Sur l’encyclique « Laudato Si' » du pape François

—->   Cet article a également été publié le lundi 22 juin 2015 sur     logo-cp

L’encyclique Laudato Si’ que le pape François a publiée jeudi 18 juin dernier se présente d’emblée comme un manifeste très engagé pour une « écologie intégrale » à haute teneur anti-libérale. Je la ressens comme une pierre dans mon jardin de chrétienne et libérale. Si vous consultez la page A propos de ce blog, vous verrez que le projet de « réconcilier le catholicisme avec le libéralisme » figure explicitement dans ma profession de foi.

En utilisant le terme réconcilier, je prenais déjà acte d’un certain malaise entre l’Eglise et les thèses libérales, mais cela me semblait plus relever du malentendu que de l’antagonisme de fond. Après tout, les économistes du XVIIIème siècle fondateurs du libéralisme étaient pour la plupart des chrétiens et leurs travaux sur le comment et le pourquoi de la « Richesse des Nations » n’avaient pas d’autres buts que d’améliorer la condition humaine. Or l’encyclique Laudato Si’ du pape François semble au contraire consacrer l’absolue divergence du christianisme et du libéralisme. Impossible, donc, de détourner le regard. 

A titre de sauvegarde mentale personnelle, j’ai commencé par vérifier les contours exacts de l’infaillibilité pontificale. Il s’agit d’un dogme de 1870, plutôt circonstanciel, visant à répondre à la perte d’autorité de l’Eglise dans la société. Il s’exerce de façon très limitée, uniquement sur les questions de doctrine de la foi, c’est-à-dire essentiellement sur les termes du Credo. Les prises de position personnelles, les enseignements de circonstance, même très officiels comme les encycliques, en sont exclus.

Il aurait été de toute façon extrêmement difficile de détourner le regard tant Laudato Si’ a été accueillie à bras ouverts et à grand renfort de congratulations extasiées par tous ceux qui dans le monde et en France sont à la pointe de la croisade pour « sauver le climat » et « sauver la planète. » L’encyclique est en préparation depuis 2013, et j’absous bien volontiers le pape du moindre opportunisme dans sa publication, mais quel cadeau extraordinaire en vue de la Conférence climat COP21 qui se déroulera à Paris en décembre prochain !

Comme je l’ai déjà expliqué, la France est l’hôte de cette réunion internationale sur le climat dont l’objectif est de rallier tous les pays à l’idée de réduire leurs émissions de CO2 afin de limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici 2100. Dans son encyclique, François le place au coeur des défis de notre temps et prend acte de la responsabilité humaine dans ce problème :

Il n’est pas étonnant dès lors que le pape ait été entendu cinq sur cinq à Paris. François Hollande ne se déplace jamais sans dire et redire qu’il faut absolument que la Conférence Climat soit un succès et il a exprimé le souhait que « la voix particulière » du pape soit « entendue sur tous les continents, au-delà des seuls croyants. » De son côté, Laurent Fabius a salué « un geste sans précédent » et « une contribution importante pour le succès de la COP21. » Pour Nicolas Hulot, « cette encyclique est un texte puissant et éclairant, et surtout un renfort inespéré. Notamment pour tous ceux qui estiment que l’humanité a un rendez-vous avec elle-même, début décembre à Paris à l’occasion de la conférence Climat. »  

Que nous dit précisément le pape François dans son encyclique qui comprend pas loin de 200 pages ? Titrée Laudato Si’ c’est-à-dire « Loué sois-tu » d’après le début d’un Cantique des créatures de Saint François d’Assise, et sous-titrée « Sur la sauvegarde de la maison commune », elle trouve son origine directe dans l’émerveillement de Saint François d’Assise face à notre soeur la Terre. Ce saint incarne « jusqu’à quel point sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement dans la société. »

Le pape décline cette attitude en s’appuyant sur deux prédicats : 1. « Tout est lié », écologie, politique, économie, culture et rapport à l’humain, et 2. « Tout nous est donné », la destination universelle des biens primant sur le droit de propriété. L’ensemble de l’encyclique constitue un plaidoyer en faveur d’une « écologie intégrale », aussi bien environnementale, qu’humaine et sociale.

