Le monde d’après et les fatigants YAKAS des gentils PEOPLE

Spectaculaire déferlante de tribunes people mignonnettes et engagées, dans nos médias hier matin ! Juliette Binoche dans Le Monde, Nicolas Hulot également dans Le Monde, Vincent Lindon dans Mediapart – tous à leur façon nous adjurent et adjurent les pouvoirs publics de faire advenir un « monde d’après qui sera radicalement différent de celui d’aujourd’hui ». Problème : comment accepter leurs sempiternelles conclusions sur l’hyper-urgence climatique, la relocalisation et la taxation des riches quand leur analyse du monde d’avant est si totalement déconnectée de la réalité ?

Comme souvent lorsque Juliette Binoche intervient politiquement dans les médias, il s’agit de prendre fait et cause pour la planète avec le soutien de notre champion hexagonal du catastrophisme écologique, le physicien Aurélien Barrau. On n’est donc guère étonné de lire, une fois de plus, dans le mini texte publié hier par l’actrice – et signé par largement plus de people qu’il ne compte de mots et d’arguments – que le plus grave danger nous menace.

Nouveauté du moment dictée par les circonstances, les auteurs considèrent que la pandémie de Covid-19 n’est rien comparée à ce qui nous pend au nez si les gouvernements n’apportent pas enfin une réponse sérieuse à l’apocalypse écologique et climatique qui se profile inéluctablement. Sachons tirer la leçon de la grave crise sanitaire du moment pour bien comprendre que plus grave encore, plus destructeur encore, nous attend :

« La catastrophe écologique en cours relève d’une « méta-crise » : l’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe. A la différence d’une pandémie, aussi grave soit-elle, il s’agit d’un effondrement global dont les conséquences seront sans commune mesure. »

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Plus de 25 000 morts en France en quelques semaines d’un côté, pas un seul de l’autre, sauf dans des projections toujours repoussées à plus tard depuis les premières alarmes émises par le Club de Rome en 1972 : ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, l’opération « récup » du Covid-19 par les acharnés du climat est lancée.

Mais poursuivons. La tribune Binoche est certes plutôt indigente (dans sa rédaction, dans son développement, dans son argumentation ; lisez, vous serez effarés), mais elle propose cependant un plan d’action : puisque c’est le « consumérisme », caractéristique très capitaliste et très libre-échangiste du monde d’avant, qui nous a placés devant les affres de l’urgence écologique et climatique, stoppons le consumérisme qui est de toute façon un exploiteur à la limite  de l’assassin :

« Le consumérisme nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d’un grand nombre d’humains. »

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Voilà une réflexion curieuse à se faire, alors que nous sommes en plein confinement et que nos économies, nos activités au sens large, sont à l’arrêt. Si consumérisme sans foi ni loi il y avait dans le monde d’avant, force est de constater que le consumérisme en question a été gelé du jour au lendemain sans états d’âme pour sauver des vies face au risque de croiser un coronavirus dans l’espace public ou sur son lieu de travail. Et cela au prix de pertes immenses pour beaucoup d’entreprises et de citoyens.

Pour Juliette Binoche et ses cosignataires, il est donc « inenvisageable de revenir à la normale », mais la normale qu’ils décrivent n’est pas la normale de la réalité et les solutions – anticapitalistes – qu’ils préconisent sont celles qui ont répandu pauvreté et anéantissement des libertés individuelles de l’URSS du XXème siècle au Venezuela d’aujourd’hui.

Nicolas Hulot et Vincent Lindon s’inscrivent exactement dans le même schéma dans leurs tribunes respectives, le premier ayant un tropisme écologique marqué tandis que le second s’en tient à l’aspect social des choses.

L’ancien ministre de l’écologie estime que si l’on veut éviter les crises de l’avenir, il faut à tout le moins remettre à plat notre modèle actuel, et emprunter, à l’inverse, le chemin de la relocalisation, des changements de consommation, de la redistribution, de la taxation des hauts revenus et du retour de l’État-providence et stratège avec contrepartie d’investissement dans la transition énergétique.

