Et en plus, la France a les VERTS les plus BÊTES du monde !

À défaut d’être réjouissante, la série « La France n’est pas un pays comme les autres » qui se caractérise par un amoncellement de records olympiques dans tout ce qui tire un pays vers le bas prend un peu plus d’ampleur tous les jours.

Nouvelle étape, franchie haut la main par nos élus Europe Écologie Les Verts : ils sont en bonne voie de devenir les derniers dinosaures d’un écologisme ridicule et radical dont d’autres partis verts européens commencent à s’éloigner, notamment sur les questions fondamentales du nucléaire et des OGM.

Tout ragaillardis d’avoir fait déferler l’apparence d’une « vague verte historique » sur les élections européennes de 2019 et municipales de 2020, nos écologistes français ont brillamment réussi à installer l’écologie nationale dans tout ce qu’elle a de plus bouffonnement dogmatique, à grand renfort de mesures d’affichage plus navrantes les unes que les autres sur la fin de « l’arbre mort » de Noël à Bordeaux ou l’instauration d’un « budget genré » à Lyon. 

Il va sans dire que derrière ces distrayantes galéjades municipales, les grandes luttes de l’écologisme radical qui donnent des raisons de vivre à José Bové, Nicolas Hulot et Barbara Pompili sont plus que jamais d’actualité.

Pour nos écologistes de combat, c’est-à-dire pour tous ceux qui répètent en boucle et en substance : « le climat est en danger, les abeilles sont en danger, la fin du monde est proche et il faut d’urgence sauver ce qui peut encore l’être », rien n’est pire que le nucléaire, les OGM, le glyphosate et, naturellement, le terrible CO2 qui détermine le non moins effroyable réchauffement qui va tous nous engloutir à brève échéance dans les eaux tumultueuses des océans ou la fournaise accablante de terres en désertification croissante.

Petit problème de cohérence cependant, qui trahit la nature essentiellement idéologique de ce combat : il se trouve que l’électricité nucléaire est justement une énergie idéalement décarbonée et pilotable qui devrait intéresser quiconque aurait le projet sérieux de faire baisser la part des énergies fossiles dans le mix énergétique sans compromettre la sécurité de l’approvisionnement électrique des entreprises et des ménages.

De plus, les catastrophes nucléaires sont rares, même si Greenpeace France persiste à citer faussement comme tel le tsunami de Fukushima (mars 2011), et le traitement des déchets est de mieux en mieux appréhendé, même si le même Greenpeace et EELV s’opposent furieusement à la technique de l’enfouissement des plus radioactifs d’entre eux en couche géologique profonde.

Quant aux OGM, il se pourrait bien qu’ils soient tout indiqués dans une optique d’améliorations génétiques des plantes afin de leur permettre de résister à la chaleur et à la sécheresse annoncées (sans compter leurs multiples avantages pour le développement humain, par exemple le riz doré pour combattre les carences graves en vitamine A).

Même le GIEC, ce Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat chargé par l’ONU d’étudier les conséquences du réchauffement climatique anthropique et de proposer des solutions, est arrivé à ces conclusions dans son rapport spécial de 2018 pour le nucléaire (p. 16) et dans son rapport sur la gestion des sols de 2019 pour les OGM (§ B6.1). Et Dieu sait pourtant que le GIEC ne lésine jamais lorsqu’il s’agit d’instiller la peur climatique dans les chaumières.

Bien évidemment, nos gardiens du temple écolo (ici et ici) se sont empressés d’écarter ces odieuses interprétations des rapports du GIEC, d’abord au motif que celui-ci n’a pas pour mission de faire des recommandations mais seulement de brosser un panorama des solutions possibles, et ensuite parce que la formule « amélioration génétique » ne signifie pas forcément OGM.

Pas forcément, peut-être, mais cela signifie aussi OGM. À noter d’ailleurs que les produits obtenus par les « ciseaux moléculaires » Crispr-Cas 9 également évoqués dans le rapport du GIEC ont été classés en OGM par l’Union européenne – lesquels OGM sont tous interdits de culture en Europe sauf cultures expérimentales et sauf le maïs MON810 de Monsanto (que la France s’est empressée d’interdire, gold-plating oblige). 

