Sciences Po Grenoble : avoir tort avec SARTRE, encore et toujours

Info du 18 mars 2021 : En complément de cet article, je vous suggère de lire l’entretien (posé et très intéressant) donné à l’hebdomadaire Le Point par Vincent Tournier, l’un des deux professeurs accusés publiquement de fascisme et d’islamophobie à Sciences Po Grenoble.

C’est pourtant simple. Et c’est Charb, l’ancien directeur de Charlie Hebdo tué dans l’attentat islamiste du 7 janvier 2015, qui le disait le mieux. En 2012, alors que le magazine satirique venait de récidiver dans la publication de caricatures du prophète Mahomet, voici ce qu’il rétorquait face aux critiques qui usaient déjà à l’époque de la rhétorique de « l’huile sur le feu » dans un complet renversement de valeur entre les victimes et les bourreaux :

« C’est reprocher à une femme qui vient de se faire violer de s’être fait violer parce qu’elle était en minijupe. Nous on est provocateurs, on est en minijupe, mais qui est coupable, c’est la personne en minijupe ou c’est le violeur ? »

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Là est en effet la question : soit l’on arrête de « mettre de l’huile sur le feu », c’est-à-dire que l’on renonce à toutes nos libertés pour ne pas réveiller les instincts répressifs des fous d’Allah et de tous les fous de tous les totalitarismes ; soit l’on republie les caricatures encore et encore – métaphore : il y a bien sûr de multiples autres façons de s’exprimer – pour proclamer haut et fort que chaque homme qui naît sur cette terre est libre de ses opinions et de ses choix. 

Mais finalement, Charb est mort, Samuel Paty est mort et Mila vit sous une perpétuelle menace de mort. Pour avoir trop dansé en minijupe ? Le dire ainsi reviendrait à admettre que la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de dire, écrire ou dessiner, doit rester strictement limitée à ce que le reste du public accepte de voir et d’entendre. Mais dans ce cas, on voit mal à quel moment un débat pourrait s’enclencher si les seules expressions admises devaient impérativement relever des opinions partagées par tous, à supposer d’ailleurs qu’une telle opinion existe. 

Non, Charb est mort, Samuel Paty est mort et Mila vit sous une perpétuelle menace de mort parce que trop de gens ne supportent pas qu’on puisse danser en minijupe, ils ne supportent pas qu’on exprime des idées complètement contraires aux leurs ni qu’on exprime des réticences vis-à-vis de leurs propres idées. C’est parce qu’il n’avait « pas supporté » la republication des caricatures du prophète Mahomet qu’un jeune Pakistanais a commis cet automne un attentat au couteau au bas de l’ancien immeuble de Charlie Hebdo.

Il n’est certes pas très agréable de voir ses pensées les plus précieuses mises en pièce par des contradicteurs irrévérencieux. Mais il n’est pas admissible d’en faire un critère général de restriction de la liberté d’expression. D’abord parce que rien n’oblige quiconque à prêter attention à ce qui lui déplaît, et surtout parce qu’aussi profondément que l’on puisse se sentir outragé, comment la riposte terroriste pourrait-elle passer pour une riposte légitime ? On parle de tuer des gens pour des dessins !

Mais nul n’est besoin d’en arriver à de telles extrémités. 

Il existe en effet une méthode presque infaillible d’obtenir le même résultat – réduire au silence les opinions divergentes – tout en faisant croire qu’on est du côté de l’humanisme et du respect de l’autre, ce dont le recours au meurtre peut difficilement se prévaloir. C’est néanmoins une méthode d’intimidation qui, à force de propagande, d’insinuations et de vitupérations indignées, à force de discrédit hargneux jeté sur les opinions qui dérangent quand ce n’est pas sur les personnes elles-mêmes, permet de faire tomber toute contradiction malvenue dans la catégorie des opinions qu’aucun être humain digne de ce nom ne saurait tolérer.

Dans les années 1950 et 1960, quiconque avait l’inconcevable audace de critiquer le communisme ou l’URSS était systématiquement traité de fasciste. Comme le disait Jean-Paul Sartre à l’époque « un anti-communiste est un chien, je ne sors pas de là, je n’en sortirai plus jamais. » À la fin des années 1970, le même Sartre sera conquis par l’imam Khomeiny et verra dans sa prise de pouvoir en Iran en 1979 le symbole prometteur de l’anti-américanisme et de l’anti-impérialisme.

