Chômage : on a tout essayé ?

Fin d’une époque, avant-hier, au Ministère du travail. La DARES, sa direction des études et des statistiques, nous livrait pour la dernière fois son analyse mensuelle des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi. Cet indicateur très attendu du temps où François Hollande avait pris l’engagement (régulièrement repoussé) d’inverser la courbe du chômage n’est plus considéré comme significatif du fait de ses embarrassantes variations trop erratiques d’un mois sur l’autre.

Ainsi que je l’expliquais dans l’article « Chômage : avec Macron, le changement, c’est dans les stats ? », il adoptera dorénavant un rythme trimestriel à la demande de la ministre du travail Muriel Pénicaud, afin de permettre, espère-t-elle, une meilleure lecture des tendances profondes de l’emploi – ou plutôt du non-emploi – en France.

• J’en conclus que les comparaisons annuelles sont certainement encore plus pertinentes. Donc ne nous privons pas, la DARES vient justement de nous communiquer les chiffres arrêtés à fin décembre 2017, ce qui permet de faire un petit bilan pour 2016 et 2017 :

Evolution du nombre de demandeurs d’emploi en France
Sources : DARES, sauf 2007 : presse – Grandeurs en milliers, sauf 2007 : millions.

Mai 2007 Mai 2012 Déc 2015 Déc 2016 Mai 2017 Déc 2017 17/16 En %
Métropole              
Cat. A 2,1 2 922,1 3 580,5 3 467,1 3 494,1 3 451,4 -15,7 -0,5%
ABC 3,2 4 347,1 5 478,0 5 463,8 5 560,8 5 612,3 148,5 2,7%
D & E 612,9 698,8 761,7 716,5 665,7 -96,0
France entière              
Cat. A   3 163,9 3 840,6 3 722,5 3 750,9 3 709,5 -13,0 -0,3%
ABC   4 621,0 5 782,2 5 764,7 5 864,0 5 920,6 155,9 2,7%

Les deux dernières colonnes donnent l’évolution des demandeurs d’emploi au cours de 2017 en nombre et en pourcentage par rapport à décembre 2016. On observe donc une sorte de « stagnation à la hausse » même si on est passé par des hauts et des bas pendant l’année comme en témoigne par exemple le pic de mai 2017.

Les derniers socialistes orthodoxes pourront éventuellement tenter un ultime baroud d’honneur en claironnant qu’en 2016, année où la fine politique de François Hollande avait donné toute sa formidable puissance, il y avait bel et bien eu retournement de la courbe avec une baisse de plus de 100 000 demandeurs d’emploi en catégorie A, celle des personnes complètement sans emploi.

Mais c’est déjà moins vrai quand on tient compte des catégories B et C (personnes ayant eu dans le mois un travail de courte durée). Et de toute façon, on se rappellera que François Hollande avait annoncé officiellement dans ses voeux pour 2016 sa volonté de mettre 500 000 personnes en formation d’ici la fin de son quinquennat. Et de fait, on lit dans le tableau ci-dessus que les catégories D et E (personnes non immédiatement disponibles en raison de stage ou formation) ont beaucoup augmenté en 2016 pour diminuer de près de 100 000 personnes en 2017.

Conclusion : Les chiffres de fin 2017 ont l’avantage d’être moins pollués que précédemment par les mises en formation, les emplois aidés etc…, mais dans l’ensemble, après la forte hausse consécutive à la crise de 2008, le nombre de demandeurs d’emploi en France entière stagne depuis 2015 à environ 3,7 millions de personnes pour la catégorie A et 5,9 millions de personnes pour les catégories A, B et C. Pas de baisse franche à signaler.

Ce résultat pas très folichon en lui-même devient terriblement angoissant quand on commence à faire des comparaisons avec les autres pays de l’Union européenne (UE).

En moyenne, le taux de chômage dans l’UE a augmenté à partir de la crise de 2008 pour atteindre un maximum de 11 % environ en 2013 (12 % pour la zone euro) et redescendre ensuite pour se retrouver aujourd’hui plus très loin de son niveau d’avant-crise (courbes ci-dessus). En novembre 2017, la moyenne européenne était à 7,3 %, l’Allemagne à 3,6 % et le Royaume-Uni à 4,2 % quand la France était à 9,2 %.

A ce stade, il est utile de préciser que pour ses stats, l’UE utilise les chiffres communiqués par l’INSEE. Ceux-ci sont calculés conformément aux définitions du Bureau international du travail afin de permettre les comparaisons internationales. Ils correspondent en principe à la catégorie A de la DARES, mais depuis 2010 on observe une divergence significative et fâcheuse entre les communications des deux administrations.

