Fonction publique : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

PRÉAMBULE : Ma critique ne porte pas sur les personnes individuelles qui ont un emploi de fonctionnaire. Il y a des gens qui se dévouent à leur mission dans la fonction publique, je le sais et je le dis. Un jour, ils ont réussi un concours, on leur a offert un poste et ils l’ont accepté, il n’y a pas de mal à ça. Mais je parle d’un système qui, en lui-même, est devenu trop lourd et n’est pas favorable à l’efficacité globale du pays.
Je considère que quand un pays est le champion du monde de la dépense publique (56 % sur PIB) et des prélèvements obligatoires (45 %) et que dans le même temps son taux de chômage est à 9 % soit le double ou le triple de ses voisins et que ses résultats éducatifs sont, disons, « mitigés » comparativement à ses pairs (voir tests PISA, TIMSS etc.), il y a lieu de se poser des questions. Je crois que l’organisation de l’Etat au sens large, ses missions et ses statuts en font évidemment partie.

Au 31 décembre 2017, la fonction publique française employait 5,7 millions de personnes (voir tableau INSEE ci-dessous) se décomposant en 2,5 millions dans la fonction publique d’Etat, 2,0 millions dans la fonction publique territoriale et 1,2 million dans la fonction publique hospitalière. Comme le disait pudiquement France Stratégie(*) dans un rapport publié en décembre 2017, « le taux d’administration de la France est relativement élevé. » Il se situe en effet aux alentours de 88 agents pour 1 000 habitants quand celui de l’Allemagne, voisin comparable, est à 56 ‰.

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Les dépenses publiques dont la France se révèle dorénavant l’indétrônable championne du monde (56 % du PIB en 2018) étant principalement constituées des prestations sociales et de la charge salariale afférente aux fonctionnaires, toute politique qui voudrait les baisser passerait donc inéluctablement par la réduction des effectifs de la fonction publique.

C’est ainsi qu’Emmanuel Macron s’est engagé lors de la campagne électorale de 2017 à diminuer le nombre total de fonctionnaires de 120 000 personnes dont 50 000 dans la fonction publique d’Etat et 70 000 dans les collectivités locales à l’horizon 2022.

Observons combien ces ambitions sont modestes. Il ne s’agit jamais que d’une baisse de 0,12 sur 5,66 millions, 2 % sur 5 ans pour l’ensemble des 3 fonctions publiques et 3,5 % sur 5 ans pour la territoriale. Et même ainsi, on aurait encore 5,54 millions de fonctionnaires à la fin du quinquennat, c’est-à-dire beaucoup trop compte tenu des services rendus et de l’état de nos comptes publics.

Mais ne rêvons pas trop. Même timide, cet objectif serait finalement colossal s’il était effectivement tenu. Or le projet de loi de finances pour 2018 prévoyait une baisse des effectifs de l’Etat de … 1 600 postes et celui de 2019 nous promet une baisse de … 4 164 postes ! C’est précis, mais c’est surtout profondément ridicule. On tombe des nues devant des chiffres aussi dérisoires et si superbement décalés.

Quant aux agents de la fonction territoriale, il s’agirait surtout d’essayer de tenter d’en finir avec les confortables petites habitudes maison et les dérogations diverses et variées qui font qu’ils travaillent en moyenne largement moins que les 35 heures légales.

On attend donc avec impatience les chiffres de 2018 et 2019. Pour l’heure, les dernières statistiques de l’INSEE montrent que nos effectifs de fonctionnaires n’amorcent pas de baisse. Corrigés des emplois aidés (EA) qui correspondent à des emplois pour lesquels les employeurs – du secteur associatif, notamment – bénéficient d’aides, ils ont même progressé de 0,5 % en 2016 et de 0,8 % en 2017 :

Effectifs de la fonction publique depuis 2011 (Source : INSEE – EA = Emplois aidés)

En milliers 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
TOTAL 5493,2 5516,8 5600,4 5640,8 5648,3 5669,5 5664,5
dont EA 134,4 135,3 183,5 192,4 197,7 189,3 139,0
Total hors EA 5358,8 5381,5 5416,9 5448,4 5450,6 5480,2 5525,5
% hors EA     0,42% 0,66% 0,58% 0,04% 0,54% 0,82%

Effectifs pléthoriques, absentéisme élevé, laxisme dans les horaires de travail, appropriation des moyens de l’Etat au profit des petites affaires privées de certains agents, propension à l’erreur et au grand n’importe quoi, faible productivité et piètre qualité des services rendus – tout ceci est connu, documenté et mille fois dénoncé dans de multiples rapports qui s’empilent à la Cour des comptes ou au Sénat, sans parler de tous les think tanks qui se préoccupent de savoir où passe l’argent des contribuables.

Question qui n’intéresse évidemment pas le syndicaliste CGT ou apparenté. Parlez-lui de baisser les effectifs des fonctionnaires de 4 164 postes et de remonter les horaires de travail aux 35 heures légales et il se met à trépigner d’indignation et de colère en éructant comme un automate « provocation ultra-libérale, casse du service public, attaque contre le statut » et que sais-je. Mais grattez la surface de son discours tout émaillé de « justice sociale » et de « solidarité » et vous découvrirez un monde de privilèges et de petits arrangements. C’est une autre caractéristique désolante de notre fonction publique : les syndicats y font la loi.

Le tableau n’est donc guère réjouissant. Et pourtant, j’ai le regret de vous informer que ce n’est que la partie visible de l’iceberg.