Mais de toute façon, peu importe qu’on n’ait chez nous que le génie de couper bêtement les cheveux en quatre grâce à nos ciseaux idéologiques anti-capitalistes et décroissants remarquablement affûtés car il apparaît aujourd’hui que le nucléaire comme les OGM sont jugés dignes d’être reconsidérés à l’aune des vrais objectifs poursuivis par deux partis écologistes européens de premier plan – l’allemand pour les OGM et le finlandais pour le nucléaire.

Et curieusement, c’est en 2020 que cela s’est passé, sachant que 2020 fut l’année où l’écologisme porté par Greta Thunberg, Greenpeace, Extinction Rebellion, Nicolas Hulot, Juliette Binoche et les tous les autres comptait bien s’imposer comme seul modèle d’existence humaine possible en se prévalant de l’idée que la pandémie de Covid-19 est directement causée par les dérèglements planétaires et climatiques induits par notre modèle de développement capitaliste.

Donc en juin 2020, plusieurs élus de premier plan du parti Vert allemand ont publié une tribune commentée par la Süddeutsche Zeitung demandant à leur parti de repenser son attitude trop bloquée vis-à-vis du génie génétique et aussi en ce qui concerne l’interprétation du principe de précaution. Faute de quoi, ont-ils écrit, « l’avenir sera discuté sans nous. »

Pour eux, les nouvelles méthodes de génie génétique, dont notamment la technologie Crispr-Cas 9, permettra de créer des variétés de plantes qui contribueront utilement et intelligemment à la conservation des terres et à la réduction de l’utilisation des pesticides. D’où également une demande en direction de l’Union européenne afin qu’elle aussi revoit sa législation sur les biotechnologies et les OGM à la lueur des nouvelles avancées scientifiques.

Puis en novembre 2020, ce sont les Verts finlandais qui ont fait part de leur intérêt pour l’énergie nucléaire. L’idée serait de sortir du charbon à l’horizon 2030 en faisant passer le nucléaire de 30 % à 50 % de la production d’électricité.

S’ils restent opposés aux installations les plus vastes telles que l’EPR en cours de construction par Areva, ils ont expliqué qu’ils « n’étaient pas catégoriquement contre la construction de petits réacteurs nucléaires comme moyen de lutter contre le changement climatique ». Plusieurs candidats verts aux élections municipales d’avril prochain encouragent même le remplacement du chauffage urbain au charbon ou au fuel par des mini-centrales nucléaires modulaires.

Quant aux déchets hautement radioactifs, pas de problème, ils sont d’accord pour qu’ils soient enterrés en couche géologique profonde sur le site d’Onkalo (à proximité de l’EPR d’Areva) dont la construction devrait démarrer sous peu.

Pendant ce temps, en France, l’influence des écologistes a abouti à la situation inverse :

· Fermeture définitive des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, équipement financièrement amorti et en parfait état de marche, quitte à avoir dû rallumer cet automne nos quatre centrales à charbon pour compenser ce manque (ainsi que l’absence de vent qui a réduit nos éoliennes à l’inactivité).
· Réduction du nucléaire de 75 % à 50 % de l’électricité à l’horizon 2035, soit 14 réacteurs au total, au profit du solaire et de l’éolien, énergies très intermittentes, non pilotables et pas si écologiques que ça ;
· Enlisement du projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaire qui a tourné en outre à la catastrophe budgétaire étatique ;
· Et, comble de la démagogie, mise sur pied d’une Convention prétendument citoyenne sur le climat qui recrache bien gentiment tous les poncifs écolos les plus rétrogrades dans des effusions d’autoritarisme des plus inquiétantes.

Le constat final est tristement évident : la France a les Verts « les plus bêtes du monde » et elle va finir par prendre un retard considérable par rapport à des pays qui sont en train d’inscrire leur préoccupation écologique dans une perspective de développement compatible avec les évolutions scientifiques et technologiques les plus avancées. Ça promet.


Illustration de couverture : Manifestation anti-nucléaire EELV à Bordeaux. Photo Sud-Ouest.

34 réflexions sur “Et en plus, la France a les VERTS les plus BÊTES du monde !

    • Oui bien sûr, incontestablement menteurs – il n’y a qu’à voir comment ils instrumentalisent Fukushima (j’en parle) – et aussi sérieusement illuminés et furieusement autoritaires.
      Mon titre est un titre et je l’ai dérivé d’une expression célèbre qui leur va bien, je trouve.