A fin septembre 2017, l’INSEE évaluait le taux de chômage à 9,7 % en France entière, soit 2,88 millions de chômeurs, tandis que la DARES était à 3,7 millions en catégorie A. Il est vrai que l’INSEE dispose en plus d’une catégorie insaisissable appelée « halo autour du chômage »… Si on appliquait à la population active le nombre de chômeurs de la DARES, ce serait un taux de chômage de 12,5 % environ qu’il faudrait constater.

Mais quoi qu’il en soit, même à 9 % et quelques, la France reste irrémédiablement du côté des pays les moins performants avec l’Espagne, la Grèce et l’Italie.

• Irrémédiablement. Et pourtant, on en a eu, des promesses politiques sur la baisse du chômage ! On en a essayé, des remèdes ! D’après Mitterrand en 1993, on aurait même tout essayé !

Et il est vrai que quand on met bout à bout les 35 heures (censées permettre le « partage » du travail), les emplois d’avenir et toutes les variétés possibles d’emplois financés par l’Etat (surtout en période pré-électorale), les grands travaux et les grands emprunts pour créer de l’activité (artificiellement, hélas) et toute la vaste nébuleuse de la formation, on pourrait penser qu’on a épuisé toute la panoplie de la lutte anti-chômage.

A vrai dire, ce faisant, on a surtout pioché dans la boîte à outils keynésienne. En vain, apparemment. Aussi, déjà sous le quinquennat de François Hollande, est apparu un nouveau concept, la flexi-sécurité. Notre marché du travail est trop rigide, le coût du travail est trop élevé par rapport à la concurrence, alors introduisons avec prudence un peu de flexibilité qui libère les entrepreneurs tout en assurant la sécurité qui protège les travailleurs ! 

Et c’est ainsi que nous avons eu les baisses de charges sur les bas salaires et la réforme du code du travail. Il est maintenant question d’aller plus loin en réformant l’assurance chômage (parmi les plus généreuses de l’OCDE) et la formation. Tous ces chantiers sont importants et doivent être entrepris. Mais quand on voit la façon très douce, voire superficielle, avec laquelle le code du travail a été retouché, on se demande si le reste du processus ira plus loin qu’un simple toilettage.

Il est désagréablement frappant de constater à quel point d’année en année les sujets d’importance ne sont pas abordés et à quel point on nous amuse avec des mesures purement décoratives qui n’ont aucune chance d’avoir le moindre impact contre le chômage. Je pense par exemple à ces usines à gaz que sont le compte pénibilité (devenu compte professionnel de prévention dans les ordonnances travail) ou le compte personnel d’activité qui englobe le précédent. Ce faisant, on donne à fond, mais de façon purement formelle, dans l’aspect sécurité de l’emploi, bien-être du salarié … tandis que la partie flexibilité est fort peu abordée.

Les 35 heures, malgré leur échec sur l’emploi et leur implication certaine dans la désorganisation de moult entreprises et services publics (l’hôpital, par exemple) restent la base de l’horaire de travail. Quant au salaire minimum, dont un groupe d’experts avait proposé récemment de revoir l’indexation automatique sur l’inflation, il vient d’être conforté dans sa forme actuelle par Bruno Le Maire.

Le ministre considère qu’une telle décision de désindexation aurait « du mal à être comprise » par les personnes concernées. Ne parlons même pas de sa baisse. On sait pourtant, que le SMIC, indexé ou pas, forme une barrière à l’entrée sur le marché du travail des personnes les moins formées. D’où chômage, chômage et re-chômage de masse.

Dans le même temps, il est question de s’attaquer à la formation professionnelle, véritable maquis complètement hors marché, ultra-complexe et incontrôlé, maintes fois épinglé par la Cour des Comptes, qui fait circuler des milliards d’euros entre l’Etat, les régions et les organismes paritaires de formation pour des résultats le plus souvent douteux et parfois carrément frauduleux.

Mais imaginons (rêvons) qu’on introduise plus de souplesse dans le salaire minimum. Cela permettrait de faire entrer dans l’emploi ces personnes peu ou pas formées, souvent des jeunes, que les employeurs n’embaucheront jamais au niveau actuel du SMIC, d’autant que former un nouveau salarié exige toujours qu’un employeur ou un employé expérimenté y consacre du temps qu’il passerait autrement à s’occuper de ses clients, de ses contrats et de sa production.

Mais si le salaire est plus bas, le surcoût lié à la formation baisse et le nouveau salarié obtient la chance de pouvoir être formé directement de façon opérationnelle dans un domaine professionnel précis plutôt que de rester au chômage et suivre, peut-être, une vague formation mal définie. Acquérant ainsi une première expérience, son employabilité est considérablement améliorée pour la suite.