On le sait moins, mais outre les fonctionnaires recrutés via les concours de la fonction publique, outre les contractuels qui, comme leur nom l’indique, ont un contrat de travail (de droit public, transformable par concours interne en statut de fonctionnaire) et outre les « autres statuts » tels que les médecins hospitaliers ou les enseignants du privé sous contrat par exemple, les bureaux des ministères et des collectivités locales abritent aussi des individus d’un quatrième type : des consultants rémunérés par leur employeur, lequel est un cabinet de conseil qui se fait payer par l’Etat sous forme d’honoraires en échange d’une prestation intellectuelle.

Ces consultants n’apparaissent donc ni dans les effectifs de la fonction publique ni dans la masse salariale. Leur « recrutement » se fait via la Direction des achats de l’Etat (Bercy) pour les ministères, leurs agences et les établissements publics et via d’autres directions des achats pour les collectivités territoriales, exactement comme pour les voitures de fonction, les gommes et les ramettes de papier.

Il s’agit en effet « d’acheter » une prestation de service afin d’obtenir les compétences ou les renforts introuvables en interne. Les cabinets qui proposent ces prestations sont nombreux et ils n’hésitent pas à attirer des consultants en leur annonçant fièrement :

« Nous sommes dans tous les ministères sauf deux ! »

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On peut citer les « Big Four », c’est-à-dire les quatre plus grands cabinets d’audit au niveau mondial, mais ce n’est pas leur premier axe d’activité. Parmi les cabinets plus orientés vers les activités de « gouvernement », on trouve surtout SIA Partners et Bearing Point ainsi qu’une multitude de cabinets spécialisés.

On a appris par exemple que l’Etat avait eu recours aux services de l’institut de sondage OpinionWay pour analyser les contributions du Grand débat. Ceci est une mission ponctuelle portant sur un événement particulier et exceptionnel qui ne se reproduira probablement pas avant longtemps.

Mais il existe aussi des missions beaucoup plus récurrentes pour lesquelles les consultants travaillent « en régie » à temps plein directement chez le « client », c’est-à-dire dans les ministères ou les collectivités locales. Pour le dire sans fard, ils « font les fonctionnaires » et assument le travail que les fonctionnaires patentés ne font pas, soit par manque de productivité soit par manque de compétence.

Parlez avec l’un de ces consultants et très rapidement il vous dira :

« Je suis encore sorti tard alors que mes « collègues » ont quitté le bureau à 17 heures. Je suis là pour faire leur boulot, en fait ! De ce que je vois, 20 % des fonctionnaires se défoncent vraiment, et ça peut très bien être des catégories C, (les moins gradés) mais 80 % ne foutent littéralement rien, et ça peut très bien être des catégories A (les plus gradés). »

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L’un des gros points noirs de la fonction publique concerne les systèmes informatiques. Je vous ai parlé récemment des bugs hallucinants du système Osiris qui est censé effectuer les paiements de certaines subventions en provenance de l’Union européenne et l’on se rappelle les déficiences majeures du système Louvois de paiement des salaires des militaires.

A cette liste déjà ubuesque mais pas exhaustive, on peut rajouter l’abandon du système SIRHEN (Système de gestion des ressources humaines de l’Education nationale). Evalué au départ à 60 millions d’euros, il en a englouti 320 au bout de plus de dix ans « d’effort » qui n’ont permis de traiter que 18 000 personnes sur les 850 000 enseignants concernés.

Le salaire de marché d’un informaticien digne de ce nom est élevé, beaucoup plus élevé que ce que la fonction publique peut se permettre de payer de façon ouverte aux yeux des syndicats. Les salaires qu’elle propose n’étant pas susceptibles d’attirer les talents nécessaires, elle préfère recourir à la prestation de service, ce qui a l’avantage de maintenir la fable des salaires apparents peu élevés des fonctionnaires.

Sachant tout cela, on voit bien comment une baisse annoncée de 4 164 postes dans la fonction publique, en plus d’être insignifiante en nombre, ne signifie pas grand chose si elle doit être compensée par de la prestation de service intellectuel.

Non pas que je reproche aux pouvoirs publics de rechercher les meilleures compétences au meilleur prix du marché pour assurer leurs missions. Si l’on observait en parallèle une réduction du rayon d’action étatique ainsi qu’une baisse effective des effectifs de fonctionnaires, on pourrait même s’en réjouir.

Mais ce n’est pas le cas. Les contribuables paient 5,7 millions de fonctionnaires et ils paient aussi tous ces effectifs cachés qui suppléent et complètent les premiers.


(*) France stratégie est une institution étatique issue des divers transformation du Commissariat au plan. Rattachée directement au Premier ministre, elle a pour mission d’inventer les politiques publiques de demain et de préparer les réformes. Elle a beaucoup fait parler d’elle à l’occasion d’un rapport où elle préconisait que l’Etat puisse décréter unilatéralement qu’il devient « copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels ».


Mise à jour du 27 avril 2019 : Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2019 donnée à l’occasion de la fin du Grand débat national, Emmanuel Macron a abandonné son objectif de réduire les effectifs de la fonction publique de 120 000 postes.


Illustration de couverture : Buste de Marianne.