Et c’est ainsi que dans les discours de gauche, les « racisés » et les « décoloniaux », en opportune « convergence des luttes » avec l’antisionnisme, l’écologisme et le féminisme radical, ont pris la place d’un prolétariat de moins en moins attiré par les descendants du marxisme.

De ce fait, quiconque aujourd’hui a l’inconcevable audace de critiquer la dérive fondamentaliste de l’Islam et de faire remarquer l’incroyable clémence dont elle bénéficie à gauche, y compris chez un Jean-Luc Mélenchon qui professait à une époque une laïcité pointilleuse, se voit immédiatement réduit au rang de fasciste, bien sûr, mais surtout d’islamophobe. Voilà la méthode imparable pour échapper à toute argumentation contradictoire gênante. Qu’il est bon, qu’il est glorieux d’avoir encore et toujours tort avec Sartre !

Selon ce discours, un islamophobe est un sinistre individu qui n’aime pas les musulmans pour la seule raison qu’ils sont musulmans, comme un raciste n’aime pas les bleus, les blancs, les noirs pour la seule raison qu’ils sont bleus, blancs ou noirs. Bref, un islamophobe, c’est un raciste en puissance sinon en fait et on ne serait pas étonné d’apprendre qu’il est en plus homophobe et machiste. (Sauf qu’aux dernières nouvelles du « wokisme » éperdu, il faudrait être noir pour pouvoir traduire une poétesse noire. Allez comprendre…)

Islamophobes et fascistes, ce sont précisément les deux qualificatifs que deux enseignants de Sciences Po Grenoble ont eu la surprise de découvrir accolés à leurs noms dans un collage placardé la semaine dernière à l’entrée de l’établissement (puis retiré peu après à la demande de la direction) :

« Des fascistes dans nos amphis. Txxxx et Kinzler démission. L’islamophobie tue. »

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Pour le détail de toute l’affaire qui a débuté en novembre 2020, je conseille la lecture de cet article de Marianne.

Disons seulement que dans le cadre de la préparation d’une « semaine de l’Égalité et contre les discriminations », Klaus Kinzler, qui enseigne l’allemand depuis 25 ans dans l’école, s’est inscrit dans un groupe de travail intitulé « Racisme, islamophobie, antisémitisme ». Dans un échange de mails fourni, il fait valoir ses doutes sur la pertinence du terme islamophobie associé à racisme et antisémitisme. Il fait également état du soutien que lui apporte son collègue Vincent T. qui dispense un cours optionnel sur l’Islam et les musulmans en France aujourd’hui.

Suite à quoi sa collègue Claire M. qui pilote le groupe se plaint de harcèlement auprès du laboratoire PACTE dans lequel elle travaille au CNRS, lequel laboratoire fait immédiatement savoir par communiqué officiel que :

« Nier, au nom d’une opinion personnelle, la validité des résultats scientifiques d’une collègue et de tout le champ auquel elle appartient, constitue une forme de harcèlement et une atteinte morale violente. »

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Et pourquoi pas du blasphème pur et simple, pendant qu’on y est ?

Les élèves du groupe ne sont pas en reste qui se disent « agressés » par la nature des échanges. Le syndicat étudiant maison (une scission de l’UNEF) sollicite des témoignages de propos islamophobes dans le cours susmentionné pour soutenir une demande de suppression du cours auprès de l’administration de l’école. Touche finale, il demande des sanctions contre les deux professeurs incriminés tant qu’ils ne se seront pas excusés de leur propos jugés « islamophobes » par des personnes « concernées ». On frôle l’autocritique à la chinoise.

Du reste, quels propos ? On n’en saura rien. Il suffit de savoir qu’ils sont islamophobes. Cette seule mention devrait nous faire frémir d’horreur et nous pousser à soutenir avec enthousiasme les sanctions et interdictions de parole que certains étudiants et certains enseignants exigent dès qu’ils sont confrontés à des opinions qui ne rentrent pas dans leur vision du monde. Autrement dit, la définition même de cette « cancel culture » qui se répand comme une trainée de poudre sur nos campus.

Campus dont on voudrait pourtant nous faire croire qu’ils seraient étrangers à tout islamo-gauchisme et plus généralement à toute dérive militante gaucho-compatible dans l’enseignement et la recherche en sciences sociales. Difficile à croire quand on voit à quel point les études sur le privilège blanc, la blanchité, le décolonialisme, la déconstruction du sexe, la construction du genre, etc. prennent de l’ampleur dans les catalogues de cours et les sujets de thèses.