En réalité, la vraie question consiste moins à lutter spécifiquement contre le chômage que de se positionner de façon plus large dans un cercle économique vertueux. De nombreux domaines sont concernés car tout fonctionne ensemble. Le code du travail, le coût du travail, l’horaire légal et les réglementations délirantes sont à revoir ; mais également tout notre système actuel de fiscalité et de dépense publique, d’Etat stratège et d’Etat providence, afin de laisser les capitaux se réorienter vers les activités productives.

C’est une libération complète des énergies qui est nécessaire, ainsi qu’un retour à une saine et large concurrence qui fait prendre les bonnes décisions. L’assouplissement du SMIC est une piste importante, et ce qui est certain, c’est que ça n’a jamais été essayé. Normal, ce serait de la folie et le comble de l’injustice sociale ! m’objecte-t-on. Effectivement, si on préfère le chômage, surtout ne changeons rien.


Illustration de couverture : Carte du chômage dans l’Union européenne à fin novembre 2017.

15 réflexions sur “Chômage : on a tout essayé ?

  1. Le chômage va être examiné tous les trois mois, ce qui permettra d’en parler trois fois moins, une façon de mettre discrètement sous le tapis un sujet qui fâche.
    Dans le domaine des statistiques, le décompte du nombre de tués par accident de la route est, lui aussi, calculé mensuellement, il est tout aussi erratique, mais comme les brusques sursauts que l’on observe (exemple un accident de bus fait immédiatement monter le chiffre) permettent de justifier les mesures taxatoires de radars réglés à 80 km/h.
    Ce qui prouve, mais qui en doutait, que les statistiques sont manipulées sans vergogne, on lisse le chômage pour dédouaner l’Etat, mais on amplifie les écarts pour les accidents de la route pour accuser les conducteurs-rices.

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  2. En France le salaire minimal relève de l’ordre public (il intervient partout). Pour de la souplesse et prendre exemple sur ce qui fonctionne chez nos voisins européens (dans zone et hors zone) où le salaire minimal relève de la discrétion de l’employeur avec le concours syndical, il faudrait un changement radical de la mission des nôtres. En France, ils jouissent d’une rente de situation (= inefficacité) et coûtent à l’entreprise. Mettre fin à leur financement public serait un bon début. Même si ce n’est pas dans son intérêt un employeur peut être tenter d’exploiter le salarié. Aussi, pour l’avenir économique via la prospérité du secteur marchand le syndicat devrait fonctionner comme une entreprise et voir plutôt que son propre intérêt l’avantage économique des échanges gagnants-gagnants.

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  3. La seule chose qui n’a pas été essayée est la liberté. Faites tomber tous les carcans bureaucratiques édictés par des gens qui n’ont jamais fichu les pieds dans une entreprises, adoptez un code du travail comme le suisse qui doit faire 50 pages, laissez la liberté des contrats, et je vous parie que ça ira déjà mieux. Reste le coût du travail, mais est il rédhibitoire ?

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  4. @ Daniel et @ Zen Aztec : En effet. Ce qui est certain, c’est que depuis l’élection de Macron on ne parle plus du tout du chômage. J’avais abordé cette question dans l’article :
    « Chômage : avec Macron, le changement, c’est dans les stats ? »

    @ Maryse Bellettre :
    « un employeur peut être tenter d’exploiter le salarié. » : si c’est un escroc, oui, et il doit être puni pour cela. Mais dans une situation de concurrence, ce n’est pas vraiment ce qu’il se passe. Voir par exemple le salaire horaire des femmes de ménages qui va bien au-delà du smic, ou celui des stagiaires qui peut aussi monter très haut, bien au-delà du minimum légal. Les employeurs aussi sont en concurrence pour recruter, à condition que le marché soit le plus libre possible.

    @ Le Gnôme
    Exactement. Le coût du travail repose sur la partie purement salaire qui doit être un ajustement du marché selon les besoins et les qualifications, puis sur la partie assurances chômage, retraite et santé qui relève de notre Etat providence. On pourrait très bien imaginer que cette partie sorte de la négociation salariale pour être laissée au choix de chacun, mais ça ….

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    • Vous avez raison de dire que dans une situation de concurrence ce n’est pas vraiment ce qui se passe. Effectivement, l’employeur n’est pas un « exploiteur » mais j’ai employé le terme « tenter » exprès car on ne peut nier, toutefois, l’existence de petites « surprises » dommageables pour le salarié même si c’est un fait marginal ! J’aime et respecte le monde de l’entreprise !