65 réflexions sur “Fonction publique : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

  1. Merci pour vos contributions toujours pertinentes. Ancien chef de projet dans une banque je n’ai pas d’expérience « in vivo » de la fonction publique mais les nombreux échanges avec mes proches qui travaillent ou ont travaillé dans la fonction publique (ministères, éducation nationale ou « administration sociale ») soit en tant que fonctionnaires soit en tant que consultants est exactement celle-là. Pour ne citer que deux exemples : un proche à sa sortie de l’IRA s’est vu nommé comme attaché à un directeur de service au ministère de la culture. Il n’a rencontré son directeur qu’au bout de plusieurs semaines (en attendant il n’avait rien à faire). Ce dernier lui a confié qu’il ne voyait pas très bien quelles missions lui confier n’ayant demandé un attaché « que pour la forme ». Il lui a demandé quels étaient ses loisirs et comme mon ami a évoqué la lecture ce directeur lui a conseillé d’emmener ses livres au travail en attendant. L’attente a duré près d’un an. Mon ami a demandé sa mutation en province dans un poste opérationnel et l’a obtenu. Dans une grande « administration sociale » une de mes collègues a été recrutée comme responsable de la gestion du personnel. Elle m’a avoué quelques années plus tard que l’on pouvait diminuer de 30% les effectifs et que l’on y verrait rien….enfin la vision de mes amis qui ont fait du consulting recoupe tout à fait les 80 qui font leurs horaires (avec beaucoup de réunions) et les 20 « qui se défoncent »…

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    • « Dans une grande « administration sociale » » :
      Je ne suis pas étonnée que vous mentionniez spécialement ce point. Je ne l’ai pas écrit dans l’article mais je le signale maintenant : ma petite enquête a fait apparaitre clairement que si le « régalien » et le « fisc » fonctionnent à peu près convenablement – notamment Bercy qui a en quelque sorte une obligation opérationnelle bien comprise de tous les agents de faire rentrer de l’impôt – rien ne va plus dès qu’il s’agit de l’Education nationale et des ministère à fonction « sociale ».

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      • C’est donc vous qui avez pondu ce réquisitoire… et bien je vous invite à venir partager ma semaine de travail… par contre laisser votre stylo et vos talons et munissez vous de chaussures de marche…ha et il faudra aussi porter les 10kgs de matériel parfois sur plusieurs heures…… autre chose chez nous la semaine c’est 39h pas moins de 35

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      • @Nelson
        Pauvre chou. Comme s’il n’y avait que vous qui aviez un emploi difficile. Je vous propose d’aller faire le boulot d’une caissière, d’un agent de propreté ou même d’une prostituée et on en reparle. Beaucoup de fonctionnaires n’ont aucun contact avec les clients qui les paient et c’est bien dommage.

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    • C’est certainement le cas pour des cadres comme votre ami et c’est aussi ce qui est dénoncé par les syndicats et les fonctionnaires eux même… pour la base je ne suis pas sur du tout qu’ils aient le temps de lire au boulot….

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    • Venez partager nos semaines de 42 h (heures supplémentaires non payées ) baskets obligatoires, mini jupe déconseillée, c’est sur on tient la forme avec les km parcourus et j oubliais le salaire de misère qui va avec et laissez tomber PISA vous n’êtes pas capable d’analyser….. une syndicaliste mafieuse….

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      • Venez bosser dans le privé : 50 heures semaine, 3 semaines de congés annuels, 60 cambriolages en 12 ans, donc 60 fois à se lever la nuit pour défendre son entreprise. 2 contrôles fiscaux, une usine à gaz administrative pour à peine 1500 euros par mois. Pas de mutuelle, pas de chèques restaurant, pas de chèques cadeaux pas de C.E, vous êtes malade, vous allez bosser quand même car vous pouvez crever. .la retraite calculée sur les 25 meilleures années et ce sera à 62 ans. ça fait 40 ans que toute une partie de la fonction publique se gave et vient se plaindre. J’ai un cousin qui bosse au ministère des anciens combattants : 3 heures de boulot par jour maxi, ils font tous le tour des couloirs pour boire un pot et trouver un collègue dont c’est l’anniversaire. On envoie le plus jeune chercher des gâteaux et ça vous fait jusqu’à 16 heures, heure où tout le monde se retrouve à faire ses courses au centre commercial. En fin de mois, la chef de service vient leur octroyer 15 heures supplémentaires! Mais, comme pour toute entité, la fonction publique a ses esclaves, les sans grades, ceux qui bossent pour des petits salaires, c’est ceux là qu’on va sacrifier sur l’autel des économies mal bouclées parce que le pouvoir en place n’a qu’une idée : reconduire les privilèges du haut du panier.

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  2. Surtout vous oubliez,

    Les COM où POM pays d’outre Mer, un fonctionnaires « attaché administratif » coûte 5000€/ mois juste le salaire.

    Le plus brûlant des dossiers les fonctionnaires du supra état européen exonéré d’impôt et retraite à 55 ans

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  3. Navrant
    Contractuelle pendant plus de 5ans,
    Fonctionnaire d’Etat depuis 11 ans, j’ai travaillé dans plusieurs structures publiques (territoriales où Étatiques) et je n’ai jamais vu ce que vous décrivez ici. Je fais 38h semaines et ai des rtt pour compenser comme dans le privé, on pointe aussi comme dans le privé, pas de triche possible. À l’échelle d’une entreprise de plus de 5 millions de salariés pourriez vous chére madame vous targuer de ne pas avoir quelques « boulets »? Croyez en l’engagement de la grande majorité des fonctionnaires qui aiment ce qu’ils font !
    Auriez vous chére madame des fantasmes inavoués ou des aigreurs suite à des concours infructueux ?
    PSles concours de la fonction publique sont ouverts à tous gratuits laïques et non discriminants

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    • Enfin l’EXCEPTION qui confirme la règle !

      par ailleurs quelle explication pour cette hausse catastrophique :
      1980 = 2,6 millions de fonctionnaires, 2016 = 5,6 millions !

      et puis une question: combien de fonctionnaires inutiles (hormis les régaliens) ?