Petit verbatim :

« C’est le moment de débattre, par exemple, du revenu universel, de la taxe sur les transactions financières, de la relocalisation d’un certain nombre d’activité (…) Cette crise (du Covid-19) a mis en évidence notre dépendance aux productions faites au bout du monde, notamment en Asie. »

« La priorité des priorités, c’est d’aller chercher l’argent là où il est, de taxer de manière plus importante les revenus qui ne sont pas issus du travail, de mettre fin à ce capitalisme sauvage. »

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Consumérisme destructeur pour les uns, capitalisme sauvage pour les autres, ce serait notre monde d’avant.

Mais où Nicolas Hulot a-t-il été chercher que la France, avec ses dépenses publiques, ses prélèvements obligatoires et ses déficits budgétaires plus élevés que partout ailleurs dans le monde développé n’était pas déjà et depuis longtemps un État-providence hautement redistributif ? Et fort peu efficace, comme en témoignent hélas son chômage de masse et son instabilité sociale permanente :

Où a-t-il vu que la transition énergétique n’était pas résolument engagée par l’État alors que nous sommes en train de sacrifier notre filière nucléaire conformément aux vœux (absurde au regard des émissions de CO2) des écologistes ?

Et comment peut-il déduire de la crise sanitaire du Covid-19 que le problème des masques qu’on a rencontré en France est typique de la dépendance dans laquelle nous placent la mondialisation et le libre-échange ?

En ce domaine, on s’est surtout aperçu que l’État français, responsable du monopole de la sécurité sociale et de la santé publique, n’avait pas jugé utile depuis pas mal d’années de disposer de stocks de masques en cas de pandémie. D’où réquisitions et interdictions au secteur privé d’en commander, ce qui n’a d’ailleurs rien résolu. C’est seulement depuis que la grande distribution est à nouveau autorisée à commercer sur ce marché, c’est-à-dire depuis le 24 avril, que les Français ont enfin accès à des masques de protection en grande quantité… 

Beaucoup d’approximations, donc, et beaucoup de points passés sous silence tant ils desservent la marche glorieuse de notre pays vers un monde d’après plus climato-collectiviste et plus autoritaire que jamais. D’où, j’imagine, le petit coup de pression que Nicolas Hulot s’est senti en droit d’envoyer en fin d’entretien :

« Le monde d’après sera radicalement différent de celui d’aujourd’hui, et il le sera de gré ou de force. »

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Venant d’un homme qui continue d’être la personnalité politique préférée des français avec 50 % de bonnes opinions en avril 2020, c’est charmant.

Pour sa part, Vincent Lindon s’appuie sur la mauvaise gestion macroniste de l’épidémie – ce en quoi on peut difficilement lui donner tort – pour s’interroger :

« Comment ce pays si riche, la France, sixième économie du monde, a-t-il pu désosser ses hôpitaux jusqu’à devoir, pour éviter l’engorgement des services de réanimation, se résigner à se voir acculé à cette seule solution, utile certes, mais moyenâgeuse, le confinement ? »

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Sa réponse est toute trouvée : la santé a été livrée par Emmanuel Macron, et Nicolas Sarkozy avant lui, aux fausses valeurs de la rentabilité et du profit qui prévalent dans le système marchand, jusqu’à faire de la vie des hommes une marchandise. Et pas seulement la santé. En réalité, tout notre service public, c’est-à-dire tout ce qui fait la France, en est là. Un discours qui rejoint à merveille ceux que la CGT, le NPA ou Jean-Luc Mélenchon nous servent depuis bien longtemps.

M. Lindon n’a pas dû avoir connaissance des petits graphiques ci-dessus. Et manifestement, aucun des experts qu’il a consultés pour rédiger sa tribune n’a jugé utile de lui dire que la France est (avec l’Allemagne) le pays d’Europe qui dépense le plus pour la santé, soit 11,3 % du PIB. Aucun ne lui a signalé non plus qu’en France, 34 % des emplois hospitaliers ne sont ni médicaux ni paramédicaux, tandis que ce pourcentage tombe à 25 % en Allemagne, pays qui s’en est nettement mieux sorti que nous face au Coronavirus.