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  5. Le chômage en France résulte du socialisme endémique qui phagocyte la quasi totalité de l’appareil d’état débordant largement sur la classe politique, sans compter sur un syndicalisme qui croit plus à la grève avant de discuter, exposer débattre . . .

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  6. Comme disait Churchill : je ne crois qu’aux statistiques que j’ai moi-même falsifiées !

    Effectivement donner aux employeurs l’envie d’embaucher en desserrant les contraintes et en leur donnant ainsi l’envie d’investir avec une fiscalité stable (et des charges sociales) et à un niveau voisin des pays qui nous concurrencent. Ce sont là plusieurs gros chantiers de détricotage.
    Ensuite, il y a la mise en relation employeurs-chômeurs et là on peut pas dire que pôle emploi brille par son efficacité :
    « La Cour des comptes dressait à 5 milliards d’euros le budget de Pôle Emploi, avec un effectif de 50 000 collaborateurs sur le territoire. Vu les résultats, peut-être qu’enterrer définitivement ce dinosaure et donner un chèque à chaque demandeur d’emploi, équivalant à un pourcentage du budget de l’institution, pour profiter d’un coaching personnalisé serait plus judicieux. »
    http://www.entreprise.news/pole-emploi-toujours-plus-depasse-narrive-plus-a-rattraper-erreurs/
    Pourtant des solutions ont été mise en oeuvre ailleurs avec des résultats :
    « L’horrible » Cameron avait utilisé des prestataires privés qui pour l’essentiel étaient payés au résultat, plusieurs milliers de livres, jusqu’à près de 14.000 livres, selon le profil de la personne, versés quand celle-ci a retrouvé un emploi stable…
    http://www.contrepoints.org/2014/12/01/189921-les-succes-de-la-big-society-de-david-cameron
    Ou les australiens :avec le réseau pour l’emploi (Jobactive) :
    http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/reseau-pour-lemploi-le-cas-australien

    Mais tout cela est bien trop affreux, vous n’y pensez pas !

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  7. Dans un pays aux ressources quasiment figées il est écrasant d’évidence qu’on ne peut faire droit tout à la fois aux prétentions salariales des pléthores de fonctionnaires et aux besoins de la société civile notamment d’entreprises. On peut noter cependant que les 1 à 2% actuels d’accroissement du PIB annuel sont siphonnés par l’état omnipotent, qui se sert d’abord et laisse la portion congrue à ceux qui font ce PIB, c’est à dire les entreprises.

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  8. Parfait résumé des incohérences du marché du travail français englué dans ses positions irréformables (SMIC, 35 heures..) conduisant au 1er taux de chômage de masse des pays de l’OCDE.
    L’une des causes majeures de l’échec français en la matière résulte d’une vision encore marxiste du marché du travail, considérant que les entreprises étant des lieux d’exploitation exclusive des salariés se nourrissant de la « plus-value » qu’ils dégagent, doivent en contrepartie payer la solidarité qu’elle leur doit, indépendamment de la réalité (productivité) du travail accompli.
    Ainsi le SMIC doit-il rémunérer non seulement le travail du salarié mais lui accorder un niveau de vie « décent » quel que soit sa productivité et les résultats réels de l’entreprise.
    Idem pour les 35 heures, format horaire uniforme et standard représentant le temps de travail « décent » qu’ un salarié ne doit pas dépasser partout et en tout temps, quel que soit le contexte économique de l’entreprise, quelle que soit son activité, quels que soient ses cycles de production, quel que soit son marché, quels que soient ses résultats.
    Traîner un cadre règlementaire pareil dans un monde ouvert, concurrentiel, où l’agilité, la prise de risques, la remise en question des existants est une nécessité de survie conduit mécaniquement aux chiffres cités dans l’article … au détriment final de ceux que ce boulet est censé protéger.
    Le dogme plus fort que la réalité, mais jusqu’à quand ?

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    • En effet, malgré tous les discours larmoyants sur le chômage qui est une plaie etc.., on se demande s’il n’y a pas finalement une préférence pour le chômage rémunéré plutôt que pour l’emploi marchand.
      On observe que toutes les tentative pour ramener l’indemnisation du chômage aux niveaux courants dans l’OCDE (en matière de % de salaire, durée etc..) provoquent une levée de boucliers. Et pourtant, de trop bonnes conditions d’indemnisation ne poussent pas les gens à se motiver à fond pour chercher du travail. Ce n’est pas inhumain de le dire, c’est plutôt la nature humaine. Mais ça n’aide pas à faire rentrer les gens dans l’emploi.

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