Régionales : l’union de la gauche se fait toujours à l’extrême-gauche

Mise à jour du 30 mars 2021 : Le député européen EELV Yannick Jadot a appelé hier tous les partis de gauche à se réunir pour construire « un grand projet d’espérance » pour la présidentielle de 2022. Ils ont tous répondu oui, mais les divergences et les motifs de dispute restent profonds.

Non pas que l’issue des élections régionales qui se tiendront (peut-être) les 13 et 20 juin prochains aura un impact colossal sur nos vies quotidiennes. Dans notre État supérieurement interventionniste, les dépenses des régions (33,6 milliards d’euros en 2019) ne représentent « que » 12,4 % des dépenses des collectivités territoriales et 2,5 % des dépenses publiques totales du pays. Et non pas que ce type de scrutin déplace massivement les foules citoyennes vers les bureaux de vote.

Il n’empêche que quand vous accédez, en tant que parti et à titre personnel, à une présidence de région, vous devenez instantanément un « poids lourd » de la politique française. Vous régnez sur des millions d’habitants, vous avez votre mot à dire sur les transports et les lycées, bref, l’Élysée est là, tout près, qui vous tend les bras.

L’échéance régionale est donc l’occasion inévitable de quelques cabrioles politiques sinon intéressantes du moins hautement révélatrices de la bienveillance française pour les pires excès de l’extrême-gauche dans la perspective prochaine de la grande, la seule échéance électorale qui compte vraiment en France, la présidentielle.

Regardez les Hauts-de-France. En 2015, cette région de six millions d’habitants est passée sous la houlette de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy Xavier Bertrand (UMP, puis LR, puis ex-LR) après des années de socialisme aussi bien dans le Nord-Pas-de-Calais qu’en Picardie.

Une véritable claque pour le Parti socialiste. Arrivé en troisième position au soir du premier tour et dans l’impossibilité de barrer la route au Front national, même en s’alliant avec le reste de la gauche, il a été contraint par François Hollande de se retirer(*) du jeu pour le second, entraînant de facto toute la gauche régionale dans son échec :

Seule solution pour 2021 : l’union – cette union de la gauche si souvent glorifiée et recherchée, toujours miraculeuse sur le papier, mais si souvent abandonnée sous les coups conjugués des egos des candidats et des divergences doctrinales qui font qu’aujourd’hui, un insoumis prend un socialiste pour un social-traître et qu’un socialiste prend un insoumis pour un traitre à la laïcité.

Mais dans les Hauts-de-France, l’heure n’est plus à la tergiversation ni aux querelles picrocholines de la gauche. Pour le dire comme Ugo Bernalicis, le candidat initialement pressenti par la France insoumise pour le scrutin de juin, l’affaire est très simple :

« Il n’est pas possible que sur cette terre de gauche on se retrouve pendant plus de dix ans sans aucune représentation de ces voix de progrès dans l’hémicycle régional. » (Automne 2020)

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Du Parti communiste au Parti socialiste, tout le monde est d’accord, si ce n’est que chacun – Fabien Roussel pour le PC, Patrick Kanner pour le PS, Karima Delli pour EELV et Ugo Bernalicis pour la France Insoumise – se verrait bien prendre la tête de la coalition. Mais dans le même temps, les scrutins européens (2019) et municipaux (2020) ont renforcé les écologistes, fragilisé le PS et accentué l’érosion du PC.

Résultat des courses, le 11 mars dernier, Karima Delli annonçait non sans un petit accent de triomphe qu’elle prenait la tête d’une liste d’Union de la gauche comprenant Europe Écologie Les Verts, la France Insoumise, le Parti Socialiste et le Parti Communiste français en vue des élections régionales de juin 2021 :

Au programme, de la « justice sociale et climatique », de la transition écologique et de la défense du service public et de l’emploi pour, je vous le donne en mille, faire barrage à la droite et l’extrême-droite.

