L’OCDE à la France : URGENT – Baissez les dépenses publiques !!!

Pour le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, tout avait plutôt bien commencé. « Cher Bruno », a déclaré en substance le secrétaire général de l’OCDE Mathias Cormann jeudi dernier, alors qu’il présentait(*) la nouvelle étude économique de l’OCDE sur la France, le soutien public français pendant la crise du Covid a été « impressionnant et très efficace » et le rebond induit par « l’accélération impressionnante » de la vaccination va permettre à la France de retrouver en 2021 son niveau d’activité de 2019.

Mais cela, c’était seulement pendant les trois premières minutes de la conférence, cette période rituelle de salutations et politesses diplomatiques qui n’engagent à rien. Lire la suite

SOCIAL : Macron, la théorie, la pratique et les élections de 2022

Le Contrat d’engagement jeune (CEJ) annoncé par Emmanuel Macron cet été vient de rejoindre les rives dispendieuses de notre modèle social. Dès le 1er mars 2022, toute personne de moins de 25 ans sans emploi ni formation depuis plusieurs mois, soit environ 400 000 jeunes, percevra une allocation mensuelle de 500 € ainsi qu’un accompagnement personnalisé de mise en emploi de 15 à 20 heures par semaine pendant une période de 6 à 12 mois. Lire la suite

PLF 2022 : dépenses, non-sens et foutage de gueule

Mise à jour du 5 novembre 2021 : Le gouvernement a révisé son PLF 2022 pour tenir compte des dépenses (plan d’investissement France 2030 et revenu d’engagement pour les jeunes) non incluses dans son premier jet.
Croissance :  6,25 % en 2021 (contre 6 % dans le document initial) et 4 % en 2022.
Inflation : inchangée à 1,5 % en 2021 et 2022, ce que le HCFP juge faible pour 2022.
Déficit public : 8,1 % en 2021 (contre 8,4 %) et 5 % en 2022 (contre 4,8 %) dont 4 % pour le déficit structurel.
Dette publique : 115,3 % et 113,5 % du PIB en 2021 et 2022, soit en léger retrait par rapport au PLF initial.
Dans son second avis, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) regrette que le surcroît de recettes attendues grâce à une meilleure croissance de l’activité ne soit pas consacré au désendettement mais à des dépenses supplémentaires et souligne que le retrait du ratio de dette publique n’est pas le résultat « d’une réduction du déficit public mais d’opérations de gestion de trésorerie de l’État. »

Alors que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire vient de présenter officiellement le cinquième et dernier Projet de loi de finances du quinquennat Macron (PLF 2022), nos différents médias nous rappelaient à juste titre qu’il faut remonter à l’année 2016 pour trouver un rapport du Haut Conseil des finances publiques (HCFP) aussi ouvertement sévère pour les projections chiffrées du gouvernement en place.

Voilà qui n’est pas peu dire ! Lire la suite

Marseille I : situation à la grecque, résolution à la française…

Et voilà qu’Emmanuel Macron, chéquier des Français grand ouvert en poche, vole au chevet de Marseille pour répondre à l’appel au secours lancé par le nouveau maire de la cité phocéenne Benoît Payan (PS). Nom de code : Marseille en Grand. En très très grand. On parle d’un milliard et demi d’euros d’argent frais pour les transports, la culture et la sécurité, plus une participation spécifique de l’État pour la rénovation urbaine de 174 écoles (le tiers du parc) qui pourrait représenter un autre milliard. Lire la suite

Bruno Le Maire et la croissance : CaRRRamba, encore RRRaté !

Ce petit article du dimanche peut être lu comme la suite de CROISSANCE : ce qu’en dit Bruno Le Maire n’est que LITTÉRATURE du 13 janvier 2021.

Comme la vie de ministre de l’Économie serait belle si l’on pouvait décréter la croissance ! Quelques dizaines de milliards d’euros de dépenses publiques en plus, des aides, de la solidarité, des prêts garantis et hop, tout le monde rebondit, tout le monde retrouve du travail et du pouvoir d’achat, tout le monde fait des roulades dans les jardins de l’Élysée, tout le monde adore le gouvernement et tout le monde vote pour Emmanuel Macron en 2022 ! Lire la suite

Les Français craignent la dette… mais veulent du quoi qu’il en coûte

Plus de doute possible. Dans leur vaste majorité, les Français sont manifestement affligés d’une schizophrénie politique, économique et sociale qui ne se résorbe pas, bien au contraire. Déjà en 2018, une enquête(*) révélait qu’ils aimaient bien la liberté… mais qu’ils préféraient incontestablement que l’État s’occupe de tout. Aujourd’hui, on apprend que le niveau atteint par notre dette publique les inquiète beaucoup… mais qu’ils jugent le « quoi qu’il en coûte » prioritaire. Lire la suite

2. Bruno Le Maire : tellement, mais tellement plus qu’un énarque !

Avec Bruno Le Maire, c’est vraiment le 1er avril tous les jours ! Outre qu’il n’a pas l’air toujours très au fait des concepts économiques et financiers qu’il manipule doctement devant la presse ou la représentation nationale, il possède un art consommé de dire tout, son contraire et le contraire du contraire sur un ton d’enfant de chœur absolument prodigieux. Nouveaux exemples hier et avant-hier : Lire la suite

1. Comptes publics 2020 : et la dette bondit… à 115,7 % du PIB

L’INSEE a publié le 26 mars dernier sa première évaluation des comptes publics de la France pour l’année 2020. Des chiffres qui confirment en tout point ce à quoi on pouvait s’attendre dans le cadre des restrictions d’activité imposées face à la pandémie de Covid-19 conjuguées à la politique du « quoi qu’il en coûte » déversée par le gouvernement sur un tissu économique et social à la merci de ses décisions de confinement : le PIB s’est effondré de 8,3 %, le déficit public s’est creusé à 9,2 % du PIB et la dette s’est envolée de 98,1 % à… 115,7 % du PIB. Lire la suite

France : PETIT ATLAS d’un pays vraiment pas comme les autres…

Article écrit en commun par h16 et Nathalie MP.

Frappé d’un trop rare éclair de lucidité, Emmanuel Macron écrivait « La France n’est pas un pays comme les autres » au début de sa Lettre aux Français de janvier 2019. Ô combien il avait raison ! Au point qu’on en vienne souvent à le regretter… Lire la suite

Stage Remise en selle payé par nos impôts : dites-moi que je rêve !

« Il ne faut jamais gaspiller une bonne crise », tel est l’un des grands adages d’une vie politique réussie. Pour les esprits étatistes, rien ne vaut ces moments de choc et d’angoisse où les repères habituels des citoyens sont chamboulés pour renforcer l’idée qu’il est naturel voire essentiel que l’État s’occupe de tout et étende son domaine à des secteurs, petits ou grands, qui échappaient encore à son emprise. Lire la suite