Encore un aveuglement, encore un pan de notre réalité qu’il ne fait pas bon exhumer. Imaginez la déprime nationale si un observateur un peu trop naïf en déduisait que le problème de la France n’est pas une question de « moyens » qui feraient défaut au secteur public mais une utilisation spectaculairement suboptimale des abondantes sommes prélevées aux contribuables couplée à un affaiblissement concomitant du secteur privé qui ne dispose plus alors des capitaux suffisants pour créer de la richesse donc de l’emploi, donc du pouvoir d’achat, donc de l’autonomie !

Bref, ignorance réelle ou amnésie volontaire, Vincent Lindon ne risquait pas de se livrer à des déductions aussi scandaleuses. Au contraire, sa solution massue pour un monde meilleur passe principalement par la création d’une taxe sur le patrimoine des Français les plus riches. Là où l’ISF rapportait environ 5 milliards d’euros par an, il envisage un prélèvement exceptionnel (dont il préférerait qu’il devienne pérenne) de 37 milliards d’euros qui serait redistribué à raison de 2 000 € par foyer non assujetti à l’impôt sur le revenu. 

Ce qui est merveilleux avec nos gentils people – mais la remarque vaut aussi pour nos gentils politiciens, nos gentils syndicalistes, nos gentils intellectuels, nos gentils journalistes et la plupart de nos gentils concitoyens – c’est que pas un instant ils ne songent à se demander « d’où vient l’argent » avec lequel ils jonglent par milliards avec tant de généreux plaisir. 

Comment feront-ils lorsqu’ils auront finalement épuisé l’argent des autres, comme disait Margaret Thatcher ? Chut, on ne parle pas de ces choses-là. Ça promet.


Illustration de couverture : Vincent Lindon, Juliette Binoche et Nicolas Hulot. Photos : Wikimedia Commons.

31 réflexions sur “Le monde d’après et les fatigants YAKAS des gentils PEOPLE

  1. S’il y a une industrie emblématique du consumérisme, c’est bien celle du divertissement cinématographique. Voir tous ces professionnels du cinéma chanter les louanges de l’anti-consumérisme, ça ne manque pas de sel…

    • Je me suis fait la même réflexion, mais il manque leur réponse, imparable : « pour moi, c’est pas pareil », l’indispensable complément du YAKA.

      Si on veut éviter que le monde d’après soit pire que le monde d’avant, c’est à dire le même mais débarrassé des quelques résidus de bon sens qui trainent encore, il va falloir sortir la machine à claques.

  2. Pour rappel.

    LE GAUCHISME :
    Un mouvement de contestation qui remet en cause la société actuelle, son organisation, son fonctionnement, l’économie libérale, la mondialisation et la protection insuffisante de l’environnement. Les gauchistes (Verts) réclament que l’on prenne de l’argent à ceux qui ont réussi à en gagner, pour en donner à ceux qui n’ont pas été capables de le faire. C’est une attitude communiste dont l’utopie est bien connue.

    C’est pathétique et excessif et « Tout ce qui est excessif est insignifiant ».(Talleyrand)

    • « Dommage que Le Monde ne publie pas vos analyses… » le Monde ? ah oui, le journal de révérence -ou de déférence, c’est selon- . Non, sérieusement ? bonne blague en tout cas, j’en rigole encore ! 😀

  3. Tous ces gentils people sont riches de bonne volonté pour l’humanité mais si pauvres en esprit qu’ils sont obligés d’emprunter le prêt-à-penser de l’idéologie dominante. Précisément ces personnes ne vivent que grâce au consumérisme qu’ils dénoncent. Et pas n’importe quel consumérisme : un consumérisme de biens non essentiels. Un consumérisme culturel secondaire : ils ne sont pas, que je sache ni des acteurs ni des auteurs d’oeuvres majeures. Cette idéologie dominante, mix issu de la défaite des idées socialistes et des utopies de retour à le terre sur fond de fin du monde est un cocktail idéologique particulièrement attrayant et vendeur : simpliste, facile d’emploi, peut s’accommoder à toutes les sauces (complotisme, millénarisme etc.) et permet de briller à bon compte…

  4. Comment croire une seconde que tous ces gens pleins aux as veuillent changer de système ?
    Quelle hypocrisie. Ils agissent ainsi par bêtise et par veulerie pour ne pas se démarquer du politiquement correct bêlant et de la bien-pensance conformiste de leur groupe.
    Une déception avec Cate B., je l’imaginais avec plus d’indépendance d’esprit.

