’y soit pas est également très élevée. Ou, pour être plus précis, on se pose la question de savoir si une certaine forme de socialisme non officiel et non revendiqué comme tel, mais quand même un petit peu, pourrait accéder au second tour en la personne d’Emmanuel Macron.

La défection de Jean-Yves Le Drian donne du poids à cette idée. Passé par l’UNEF, membre du PS depuis 1974, membre du gouvernement Cresson sous Mitterrand, il a participé à toutes les aventures socialistes depuis plus de 40 ans.  Ce qu’on ne sait plus, c’est si ce mouvement se fait avec ou contre François Hollande. Ce qu’on peut deviner en revanche, c’est que Hollande, comme Cambadélis, trouvera de toute façon un moyen de retomber sur ses pattes.

La septimana horribilis qui vient de s’écouler n’est jamais que le symptôme logique d’un quinquennat horribilis tout en grand écart entre promesses et réalisations, lequel résulte directement de ce qu’on pourrait appeler la malédiction du socialisme.

Dans son acception marxiste d’origine, il ne fonctionne pas, voir URSS, Royaume-Uni des années 1970, Cuba, Vénézuela aujourd’hui. Mais l’idée d’oeuvrer de façon dirigiste pour un monde meilleur reste séduisante. 

Certains socialistes plus « modernes » que les autres, comprenant aussi des politiciens de la droite et du centre, ont alors inventé la social-démocratie : on abandonne la planification totale, on garde la tutelle de l’Etat, mais on veille à laisser les entrepreneurs privés produire afin de les taxer et redistribuer selon un plan social conscient. Ça ne marche pas mieux (seule la liberté est féconde), mais la mort est plus lente, voir France.

La gauche de Poutou à Macron, dans un accès de folie schizophrène, se déchire et tente de se recomposer pour savoir si elle fera mourir la France rapidement ou à petit feu. Ce n’est pas une bonne nouvelle. 


* En avril dernier, François Hollande nous annonçait : « ça va mieux ». Déclaration bien hâtive. Je ne reprends pas la litanie de ses échecs, mais on pourra se faire une idée en consultant les chiffres donnés dans l’article From beautiful France with love.

** Le 22 janvier 2012, lors de son grand meeting de lancement de campagne au Bourget, François Hollande avait déclaré (vidéo) : « Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ».


Illustration de couverture : Les socialistes en meeting de la Belle Alliance Populaire le 2 juillet 2016. Photo Denis Allard pour Libération.

17 réflexions sur “Socialie en Folie

  1. Comment pouvez vous « diffuser » des remarques comme celles là?. Elles sont trop justes, trop vraies, trop anti gouvernementalement correctes. Bref, trop près de la réalité de ce que pense beaucoup de français. Il faut noter cependant que vous ne « cogitez » pas trop sur les 24% de français qui vont voter Macron et qui vont laisser leurs parents ou grand parents « crever » de leur maigre « retraite » dans les mouroirs de la France profonde, grâce aux détournement des finances orientées vers les logements sociaux chargés d’accueillir les futurs « français de circonstances » dont ne parle pas monsieur Macron. Mais dont il pourra s’enorgueillir le moment venu en clamant que l’on peut , que l’on doit, comme l’Allemagne, accueillir « toute les misères des mondes lointains ». 14% de logements sociaux de plus annoncés pour 2016. Seraient-ce les bienfaits de mon « ennemi, c’est la Finance »?. Car, on racle les fonds de tiroirs pour payer les militaires de l’opération Sentinelle (180M€ par an depuis 3ans), on vote une loi Sécurité pour équiper un peu les policiers (230M€), on légifère une loi Renseignements (600M€) pour surveiller TOUS les français et plus si affinités, mais on oublie « la pourriture » de toute la socialie hollandiste, sans compter l’esclavagisme des médias nationaux visuels et radio diffusés et ceux de papiers glacés nationaux aux mains de « financiers » copains de monsieur Macron.
    Heureusement que ce dernier n’a pas clamé au grand débat, « mon ennemi c’est les médias, ne regardez pas mes « ralliements » , mes actions (politico-économiques passées), mes omissions (de déclaration sur mon patrimoine), je me présente pour éviter que ceux qui ne sont pas de gauche ou de droite ou du centre n’accèdent au pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail des « français de souche sans culture, et anciens criminels de peuples progressistes amis. » Je suis l’ami de tous et même des autres ».
    Dommage qu’il ne l’ait pas dit. Et le français de base s’il veut sortir de son rêve « désenchanté » ou de son futur « indésirable » ne peut que se dire, « Il faut arrêter le SOCIALISME, MAINTENANT. »

