Régionales : l’union de la gauche se fait toujours à l’extrême-gauche

Mise à jour du 30 mars 2021 : Le député européen EELV Yannick Jadot a appelé hier tous les partis de gauche à se réunir pour construire « un grand projet d’espérance » pour la présidentielle de 2022. Ils ont tous répondu oui, mais les divergences et les motifs de dispute restent profonds.

Non pas que l’issue des élections régionales qui se tiendront (peut-être) les 13 et 20 juin prochains aura un impact colossal sur nos vies quotidiennes. Dans notre État supérieurement interventionniste, les dépenses des régions (33,6 milliards d’euros en 2019) ne représentent « que » 12,4 % des dépenses des collectivités territoriales et 2,5 % des dépenses publiques totales du pays. Et non pas que ce type de scrutin déplace massivement les foules citoyennes vers les bureaux de vote. Lire la suite

Sibeth Ndiaye ou l’autre BODYGUARD du Président

Sibeth Ndiaye vient de faire une grande découverte : la discrimination positive peut causer plus de tort que de bien. Invitée sur BFM TV quelques jours après sa nomination au poste de porte-parole du gouvernement, elle constatait non sans amertume que « quand vous êtes une femme et qu’en plus vous êtes noire, on met toujours en doute la raison pour laquelle vous êtes là » :

« On vous dira que c’est la discrimination positive, on vous dira que c’est un peu du hasard, on vous dira que c’est le fait du prince, on vous dira que ce sont vos amitiés. » (vidéo du tweet ci-dessous, 46″)

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Le PS veut un référendum sur l’ISF. Et pourquoi pas ?

Un parfum de référendum flotte sur la France. Un parfum d’ISF, également. Des senteurs très roboratives, manifestement, car les deux mots RIC (Référendum d’Initiative citoyenne) et ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) surgis ces jours-ci de la besace des Gilets jaunes ont eu le don de former une association capable de réveiller instantanément le très comateux Parti socialiste : et si l’on faisait un référendum sur le rétablissement de l’ISF ? Je ne suis pas contre. Mais je voterai non, bien sûr ! Lire la suite

Parti socialiste : mais jusqu’où ira la DIVISION cellulaire ?

Mesdames, Messieurs, permettez-moi de vous faire savoir que contrairement à ce que vous pouviez légitimement penser, le Parti socialiste n’est pas encore tout à fait mort ! Bien malmené par les dernières échéances électorales, il se rappelait hier à notre attention tel un grand blessé qui ne veut pas perdre espoir mais qui voit malgré tout son souffle le quitter : la splendeur de Solférino, c’est bel et bien fini ; les départs, les démissions et les refondations, ça continue de plus belle. Mais jusqu’où ira la division cellulaire mortelle du PS ? Lire la suite

Retour au clivage gauche droite ? (#LégislativesPartielles)

Mise à jour du lundi 5 février 2018 : Le résultat du second tour des deux élections partielles d’hier ne change rien au sens de mon article, dans la mesure où il traitait du retour (après l’apparente redistribution des cartes de la Présidentielle) du très classique duo de tête gauche-droite au premier tour. Mais sachez cependant que l’opposition LR a remporté les deux circonscriptions contre LREM. Elle gagne un siège quand LREM en perd un. Rien qui remette en cause la majorité LREM à l’Assemblée, mais quand même un coup dur politique pour la dynamique présidentielle.

Ce matin, trois ans de blog ou presque ! Mon premier billet, daté du 3 février 2015, traitait d’une élection législative partielle – dans le Doubs, pour remplacer Moscovici. Vous reconnaîtrez que le sujet était d’importance ! Trois ans plus tard, pour fêter cet anniversaire, je me fais comme un petit clin d’oeil à moi-même en tournant mon regard vers les deux élections législatives partielles qui ont eu lieu dimanche 28 janvier dernier et dont le second tour se déroulera dimanche 4 février prochain. Malgré l’abstention écrasante qui les caractérise, que nous disent-elles de notre vie politique ?  Lire la suite

Le grand parti de Jaurès, Blum et Mitterrand sera-t-il le tout petit parti de NVB ?