Mais qu’a donc dit Klaus Kinzler de si épouvantable qu’il faille le clouer ainsi au pilori, quitte à le jeter en pâture à une violence islamiste dont on a eu mille fois la sinistre preuve (lui et Vincent T. sont d’ailleurs sous protection policière) ? Selon ses déclarations à Marianne, voici l’étendue de son abominable crime :

« Je n’aime pas l’islam sous sa forme actuelle, sous sa forme d’islamisme et de fondamentalisme. J’ai peur de ce fondamentalisme qui a pris le pouvoir depuis 50 ans dans les pays musulmans. Mais je n’ai jamais de ma vie été un islamophobe ni pensé que je n’aimais pas les musulmans. »

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À l’entendre se défendre (vidéo, 06′ 45″), à lire les témoignages d’élèves et d’anciens élèves qui soutiennent les deux professeurs, on comprend que Claire M. s’imaginait pouvoir mener son atelier sur l’islamophobie comme elle l’entendait, sans contestation d’aucune sorte. On comprend que les étudiants les plus extrêmes de Sciences Po Grenoble, quoique minoritaires, comptaient écraser toute expression contraire à la leur et imposer leurs directives en matière d’enseignement.

Mais voilà, Klaus Kinzler et Vincent T. sont arrivés dans leur scandaleuse minijupe intellectuelle et ils ont interrompu le gentil ronronnement du politiquement correct habituel. Débattre, comme on devrait pouvoir le faire à l’université, laisser penser qu’une autre appréciation des choses est possible, éventuellement perdre pied ? Impossible. Il fallait frapper vite et fort. Et c’était parti pour les accusations de fascisme et d’islamophobie.


Illustration de couverture : À gauche, Klaus Kinzler, l’un des deux professeurs de Sciences Po Grenoble accusés publiquement de fascisme et d’islamophobie, sur LCI le 8 mars 2021. Capture d’écran.

19 réflexions sur “Sciences Po Grenoble : avoir tort avec SARTRE, encore et toujours

  1. Bel article auquel je souscris sans réserve. Vous avez raison de rappeler les années 60, les fanatiques d’aujourd’hui me font penser aux gardes rouges de l’époque. Comme eux ils sont avides de violence et comme les groupuscules gauchistes ils s’entre déchirent, il suffit de songer pour s’en convaincre aux violences des antifas contre les femens le week-end dernier. Chaque jour je me réjouis que nos fanatiques contemporains ne soient pas au pouvoir.

  2. La directrice de Sciences Po Grenoble avoue, malgré elle, la gravité de la situation. D’une part, elle dit :

    « Ces affiches mettent en danger la vie des deux collègues. »

    Autrement dit, elle reconnaît que l’existence même du terme islamophobie est une tactique terroriste : quiconque en est accusé est menacé de mort. Menaces d’autant plus crédibles qu’elles ont déjà été mises à exécution.

    Et d’autre part, elle dit :

    « Je pense qu’il y a un ton qui est extrêmement problématique dans ses propos, avec des idées qui sont développées parfois un peu rapidement, et donc un rappel à l’ordre et une incitation au dialogue ont été entreprises. »

    https://www.leparisien.fr/societe/iep-grenoble-la-directrice-estime-les-propos-dun-professeur-extremement-problematiques-10-03-2021-5PDXJB2PCJDGRG5UVVTUVAA74M.php

    Donc, dans la même déclaration où elle reconnaît le chantage, elle avoue y céder.

    Que faut-il de plus pour récuser absolument la notion même d’islamophobie — et aussi de racisme, de transphobie, enfin la totalité de la panoplie politiquement correcte, qui n’est autre que l’avatar contemporain du communisme ?

    Etre accusé de l’un quelconque des crimes anti-politiquement corrects aujourd’hui, c’est exactement la même chose que d’être accusé, en URSS, d’être un ennemi du peuple soviétique. C’est irréfutable, et c’est susceptible de vous faire perdre votre emploi ou de vous conduire à la mort. Rien n’a changé, sinon le vocabulaire.

    C’est bien pourquoi il faut toujours refuser, avec la dernière énergie, de se défendre d’accusations d’islamophobie, de racisme et de toute la panoplie.

    Le professeur de Grenoble l’a fait, et regardez où ça l’a conduit. Il a dit : je ne suis pas islamophobe, mais… et dans ce mais, il n’y avait, bien entendu, que des évidences de bon sens.

    De même, l’intégralité des mises à mort sociales au nom du politiquement correct, en Amérique du Nord, se déroulent selon un schéma immuable : quelqu’un dit un truc pabien, quelqu’un s’en empare sur Internet, la sauce monte, le type est licencié / viré par son éditeur / expulsé par ses copains de groupe de musique folk, etc.