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  2. Pertinente analyse comme souvent. Ceci étant, que les socio-démocrates se séparent des tenants du grand soir nous sort d’une schizophrénie génératrice bien des incompréhensions et des déceptions. Je peux comprendre que la remise en selle des idées de régulation économique ne fasse pas plaisir à l’éditorialiste libérale que tu est mais moi ça me va. Si effectivement seule la liberté est féconde ce n’est pas elle qui élève les enfants.

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    • Philippe, merci beaucoup pour ton commentaire. Tu n’imagines pas le plaisir que ça me fait !

      « Si effectivement seule la liberté est féconde ce n’est pas elle qui élève les enfants » : Sur ce point, je fais une différence entre les années de formation et la vie adulte. Pas dans cet article, mais c’est en effet essentiel. D’où l’importance de l’éducation notamment. On pourrait fort bien imaginer plus de liberté de choix des parents pour scolariser leurs enfants, et pas ce modèle unique, pachydermique et de moins en moins performant qu’est l’Ed Nat d’aujourd’hui. Les éléments « gratuit » et « obligatoire » ne sont pas forcément synonymes de monopole de l’Education. On peut imaginer des systèmes de chèque éducation qui laissent le choix des établissements aux parents. Cela permettrait à une plus grande variété de filières de se développer et ça permettrait peut-être aussi de redonner du lustre aux filières techno ou pro.
      De plus, les initiatives privées, y compris dans des quartiers ou des pays défavorisés, donnent souvent de bons résultats.

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      • OUI le chèque éducation pratiqué en Suède est un exemple qui a fait l’objet d’un rapport (enterré) à l’éducation nationale.
        Non ce n’est pas plus de liberté de choix aux parents, c’est le pouvoir de décision donné aux parents pour choisir le type d’éducation à donner à leurs enfants. Leur donner le pouvoir, c’est les rendre responsables de l’avenir de leurs enfants, C’est plus Bisounoursland qui est responsable.
        C’est particulièrement important en milieu défavorisé et ça va rendre en même temps les parents plus intelligents.
        Du coup les établissements scolaires vont vertueusement se diriger vers la demande et clients et fournisseurs vont automatiquement être tirés vers le haut.

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      • @ Tino :
        « Non ce n’est pas plus de liberté de choix aux parents, c’est le pouvoir de décision donné aux parents pour choisir le type d’éducation à donner à leurs enfants. »
        ? Il faudra m’expliquer la logique de cette phrase. 🙂

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    • Si effectivement seule la liberté est féconde ce n’est pas elle qui élève les enfants.

      Euh, ça veut dire quoi? La liberté (et la responsabilité qui va avec) ça s’apprend comme le reste.

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  3. Le Drian derrière Macron ça donne du poids à ce dernier, donc il doit être content.
    Mais comme on n’a vu Le Drian que derrière Hollande, on voit de plus en plus Hollande derrière Macron. Ou dedans.

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    • Macron est le clone de Hollande, juste relooké pour avoir l’air présentable. La même suffisance, la même vacuité, le même sens de la combine, les mêmes réseaux, les mêmes soutiens. Tout a changé pour que rien ne change. Macron est une escroquerie XXL, il faut être une victime volontaire pour ne pas le voir.

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  4. « selon un sondage Opinionway pour Le Point », euh Nathalie, le Point roule « à donf » pour Macron … les articles tous plus laudateurs se succèdent … je voulais juste le signaler en passant, des fois que vous auriez encore un doute 😉

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    • Bonjour Pheldge,
      Il y a eu d’autres sondages qui disaient la même chose. L’un donnant nettement plus à Mélenchon (20 %).
      Je sais ce qu’est un sondage, je connais ses marges d’erreur, je sais ce qu’il est capable de dire et ce qu’il ne dit pas. En l’occurrence, ces sondages faits sur le vif donnaient les réactions à chaud de téléspectateurs échantillonnés. Il faudra me montrer très précisément à quel endroit les données ont été trafiquées pour favoriser Macron pour que je puisse tenir compte de votre remarque.
      Et vivement la fin de cette campagne électorale !