  5. Je ne lis plus Le Monde depuis au moins cinquante ans, ni Mediapart, et même plus Le Figaro depuis qu’il a entonné les chants de louange à Macron. L’avis des « people », m’indiffère ! A tout prendre je préfère m’en tenir à l’ironie pessimiste du regard de Michel Houellebecq sur l’avenir de l’humanité dont il prophétisait déjà l’extinction dans « La possibilité d’une île » !

  6. « Le socialisme, c’est prendre l’argent des autres, alors que la solidarité c’est de donner du sien »
    Le bon sens commun dont devrait-être doté tout humain, celui qui a les deux pieds sur terre et quelque chose entre les oreilles, ne serait-il pas de commencer à restreindre les revenus de ces stars qui gagnent des millions (dont on peut se demander quelle est leur valeur marchande pour être aussi élevée) et viennent sur le « canapé rouge » de Michel Drucker pour y faire gratuitement leur promotion. Alors qu’il faut « flouter » les marques des entreprises qui font le revenu de tout un chacun qui alimente les revenus de ces stars. Ces marques n’ont droit qu’au péage de la publicité payante.
    Même les voyous sont « floutés » sur les chaînes TV, c’est dire.
    S’il doit y avoir une « monde d’après » c’est surtout celui de la responsabilité, de la liberté (des droits au sens de John Locke) et du respect de la propriété. Ce sera une longue éducation mais nécessaire sinon pour paraphraser N. Hulot : « le-monde-d-apres-sera-radicalement-different-de-celui-d-aujourd-hui-et-il-le-sera-de-gre-ou-de-force » mais pas dans le sens où il l’entend.
    Pensez à la déconfinitude qui nous attend, j’ai bien écrit la déconfinitude.
    Comment croyez-vous que des personnes qui n’ont jamais travaillé dans une entreprise vont pouvoir relancer la machine économique qu’ils ont arrêté d’une manière brutale, totalement inconnue dans les manuels d’économie et dans un raisonnement affûté sans avoir pensé aux effets et à la manière de la reprise. Il n’y a qu’à regarder comment s’y prend Bruno Le Maire (défense de rire car l’affaire est sérieuse). Nous en reparlerons très bientôt

  7. Comme à votre habitude vous pointez avec justesse les vides conceptuels des discours de gauche. Ce qui m’inquiète c’est que ces discours sont dominants, qu’ils s’imposent comme des évidences dans des médias tout entier acquis à leur cause. Ce qui rend votre travail d’autant plus précieux. Un grand merci donc.

  8. Il n’y a qu’un commentaire, pourquoi ne montrent-ils pas l’exemple, comme Larcher qui voulait un monde plus frugal, qu’ils commencent par balayer devant et derrière leurs portes (portes au pluriel, ils ont tous plusieurs maisons).

  9. Et si tous ces donneurs de leçons commençaient à donner plutôt l’exemple en ne conservant qu’un revenu équivalent au salaire médian par exemple et en redistribuant aux associations caritatives tout le reste ?
    Quand on sait en plus qu’une bonne partie de leur fortune est le résultat non pas de la qualité de leur travail mais plutôt de l’extorsion par leur milieu de généreuses subventions et autres avantages (autrement dit, des impôts et taxes payés aussi par les pauvres), ils devraient vraiment arrêter d’étaler leur moraline dont le niveau de réflexion ne dépasse pas ce qui se fait d’habitude aux comptoirs des bistrots.