  1. Tout à fait d’accord avec une exception en faveur de la députée européenne Michelle Rivasi qui fait un excellent travail concernant le scandale des contrats portant sur le remdesivir. A Grenoble nous avons également eu Raymond Avrillier sans qui les magouilles du clan Carignon n’auraient jamais été mises au grand jour. Pour le reste, c’est la nouvelle religion de l’écologie politique couplée aux bons vieux dogmes socialistes.

  2. L’imbécilité des écolo est telle qu’on peut se demander quelles sont leur véritables motivations et si l’écologie les intéresse vraiment.
    N’est-ce pas plutôt un biais pour imposer une idéologie marxisante, une volonté d’accaparer le pouvoir pour exister (dans une logique de domination très nietzschéenne) ou pour le simple plaisir de nuire à ses contemporains.
    En dehors de ces peu reluisantes motivations, leur discours n’a pas d’explication rationnelle.

  3. Mais les écolos ont, en plus, gangréné l’église catholique à un point…
    Il n’y a qu’à lire l’itw de Cécile Renouard dans La Croix du 31 janvier 2021 pour voir les ravages: interdiction des vols pour le tourisme de masse, végétarienne, permaculture, bref, le combo classique de la militante verte.
    Rajoutez Gaël Giraud, et vous aurez la tonalité des « influenceurs » de l’Eglise.
    J’ai connu les jésuites avec plus de discernement.
    Pas étonnant que l’an passé, un des sujets de la conférence des évêques à Lourdes était la réduction de l’empreinte carbone.
    L’Église catholique suit la voie du PS qui a choisi d’abandonner les classes moyennes (merci Terra Nova) pour se consacrer aux minorités: elle arrivera au même résultat, quasi disparition.

      • L’éternelle question de l’orientation politique du christianisme et du catholicisme. J’ai toujours vu dans le marxisme une évolution profane du christianisme, l’abolition du droit de propriété privée renvoyant directement à la communauté originelle telle que décrite dans les actes, le culte de la personnalité renvoyant au désir messianique, le communisme comme salut.

        Et quelle société si ce n’est la notre a-t-elle le mieux accompli les commandements chrétiens ? la générosité envers les pauvres (aides sociales), le respect des étrangers tel qu’enseigné dans la parabole du bon samaritain (migrants) et des faibles (féminismes, combats LGBT et autres), la défiance envers le peuple, personnifié par les disciples qui renient ou ne comprennent rien (la défiance de la gauche envers le peuple), etc..

        Je n’ai pas lu le livre de Charles Gave dans lequel il explique que Jésus est un libéral. Je n’ai pas été vraiment convaincu par les arguments que j’ai entendu. A mon sens les seuls chrétiens ayant massivement embrassé le libéralisme sont les protestants. Il y a certes eu des catholiques libéraux et il en existe encore aujourd’hui, je connais les grands noms, merci, mais ils font figure d’exception dans un paysage foncièrement lilibéral comme le prouve également l’évolution des pays d’influence catholique (France, Espagne, Italie, Roumanie, Amérique du Sud) ou orthodoxe (Russie, Grèce, pays slaves).

        Pensons seulement à Chavez qui invoquait sans cesse la religion à l’appui de sa folle idéologie économique. Les seules fois où l’église n’s pas été de gauche c’est lorsqu’elle était religion officielle, religion d’état. Je voudrais toutefois modérer mon propos en rappelant le magnifique combat de l’église dans les pays de l’Est ainsi que la très belle personnalité de Jean-Paul II qui eut cette parole merveilleuse tellement forte aujourd’hui : « n’ayez pas peur ».

      • L’Eglise orthodoxe russe ne peut être considérée comme représentant le christianisme. Elle a été détruite avec la révolution bolchevique.

        Depuis l’entrée en guerre de l’URSS en 1941, elle a été recréée par Staline comme une branche du KGB. Il en avait besoin pour convaincre les Russes d’aller se faire trouer la peau. Le synode qui a inauguré la renaissance de l’Eglise orthodoxe a été organisé par le KGB. Aucun évêque, par la suite, n’a pu être nommé sans l’aval de celui-ci.