    Puis, invariablement, le type se répand en excuses ignominieuses sur Internet, s’humilie devant tout le monde, se couvre d’ordure, non seulement accepte la punition mais en redemande, dit qu’il a « beaucoup à apprendre », qu’il va « s’éduquer », etc.

    Soit exactement le même comportement que les condamnés qui étaient traînés devant les bourreaux du KGB : ils remerciaient Staline, proclamaient leur amour du communisme, et ainsi de suite.

    Le même comportement que les victimes de la Révolution culturelle en Chine.

    Le communisme a fini par s’installer chez nous en court-circuitant le parti communiste. La manip est tellement parfaite que ce dernier a quasiment disparu.

    La situation est pire que lorsque les partis communistes étaient vigoureux, car en ce temps-là, on avait au moins le droit d’être anti-communiste. C’était même une opinion fort répandue. A tel point qu’un Georges Marchais, en France, devait se contenter de fustiger l’anti-communisme « primaire ». L’anti-communisme secondaire était permis.

    Maintenant, la quasi-totalité des autorités, politiques, universitaires et médiatiques, en Occident, récusent tout ce qui s’oppose au politiquement correct. Personne ne dit : évidemment que je suis islamophobe et je vous emmerde, ou : évidemment que je suis raciste et je vous emmerde, ou encore : c’est vous le raciste, c’est vous l’occidentophobe, ou encore : le racisme n’existe pas, l’islamophobie n’existe pas, ce ne sont que des trucs de propagande pour terroriser le peuple et prendre le pouvoir par la force.

    En d’autres termes, tout le monde accepte que les nazis divisent le monde en Aryens et en Juifs. Et tout le monde s’ingénie à prouver qu’il n’est pas juif, en présentant des montagnes de papiers montrant qu’il ne fait pas partie de cette race honnie, vous pensez bien.

    Et tous ces gens-là se réclament de l’anti-nazisme et de l’anti-fascisme, bien entendu.

    La stratégie de Staline a gagné. C’est Staline qui a lancé la mode consistant à qualifier de fasciste quiconque s’opposait au communisme.

  3. Si je dis que je suis machinphobe, cela veut dire que je n’aime pas les machins ou que j’ai peur des machins. Cela ne veut pas dire que je vais prendre les armes pour aller tuer des machins, ni même que j’appelle à la violence contre les machins.

    Refuser que je me dise machinphobe c’est refuser que j’exprime mes émotions. C’est nier ma personnalité d’être humain et ma sensibilité personnelle. De quel droit devrait-on m’obliger à aimer les machins (ou à prétendre les aimer)? Je m’engage à laisser les machins vivre leur vie tranquillement, à conditions que les machins et leurs partisans fassent de même à mon égard.

    Et même si une loi interdit aux machinphobes de s’exprimer publiquement, cette loi ne pourra aucunement agit sur les émotions ressenties par les machinphobes. Refouler ses émotions ça mène à la frustration et à la rumination. Si je ne peux pas exprimer mes émotions pacifiquement, quelle autre issue me reste-t-il à part la violence (envers moi-même ou envers les autres)?

    P.S.: chacun remplacera bien entendu « machin » par ce qui lui convient.

    • Voilà : réprimer la machin-phobie, c’est interdire aux gens d’aimer des trucs ou des gens, et de ne pas en aimer d’autres.

      Comme, bien entendu, les anti-phobie sont comme tout le monde, et aiment des gens tout en n’en aimant pas d’autres, cela signifie simplement que ce sont les anti-phobie qui choisissent qui on a le droit d’aimer et qui on a le droit de haïr.

      Autrement dit, on est tout simplement dans le règne de la dictature, où ce sont les gens qui ont le pouvoir, légal ou de fait, qui sont en mesure de dicter leurs opinions aux autres.

      L’astuce est tout de même grossière : depuis quand les tenants de politiquement correct s’abstiennent-ils de haïr, au hasard, Hitler, le nazisme et les néo-nazis ? Depuis quand s’abstiennent-ils de haïr le racisme et les racistes, l’islamophobie et les islamophobes, l’homophobie et et les homophobes, et, plus généralement, tous ceux auxquels ils accolent ces étiquettes avec la plus grande légèreté ?

      L’astuce du « discours de haine » est une arnaque : personne n’est capable de tracer objectivement la limite entre la désapprobation et la haine. Quant à la haine, c’est un sentiment, et depuis quand est-il permis de réprimer, par la contrainte légale ou sociale, les sentiments d’autrui ?