  10. Macron vient de faire aux intermittents du spectacle un cadeau : prolonger leurs droits d’un an.
    Le show-business fait donc le boulot pour lequel ils est subventionné et resubventionné : promouvoir la macronie. Via la courroie de transmission que constituent les « médias », aux ordres et pour la gamelle, eux aussi. Et valse la classe politico-mediatico-artistico-parisienne : ni foi, ni loi, ni sens. Juste une gesticulation dégoûtante.

    • « Le show-business fait donc le boulot pour lequel ils est subventionné et resubventionné : promouvoir la macronie. »

      Des trois dont je parle, seul Hulot dit garder sa confiance en Macron en l’exhortant à faire plus dans son sens.
      Ce n’est pas du tout le cas de Lindon qui est particulièrement acide avec le Président et formule contre lui la classique critique d’extrême-gauche contre son soi-disant ultra-libéralisme.
      Quant à Binoche, elle co-signe régulièrement des tribunes avec Aurélien Barrau, elle fait partie de l’affaire du siècle, opération qui vise à assigner l’Etat en justice pour inaction climatique et elle se sent proche des Gilets jaunes. Est-ce vraiment une promotion du macronisme ?
      Mais bien sûr, aucun ne remettra en cause le financement public de la culture en France. En fait, ils en voudraient beaucoup plus.

  11. Il faut être de gauche, dans le monde des artistes, proclamés ou non, car selon ce schéma admis et récurrent, n’est cultivé, ouvert et sensible que le gauchiste, symbole de la contestation donc du progrès.
    Ne parle-t-on, d’ailleurs, pas de gauche caviar (comme pour entériner, attester et renforcer une incontestable évidence pour ces mêmes) alors que la droite ne peut-être que petit-salé ou rillettes-cornichons.
    Tout comme l’intellectuel de gauche (forcément). L’intellectuel de droite ne se concevant même pas.

    Merci Nathalie pour votre acuité, votre pertinence et votre engagement à exposer failles et outrances d’une idéologie à la dérive.

    J’aime tout particulièrement cette inclination au jugement péremptoire d’une caste qui n’aura jamais à en subir ni à en vivre les conséquences.

    Pathétique.

    « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

  12. Bonjour je vous lis depuis longtemps mais ne cause guère. Toutefois quand je vous lis citer Binoche je me dis que l’heure est grave..
    Dans leur monde idéal ce trio n’existerait pas. Du moins peut-être Hulot aurait-il tout de même acquis une visibilité par sa boite de production. Pour les 2 autres assistés culturels, dans un monde où le bon sens domine on ne dilapide par d’argent public dans du divertissement déficitaire. Exit donc les 2 marionnettes.
    Quand une crise survient ce genre de parasites de la pensée interviennent pour dire « ça ne va pas « . Bravo, leurs parcours et richesses établies ils peuvent dénoncer. Ce n’est plus du courage mais de la clairvoyance nombriliste.
    Les médias relaient leurs états d’âme, la boucle est bouclée notre argent sert à produire de la vacuité.
    Chaque corps de la propagande est tenu de faire une sortie : c’est par ce biais que l’on distingue qui roule pour l’establishment.
    Binoche est par dessus tout méprisable mais ce n est qu’un avis personnel dont elle doit se moquer éperdument.

  13. Que ces « écolos d’opérette » (il y a eu 5 extinctions de masse sur terre et la dernière remonte à plus de 200 millions d’années…sans les humains) patientent un peu, leurs désirs vont bientôt être exaucés avec l’effondrement économique de la France Vénézuélienne. Si la France se retrouve face au FMI, ils auront l’occasion de confronter leur théorie avec la réalité. Mais, je sais, on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.

  14. La récession qui s’annonce, et qui sera bien plus sévère, en dégâts humains, que l’épidémie elle-même, est une aubaine pour les apôtres de la décroissance et du repli sur soi.