Souhaitant s’adresser au monde et pas seulement aux catholiques, le pape nous invite alors à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète. Bien que reconnaissant que « l’Église n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique » il prend acte du consensus scientifique très puissant sur le réchauffement climatique dans lequel il place l’homme comme le premier responsable et il appelle l’humanité à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement. Il estime de plus que les pays riches du Nord ont une dette écologique vis-à-vis des pays pauvres du Sud en raison du déséquilibre des échanges commerciaux et de l’utilisation disproportionnée qui est faite des ressources naturelles.

Le pape constate l’échec des sommets internationaux et l’attribue à la soumission de la politique à la technologie et à la finance. Il réfute l’idée que « l’économie actuelle et la technologie résoudront tous les problèmes environnementaux », tout comme celle qui voudrait que « les problèmes de la faim et de la misère dans le monde se résolvent simplement par la croissance du marché. » De ce fait, il plaide en faveur du renforcement des organisations internationales qui devraient être dotées du pouvoir de sanctionner.

En terme de style de vie, une certaine décroissance lui semble inéluctable pour contrer les effets catastrophiques du réchauffement climatique, les gaspillages liés au consumérisme effréné, et la détérioration de l’environnement, en particulier la pollution de l’eau et la régression de la biodiversité. Il s’interroge sur la place des OGM sans prendre de position définitive mais préconise l’exercice du principe de précaution en toutes circonstances.

Le pape François nous propose de revenir à la sobriété et nous appelle à redéfinir le progrès, en rejetant l’idée d’un juste milieu entre la protection de la nature et le profit financier. Comme tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement ou la restriction de la natalité. (Condensé réalisé à l’aide de l’encyclique elle-même et d’articles de Famille chrétienne, du Monde, du Figaro et de Contrepoints).

La vidéo ci-dessous présente l’interprétation du rédacteur en chef du journal La Croix (1′ 38″) :

Au-delà du titre Laudato Si’, que j’aime beaucoup et qui m’inspire du reste une vision du monde nettement plus positive que celle du pape, vais-je parvenir à trouver des éléments de convergence avec cette encyclique ? A vrai dire, j’ai déjà écrit un article sur le pape François, dans lequel je lui apportais tout mon soutien tant dans son entreprise de réforme de la Curie romaine qu’à l’occasion du Synode des évêques sur la famille. Je partage beaucoup de ses initiatives originales, pour rapprocher Israéliens et Palestiniens, par exemple. Je suis complètement à l’écoute quand il nous pousse à faire preuve de miséricorde et à nous décentrer afin d’être présents aux périphéries de la société.

De nombreux moments de Laudato Si’ ne disent pas autre chose, et c’est précisément pour cela que sa diatribe anti-marché, anti-production, anti-progrès scientifique, anti-occident, me laisse douloureusement perplexe. Qu’est-ce qui a sorti les gens de la pauvreté et de la famine au cours des siècles passés et encore actuellement, si ce n’est la production capitaliste et le marché libre ? Ne prétendant nullement à une approche holistique comme celle du pape, je me contenterai de proposer quelques contre-exemples.

A propos du réchauffement climatique anthropique, je me bornerai à dire que si le pape admet que l’Eglise n’a pas prétention à juger des questions scientifiques, je trouve néanmoins ses déclarations plutôt imprudentes pour quelqu’un qui préconise par ailleurs l’usage du principe de précaution. Il se rallie très clairement au consensus majoritaire qui considère que la science du climat est établie. Le scepticisme minoritaire n’est pourtant pas sans arguments. Cette attitude pontificale me parait beaucoup plus de nature à fossiliser le débat qu’à le nourrir. Je renvoie comme d’habitude au site Pensée Unique, à Skyfall, et surtout à l’intervention de la climatologue Judith Curry devant la Chambre des Représentants des Etats-Unis il y a quelques semaines à propos de la politique climatique du Président Obama.

