Fillon : l’impasse

Mise à jour du mardi 7 mars 2017 : A l’issu d’un comité politique auquel il participait, François Fillon a reçu hier 6 mars le soutien définitif de son parti (LR) pour l’élection présidentielle. L’heure est au rassemblement derrière le candidat et à la reprise de la campagne.
Les quelques éléments libéraux de son projet arriveront-ils à surnager dans cet océan de drame et de malentendu ? J’en doute, comme je l’ai dit dans l’article ci-dessous.

[Suite à l’annonce de sa possible mise en examen le 15 mars, Fillon avait décidé de poursuivre, contrairement à l’engagement de se retirer qu’il avait exprimé à la télévision quelques semaines plus tôt. Contesté dans son camp, lâché par de nombreux proches dont son directeur de campagne Patrick Stefanini, François Fillon a fait pression sur les instances de son parti en demandant aux Français de venir lui manifester leur soutien lors d’un grand rassemblement au Trocadéro dimanche 5 mars (environ 40 000 participants selon la police, 200 000 selon les organisateurs). Le lendemain, Alain Juppé a fait savoir « une bonne fois pour toutes » qu’il ne sera pas candidat. Aucun plan B n’étant satisfaisant, reste Fillon.]


Pour moi, cela ne fait aucun doute : au moment où il sortait vainqueur de la primaire de droite en novembre dernier, François Fillon avait le meilleur programme économique. Pas totalement libéral, encore trop attaché à certains tabous sur le salaire minimum ou le monopole de la sécurité sociale, mais incontestablement très loin devant tous ses concurrents présidentiels. Que François Fillon ait pu gagner sur un tel programme dans un parti de droite était déjà un petit miracle en soi.  Lire la suite