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    • C’est marrant mais moi dans mon administration, qui est pourtant plutôt bien gérée pour une administration, justement, ce n’est pas ce que je vois. J’y vois 20% de gens qui se défoncent, 20% qui ralentissent tout le monde et le reste qui regarde passer les mouches en bossant mollement. Mais je suppose que c’est le fruit de mon imagination.
      Et pas de rancœur quelconque de mon côté : je sais de quoi je parle puisque je suis fonctionnaire titulaire et que j’ai bossé dans plein de services différents.

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  4. Je suis cuisinier territoriale catégorie c je commence à 6h le matin et finis à 14 H30 je fais 42h par semaine plus une semaine de travaille du soir jusqu’à 20h où sont les 35h de votre article faîte les bonnes enquêtes et sur le terrain pas dans un bureau à Paris je vous laisse j’ ai du travaille à bientôt.

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  5. @ Lisette @ Nedelec
    Je ne parle pas contre des personnes. Il y a des gens qui se dévouent à leur mission dans la fonction publique, je le sais et je l’ai dit.
    Un jour, ils ou elles ont réussi un concours, on leur a offert un poste et ils ou elles l’ont accepté, il n’y a pas de mal à ça.
    Mais je parle d’un système qui, en lui-même, est devenu trop lourd et n’est pas favorable à l’efficacité : quand on a la sécurité de l’emploi à vie et quand on n’a pas à se battre pour le chiffre d’affaires – puisque l’impôt tombe obligatoirement et si ça ne suffit pas, la dette est là – on est moins enclin à se réformer.
    Je considère que quand un pays est devenu le champion du monde de la dépense publique (56 % sur PIB) et des prélèvements obligatoires (45 %) et que dans le même temps son taux de chômage est à 9 % soit le double ou le triple de ses voisins et que ses résultats éducatifs sont, disons, « mitigés » comparativement au reste du monde (voir tests PISA, TIMSS etc.), il y a lieu de se poser des questions.
    L’organisation de l’Etat, ses missions, etc. en font évidemment partie.

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  6. Vous oubliez de parler des cabinets privés et de leurs employés qui ne sont pris que par copinage, et qu’il faut bien grâcement nourrir. Leurs tâches pourraient être donné aux fonctionnaire qui ne sont ni des nuls ni des fainéant.

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  7. Pour les consultants, il y a aussi les cabinets à un ou deux salariés qui sont embauchés par un appel d’offres bien pointu sur le critère de la compétence recherchée, une façon déguisée de donner du boulot aux copains. Il suffit de consulter les attributions de marchés pour lesquels il n’y a qu’un seul répondant et on peut aussi rigoler sur les objets de la mission assez stratosphériques, spécialement dans la communication ou la production artistique…

    Attention que le slogan de la réduction du nombre de fonctionnaires ne constitue un affichage d’abord politique, qui réduit l’affaire qu’à son aspect idéologique. Casser du fonctionnaire et du « service public », c’est le risque de donner un bâton pour se faire battre. D’abord de quels services s’agit-il ? Une « gilet jaune » évoquait la disparition des services publics dans les campagnes en y incluant les petits commerces, ce qui traduit tout de même un attachement aux services de l’Etat quelque peu embrouillé. Pour ne pas dire qu’en fait pour le consommateur, ce n’est pas le fond du problème que le service soit de l’Etat ou pas.

    En fait pour aborder le gros problème de la France, il vaudrait mieux choisir de considérer quelle qualité de service veut-on et pour quel coût avec évidemment l’objectif qu’il soit le meilleur pour le moins cher !
    Juste commencer à rappeler que le substantif « service » renvoie au verbe « servir » ; il met en fait en perspective une situation de type « dominant – dominé », la relation du serviteur au maître. Or, il faut bien constater que dans la relation citoyen–administration, le citoyen n’est pas réellement dans la position du maître : Difficulté d’obtenir un interlocuteur, amabilité, temps de réponse, efficacité, on nous annoncerait que 100% des services accueillant du public afficheront leurs résultats d’ici 2020…ou plus tard alors que ce devrait être le début du commencement de la prise de conscience.

    L’approche de l’iFRAP rejoint les estimations du leader européen de la relation client Webhelp dans un rapport remis au ministre Gérald Darmanin fin mars. L’externalisation de certains services – comme la prise de rendez-vous, l’accueil de l’usager ou la gestion des bâtiments et des finances – permettrait à l’État de réaliser jusqu’à 35 milliards d’euros d’économies en dix ans…
    Lisez le rapport de webhelp en accès gratuit (112 pages), tout y est. Il ne reste plus que la volonté politique pour externaliser les services et le transfert des fonctionnaires dans un statut privé.
    https://www.webhelp.com/fr-fr/actualites-et-idees/actualites/externalisation-services-publics-webhelp-rapport-gouvernement/

    Par exemple, Madsen Pirie, conseiller de Margaret Thatcher puis de John Major, a décrit la méthode de mise en oeuvre. Cette transformation s’achète évidemment avec chaque employé individuellement et en aucun cas par une négociation collective avec les syndicats.
    Mais il faut le courage politique et je doute que nos gouvernants actuels s’y lance maintenant, ils en ont loupé l’opportunité !
    Comme nous l’avons déjà dit, nous ne sommes pas encore à l’étape Thatcher !