Concernant les questions plus spécifiquement économiques, je suis tout d’abord étonnée que le pape voit le monde comme un empilement de déchets. Les pays occidentaux sont clairement entrés dans l’ère du tri et du recyclage, et à mesure que les pays en développement augmentent leur niveau de vie, ils font de même.

Les pays occidentaux sont également entrés dans l’ère de la dépollution industrielle, rendue possible par le développement de technologies adéquates. Il y a seulement trente ans, un lavage de laine laissait ses effluents organiques filer dans la rivière la plus proche, tandis qu’aujourd’hui, les déchets organiques sont recyclés en engrais grâce à des techniques d’évaporation sophistiquées et l’eau de lavage est réutilisée en boucle. L’entreprise Ferrero, qui fabrique le Nutella, objet récent de la stigmatisation infondée de notre ministre de l’environnement Ségolène Royal, témoigne des progrès réalisés par le secteur privé pour intégrer les normes environnementales les plus strictes et pour placer le développement durable au coeur des processus de production.

Ensuite, l’inquiétude sur l’épuisement des ressources naturelles parait excessive, car les entreprises ont appris, toujours grâce au progrès technique, à en consommer beaucoup moins pour le même résultat. C’est vrai du pétrole pour les moteurs de voiture, c’est vrai aussi des films plastiques de protection utilisés dans l’industrie pour protéger des surfaces vitrées par exemple, dont l’épaisseur nécessaire a été divisée par deux. On pourrait multiplier les exemples de ce type.

Sur le rôle du marché libre, l’histoire récente de la Chine est particulièrement représentative d’un pays qui est sorti de la pauvreté par abandon des méthodes collectivistes et adoption de modes de production capitalistes. Il est du reste inexact de dire que les pauvres sont toujours plus nombreux dans le monde. Au contraire, le dernier rapport de la FAO nous apprend entre autres que le nombre de personnes souffrant de la faim est passé pour la première fois en dessous de 800 millions pour une population mondiale qui a augmenté de 1,9 milliards de personnes entre 1990 et 2015.

Enfin, il me semble que la solidarité entre le Nord et le Sud s’est exprimée depuis de nombreuses années à travers des aides alimentaires et médicales conséquentes, ainsi que par des subventions aux pays en développement qui se chiffrent en milliards de dollars. En réalité, ces politiques de subvention finissent par causer plus de mal que de bien en alimentant la corruption et en sapant tout esprit d’initiative locale. De ce point de vue-là, la solidarité consisterait plutôt limiter les aides financières et à souscrire à des émissions obligataires des pays émergents.

Une semaine avant la parution de son encyclique, le pape François affirmait dans un tweet que :

C’est parfaitement exact. Mais comment compte-t-il donner du travail à tout le monde dans une situation de décroissance, sans secteur privé productif, et sans limiter en rien la natalité ? Comment compte-t-il seulement nourrir tout le monde ?

La parole du pape a une portée mondiale et elle est toujours écoutée avec attention. Très souvent critiquée lorsque le pape réaffirme les positions globalement pro-vie de l’Eglise catholique contre l’avortement, l’euthanasie et la peine de mort, voilà qu’avec Laudato Si’ elle apporte un soutien appuyé à la Sainte Chapelle progressiste qui fait de l’écologie un combat anti-capitaliste.

Si je suis parfaitement d’accord pour assurer la sauvegarde de la maison commune, je suis toutefois beaucoup plus réservée sur les moyens décrits par le pape pour y parvenir et je crains que le soutien d’une telle notoriété morale apporté aux thèses de la décroissance n’aboutisse qu’à scléroser le nécessaire débat sur les politiques économiques à mener en vue du bien du plus grand nombre. En plus de ce que les libéraux entendent assez régulièrement en opposition à leurs préceptes, ils auront maintenant droit à « De toute façon, même le pape l’a dit. »


Laudato si

Illustration de couverture : lettre du Pape François aux évêques en accompagnement du texte de l’encyclique Laudato Si’.