Le plus « amusant », c’est que le candidat sortant Xavier Bertrand, soutenu par Les Républicains, l’UDI et le Modem, se pose lui aussi en rempart contre le Rassemblement national (conduit par Sébastien Chenu), tandis que le secrétaire d’État aux retraites Laurent Pietraszewski qui conduit la liste LREM se présente comme le candidat de la vraie gauche, une gauche « républicaine, laïque, écologiste, la social-démocratie » – et pour contrer ce coup de Jarnac de l’union de la gauche, il promet déjà un chèque de 1 000 euros aux jeunes de 18 à 25 ans.

Mais revenons à nos jeunes mariés. Tout a commencé cet automne avec un sondage IFOP des plus déplaisants. Xavier Bertrand, bien que rattaché idéologiquement à la droite honnie, caracole en tête avec 33 % des intentions de vote et il est suivi de près par l’épouvantable RN qui recueillerait 29 % des voix. À gauche, y compris LREM donc, tout se passe en-dessous de 10 % :

Difficile pour la nouvelle coalition de gauche de prétendre à la seconde place au premier tour, mais en revanche, facile de se hisser au troisième rang devant LREM, facile de se maintenir, et au bout du compte, pas impossible d’obtenir l’appui de LREM pour le second tour. Pietraszewski se dit « de gauche », qu’il assume ! Dans ces conditions idéales, la gauche du PC à LREM pourrait réunir 35 % au second tour et retrouver ainsi le chemin de l’Hôtel de région.

Bémol, cependant. Autant le PS est un habitué des alliances locales de circonstances avec les Verts et/ou les communistes, que fera LREM dans la perspective du repositionnement présidentiel d’Emmanuel Macron pour 2022 ? Retour officiel à la vieille gauche, retour à la « synthèse » Hollandaise, ou poursuite de la fable sur le printemps macronien ?

Plus fondamentalement, l’électeur EELV qui s’intéresse prioritairement à l’écologie, l’électeur socialiste qui ne supporte ni le cabotinage ni l’autoritarisme de Jean-Luc Mélenchon accepteront-ils de soutenir une alliance qui penche si manifestement à l’extrême-gauche ? Là réside la vraie question.

Au départ, la gauche en France, le socialisme en France étaient entièrement représentés par la SFIO. Puis en 1920, au Congrès de Tours, scission : d’un côté, le plus vaste, apparition du Parti communiste français qui souhaite vivre en symbiose avec Moscou ; de l’autre, ce qu’il reste de la SFIO, c’est-à-dire les socialistes qui ne veulent pas dépendre des ordres de Lénine.

La SFIO se transforme en Parti socialiste en 1969 et c’est à ce moment-là que le discours sur l’union de la gauche, donc le rapprochement avec le Parti communiste, commence à réapparaître dans la perspective d’une candidature unique et de la victoire finale lors des futures élections présidentielles, 1974 d’abord, 1981 s’il faut patienter jusque-là.

Pour avoir une chance d’exister, ce positionnement politique se nourrit forcément du concept de « rupture avec le capitalisme » auquel François Mitterrand donnera corps lors du Congrès d’Épinay de 1971. On connaît la suite : victoire du très marxiste programme commun de la gauche en 1981, débandade économique totale en deux ans et « tournant de la rigueur » en 1983 avec L’arrivée de Laurent Fabius comme Premier ministre en remplacement de Pierre Mauroy.

Autrement dit, chaque fois que la gauche parle de s’unir pour accéder au pouvoir, cela ne peut signifier qu’un rapprochement avec des forces politiques collectivistes rétrogrades qui ont largement fait la preuve de leur inaptitude totale à apporter la prospérité aux citoyens et à respecter la liberté des individus.