        Le régime poutiniste a repris et accentué cette stratégie. L’Eglise n’est qu’une branche du gouvernement. Le patriarche actuel est même un authentique membre du KGB, tout comme Poutine. C’est lui qui, dans cette qualité (secrète à l’époque, évidemment !), a représenté l’URSS au Conseil oecuménique des Eglises, célèbre faux-nez du KGB à Genève et machine de guerre anti-occidentale.

        Le résultat est que les Russes d’aujourd’hui sont spectaculairement agnostiques, voire athées. Si un grand nombre d’entre eux se déclarent orthodoxes, une grande part de ces derniers… affirment ne pas croire en Dieu !

        Quant à la pratique religieuse, elle est extrêmement minoritaire, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la propagande poutiniste. Pratiquement personne ne va à la messe. Pratiquement personne ne connaît même la signification de la fête de Pâques.

        Avec un peu de chance, le poids des véritables chrétiens en Russie est encore plus faible qu’en France… En tous cas, la comparaison avec les Etats-Unis tournerait probablement à l’avantage de ces derniers. Ce serait facile à vérifier, les chiffres existent.

        Cette stratégie de Poutine est tellement idiote, qu’elle est en passe de se retourner contre lui. L’Eglise est en train de devenir plus extrémiste que Poutine lui-même, au point que le patriarche n’est plus en odeur de sainteté auprès du Kremlin.

        Quant à la Grèce, il ne m’étonnerait pas qu’elle soit un peu plus libérale que la France, selon des critères objectifs, après les réformes imposées par l’Union européenne.

  4. Que dire de l’arrêt scandaleux du programme ASTRID qui devait permettre de recycler les déchets nucléaires et donc d’avoir à la fois une énergie peu chère et des résidus limités,ce pays est devenu fou .Il est temps de remplacer les énarques par des ingénieurs.

  5. L’accident nucléaire de Fukushima n’a entraîné aucun mort dû à la radioactivité, selon cet article :

    https://www.sciencemag.org/news/2021/03/physician-has-studied-fukushima-disaster-decade-and-found-surprising-health-threat

    Il relate le travail d’un médecin japonais, qui se consacre, depuis l’accident, à aider les populations déplacées, et à leur enseigner l’effet des radiations.

    Il se peut que des cancers se déclarent plus tard, mais pour l’instant, près de dix ans après les faits, les seuls morts sont dus au tremblement de terre et au tsunami, pas aux effets de la radioactivité.

    L’étude du médecin en question conclut même que c’est l’évacuation proprement dite des populations, dans le but de les protéger des radiations, qui a entraîné de nombreux troubles de santé…

    Il n’en reste pas moins qu’il faudra encore 30 ans pour réparer les dégâts causés sur la centrale…

    https://www.sciencemag.org/news/2021/03/why-cleaning-fukushima-s-damaged-reactors-will-take-another-30-years

    Cela semble confirmer, en tous cas, la sécurité de l’énergie nucléaire. La faute, à Fukushima, a constitué à bâtir une centrale dans une région soumise au risque sismique et de tsunami.

    L’accident nucléaire le plus nocif jusqu’à présent, celui de Tchernobyl, n’a pu se produire qu’en raison de l’extraordinaire incurie de l’URSS finissante. Et même dans ces conditions, le bilan global du nucléaire est nettement moins grave que celui des mines de charbon, par exemple, qui ont tué un nombre incalculable d’ouvriers.

    • Fukushima :

      Oui, c’est ce que dit le « CheckNews » de Libération que j’ai donné en lien sous faussement.
      https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/20/est-il-vrai-que-l-accident-nucleaire-de-fukushima-n-a-cause-aucun-mort_1720075/

      Interrogée par CheckNews, l’ambassade du Japon donne un bilan global de la catastrophe, sept ans après : au 1er mars 2018, il s’élève à 19 630 décès et 2 569 disparus.

      En résumé pour les travailleurs dans la centrale : un mort et cinq malades ont été associés aux rayonnements, 10 morts ne sont pas associées aux rayonnements et 16 blessés en raison des explosions, selon les données officielles.

      En résumé pour la population exposée : il n’y a pas eu de décès ni de maladie dont l’origine radio-induite ait été démontrée, pour le moment.