18 réflexions sur “Sur l’encyclique « Laudato Si' » du pape François

  1. Bon article, avec lequel je suis en accord.
    J’ai moi-même en préparation un texte qui reprend quelques éléments et fournissent d’autres arguments.

    Encore un billet qui aura toute sa place sur Contrepoints, je pense 😉

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    • Merci beaucoup. Ca me fait plaisir de vous voir ici.
      L’encyclique est tellement touffue et elle se place à un niveau tellement globalisant qu’elle prête le flanc à de multiples angles de réflexions. J’attends donc avec impatience de lire votre angle d’attaque.
      Pour ma part, par exemple, je n’ai pas du tout parlé des influences du pape François, théologie de la libération ou autres.
      Cordialement.

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    • Bonjour,
      Je partage également ce point de vue à propos de l’imprudence du pape au sujet du réchauffement entropique, car en validant cela il accrédite ce qui est pour moi une escroquerie en bande organisée !
      Il suffit pour s’en convaincre d’aller sur l’encyclopédie Wikipédia!
      Où les scientifiques montrent comment le Giec a utilisé le mensonge, falsifié des courbes pour obtenir l’émotion, la dramatisation et au final l’argent du contribuable…Ce nouveau paganisme utilise toutes les méthodes d’un véritable totalitarisme stalinien avec ses menaces, ses insultes (*) ses licenciements sans préavis !
      (Voir Philipe Verdier licencié d’antenne 2 en novembre 2015)
      (*) Voir la campagne d’affichage des scientifiques septiques considérés comme des criminels des négationnistes dans Paris après la cop 21. Retour vers l’Allemagne nazie !

      Cela aura des conséquences très négatives pour lutter contre la mortalité dans le monde. Un exemple concret ; on sait que l’espérance de vie est liée à l’accès à l’électricité et que l’absence d’électricité provoque plus de 4 millions de mort par an (Source OMS 2014).
      Sans électricité ces populations utilisent ces barbe cul de la mort qui les enfument en permanence et diminuent considérablement leur espérance de vie.
      Hors à cause de la force du mensonge du CO2 ils ont réussi à interdire à la Cofa d’accorder des crédits destinés à construire des centrales électrique au charbon seul moyen efficace de faire reculer la mortalité dans les pays pauvres. Si l’on utilisait 10% de l’argent perdu dans le fiasco économique des énergies renouvelables on pourrait électriser l’essentiel des pays pauvres….Mais …

      A la fin de sa vie le commandant Cousteau disait qu’il faudrait pour stabiliser la population supprimer
      350 000 personnes par jour ! …

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  2. Pingback: Laudato Si’ : les objections d’une catholique libérale | Contrepoints

  3. Je viens d’envoyer un courriel à l’auteur, reproduit ci-après et qui est « self-explanatory » du moment que je précise qu’il fut écrit en réaction à l’article de h16 « De Ségolène au Pape François, on s’attaque à la mauvaise cible » paru hier dans « Contrepoints », et dans lequel se trouve donc la phrase à laquelle j’ai « accroché » le dit commentaire. Or donc:

    « (…) l’expérience d’une vie à bricoler de la politique franco-française (…) »

    Ladite politique, tout bricolée qu’elle soit, a quand-même réussi à mettre récemment sur le devant de la scène onusienne, LE PROBLEME PALESTINIEN. Allons-y:

    Nathalie MP, auteur de « Chère Najat, le libéralisme s’intéresse aux questions sociales », a écrit dans un commentaire à ce même article:
    « En réalité, quand j’ai commencé mon blog, j’avais deux groupes de lecteurs possibles en tête. Le premier incarné par mon fils n° 2 et sa bande (20 ans environ), et le second par quelques amis proches pris dans le tourbillon d’une vie sociale intense leur laissant très peu de temps pour s’informer en dehors des canaux classiques. Dans les deux groupes, existe le sentiment confus que les ‘forces de progrès’ sont une supercherie, mais les arguments font défaut, et de ce fait, toute tentative de discussion tourne à leur désavantage. C’est ce manque que j’essaie de combler ».