      En fait, nous avons déjà dépassé le stade de la dictature, où ceux qui ont le pouvoir se contentent d’interdire aux autres d’afficher des opinions non conformes.

      La situation aux Etats-Unis montre clairement que nous avons déjà atteint le state du totalitarisme, où la répression s’abat sur vous dès lors que vous ne manifestez pas votre soutien actif aux opinions promues par le pouvoir.

      Déjà, dans de nombreuses universités à travers le monde, vous ne pouvez pas occuper un poste de professeur ou d’administrateur, à moins de soumettre périodiquement une déclaration de conformité politique, avec obligation de justifier des actions entreprises pour « lutter contre le racisme », « augmenter l’inclusion des catégories défavorisées », privilégier les femmes, les Indiens, les Aborigènes, les Noirs, les musulmans, les handicapés… un véritable totalitarisme à la chinoise.

      On connaît d’ailleurs, paradoxalement, un professeur d’astrophyique australien, qui, las de se voir réclamer ce genre de pensum par son université, a préféré accepter un poste dans une université… chinoise. Où il a tout le loisir de faire de l’astrophysique, et non du militantisme néo-marxiste.

      Evidemment, si les autorités chinoises sont suffisamment perverses pour attirer ainsi des chercheurs étrangers, ces derniers n’en ont pas pour autant le droit de critiquer le régime de Pékin…

      • « Depuis quand les tenants de politiquement correct s’abstiennent-ils de haïr, au hasard, Hitler, le nazisme et les néo-nazis ? »

        https://www.youtube.com/watch?v=bOYY-wrDa_o

        Harrisson Ford a par ailleurs fait modifier le scénario tiré du roman Sum of all Fears de Tom Clancy (1991) pour que les terroristes ne soient plus des fanatiques musulmans, mais des nostalgiques du IIIe Reich, de peur d’être taxé de racisme. Un groupe de lutte contre l’islamophobie (qui avait par ailleurs récolté des fonds pour le Hamas), avait exercé des pressions continuelles sur le studio, l’équipe, et le scénariste.

        Finalement, le film a été tourné en juin 2001 avec Ben Affleck et Morgan Freeman.

        Et quand il est sorti en 2002, Plenel dans le Monde a fait toute une page plus un éditorial pour dire comme il était honteux que le Pentagone ait réécrit les scénarios APRES le 11-Septembre pour justifier sa guerre. L’éditorial s’intitulait « mise en condition », et il faisait sur ses lecteurs ce qu’il accusait à tort l’Armée US de faire via Hollywood sur les cinéphiles. Il parle des attentats imaginés dès 1991 comme d’une « conséquence directe » des attentats réels. Perversité inimaginable.

        https://www.lemonde.fr/une-abonnes/article/2002/07/23/mise-en-condition_285591_3207.html

        https://slate.com/culture/2002/05/the-sum-of-all-fears-reverse-racial-profiling.html

  4. Merci pour votre billet. Dénoncez, dénoncez, il en restera toujours quelque chose, ai-je envie de dire.

    L’EN déjà clavetée par l’orthodoxie senestre est maintenant en proie à l’ingérence islamique dans nos facultés et écoles. Un pas de plus vers la soumission au dogme.

    Continuons donc vers ce lissage idéologique bêlant pendant que nos enfants sont en proie à une totale déliquescence sociale.

  5. On pourrait définir l’islamophobie comme hostilité à l’islam, c’est-à-dire une attitude d’opposition à l’égard de l’islam. L’avocat (communiste) Régis de Castelnau (vidéo du 21 octobre 2020, à partir de 12:30), rappelle que l’islamophobie est « une liberté publique fondamentale » en France. « Ne pas aimer telle ou telle religion est une liberté publique fondamentale. » Ce n’est « pas seulement la possibilité de blasphémer, j’ai le droit de détester dans ma tête, j’ai le droit dans l’expression de dire que je n’aime pas les religions. » Certains essaient pourtant d’assimiler l’islamophobie « au racisme », en essayant de lutter contre « une liberté publique fondamentale », en ne faisant ainsi rien d’autre que d’essayer de « violer la loi française » !
    Source : https://frontpopulaire.fr/o/Content/co273326/islamisme-utilisons-l-arsenal-dont-nous-disposons