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  8. Merci de ne pas mettre tout le monde dans le même panier. Je suis fonctionnaire territoriale depuis 11 ans suite à l obtention d un concours catégorie c. Je n ai jamais regardé mes heures tant j étais disponible même le week end. En comptant les retours pour les cérémonies de mariage, les réunions, les élections je faisais bien plus de 35 heures par semaine. Comme tout le monde j avais 5 semaines de congés payés et niveau salaire 1331 euros net par mois. Ah oui tout de même une prime en juillet équivalente à un 13ème mois… rien d extravagant. Je n avais pas la sensation de gaspiller l argent du contribuable par rapport à ma rémunération puisque j étais à son service. Le remerciement aujourd’hui pour mon investissement et bien aucun… aujourd’hui j ai pris une disponibilité pour suivre mon époux qui était muté et me voilà en train de faire un retour en arrière vers un emploi précaire puisque je n ai retrouvé qu’ un poste de vacataire pour 6 mois. En tant que fonctionnaire forcément pas droit au chômage puisqu on ne cotise pas… en tant que fonctionnaire territorial pas de mutation… débrouillez vous pour retrouver un poste de titulaire. Voilà je voulais juste que certains se rendent compte ce qu’ était un vrai fonctionnaire au service de la population.

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    • @ Severine Segismont

      En somme, vous nous expliquez à quel point vos conditions de travail sont mauvaises, dans votre travail de fonctionnaire. Et à quel point vous êtes peu considérée par vos supérieurs hiérarchiques.

      Et vous en concluez… qu’il faut absolument préserver le système fonctionnarial tel qu’il est, et que toute critique qui remet en cause ses fondements est injuste.

      Je ne comprends pas.

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  9. Quand on connaît pas le travail on dit rien moi fonctionnaire territoriale depuis 12 ans je fais 42 heures semaine on est 5 pour produire 1500 repas jour et en cuisinant du fais maison essentiellement alors arrêté de nous dire qu’on fait rien point d’indice gelé depuis 10ans évolution salarial tout les 4 ans minimum y en a marre de nous coller une image de gens foutites et en plus on trouve jamais de remplacement quand on a des absents c’est trop dur… Rien ne vous choqué ?

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    • « On est 5 pour produire 1500 repas jour et en cuisinant du fais maison. »

      Une chose et son contraire dans la même phrase. C’est de la cuisine industrielle, mais c’est du fait maison. Ça ne les gêne pas. Ils ne se rendent même pas compte. T’appuies sur un bouton, il en sort un slogan pré-enregistré. Ils pourraient être amputés du cerveau, que ce serait la même chose.

      Ils sont 5 pour produire 1 500 repas par jour, et bien sûr c’est la faute du capitalisme, qui les exploite honteusement (mais ils sont fonctionnaires). Chacun d’entre eux passe autant de temps pour préparer un repas qu’une ménagère à la maison, et l’horrible Etat ultra-libéral les force à en produire non pas trois ou quatre, pour leur mari et leurs enfants, mais 300. Quel esclavagisme révoltant.

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  10. Qui sont les premières victimes d’un tel système dont nul n’ignore qu’il correspond très exactement à la description de Nathalie ? Eh bien, ce sont les fonctionnaires eux-mêmes, plus précisément les meilleurs d’entre eux qui, comme l’indique ci et là leur réaction ne comptent pas leurs heures, se dévouent à leur tâche … et ne sont ni reconnus, ni rémunérés, ni promus pour ces efforts que leur système de management ne prend pas en compte. Au contraire même, puisque la règle en la matière c’est l’ancienneté (le fameux GVT) quels que soient les résultats obtenus (d’ailleurs non mesurés), l’absentéisme (dont le taux excessif est parfaitement documenté) ou l’implication dans l’amélioration de la productivité. On s’attendrait donc à ce que ces (bons) agents s’indignent de n’être pas personnellement reconnus pour leurs efforts dans un environnement qu’ils devraient eux-mêmes dénoncer, plutôt que défendre un contexte qui ne leur permet pas de l’être…

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  11. Fonctionnaire titulaire depuis presque 10 ans, après m’être donné le mal de passer un concours, comme la plupart des gens, je suis la première à demander la disparition du statut général de la fonction publique. C’est un carcan qui empêche l’administration de se moderniser, de récompenser les meilleurs et de se débarrasser des nuisibles. Parce que oui, l’administration est remplie de gens inutiles. Certes pas tous, je n’en disconviendrai jamais. Mais une part appréciable des effectifs est inutile, soit parce que les agents sont incompétents soit parce que les postes sont inutiles. Mais généralement, si les postes sont inutiles, c’est parce que les gens sont incompétents et qu’on ne sait pas quoi en faire.
    La masse salariale publique doit absolument être appréciée en y incluant les frais de prestation. C’est l’ensemble du fonctionnement qu’il faut regarder, et non pas juste la masse salariale.