    D’un autre côté, un lecteur Jeanbois réagit à un autre article de Nathalie MP (« Manuel, tu nous emmènes où comme ça ? »):
    « (…) la majorité anonyme dont je fais partie qui constate qu’en fait, le conflit israélo-palestinien c’est prolongé sur notre sol ».

    Les commentaires que j’ai faits, bien que fort développés (le meilleur link pour y accéder étant

    http://www.contrepoints.org/2015/06/17/211132-chere-najat-le-liberalisme-sinteresse-aux-questions-sociales#comment-1137681)

    ne parlent pas du dit conflit israélo-palestinien et pour cause. Je rechignais à la besogne – plutôt rude, mais ce qui m’a déterminé à encore réagir derechef, ce fut la lecture du commentaire ci-dessus de Nathalie MP (et surtout: « les arguments font défaut »), commentaire trop tardif pour pouvoir y réagir « à chaud ». Mais enfin, voilà:

    Comme le montre la déclassification de millions de documents datant du temps du mandat 1920-1948, force est de constater -– en s’en tenant strictement aux faits historico-scientifiques prouvés –- que malheureusement on n’a pas tenu compte des desiderata des gens ordinaires juifs ou arabes, ce qui effectivement et d’ordinaire, n’est pas le cas dans des sociétés autoritaires ennemies des concepts de « société civile » et « démocratie libérale ». De plus ce ne furent pas les pauvres et les opprimés qui, dans le monde moderne, ont été les meneurs des grandes révolutions, mais plutôt les porte-drapeaux militants provenant des classes mieux instruites et plus aisées (lesquels ont toujours perpétré par ailleurs, les méfaits les plus horribles). Ce qui fut le cas en Palestine également. Dans les propres termes du « Peel-Report »: « Nous avons constaté que pour les Arabes, bien qu’ils profitaient du développement généré par la présence des Juifs, ceci n’eut aucun effet réconciliatoire (conciliatory effect). Au contraire, …avec une précision presque mathématique, l’amélioration de la situation économique en Palestine eut comme suite une détérioration de la situation politique » [Peel Commission Report, pp 63, 271]. En la terre du mandat Palestine, l’ « homme du peuple » arabe fut persécuté et assassiné par ses bienfaiteurs pour le crime de « selling Palestine to the Jews (vendre la Palestine aux Juifs) ». En même temps, ces mêmes bienfaiteurs s’enrichissaient impunément. Le tonitruant fier-à-bras pan-arabe Awni Abdel Hadi, qui avait claironné qu’il se battrait « jusqu’à ce qu’ ou bien la Palestine sera sous un gouvernement arabe libre, ou bien sera devenu un cimetière pour tous les Juifs y habitant » [Conversation with Awni Abdel Hadi, June 3, 1920, Hagana Archive, 80/145/11 ], facilita le transfert de 7.500 acres au mouvement zioniste, et plusieurs membres de sa famille, tous des chefs politiques et religieux respectés, firent un pas de plus en vendant carrément eux-mêmes des terrains. Ce fut là en particulier le fait de beaucoup de membres de la famille Husseini, le clan arabe prééminent en Palestine pendant le mandat, en ce compris Muhammad Tahir, le père de Hajj Amin Husseini, le (trop) bien connu Mufti de Jerusalem. [Kenneth W. Stein, « The Land Question in Palestine », 1917-1939, Chapel Hill, University of North Carolina Press 1984, pp. 182, 228-39.]