      Evacuation : « 2 267 décès indirects dus à des suicides ou à une dégradation des conditions de santé suite à l’évacuation. »

    • “ La faute, à Fukushima, a constitué à bâtir une centrale dans une région soumise au risque sismique et de tsunami.”

      En fait les bâtiments de la centrale ont parfaitement résisté au tremblement de terre et au tsunami. La situation s’est détériorée lorsque la centrale a perdu son alimentation électrique (c’est un peu paradoxal pour une centrale de production d’électricité, je sais…) Ce scénario avait été prévu et la centrale était équipier de générateurs. Il y a eu des dysfonctionnements sur les générateurs diesel inondés par le tsunami. Ce scénario avait été prévu aussi et les opérateurs ont tenté de mettre en service des générateurs de secours sur batterie. C’est à ce moment que tout est parti en vrille car ils n’ont pas réussi à les mettre en service.

      Bref, si le tsunami est bien l’élément déclencheur originel, ce n’est pas la cause véritable de l’accident. D’ailleurs d’autres réacteurs dans la même centrale ont parfaitement résisté. L’article réacteur accidenté est la victime de défauts de conception et de défaillances dans la gestion de crise.

      • Etes-vous en train de dire qu’on aurait pu construire en toute sécurité une centrale nucléaire sur place, à condition de l’avoir fait autrement ? J’avoue ne pas avoir d’éléments d’information allant jusque-là.

      • Oui. Il aurait fallu entre autres des digues un peu plus hautes pour éviter la submersion; des générateurs diesel mieux protégés ; des générateurs de secours placés en hauteur plutôt qu’en sous-sol; etc. Évidemment tout ça est plus facile à diagnostiquer après coup…

  6. C’est fou comme les écologistes sont progressistes sur le plan sociétal et rétrogrades sur le plan économique par la promotion de l’usage de vieilles techniques faisant preuve d’amateurisme ou d’amnésie stratégique.

    Les écologistes nous embarquent depuis pas mal d’années dans des aventures loufoques sur le plan économique et pour en finir…environnemental :

    Les dirigeables pour remplacer les avions, idée à priori abandonnée

    Les biocarburants (« Faire pousser des plantes pour faire des biocarburants « verts » fait du mal à l’environnement et fait monter les prix de la nourriture » a admis subitement le GIEC)

    L’éolienne issue du moulin à vent…

    La voiture électrique en éternel renouvellement depuis le XIX siècle :
    https://www.strategie-aims.com/events/conferences/14-ixeme-conference-de-l-aims/communications/2549-un-cas-damnesie-strategique-leternelle-emergence-de-la-voiture-electrique/download

    Feuilleton à suivre pas drôle du tout parce que nous sommes dans l’obligation de subventionner lourdement ces expériences sans avoir d’autre choix.

  7. « l’instauration d’un « budget genré » à Lyon »

    Oui mais alors voilà comme ils ne sont pas très sûrs de leur innovation, la mairie recherche une assistance :
    https://www.boamp.fr/avis/detail/21-30618/officiel

    « La mise en œuvre d’une budgétisation sensible au genre est l’application de l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes dans le processus budgétaire.
    Elle a pour but d’évaluer l’impact différencié des dépenses et des recettes des budgets publics sur les femmes et les hommes afin d’identifier des mesures correctrices vers plus d’égalité s’il y a lieu…..
    La méthode la plus adaptée à l’analyse des dépenses de fonctionnement paraît être la méthode tri-catégorielle. Celle-ci consiste à classer les actions inscrites au budget au regard de leur impact différencié en matière d’égalité entre les femmes et les hommes :
    1. dépenses pouvant être considérées comme neutres en termes d’impacts,
    2. dépenses concourant à l’égalité de genre de façon volontariste,
    3. dépenses contribuant à des programmes et actions genrables, c’est-à-dire dont l’impact en terme de genre doit être évalué.

    production des données sexuées correspondant aux différentes actions conduites par les 5 directions pilotes identifiées…etc… »

    Si ça vous tente (84000€ TTC), vous pouvez candidater…clôture le 6 avril !

    • @Tino : merci pour ces informations très utiles et qui montrent pourquoi certains partis politiques se lancent dans des activités qui nous semblent à nous, simples citoyens, osciller entre l’absurde et le grotesque : parce que ces activités justifient leurs budgets, leurs emplois, leur pouvoir.