MAJ du mercredi 7 mars 2018 : Ce soir, débat entre les 4 prétendants à la direction de ce parti fantôme. NVB n’est finalement pas candidate, mais la problématique du PS reste celle que je décrivais il y a 2 mois dans l’article ci-dessous :


Il est question, une fois de plus, de refonder le PS – et NVB est considérée en interne comme pouvant éviter provisoirement un éclatement ultime avant effacement. Mais le Parti socialiste a-t-il encore la moindre raison d’exister ?

Jusqu’où la gauche française va-t-elle aller dans la division cellulaire ? Avec les 6 à 8 % recueillis par le Parti socialiste (PS) aux premiers tours des élections présidentielles et législatives récentes – après des pics à 37 % en 1981 et 1988, on pourrait croire que le grand parti de Jaurès, Blum et Mitterrand a atteint son minimum absolu et qu’il a été suffisamment réduit par les derniers événements électoraux pour ne plus réunir en son sein qu’un ensemble d’adhérents et de dirigeants parfaitement homogènes sur le plan idéologique.  Lire la suite

Le PS s’accroche à 34 voiliers de luxe pour échapper à la noyade

Il est des symboles avec lesquels on ne plaisante pas. Quand on appartient au parti de Jaurès, Blum, Mitterrand, Hollande et Martine Aubry, quand la justice sociale et l’égalité réelle guident vos pas tous les jours de votre vie, il est simplement impossible de rester plus longtemps silencieux devant la scandaleuse perspective de voir 34 voiliers de luxe appartenant à l’évidence à des « riches » échapper à l’ISF.  Lire la suite

PS : quatre sauvetages et un désertant

Nous sommes dans une semaine plutôt immobile du point de vue gouvernemental. Le nouveau Président a été élu mais ne gouverne pas encore, l’ancien Président nous a assuré qu’il gouvernerait jusqu’au bout mais semble surtout occupé à arroser les chrysanthèmes. On en conclurait faussement qu’il n’y a pas de mouvement. C’est même tout le contraire. Titre de Libé hier matin : « Hamon lance un nouveau mouvement, Hidalgo aussi ». Lire la suite

Socialie en Folie

Mise à jour du jeudi 30 mars 2017 : Sèchement battu lors de la primaire de gauche par Benoît Hamon, Valls a décidé (comme François de Rugy avant lui) de rompre l’engagement de soutenir le vainqueur. Après avoir refusé de parrainer le candidat officiel du PS, il a annoncé hier qu’il voterait Macron au premier tour de la présidentielle pour battre le FN.
Hamon, tombé à 10 % dans les sondages et dépassé par Mélenchon qui atteint les 14 %, a appelé une nouvelle fois au rassemblement de la gauche autour de sa candidature, ce que Mélenchon a, une nouvelle fois, refusé, malgré de l’agitation en ce sens, y compris au PC.

Septimana vraiment horribilis pour le Parti socialiste. Dimanche 19, Cambadélis, celui qui retombe toujours sur ses pattes, se fait siffler au meeting de Hamon à Bercy. Lundi 20, c’est Hamon qui sort perdant de chez perdant du premier grand débat de la présidentielle. Mardi 21, Barbara Pompili se rit ouvertement des consignes édictées la veille par le Premier ministre et officialise son ralliement à Macron.  Lire la suite

Cambadélis : cette campagne présidentielle, c’est le « chaos »

« Bonjour mes amis », comme dit Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire général du PS, au début de ses petits éditos vidéos hebdomadaires. Généralement il poursuit en expliquant que « cette COP21 est déjà une réussite » ou que « ce référendum sur l’unité du PS pour les Régionales est déjà une réussite » ou que « cette primaire de la Belle Alliance Populaire est déjà une réussite. » Cette élection présidentielle serait-elle déjà une réussite pour le PS ? Oh que non. Lundi (le 6 mars 2017), tout déprimé qu’il était, notre Camba !  Lire la suite