Mais que vaut la vie des autres quand il s’agit de devenir Président de région, voire Président de la République ? Pas grand-chose apparemment. La maire de Paris Anne Hidalgo qui avance dans son projet de candidature présidentielle en 2022 sans décoller dans les sondages a accueilli l’union de la gauche dans les Hauts-de-France avec ravissement :

« Avec toi ma chère Karima pour porter nos valeurs, nos projets et notre union ! »

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Il est vrai que l’alliance avec les Verts et les communistes n’a plus aucun secret pour elle à Paris. Mais au plan national, rien n’est joué. Dans les faits, Mélenchon est déjà candidat pour son compte (et celui de la France insoumise) et se dit prêt à rassembler la gauche sur son nom tandis que le secrétaire général du PC Fabien Roussel espère qu’il aura les suffrages de son parti pour se présenter en 2022.

Affaire à suivre… On sait qu’une élection présidentielle, ça peut facilement devenir « complètement dingue ».


(*) On pourra se rappeler qu’en cette occasion et pour les mêmes raisons, François Hollande avait aussi exigé le retrait de la liste PS en région PACA, liste conduite à l’époque par un certain Castaner… qu’on retrouvera dès 2016 accroché aux basques d’Emmanuel Macron.


Illustration de couverture : Union de la Gauche dans les Hauts-de-France pour les élections régionales de juin 2021. Communiqué de presse twitter.

13 réflexions sur “Régionales : l’union de la gauche se fait toujours à l’extrême-gauche

  1. Ca promet. Espérons déjà que les élections ne soient pas reportées pour de vils motifs politiciens liés à la candidature de l’actuel président sortant. L’enjeu des prochaines régionales c’est de savoir si la gauche menée par EELV va réitérer les succès des municipales à Bordeau, Lyon et Marseille. Côté LREM tout le monde s’attend à un score plutôt faible, peu de surprises en perspective. Une inconnue : le pouvoir va-t-il se livrer à une opération de découragement du vote des seniors en agitant encore une fois le spectre du COVID ?

    Enfin vous avez raison de rappeler qu’en France la seule élection qui compte vraiment c’est l’élection présidentielle en raison de l’excessive centralisation géographique, économique et administrative qui est la règle chez nous. J’espère qu’un jour nos concitoyens comprendront tout ce que cette centralisation nous coûte et nous fait perdre.

    • ne pas oublier que Macron a été élu avec 6 % des voix des français en age de voter ( ce qui comprend :inscrits , non inscrits, blancs ,nuls , abstentions, votants ) Macron ne représenteet pourtant ce clown nous pouuri la vie !

      • Vous avez raison de rappeler la faiblesse du socle électoral de LREM. Il se pourrait fort bien qu’Emmanuel Macron ne soit pas présent au second tour. Beaucoup des mesures et des décisions auxquelles on assiste aujourd’hui sont un effort pour compenser cette infériorité, notamment les actions en direction des médias (déversement d’argent public, nomination des copains aux postes clés, etc.).

        Pour autant, son élection est légale, sa position est légitime, même s’il représente un faible pourcentage des électeurs inscrits. La faute au système électoral qui chez nous donne la majorité à la plus grosse minorité, voire à un clan au sein de cette minorité. C’est ce qu’on appelle la 5ème république, une constitution qui n’a pas été conçue pour être représentative mais pour assurer la stabilité du pouvoir en place.

      • @Lionel

        Il me semble que pour ce qui est de la petite leçon que vous administrez à lecolibri29, histoire de lui river son clou, plutôt que d’écrire légèrement : « C’est ce qu’on appelle la 5ème république », il eût été opportun de rappeler que la Constitution de 1958 ayant été modifiée 24 fois, elle ne comporte plus que 30 articles inchangés sur les 92 articles d’origine.

    • @Mildred : les différents changements de la constitution dont vous rappelez le nombre important sont tous allés dans le même sens et ont conduit par effet de cliquet à renforcer toujours plus l’exécutif et plus précisément le pouvoir présidentiel au détriment du législatif qui n’avait déjà pas le beau rôle dans le projet initial. On pourrait également mentionner l’accroissement de la centralisation comme résultante malheureuse de cette évolution.

      Par ailleurs, je tiens à préciser que je ne cherche à administrer de leçons à personne. Ca ne fait partie ni de mon vocabulaire ni de mes intentions. J’apprécie de pouvoir dialoguer cordialement avec chacun et si je sens que mes propos risquent de dépasser ma pensée, je m’abstiens. Amicalement.