      C’est un aspect essentiel de la sur-administration et de la bureaucratie. Le problème de la bureaucratie ce n’est pas seulement toutes les lois inutiles et idiotes, c’est également et surtout le travail supplémentaire que ces lois justifient par leur simple existence. Travail additionnel pour l’administration qui se traduit par une augmentation des budgets et des moyens, mas travail additionnel également pour les entreprises qui se traduit par une hausse des coûts et une baisse de la compétitivité.

      Et quel meilleur moyen d’empêcher la contestation de ces lois que d’instrumentaliser tous les fanatiques d’extrême-gauche et d’extrême-écologie afin d’intimider l’opinion publique ? Il s’agit d’une véritable convergence d’intérêt entre un pouvoir qui entend bien ratisser large, au sens strictement financier du terme, et une bande de fanatiques minoritaires qui entendent bien jouir du pouvoir qu’ils nous enlèvent. à commencer par celui de contester leur tartufferie.

      Ras-le bol du pillage bureaucratique !

    • Sans doute concomitant au rapport détaillé de L’IRSN :
      https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/Les-accidents-nucleaires/accident-fukushima-2011/fukushima-2021/Documents/IRSN_NI_Fukushima-10-ans-apres_Consequences-sanitaires-population_01032021.pdf

      J’avais d’ailleurs lu il me semble que la mission d’observation internationale avait plié bagage fin 2019 par manque d’intérêt à continuer.
      Mais les mythes ont la peau dure et vous entendrez de ci delà répéter les âneries habituelles…

      • Lorsqu’on évalue le nucléaire, il ne faut pas seulement prendre en compte le nombre de morts, mais l’impact des catastrophes sur la société, notamment sur l’économie. A Tchernobyl, l’URSS a mobilité environ 400 000 hommes. Le coût a été faramineux.

        Aucune assurance n’accepte de couvrir le risque nucléaire, c’est le contribuable qui paie en cas de problème, et ce n’est pas faute d’avoir des actuaires qui connaissent leur travail. Ce simple fait démontre que si le risque est faible, l’impact est énorme. De fait aucun professionnel n’accepte de le couvrir.

        Pour revenir en France, l’état des lieux n’est pas brillant. EDF se trouve confronté à un mur de dettes : renforcement de la sécurité des centrales suites aux préconisations post-fukushima (au bas mot 100 Md€), le projet Hinkley Point pour lequel les chinois ont refusé leur financement et qui a provoqué la démission du directeur financier d’EDF (au bas mot 30 Md€), le démantèlement des usines en fin de vie (je n’ai pas les chiffres) et enfin la construction des nouvelles centrales à propos desquelles les retards de Flamanville ne laissent rien augurer de bon.

        A Flamanville on a constaté des malfaçons dans la cuve, dans le bâti, etc. ce qui est une manière pudique de dire que nous n’avons plus la maîtrise industrielle de cette technologie ou alors que tout le monde se fiche des normes de sécurité. C’est préoccupant en soi, mais ça l’est encore plus lorsqu’on pense à l’enfouissement.

        L’enfouissement est une bonne solution à condition qu’elle soit mise en oeuvre dans les règles de l’art. Lorsqu’on voit les malfaçons à Flamanville on peut douter de la mise en oeuvre de l’enfouissement. Lorsque les futs sont en train de se délabrer à plusieurs centaines de mètres sous le sol, qu’il y a peut-être des inondations et autres joyeusetés, le contrôle sur ces matières est compromis et on se retrouve avec un risque non pas à 10 000 ans comme on aimerait le croire mais à quelques décennies (nappes phréatiques par exemple).

        Pour terminer, je voudrais rappeler le bilan catastrophique d’Areva qui a fait faillite sous Hollande, que le contribuable a du renflouer à hauteur de plusieurs milliards et qu’EDF a du reprendre précipitamment. Certes, la gestion était calamiteuse, c’est un euphémisme. Merci Atomic Anne et nos encombrants amis socialistes qui nous montrent ici comme ailleurs l’étendue de leurs qualités de grands gestionnaires. Néanmoins, il est étonnant qu’une société qui disposait d’une telle base commerciale ait fait faillite aussi rapidement. Je pense que cela nous interroge sur la viabilité du modèle nucléaire.

