Retraites et conséquences (I) : Vous avez dit « union » de la gauche ?

Retraites et conséquences (I)  : Vous avez dit « union » de la gauche ? (27 janvier 2020)
Retraites et conséquences (II)  : Vous avez dit « maître des horloges ? » (29 janvier 2020)

La gauche française est très douée pour les pétitions solidaires et l’union de façade dans les meetings mais elle est incapable de dépasser ses vieilles idées marxistes.

Ils sont si nombreux qu’on peine à retenir le nom de tous les mouvements et de tous les leaders ! Mais le 11 décembre dernier, pas un parti de la gauche de la gauche ne manquait à l’appel du secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel. Après les éparpillements des dernières élections, tous s’étaient rassemblés en meeting à Saint-Denis pour exiger du gouvernement le retrait de son projet de réforme des retraites. Lire la suite

Parti socialiste : mais jusqu’où ira la division cellulaire ?

Mesdames, Messieurs, permettez-moi de vous faire savoir que contrairement à ce que vous pouviez légitimement penser, le Parti socialiste n’est pas encore tout à fait mort ! Bien malmené par les dernières échéances électorales, il se rappelait hier à notre attention tel un grand blessé qui ne veut pas perdre espoir mais qui voit malgré tout son souffle le quitter : la splendeur de Solférino, c’est bel et bien fini ; les départs, les démissions et les refondations, ça continue de plus belle. Mais jusqu’où ira la division cellulaire mortelle du PS ? Lire la suite

Le grand parti de Jaurès, Blum et Mitterrand sera-t-il le tout petit parti de NVB ?

MAJ du mercredi 7 mars 2018 : Ce soir, débat entre les 4 prétendants à la direction de ce parti fantôme. NVB n’est finalement pas candidate, mais la problématique du PS reste celle que je décrivais il y a 2 mois dans l’article ci-dessous :


Il est question, une fois de plus, de refonder le PS – et NVB est considérée en interne comme pouvant éviter provisoirement un éclatement ultime avant effacement. Mais le Parti socialiste a-t-il encore la moindre raison d’exister ?

Jusqu’où la gauche française va-t-elle aller dans la division cellulaire ? Avec les 6 à 8 % recueillis par le Parti socialiste (PS) aux premiers tours des élections présidentielles et législatives récentes – après des pics à 37 % en 1981 et 1988, on pourrait croire que le grand parti de Jaurès, Blum et Mitterrand a atteint son minimum absolu et qu’il a été suffisamment réduit par les derniers événements électoraux pour ne plus réunir en son sein qu’un ensemble d’adhérents et de dirigeants parfaitement homogènes sur le plan idéologique.  Lire la suite

Donner sa chance à Macron, oui. A en perdre la tête, non.

Quel génie ce Macron ! En nommant Edouard Philippe à la tête de son gouvernement, il réussit le prodige de faire rentrer à Matignon un politicien jamais ministre auparavant et néanmoins chevronné, un « nouveau visage » passé bien classiquement par l’ENA, un élu Les Républicains (LR) qui a fait ses classes politiques avec Rocard au Parti socialiste, un proche de Juppé qui s’est revendiqué hier « homme de droite » tout en couvrant d’éloges son prédécesseur Cazeneuve « homme de gauche », un converti récent au macronisme qui ne s’était pas privé il y a seulement quelques semaines de brocarder férocement son patron d’aujourd’hui !  Lire la suite

François Hollande : grand maître ou capitaine pédalo ?

 Si François Hollande devait se représenter et surtout gagner l’élection présidentielle de 2017, il faudrait se résoudre à admettre qu’il est un personnage beaucoup plus brillant que ce qu’on lui concède habituellement, à coups de « Flamby », « Pépère » et autres « Fraise des bois » fréquemment utilisés à son encontre. Mais là encore, on se demanderait si son succès est dû à une stratégie gagnante finement élaborée ou à un facteur chance extraordinairement bienveillant à son égard. Car si sa stratégie de conservation du pouvoir semblait claire au départ, elle devient de plus en plus opaque à mesure que le facteur temps, élément central de ses calculs, joue en sa défaveur. Lire la suite

Emmanuel Macron, les 35 heures et la suite de sa carrière

logo-cpL’Université d’été du MEDEF a un effet prodigieusement euphorisant sur nos ministres socialistes. Ils ne sont pas plus tôt entrés sous le grand chapiteau patronal qu’ils sont soudain pris d’une passion dévorante pour l’entreprise. Rappelons-nous que l’an dernier à la même époque, Manuel Valls, Premier Ministre, avait eu l’insigne honneur d’une « standing ovation » de la part des patrons car il avait déclaré tout feu tout flamme que, lui, il aimait l’entreprise :

« La France a besoin de ses entreprises, de toutes ses entreprises (…), car ce sont les entreprises qui, en innovant, en risquant les capitaux de leurs actionnaires, en mobilisant leurs salariés, en répondant aux attentes de leurs clients, créent de la valeur, génèrent de la richesse qui doit profiter à tous. Et moi, j’aime l’entreprise ! »

Comme c’est beau ! On croirait presque qu’il a appris par coeur mes articles sur la Baraque à Frites !   Lire la suite

NVB : la droite, la gauche et la réforme du collège

Najat Vallaud Belkacem est Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le gouvernement actuel, ce qui fait d’elle le quatrième personnage du gouvernement après Manuel Valls, Laurent Fabius et Ségolène Royal. En terme de budget de l’Etat, elle a la première place avec un ministère doté de 88 milliards d’euros en 2015 (sur un total de 373). Depuis plus de deux mois maintenant, elle est quotidiennement sous les projecteurs des médias et des commentateurs politiques à propos de la réforme du collège et de la refonte des programmes scolaires du CP à la classe de troisième. Lire la suite