      • Pour répondre à votre premier paragraphe, je dirai qu’il n’est pas dans l’ordre des choses que le cancre en remontre au premier de la classe, pourtant je ne peux croire que vous ignorez que les différentes modifications de notre Constitution ont surtout eu pour but de la rendre compatible avec ce que Christian Saint-Étienne appelle : « la farce de Maastricht » !
        Et pour ce qui est de votre second paragraphe, je vous rassure : vous êtes parfait !

      • @Mildred : s’agissant des modifications constitutionnelles, leur origine ne vient pas de l’Europe, encore moins du traité de Maastricht. Prenons par exemple la réforme du quinquennat, c’est une réforme qui a eu des effets structurels importants et pourtant rien à voir avec l’Europe.

        Si nous avions transposé les exigences de Maastricht dans notre constitution, nous aurions mis en place une règle d’or budgétaire. Ce qui n’a jamais été fait. Pour ma part je ne partage pas l’idée selon laquelle nos problèmes majeurs viennent de l’Europe. Les seuls problèmes qui nous viennent de la construction européenne c’est l’Euro et l’immigration sans contrôle. Pour le reste, c’est la bonne vieille pratique de nos politiciens qui consiste à rejeter leurs fautes Bruxelles.

  2. Dommage pour les habitants des Hauts-de-France qui vont subir avec cette coalition ce qu’ils ont déjà vécu il y a près de 30 ans, en pire! A l’époque, la présidente du conseil régional (Ecolo!) avait fait annuler des projets d’infrastructures importants et les Lillois aujourd’hui en paient encore le prix. Mais tout cela, l’extrême gauche s’en fiche.

    Le problème avec ces élections, c’est l’absence quasi certaine d’une partie des électeurs (les plus âgés) qui ont tendance à voter avec un peu plus de sagesse, ayant plus à perdre. Ce qui représente un contre poids aux jeunes exaltés qui votent pour des partis extrémistes. Cela s’appelle un coup d’état.

  3. La marge de manoeuvre de l’executif est faible d’après vos deux commentaires. Deux alternatives :
    1- repousser les régionales pour de vils motifs politiciens,
    2- les maintenir et laisser les jeunes exaltés faire un coup d’Etat.
    Choix cornélien et belles indignations en perspective.
    Par ailleurs votre article est très intéressant. L’union de la gauche tire souvent très à gauche en effet. En même temps l’union de la droite (je ne parle pas du FN) est plus facile à faire car les différences sont quasi invisibles à tel point que presque tout le monde s’est retrouvé un jour à l’UMP.
    Je voudrais juste ajouter que la gauche de la laïcité, de l’égalité des chances, celle qui défendait la dignité des petites gens et leur émancipation par le système scolaire et l’accès à la santé pour tous, bref « le capitalisme à visage humain » a pour héritière LREM et non ceux qui se prétendent aujourd’hui de gauche. La gauche autoproclamée actuelle trahit bien souvent les idéaux dont elle se prévaut comme le communisme avant elle.

    • Je partage votre analyse concernant LREM, il s’agit bien d’un parti de gauche qui rassemble l’ex PRG (centre gauche) et une frange importante des socialistes modérés. On voit bien que sur les sujets sociétaux le gouvernement se positionne clairement à gauche, la différence avec la présidence Hollande tenant à une moindre idéologisation, si on compare avec des personnalités comme Taubira, Hamon, et.c

      D’un point de vue économique, Nathalie souligne avec raison qu’on a tort de qualifier le gouvernement de libéral. Sa politique se situe dans la continuité de ce qu’avait pratiqué Hollande, avec encore une fois une moindre radicalité dans les mesures (je pense notamment aux impôts). La présidence Macron c’est une présidence Hollande légèrement recentrée mais fondamentalement ancrée à gauche.