    Le 1er novembre 2020, Régis de Castelnau écrit en outre que « les droits à la caricature, au blasphème, à l’injure religieuse ne sont pas négociables, et si elles choquent, eh bien tant pis, pas tant mieux. Personnellement, athée radical, j’ai la plus grande aversion pour les religions en général et actuellement l’islam en particulier. Et je pense que l’islamophobie est une liberté fondamentale qui relève des libertés d’opinion et d’expression. L’assimiler au racisme est une imposture. Les caricatures des religions, je revendique le droit absolu pour ceux qui le veulent de les dessiner et de les publier, et pour ceux qui le souhaitent de les voir. Et nous devons être impitoyables avec ceux qui en font les raisons de leurs crimes, et avec ceux qui les encouragent. »
    Source : https://www.vududroit.com/2020/11/islamisme-ouvriers-de-la-11e-heure-et-caricatures-emblemes/

    • Ah tiens, et pourquoi pas le droit au « racisme », aussi ? Il ne relève pas de la liberté de pensée et d’expression, lui ?

      Régis de Castelnau est un ennemi, puisqu’il est communiste. En tant que communiste non repenti, ancien hiérarque du PCF, il reprend, par omission, la vieille diffamation soviétique du « racisme », utilisée depuis trois quarts de siècle par le KGB pour discréditer les Etats-Unis.

      • Et voilà comment une petite question dans un commentaire de commentaire se risque à compromettre tout le raisonnement tenu dans un brillant article dénonçant le discours frauduleux qui voudrait mettre sur le même plan, racisme, fascisme et islamophobie.

      • Juste parce que le racisme qui consiste à juger qqn en fonction de sa race et non de ses actes est injuste, qu’il ne correspond pas aux valeurs et à la morale de la majorité d’entre nous. Il a provoqué des drames des génocides des crimes de masse, d’immenses souffrances. C’est pour ça que dans notre société le racisme est interdit et condamné par la loi. Parce que c’est une idée qui tue. Mais si vous avez raté la fête il y a 80 ans, réjouissez vous, la barbarie nous guette et le racisme pourrait revenir en force. Vous mélangez tout a dessein. Les religions ou les fumeuses théories telles que celle du genre sont des idées voire des idéologies. Le drame est de ne pas pouvoir en parler librement au risque d’être ostracisé ou parfois tué. Le racisme revient à ne pas reconnaitre dans l’autre qui nous est différent une commune humanité.

      • @ Herederien

        « Le racisme revient à ne pas reconnaitre dans l’autre qui nous est différent une commune humanité. »

        Eh bien ! si telle est votre définition du racisme, alors absolument personne n’est raciste. Sauf quelques Noirs marginaux, dont vous retrouverez aisément les théories et les associations, qui professent que les Blancs sont des démons et que les Noirs constituent une race supérieure. Voyez ici :

        https://en.wikipedia.org/wiki/Black_supremacy

        Selon l’une de ces sectes, la United Nuwaubian Nation of Moors, les Blancs sont des démons, qui n’ont ni coeur ni âme ; leur couleur de peau est due à la lèpre et à leur infériorité génétique.

        Une variante de cette croyance consiste à prétendre que les Noirs sont les véritables Juifs, et forment donc le véritable peuple élu, les Juifs eux-mêmes étant des imposteurs.

        Le New Black Panther Party est connu pour des déclarations du genre :

        « Je hais les Blancs. Tous les Blancs. Je hais la moindre parcelle de la dernière face de craie. Vous voulez la liberté ? Vous allez devoir tuer un certain nombre de faces de craie ! Vous allez devoir tuer un certain nombre de leurs bébés ! »

        « Il n’y a pas de bons Blancs, et si vous en trouvez un, tuez-le avant qu’il ne change d’avis. »

        « Tout le monde dit qu’Hitler a exterminé 6 millions de Juifs… mais personne ne se pose la question : qu’avaient-ils fait à Hitler pour cela ? Ils sont allés en Allemangne, comme ils le font partout, ils ont supplanté, ils ont usurpé, et un Allemand, dans son propre pays, devait pratiquement mendier auprès des Juifs pour avoir de l’argent. Ils ont subverti le tissu même de la société. »

        « La femme blanche, c’est le diable. Pas un diable : le diable. »

        « Notre enseignement parle de ceux qui sucent le sang des pauvres… C’est ce perpétuel bon à rien de Juif, ce vieil imposteur de Juif, ces vieux nez crochus […], ces perpétuels fraudeurs, ceux qui rampent hors des grottes et des collines de l’Europe, ces maudits Juifs… »

        https://www.splcenter.org/fighting-hate/extremist-files/group/new-black-panther-party

        Vous trouverez de nombreuses sectes noires de ce genre. Je serais curieux que vous nous indiquiez un seul groupement blanc qui profère des propos similaires. Même parmi la minuscule poignée de gens qui se réclament ouvertement du nazisme.