    L’effondrement social n’est pas encore arrivé que, déjà effectivement, de toutes parts, les voix s’élèvent pour réclamer des taxes (pour les riches bien sûr). A qui mieux-mieux, elles proposent évidemment de se servir des nouvelles recettes fiscales pour renforcer le service public dont les Français ont tant besoin selon eux, alors même que la pandémie a montré que notre État obèse était totalement handicapé par ses couches de graisse bureaucratique et pire impuissant à utiliser des procédures d’urgence (rien à voir avec le libre-échange car masques ou tests enfin disponibles, même les déploiements sont très laborieux).

    Mais cette fois-ci s’introduit une subtilité : La fiscalité doit être morale, ECOLOGIQUE ET SOCIALE.

    Nicolas Hulot dit qu’il faut réformer la fiscalité « et avoir une TVA incitative, en Europe, sur les biens et les services écologiquement et socialement vertueux. » ;
    Laurent Berger, le leader de la CFDT dit : «On ferait mieux de parler de comment les entreprises contribueront demain au bien commun, quels seront leurs engagements pour développer une économie plus vertueuse.»
    La député LREM Olivia Grégoire rappelle la loi Pacte qui «a permis la création des entreprises à mission » : « Il faut maintenant aller plus loin, se diriger vers plus de pratiques vertueuses. » Exemple ? « Une modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de critères écologiques ou sociaux […]. En cas de versements disproportionnés de dividendes, la baisse de l’IS, comme l’octroi d’aides publiques, pourrait être remise en cause. »

    Il fut un temps où les impôts servaient à financer les missions de l’Etat, avec le souci de perturber le moins possible l’économie. Puis la fiscalité est devenue outil de lutte contre les inégalités. La crise du coronavirus c’est une nouvelle séquence, avec la fiscalité comme instrument de la vertu républicaine sinon la PUNITION.

    Jean-Pierre Le Goff a résumé la situation : « Dans le cours même de la pandémie, l’écologie punitive et rédemptrice a continué de nous assener ses leçons. La pandémie serait un « signe » ou un « ultimatum » que nous enverrait la « Nature » ou encore la conséquence de nos « péchés écologiques ». »
    Nous sommes en pleine préfiguration d’une période similaire à celle vichyste (que je n’ai pas connu évidemment). « L’effondrement » de juin 40 et le fameux discours de Pétain : « Nous payons le prix de nos fautes ».
    Dans le monde de la « deep ecology », le pire est sûr : « Il faut diminuer notre niveau de vie, aller vers la décroissance. Sinon ce sera la guerre… »

    De toute façon ce bla-bla de la gauche caviar va vite se dissiper. AVANT la fin de l’année, il y aura deux alternatives : soit utiliser la planche à billets (euro ou franc ne change strictement rien) et imprimer du cash à tire-larigot pour continuer à faire fonctionner l’économie (c’est la solution Maduro). Soit sabrer dans les dépenses publiques pour réduire la dépense à la dette et rétablir la valeur de la monnaie (c’est la solution Thatcher).

  15. Les journaliste peu scrupuleux n’ignorent pas que le peuple français raffole des petits secrets et intimités des « stars », y compris leurs à coté sexuels, politiques ou privés en général (leurs maisons, leurs bagnoles, leurs passions sportives etc) sur lesquels ils les questionnent volontiers pour faire du buzz, du lecteur, du business de café du commerce voire de fond de poubelle.
    Les « artistes » ne l’ignorent pas, s’en plaignent souvent (les paparazzis gênent leurs bains de minuit dans qqes îles lointaines), mais bizarrement se répandent à leurs micros dés lors qu’une cause humaniste, sociétale, compatissante fait la une de l’actualité et que ces journalistes leur tendent la perche.
    Ainsi paraissent-ils soucieux de leur environnement, du monde qui souffre, de leur connexion avec tous ces gens qui finalement sont tellement semblables à eux et auxquels ils pensent soi-disant à tous les instants de tous les jours qui passent !!
    Légitimes à s’exprimer tant qu’ils veulent sur leur métier, la notoriété des people ne leur donne aucune justification à vouloir s’ériger en référents de la morale ou de la politique, car c’est bien pour cela qu’on accepte en général de se répandre dans des médias grand public..
    S’ils le font sur sollicitation de médiocres journalistes, c’est soit de la naïveté (probablement Lindon), soit de l’opportunisme, soit de la pseudo bienveillance à 2 balles (tant leur situation privilégiée est éloignée des vrais sujets de la rue), mais toujours de l’exhibitionnisme impudique car les vrais engagements personnels lorsqu’on est célèbre, se font dans le silence de son intimité et non à la une des quotidiens.
    Ces types ne comprennent donc rien au film médiatique, ce qui est vraiment regrettable quand on est acteur de métier.