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  12. La vache ! J’en étais resté aux fausses « assoces » abondamment, voire exclusivement financées par l’Etat. J’apprends qu’il y a aussi les consultants… Beaucoup plus coûteux, à n’en pas douter.

    « Ma critique ne porte pas sur les personnes individuelles qui ont un emploi de fonctionnaire. »

    C’est terrible, de ne plus pouvoir commencer un article sur la fonction publique sans devoir dire ça… Je ne suis pas raciste, mais… (début d’un article consacré à la sur-représentation de certaines ethnies ou religions parmi les délinquants). Etc.

    Et bien entendu, ces précautions oratoires ne servent à rien. Vous avez toujours, comme on le constate à l’instant, des fonctionnaires aigris qui pensent que le monde tourne autour de leur nombril, et qui viennent faire leur petit copier-coller de rigueur. Exactement comme dans les affaires de « racisme ».

    « Le taux d’administration de la France est relativement élevé. »

    Au pôle Nord, il fait relativement froid. L’Etat se fout relativement de notre gueule. Etc.

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    • Je précise que j’ai rajouté le « préambule » en cours de journée.
      J’en profite pour dire que cet article a reçu vraiment beaucoup de vues, beaucoup plus que je n’en ai jamais reçu en un jour ; les lecteurs ne connaissaient donc probablement pas la tournure libérale de ce blog. J’ai préféré donner un peu de contexte.
      Donc pour les vues : 6 500 aujourd’hui pour l’instant, dont 5 860 sur l’article.

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  13. @ Vengeuse Masquée

    « Fonctionnaire titulaire depuis presque 10 ans, après m’être donné le mal de passer un concours, comme la plupart des gens, je suis la première à demander la disparition du statut général de la fonction publique. »

    Ceci devrait être une réaction sinon majoritaire, du moins banale. Or, elle est parfaitement exceptionnelle.

    La preuve que l’anti-fonctionnarisme de principe est pleinement justifié, c’est précisément qu’on ne peut écrire un article tel que celui-ci, tout à fait objectif et étayé, sans qu’aussitôt, une nuée de fonctionnaires ne sorte de nulle part pour s’indigner, protester que eux, au contraire, etc.

    On ne demande même pas aux fonctionnaires de protester contre le système fonctionnarial — quoique ce serait la moindre des choses, pour au moins une part d’entre eux. La plupart des autres corporations sont parfaitement capables de faire l’auto-critique de leur milieu, sans pour autant se sentir diminuées, atteintes dans leur honneur et leurs qualités professionnelles, etc.

    On demande simplement aux fonctionaires de distinguer leur nombril du système pour lequel ils travaillent, d’accepter que les Français aient le droit de critiquer ce système, et ce d’autant plus que c’est eux qui le financent. On leur demande, au minimum, d’avoir la décence de la boucler — ou alors, d’apporter des objections pertinentes, argumentées, de portée générale, aussi sérieuses que le présent article, et non des imbécillités de mauvaise foi du style : moi, je travaille beaucoup.

    Comme si c’était pertinent, et comme si c’était vérifiable.

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  14. Venez partager nos semaines de 42 h (heures supplémentaires non payées ) baskets obligatoires, mini jupe déconseillée, c’est sur on tient la forme avec les km parcourus et j oubliais le salaire de misère qui va avec et laissez tomber PISA vous n’êtes pas capable d’analyser….. une syndicaliste mafieuse….

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      • Hahaha… les trolls Degauche n’en font jamais d’autres…

        Au passage, cela démontre non seulement la propension des fonctionnaires à la tricherie (pardon : seulement celle des fonctionnaires de gauche qui « travaillent beaucoup », et qui s’en vantent encore plus), mais cela démontre qu’ils n’ont même pas la connaissance la plus élémentaire du fonctionnement d’un ordinateur et d’Internet.

        Croire qu’on peut se dissimuler avec des procédés aussi grossiers…

        Etonnez-vous, après cela, que les administrations se fracassent régulièrement sur des projets informatiques épouvantablement mal gérés : logiciel Louvois de paie des militaires, logiciel du RSI… la liste est interminable.

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  15. Il est indécent de se juger soi-même, de s’auto-féliciter, congratuler et voire être dithyrambique vis à vis des fonctionnaires comme soi-même, qui comme chacun sait ne commettent aucunes fautes, sont « ABSOLUMENT » indispensables, sans qui la terre cesserait de tourner et par dessus tout l’ETAT serait inefficace sans eux qui se dévouent, que dis-je, se sacrifient corps et « âmes » (pas sûr) à la « chose » publique.

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  16. Les réactions outrées de certains fonctionnaires qui travaillent beaucoup sont très révélatrices de la situation. Dès qu’on parle de réduire le nombre de fonctionnaires on nous sort les infirmières et les policiers… Ici chacun y va de son témoignage éloquent. Des fonctionnaires dévoués, ça existe, chacun en a dans son entourage. Et heureusement car ce sont eux qui font tourner la machine. La question n’est évidemment pas là. Ce n’est pas une question de personnes, mais une question d’organisation.

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  17. Ce que l’on ne voit pas ce sont les conséquences du million de postes de fonctionnaires en trop dans ce pays. Rappelons qu’un poste de fonctionnaire supprimé c’est entre 2 et 5 postes créés dans le privé (chiffre variable suivant les pays). Exemple: Cameron a supprimé en 2 ans au Royaume Uni 600.000 postes de fonctionnaires et dans le même temps 1.200.000 postes ont été créés dans le privé.