      • Mon propos est de vous expliquer, puisque vous feignez de l’ignorer, pourquoi le racisme et les propos racistes ne doivent pas avoir de place dans notre société. Il ne s’agit en aucun cas d’affirmer qu’il est l’exclusivité d’un groupe ethnique, ni d’organiser un concours pour élire la mouvance raciste qui a tenu les propos les plus lamentables.
        Après cela je vous confirme que le racisme revient bien souvent à ne pas reconnaitre dans celui qui nous est différent une commune humanité. Les génocides des Amérindiens, des Juifs des Tziganes sont des exemples de crimes commis parce que les bourreaux considéraient leurs victimes comme des sous-hommes. L’esclavage, quelle que soit la couleur des maîtres et celle des esclaves, suppose que les premiers considèrent les seconds non comme des humains mais comme du bétail qu’ils peuvent vendre, acheter, faire travailler et dont ils peuvent s’approprier la progéniture.
        Mais le racisme se caractérise avant tout par le fait de considérer quelqu’un en fonction de sa race. Deux exemples : c’est Barrès qui déclare « Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race » ; plus proche de nous, c’est l’UNEF qui organise des réunions interdites aux Blancs.
        Voyez, le racisme n’a pas de couleur et ne produit que de l’injustice et de la haine et des drames humains. C’est pour ça qu’il doit être combattu activement.

    • Un point tout de même où Régis de Castelnau a tout de même soulevé un point de lucidité très peu souvent évoqué :

      « Quelques jours plus tard, la brochette de politiques indignes jouant des coudes pour occuper premier rang de la manifestation organisée par François Hollande ramenait à la réalité et en démontrait les enjeux politiques. Dès ce moment-là je n’étais plus Charlie, si être Charlie était de suivre les pyromanes déguisés en pompiers…..
      ….Quant à l’utilisation quasi officielle des caricatures de Charlie hebdo par des collectivités locales, pour les projeter sur la façade de bâtiments publics, ou pour les afficher dans les rues des villes, ce sont de mauvaises actions. Et pour plusieurs raisons, d’abord parce que on peut difficilement se prévaloir de la laïcité et renoncer à la neutralité de l’État dont ces collectivités font partie en consacrant des ressources publiques à critiquer, voire insulter la religion d’une partie des citoyens. »

      Ce sont effectivement des crétins qui nous gouvernent (et élus) toujours à la recherche des projecteurs au lieu de s’occuper du régalien, c’est à dire notre sécurité.

      Oui Charlie Hebdo qui ne compte au plus que 50000 lecteurs, n’a aucun caractère officiel de la France et même qu’il ne doit représenter ni notre ministère de l’intérieur et encore moins notre ministère des affaires étrangères. C’est un journal et rien de plus que je lisais personnellement sous la forme Hara-Kiri Hebdo à ses débuts et qui me faisait bien rigoler. Mais De Gaulle ou Pompidou se seraient-ils réclamés de ce journal ?

      Ensuite les mêmes crétins s’émeuvent lors de l’assassinat de Samuel Paty que les musulmans (et même New York) réprouvent l’attitude du gouvernement français concernant les caricatures. Normal car à force de maladresses, Charlie Hebdo apparaît comme un drapeau ou un symbole officiel de la France !

      Ils ont foutus la merde, maintenant qu’ils la ramassent m’ont dit des copains musulmans de naissance et pas religieux du tout d’ailleurs, mais tout de même un peu plus claire-voyants que nos crétins de service.

  6. La situation française est bénigne par rapport à ce qui se passe en Amérique du Nod, et qui risque de venir chez nous. Lisez cette enquête de l’excellent City Journal sur la véritable terreur qui s’exerce sur les parents, dans les écoles privées les plus chères de l’Etat de New York et de Californie :

    https://www.city-journal.org/the-miseducation-of-americas-elites

    Il n’y a pas de différence avec la terreur soviétique ou maoïste, à ceci près que la sanction qui menace n’est ni la prison, ni une balle dans la nuque : c’est la mort sociale, par le biais du bannissement. Si vous vous rebiffez contre l’endoctrinement politiquement correct, vos enfants perdent toute chance d’accéder aux meilleures universités (et donc d’accéder aux emplois les plus rémunérateurs), vous êtes vous-même menacé de perdre votre emploi, l’étiquette infamante de « raciste » risque de vous suivre partout et de vous fermer toutes les portes.