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  5. @ Nathalie :
    Ce n’est pas contradictoire avec votre affirmation mais « donner le pouvoir », c’est plus fort ! « donner plus de liberté » c’est trop timoré de mon point de vue si je peux me permettre.
    @ Claude ;
    Pour rajouter un sou au youtube « Qui est vraiment Emmanuel Macron ? » au demeurant pas mal fait :
    Il a fait croire qu’il était 3ème prix du conservatoire de piano d’Amiens sauf que le prix n’existe pas et qu’une de mes amies qui y est directrice ne l’a jamais connu et lui a fait remarquer lors de son passage à Lyon : Embarras de sa part !
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/08/27/emmanuel-macron-de-mozart-de-l-elysee-a-ministre-de-l-economie_4477318_823448.html
    Imposteur vous avez dit ?

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  6. Le p’tit Ben est le cocu dans l’affaire. D’ailleurs il a une tête à ça. Les socialistes courent tous les uns après les autres chez Macron. Stratégie du 21 avril à l’envers, FNPS, en appeler au front républicain et rafler la mise. D’où la stratégie d’élimination coûte que coûte de Fillon, avec les pires bassesses et en instrumentalisant justice et médias.
    Question, les Français sont des veaux. Vont-ils se laisser avoir par l’intimidation moralisatrice ou le PS va-t-il se prendre la raclée ?

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  7. Très bon article, surtout la conclusion. Qu’il y ait en France autant de gens pour croire encore à ce truc qui n’a jamais marché, le socialisme, ne cesse de me laisser pantois, voire parfois légèrement désespéré. Ah, une petite correction à faire: « pour qu’on ne voit « plus jamais ça ». » > « pour qu’on ne voiE « plus jamais ça ». » Merci.

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  8. C’est un comique ce Hamon, il appelle à l’unité alors qu’il a joué les frondeurs pendant quasiment tout le quinquennat, se moquant de la solidarité gouvernementale, prônant une motion de censure contre le gouvernement et ils s’étonne que ses petits camarades ne veulent pas le soutenir.

    En tout cas, avec son programme, il se rapproche diablement des travaillistes anglais dont on connaît les résultats mirobolants aux élections.

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  9. @ Geneviève Boyer
    Macron, c’est clairement la deuxième gauche que Hollande a essayé de mettre en musique pendant son quinquennat après avoir fait campagne façon 1ère gauche. Mais est-ce que tout s’est vraiment déroulé comme FH le voulait ? C’est là que je suis moins sûre. Au départ, il voulait se présenter lui-même.

    @ Claude et @ Royaumont :
    Macron est en effet typiquement le candidat très marketing du changement apparent pour que surtout rien ne change, dans la droite ligne de la social-démocratie Hollande. C’était la thèse de l’article : Avec Macron, le changement, c’est mollement ♫ ♥ ! (écrit avec h16)
    https://leblogdenathaliemp.com/2017/02/09/avec-macron-le-changement-cest-mollement/

    @ Jules XR52 :
    « Qu’il y ait en France autant de gens pour croire encore à ce truc qui n’a jamais marché, le socialisme, ne cesse de me laisser pantois » : D’autant qu’il y a non seulement les exemples cubains ou vénézuéliens, mais la France est elle-même assez convaincante, et si ça ne suffisait pas, on a maintenant en front page l’exemple d’un petit bout de France, la Guyane. Voir l’excellent résumé de h16 :
    http://h16free.com/2017/03/27/57860-la-guyane-laboratoire-du-socialisme-a-la-francaise

    @ Le Gnôme : Oh oui ! Hamon a passé sa vie politique a créer des courants socialistes et à intriguer pour faire des petites révolutions de palais. Il est amusant de se rappeler qu’il a manigancé en douce avec Montebourg pour évincer Ayrault de Matignon et y mettre Valls, par exemple.
    Voir : https://leblogdenathaliemp.com/2016/08/21/hamon-primaires-aie-encore-un-vrai-candidat-de-gauche/
    Quant aux travaillistes anglais, quand on sait que Corbyn aime se faire appeler « Man of Steel » comme Staline ….

    @ Souris donc : Hamon baisse mais Mélenchon monte. Les adeptes de la dystopie socialiste sont encore nombreux, hélas ! (malgré tous les contre-exemples)

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