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    • C’est en effet ce que j’explique dans l’article que je donne en lien sur les horaires de travail des fonctionnaires :

      « Evidemment, cette façon de voir les choses ne peut convenir à nos syndicats préférés :

      « Alors que le pays compte des millions de chômeurs, et que les conditions de travail de celles et ceux qui ont un emploi se dégradent, allonger le temps de travail est une absurdité. »

      Au contraire, ils nous enjoignent de le baisser et d’embaucher tant et plus de fonctionnaires pour faire refluer le chômage. C’est une solution de court terme qui a toujours beaucoup plu aux syndicats et aux dirigeants politiques, que ce soit via des emplois aidés ou via des embauches directes.

      Petit problème, cela n’a jamais marché. Ni en France où le taux de chômage reste élevé (9,2 %), atteignant plus du double de ceux du Royaume-Uni (4,1 %) et de l’Allemagne (3,4 %), ni par exemple en Grèce qui avait pris la mauvaise habitude d’ajuster son taux de chômage par des emplois publics avec les résultas remarquables que l’on sait.

      C’est même tout le contraire qui se passe. En 2015, le Royaume-Uni avait déjà un taux de chômage fort bas à 5,2 %. Cette année-là, son économie a créé 500 000 emplois dans le secteur privé, portant les créations à 2,5 millions depuis 2010. Dans le même temps, 613 000 emplois avaient été supprimés dans la fonction publique. »

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    • je ne sais pas répondre pour le RU mais je peux vous donner l’exemple de l’école en Allemagne par exemple: là où nous avons des postes de surveillants, de cuisiniers, de « techniciens de surface » payés par les communes en France, les Allemands ne s’embêtent pas avec tout ça et dans les écoles, il n’y a ni surveillant (les profs comptent sur la bonne tenue des élèves…) ni cuisinier (les élèvent bouffent comme ils peuvent au snack du coin de la rue…) ni technicien de surface (les élèves s’inscrivent à un tour de balai dans les classes et les parents paient à la réunion de rentrée pour une femme de ménage qui passera dans les toilettes une fois par semaine…)
      si c’est ça le progrès, moi je dis, vive l’administration française!

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      • Et ben moi, je dis vive le système allemand !
        « les profs comptent sur la bonne tenue des élèves… » et pourquoi les élèves français auraient-ils besoin d’un garde-chiourme ?
        « les élèvent bouffent comme ils peuvent au snack du coin de la rue… » et alors on leur a pas appris les petits français comment il fallait bouffer ?
        « les élèves s’inscrivent à un tour de balai dans les classes et les parents paient à la réunion de rentrée pour une femme de ménage qui passera dans les toilettes une fois par semaine… » ça fait du bien d’apprendre à se servir d’un balai, on apprend énormément de chose surtout à balayer dans les coins; Absolument sûr que Macron n’a jamais appris à faire cela ! Et que les parents payent, ça leur fait du bien sinon ils ont qu’à aller les faire à tour de rôle les chiottes de leurs petits.

        Ce commentaire est très révélateur de cet état d’esprit qui attend tout (sinon reste paralysé) de l’Etat-providence de la conception au cercueil et même au-delà !
        C’est comme ça qu’on aboutit à la tragique paralysie de mai 40 dirigée par des pleurnichards ! comme le gueulait autrefois ma prof de latin.
        Ah la belle « administration française » !

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      • @ Tino

        Exactement. Concernant le ménage, il paraît que les petits Japonais sont contraints de passer le balai dans leur classe avant de rentrer à la maison. Je n’ai pas vérifié, mais ça me paraît vraisemblable.

        L’existence de cantines scolaires n’est pas en soi critiquable, mais l’attitude consistant à tout attendre de l’Etat est bien le problème.

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      • @Tino
        pas de surveillant= pas de contrôle d’assiduité, pas de discipline, pas de sécurité, pas de temps non plus pour les profs.
        pas de cuisinier= malbouffe des enfants qui ne mangent que des snacks ou macdo… ou rien
        pas de ménage= service des élèves peu ou mal fait, de toute façon non contrôlé
        vous prenez les Allemands pour des anges bien soignés bien peignés avec la raie sur le côté et qui marchent au pas? ils ont un peu évolué depuis votre époque d’avant guerre… ni plus ni moins ados que les petits Français.
        Entre payer un impôt local pour que ce travail soit fait par des fonctionnaires et payer une femme de ménage dans le privé, cela revient au même financièrement, non?

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      • @ Françoise

        « Entre payer un impôt local pour que ce travail soit fait par des fonctionnaires et payer une femme de ménage dans le privé, cela revient au même financièrement, non ? »

        Eh bien ! dans ce cas, payons une femme de ménage dans le privé… Non ? Ah bon ? Pourquoi ?

        Voyez, il n’y a même pas besoin de forcer pour montrer à quel point les Français sont intoxiqués par la drogue étatiste et gauchiste. La solution par défaut est celle de gauche. La gauche a raison par définition, à moins que la droite et les libéraux ne démontrent qu’elle a tort, et dans ce cas, ses arguments sont systématiquement rejetés sans examen.

        Les libéraux ont amplement prouvé pourquoi un emploi dans le privé était préférable à un emploi dans le public — et vous en avez la démonstration dans ce fil même, mais visiblement, vous ne vous êtes pas donnée la peine de lire. Ne parlons pas du reste de ce blog, et de l’ensemble des travaux libéraux.