    Les enfants eux-mêmes supplient leur parents de ne pas parler aux journalistes, de peur que cela se sache.

    Dans une « charter school » de Los Angeles, un élève a reçu une note éliminatoire, parce qu’il avait refusé de déclarer sa race (présumée blanche), son sexe (masculin), son orientation sexuelle et sa religion ; déclaration qui l’aurait conduit à se faire traîner dans la boue par ses professeurs, au nom du « privilège blanc » et masculin ; et l’aurait obligé à se repentir, à proclamer son intention de s’amender, etc.

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-9352639/Bi-racial-high-school-senior-looks-white-failed-refusing-confess-white-dominance.html

    La seule raison pour laquelle nous le savons, c’est que sa mère a intenté un procès à l’école. Et la seule raison pour laquelle elle a pu le faire, c’est que son fils est en réalité… noir, mais si clair qu’il passe pour un Blanc.

    Dans une autre école, les garçons blancs sont prévenus qu’ils parleront systématiquement après les autres, afin d’expier leur « privilège ».

    Malgré la répression impitoyable, il est impossible de dissimuler que le taux de réussite des étudiants noirs, en Grande-Bretagne, est inférieur de 20 % à celui des étudiants blancs :

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-9351789/Attainment-gap-black-students-white-peers-high-watchdog-warns.html

    Un professeur d’un université de droit américaine vient d’être renvoyé, pour avoir simplement déploré, dans une conversation informelle avec l’un de ses collègues, que ses plus mauvais étudiants étaient noirs, de façon disproportionnée.

    Ce fait est rapporté par le magazine Reason, qui le déplore au nom de la liberté d’expression :

    https://reason.com/volokh/2021/03/11/adjunct-law-professor-fired-for-saying-to-colleague-a-lot-of-my-lower-graded-students-are-blacks/

    Il cite aussi des études scientifiques qui prouvent (mais sans le dire) ce que tout le monde sait, mais qu’il est interdit de rapporter : les résultats scolaires et universitaires des Noirs sont massivement plus mauvais que ceux des Blancs, en raison de leur plus faible intelligence moyenne (70 de QI en Afrique et 85 aux Etats-Unis, contre 100 pour les Blancs). Rappel des connaissances scientifiques à ce sujet :

    http://www.douance.org/qi/lynn-2019-fr.html

    L’auteur de l’une des études citées prétend même que cette disparité n’a rien à voir avec la race, mais ses données prouvent le contraire : en effet, cette disparité entre Noirs et Blancs n’apparaît que dans les facultés de droit qui pratiquent la discrimination positive.

    Or, celle-ci consiste à abaisser le niveau d’exigence aux épreuves d’admission ; et cette discrimination n’existe que parce qu’en son absence, les Noirs ont beaucoup plus de mal que les Blancs à entrer à l’université.

    Mais les examens d’entrée, comme dans tout le système éducatif américain, comportent des épreuves notées de façon standardisée, dont les résultats sont étroitement corrélés avec ceux des tests de QI…

    Amazon, qui a longtemps été loué pour vendre tous les livres, y compris les plus difficiles à trouver et les plus politiquement incorrects, a tranquillement commencé à censurer les ouvrages « non conformes ». Il vient de retirer de la vente, sans l’annoncer, un best-seller qui s’élève contre la mode consistant à encourager les enfants à changer de sexe, y compris à l’aide d’opérations chirurgicales. Une règle a été subrepticement introduite, qui interdit les livres contenant des « discours de haine » :

    https://www.newsweek.com/best-selling-controversial-book-transgender-people-removed-amazon-3-years-after-publication-1571087

    Au Canada, un rapport officiel du gouvernement traite d’une nouvelle catégorie de population : les « 2SLGBTQQIA ». Ce n’est pas un bug informatique, c’est un mot. Ca veut dire : double esprit, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, interrogatifs, intersexes et asexués. Ah ! et ça s’applique avant tout aux femmes indiennes (« premières nations » en jargon politiquement correct), qui prétendument disparaissent et sont assassinées en masse (mais les chiffres prouvent qu’il n’y a là ni « racisme », ni disparité avec la population en général) :

    https://www.continentaltelegraph.com/2019/06/2slgbtqqia-why-not-just-say-peeps

    Il s’agit là seulement des nouvelles de ces derniers jours.

  7. Sartre avait besoin de chair fraîche, heureusement que la Beauvoir lui en procurait ! si la petite voulait porter plainte, le parti communiste faisait ce qu’il fallait pour classer tout cela sans suite.

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