      Dans votre commentaire vous parlez de la gauche autoproclamée qui aurait trahit ses idéaux. C’est vrai si on pense à la laïcité, au racisme inversé, ou encore à l’abandon en rase campagne du concept de prolétariat ou d’ouvriers. Deux objections, ou nuances : tout d’abord, ça ne date pas d’hier, c’est un mouvement de fond qui s’est amorcé dans les années 60 lors du basculement du communisme au gauchisme (trotskysme).

      Par ailleurs, je me méfie un peu de ces accusations de trahison parce que c’est exactement ce qu’avancent les adeptes du communisme pour justifier les échecs sanglants du communisme réel. Pour ma part je pense que les idéaux communistes mènent directement aux méfaits du communisme réel, de même que l’application de la doctrine socialise mène invariablement à la pénurie, au sous-emploi, à la violence, etc.

      Enfin, une petite correction par rapport à mon premier commentaire, je ne pense pas que les jeunes sont exaltés mais qu’on leur a bien lavé le cerveau, merci l’éducation nationale ! Et j’en parle en connaissance de cause ayant un ado à la maison. L’enseignement au lycée est fortement teinté de gauchisme, au sens propre du terme.

  4. C’est beau le nouveau monde : là LREM penche un coup à gauche, et « en même temps » le Figaro révèle : « Présidentielle 2022: les grandes manœuvres de Macron pour séduire la droite
    – À l’Élysée, l’idée d’une initiative politique pour nouer une alliance fait son chemin. L’entourage du président espère récupérer au moins un tiers des Républicains. »
    https://www.lefigaro.fr/politique/presidentielle-2022-les-grandes-manoeuvres-de-macron-pour-seduire-la-droite-20210322

  5. Je suis vraiment surpris de la persistance du clivage gauche-droite. Pour moi c’est un clivage dépassé depuis longtemps. Les lignes de fracture (quand il y en a) entre les positions politiques se situent sur d’autres plans: l’Union Européenne et l’immigration sont les lignes les plus évidentes. Dans tous les partis on trouve des maniaques de l’UE que ce soit pour l’aduler ou pour la détester. Idem pour l’immigration: dans tous les partis on trouve des convaincus de la « chance pour la France » ou de « c’est la cause de tous nos maux ». Je caricature (à peine) pour mettre les distinctions en évidence.

    Par contre il y a des constantes: tous les partis sont pour l’écologie (personne ne souhaite polluer), pour le vivre-ensemble (personne ne prêche la guerre civile), pour la réduction des inégalités (forcément des injustices) et pour l’augmentation des services publics (si indispensables du fond des campagnes jusqu’au coeur des cités). Un bel habillage pour des mesures toujours plus démagogiques, dépensières et liberticides (car elles ne font qu’accroître le poids de l’Etat supporté par les contribuables).

    De temps en temps un candidat essaie de sortir de ces lignes directrices. Il se fait rapidement massacrer par tous ses adversaires avec la complicité des médias qui adorent tout ce qui peut faire monter leur audience (et le lynchage d’un déviant est idéal pour ça).

    Bref, pour en revenir au sujet, le jeu politique aux élections dépend directement du mode de scrutin. Pour les élections régionales c’est de la proportionnelle avec prime majoritaire. Selon Wikipedia: « Pour se maintenir au second tour, une liste doit recueillir au moins 10 % des suffrages exprimés. Une liste qui a recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés peut fusionner avec une liste qui se maintient au second tour. »

    Et voilà pourquoi votre fille est muette l’Union de la gauche est nécessaire. Pour obtenir ne serait-ce qu’un siège et les privilèges qui vont avec (prestige, influence, rémunération, indemnités et primes diverses, collaborateurs…) il faut s’unir, sauf si on est assuré de faire au moins 10% au premier tour. Ne cherchons pas plus loin la motivation de tous ces politiciens professionnels. Le clivage gauche-droite est un prétexte bien pratique: il est ancré dans les esprits depuis longtemps, il est simple (en apparence) et il permet de mobiliser militants et électeurs.

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