        Quant à vous, et aux étatistes en général, ils ne nous ont jamais prouvé pourquoi il serait mieux d’avoir une femme de ménage fonctionnaire, plutôt qu’une femme de ménage normale.

        C’est comme ça et puis c’est tout. C’est « dans l’ADN de la France ». Il a bon dos, l’ADN de la France… Parlons plutôt de l’ADN du communisme.

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      • Laissez-moi vous informer sur les contrats zéro-heure dont vous ignorez manifestement tout :

        « D’après Natacha Polony, lorsque vous avez un contrat zéro-heure en Angleterre, « on vous appelle de temps en temps et on vous dit : vous allez pouvoir travailler une heure, et ensuite on vous laisse. » Ces contrats seraient donc synonymes de précarité et de pauvreté galopantes.
        Or les dernières données publiées sur le marché de l’emploi du Royaume-Uni par l’Office for National Statistics (l’équivalent britannique de notre INSEE) sont assez différentes : le taux de chômage y est de 5,2 %, soit la moitié du nôtre, plus de 500 000 emplois ont été créés en 2015, les CDI à temps complet ont représenté les deux tiers de ces créations, tandis que les contrats zéro-heure ne représentent que 2,3 % des emplois sur un total de 31 millions.
        Loin de se limiter à une heure par-ci par-là, ils permettent de travailler en moyenne 26 heures par semaine contre 32 heures en moyenne pour les autres emplois. De plus, les principaux bénéficiaires de ces contrats sont les jeunes de 16 à 24 ans. A comparer à notre taux de chômage des jeunes qui était de 25,9 % à fin 2015 contre 13,5 % au Royaume-Uni. Dans le même temps, l’emploi public a considérablement diminué. Natacha Polony avait-elle ces chiffres en tête quand elle s’amusait à nous faire peur à grand renfort d’indignation sociale et solidaire ? »

        Extrait de cet article : Travail et libéralisme : « C’est fou, les malentendus idéologiques ! »
        https://leblogdenathaliemp.com/2016/05/31/travail-et-liberalisme-cest-fou-les-malentendus-ideologiques/

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  18. Robert Marchenoir a créé un nouveau métier du web: videur de blog (adaptation numérique du « bouncer » de boîte de nuit!). Je ne sais pas pourquoi, mais il me semblait que le thème allait susciter plusieurs commentaires de sa part 🙂

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  19. Pingback: Fonction publique : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas | Contrepoints

  20. @ Nathalie MP
    il est un peu pénible sur ce blog de se faire traiter en même temps de gaucho et de facho dès qu’on n’est pas dans la pensée unique de vos lecteurs.
    vous pourriez modérer plus sérieusement les commentaires?

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  21. Françoise, ce n’est pas à vous de juger du bien fondé d’un nombre stupéfiant de fonctions au seing de l’état, de leur utilité ou de leur inanité, ce sont les citoyens en dehors de toute influence étatique et d’esprit de corps qui ont ce droit imprescriptible à travers leurs élus y compris de vous faire entendre raison !
    N’oubliez pas que vous êtes au service d’abord et avant tout de vos concitoyens, à vous de vous plaindre auprès de votre hiérarchie si vous le désirez, mais certainement pas ici, sinon démissionnez puisque vous seriez si mal lotie . . .

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    • Vous qui êtes en dehors de toute influence étatique: vous ne roulez pas sur les routes, à vélo bien sûr? vous n’envoyez pas vos enfants à l’école? vous mangez le produit de votre jardin? vous vous éclairez à la bougie? vous avez barbelé votre propriété pour assurer votre propre sécurité? vous ne votez pas?
      celui qui revendique cela, ça s’appelle un anarchiste… et ça n’a pas droit de cité.

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      • si il vous faut absolument une classification je serais plutôt minarchiste libéral si tant est que vous sachiez pondérer vos propos, je suppose que vous n’imaginez pas ce que j’ai pu contribuer à construire en tant qu’ingénieur et je vous laisse à vos barbelés

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  22. @ Zelectron :
    « Françoise, ce n’est pas à vous de juger du bien fondé »

    Très mauvaise formule. Tout le monde est invité à réfléchir à l’organisation du pays. Il est évident que les élus ont tout intérêt à voir le rayon d’action de l’Etat s’étendre le plus loin possible, ce qui met un grand nombre d’électeurs à leur merci via des postes, des subventions, des aides en tout genre, mais de grâce ne décidez pas de qui a le droit de s’exprimer ou pas.

    @ Françoise :

    Je ne fais pas de modération. Je fais de temps en temps de petits rappels à l’orde et j’ai aussi décidé de ne pas publier 4 commentaires :
    – L’un utilisait le pseudo « Le blog de Nathalie MP » ce qui pouvait prêter à confusion
    – Le second était un copié coller présenté comme le texte du commentateur d’un article qu’il se trouve que j’avais déjà lu ailleurs.
    – Le troisième (toute une série en fait) venait d’un commentateur qui change tout le temps de pseudo.
    – Et récemment, j’ai refusé un commentaire d’un nouveau venu qui ne commentait nullement l’article mais venait jouer la mouche du coche malsaine autour d’un autre commentateur.
    Tous ces gens ont été avisés par email des raisons ci-dessus.

    Sur le plan des idées, le mieux, c’est encore de donner ses arguments, ses exemples, etc… et dire pour quelles raisons cela incite à penser de telle ou telle façon.

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