  16. Bonjour

    Pour ma part je suis aussi agacé de tous ces acteurs qui sont en total contradiction entre leurs paroles et leurs comportements .
    Par contre je pense que le principal problème de la France est son centralisme qu’il faut donner beaucoup plus d autonomie aux régions la preuve sont les masques lorsque les régions ont pris les choses en main les masques sont apparus . Il faudrait faire pression sur le gouvernement afin qu’il délègue aux régions les compétences non régaliennes,pour ma part je regrette de ne pas voir de pétitions dans ce sens. Car la France n’est pas unique chaque régions a sa spécificité et le jacobinisme ne respecte pas cela.Je pense qu’une grande partie de la dette publique pourrait diminuer grâce à une gestion plus proche du terrain sans 36 intermédiaires.
    Le plus déplorable pour moi c’est qu’aucun parti ne va dans ce sens .

  17. On dirait que dans la presse classique, ça passe moyen …
    « Deux tribunes, tenant plus du narcissisme que de l’écologie, parues le même jour dans « Le Monde », peuvent concourir pour l’oscar de la bouffonnerie 2020. »
    https://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/le-monde-merveilleux-de-juliette-binoche-et-nicolas-hulot-08-05-2020-2374688_782.php
    également :
    « Au secours, la gauche morale est de retour! : À l’heure où chacun n’aspire qu’à retrouver les bonheurs simples de l’existence, l’appel de célébrités à «ne pas retourner à la normale» a quelque chose de profondément choquant. »
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/eugenie-bastie-au-secours-la-gauche-morale-est-de-retour-20200507

  18. J’ai l’impression que ce fameux appel des 200 « artistes » est surtout un appel au secours pour eux mêmes. Ils se rendent bien compte qu’ils gagnent beaucoup d’argent pour un service non essentiel, (c’est le moins que l’on puisse dire). Service largement subventionné par ailleurs. Et si la catastrophe économique annoncée se produit, ils pourraient bien y perdre leurs clients. Clients, car ces « artistes » sont avant tout des commerçants, qui pour vendre une production bien souvent indigente, brossent le public dans ce qu’ils considèrent être le sens du poil. Et en ce moment, le sens du poil, c’est la bien-pensance gaucho. Ce sens pourrait changer, d’ailleurs, ils s’adapteraient immédiatement et sans arrières pensées.

    • @faustur:
      Vous écrivez « ces artistes sont avant tout des commerçants ». Non, un commerçant est une personne honnête qui produit quelque chose et le revend à quelqu’un qui est libre de son choix.
      Dans leur cas, ils sont subventionnés de manière honteuse par des gens qui n’ont pas le choix de payer, par conséquent, ce sont des parasites, et rien d’autre. Leur seul boulot consiste à faire jouer leurs relations pour détourner une partie de l’argent volé à leur profit.
      Si leurs revenus provenaient de la vente libre de ce qu’ils produisent, je n’y verrais aucun problème, même s’ils gagnaient énormément.

  19. Aujourd’hui, il n’y a pas de projet qui mobilise les français. Ces tribunes en offrent un : une symbiose retrouvée avec l’environnement et une meilleure répartition des richesses. Elles proposent un devenir.
    Vous attaquez ces personnes sur leurs incohérences, leur angélisme et leur intérêt à se rendre visible. C’est votre niveau de débat ? Il faut dialoguer projet contre projet. Que proposez-vous ?

    • Un projet véritablement libéral serait la solution. Mais il est impossible de proposer un projet libéral en France, pays biberonné depuis 70 ans à l’état providence et aux subventions captatrices de voies électorales.

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