      • @ Lionel
        Il ne faut pas confondre la technologie de l’électricité nucléaire et la propension étatique française à saboter tout ce qu’elle fait.
        Les évolutions vers la fusion (dont la réaction s’effondre en cas d’incident) plutôt que la fission et vers le thorium (abondant et non militarisable) plutôt que l’uranium semblent prometteuses, tout comme les projets de petites centrales personnelles dont on pourrait équiper directement des petits groupes d’habitat résidentiel.

      • @Nathalie : comme vous, je reste partisan de l’électricité nucléaire et surtout des innovations qu’il faut encourager. Mais compte tenu de la gestion des dossiers ces dernières années j’ai tout simplement des doutes sur la survie même de la filière, que ce soit sur un plan financier ou technologique.

        Nous avons eu la faillite d’Areva. EDF n’est pas au mieux de sa forme avec le poids toujours plus lourd de la dette et je soupçonne que le projet de séparer les différentes entités du groupes a un rapport avec cet endettement excessif.

        Si au moins les fondamentaux métiers étaient bons. Mais non, les nouveaux EPR ne décollent pas, les délais s’allongent et avec eux les frais financiers. Bientôt 12 ans de retard pour Flamanville. Et on se lance tête baissée dans Hinkley Point dont le coût financier donne à lui seul le vertige et dont les chinois, qui sont les seuls à avoir finalisé un EPR, se sont retirés alors qu’ils devaient initialement porter une partie du financement. En anglais on appelle ça le « setup to fail ».

        Souvenons-nous de la rapidité avec laquelle les premières centrales avaient été construites. Certes les normes étaient différentes. Mais à l’époque notre industrie était à la hauteur, personne n’imaginait alors que le financement devienne un problème. Je crains que ce ne soit plus le cas dans une France dont l’industrie dépasse à peine les 10% du PIB et dont la dette est la plus élevée d’Europe. Lorsque EDF sera confronté au mur de la dette, il n’y aura personne pour amortir la chute.

        Quand au pilotage de l’état qu’on qualifie toujours et à tort de stratège, les récentes expériences de la crise COVID nous montrent à quel point il peut se transformer en boulet pour la nation et pour son économie. Vous auriez envie de lui confier le destin de la filière nucléaire ? C’est pourtant le cas, pour notre malheur.

      • @ Lionel
        « Quand au pilotage de l’état (etc.)… Vous auriez envie de lui confier le destin de la filière nucléaire ? C’est pourtant le cas, pour notre malheur. »

        Je n’ai absolument pas dit ça. Et du reste mon blog consiste à 80 % à remettre en cause le pilotage de l’Etat « qu’on qualifie toujours et à tort à tort stratège ».

  8. A propos du tsunami voici ce que Jean de Kervasdoué en écrit dans un chapitre intitulé : « Le nucléaire, c’est l’avenir ! »

    « …En 2019, évaluant les conséquences du tsunami de Fukushima, Matthew Neidell et une équipe publient une analyse au titre sibyllin : « Soyez prudent avec le principe de précaution. Preuve tirée de l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi » ; son contenu s’éclaire dans The Economist du 9 novembre 2019, qui, résumant cette étude, demande, à propos de Fukushima : « Est-ce que les mesures de sécurité ont plus tué que le désastre qui les a déclenchées ? » La réponse est clairement oui ; la précaution peut être mortelle !
    21 000 résidents de la zonz de Fukushima furent évacués de force, sur décision des pouvoirs publics. 2000 sont morts du seul fait de cette évacuation, pour diverses raisons : stress, suicide, arrêt de traitements médicaux… En outre, l’accident sur la centrale a entraîné une forte hausse du coût de l’électricité, toutes les autres centrales nucléaires ayant été fermées au Japon. Entre 2011 et 2014, 1280 personnes sont mortes de froid (il ne s’agit pas d’une estimation mais d’un recensement) faute d’accès économique à l’électricité. Absolument aucun décès n’a été comptabilisé du fait de l’exposition aux rayonnements ionisants. Les 21 000 décès de Fukushima viennent de la noyade par le tsunami. La prétendue « catastrophe nucléaire de Fukushima » a fai zéro mort du nucléaire… »

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