    Par ailleurs, la soi-disant « expulsion des Palestiniens » ne fut, et de loin, pas cette affaire simple que des centaines de résolutions onusiennes voudraient bien faire accroire à la populace

    [on attend toujours les milliers de résolutions contre la Chine (occupation illégale puisque non-provoquée du Tibet), la Russie (occupation illégale de la Karélie), la Turquie (occupation illégale du nord de la Chypre) — … mais ceux qui attendent ces résolutions ont peut-être tendance à oublier que ce sont là trois très grandes démocraties-modèles, contrairement au tout petit Israël qui en 1967, a commis l’impardonnable erreur de se défendre contre une agression, agissant, entre nous soit dit (chut!), conformément à l’article 51 de la Charte UN ce qui par ailleurs et conformément à cette même charte, fait de la Cisjordanie non pas un territoire occupé mais bien un « disputed territory » avec comme conséquence ô combien négligeable, que les « settlements » israéliens ne sont pas du tout « illégaux » (mais bon, laissons cela)]

    car, pour ne citer qu’un exemple, début avril 1948 une délégation juive — composée de top-advisors for Arab affairs, de dignitaires locaux et de notables ayant des contacts étroits avec les villages arabes avoisinants — parcourut les villages arabes de la plaine côtière qui à ce moment-là se vidaient à une cadence accélérée, dans un vain et inutile effort de convaincre les habitants de rester sur place [Ezra Danin, Zioni Bekhol Tnai (Jerusalem: Kidum, 1987), Vol. 1, pp. 216-17; Zafrira Din, Interview with Josh Palmon on June 28, 1989, HA 80/721/3]. Ce qui rendit ces efforts juifs plus remarquables encore, ce fut le fait qu’ils eurent lieu à un moment où de nombreux Arabes palestiniens furent expulsés de leurs demeures et ce, par leurs propres chefs ou par des forces armées arabes, soit pour des raisons militaires soit pour empêcher qu’ils ne devinssent citoyens d’un Etat juif putatif. Dans l’occurrence la plus grande et la mieux connue, des dizaines de milliers d’Arabes furent mis sous pression ou forcés (« bullied ») de quitter Haïfa suite aux ordres de l’AHC, malgré les efforts juifs répétés (« strenuous ») de les convaincre de rester [Nakbat Haifa: the Collapse and Dispersion of a Major Palestinian Community, Middle Eastern Studies, Vol. 37, No. 4 (Octobre 2001), pp. 25-70]. Quelques jours auparavant seulement, la communauté arabe de Tibérias, soit 6.000 personnes, avait été forcée de la même manière de quitter la ville et ce, contrairement aux voeux des Juifs locaux: quinze jours après cet exode, le High Commissioner britannique Cunningham fit savoir à Londres que les Juifs de Tibérias « salueraient le retour de ces Arabes » (High Commissioner for Palestine to Secretary of State, May 5, 1948, Cunningham Papers). Etcaetera.

    En pleine lumière sous les phares de l’histoire, se trouve également le fait universellement connu et dont on ne parle donc jamais, qu’il y eut non seulement 750.000 Arabes à avoir été déplacés mais également 850.000 Juifs, en provenance, ceux-là, de tous les pays arabes. Contrairement à la plupart des Arabes « expulsés » cependant, la majeure partie des Juifs expulsés fut assez riche. Leurs biens furent bien évidemment confisqués par les élites locales; en valeur actuelle, il s’agirait de quelques dizaines de milliards d’euros.

    Le fait qu’il ne soit question ici que d’Arabes et non de Palestiniens, repose sur une évidence pour quiconque connaît l’Histoire et ses exigences. Dont une des principales est que, pour étudier une époque, les seuls documents devant être pris en compte sont, précisément, les documents d’époque. Qui, logiquement et pour ce qui concerne les Juifs de l’époque, ne parlent pas encore d’Israël mais de Jewish agency for Palestine [previously called the Palestine Zionist Executive, it was designated in 1929 as the Jewish agency provided for in the League of Nations’ Palestine Mandate (en.wikipedia.org/)]. Il faut remarquer ici que la population totale de la Palestine comptait 500.000 âmes en 1917 lorsque les Britanniques arrivèrent; de ces 500.000, quelque 80.000 furent des Juifs concentrés en (l’actuelle) Israël. Il faut remarquer de plus qu’en 1921 les Britanniques dépeçèrent le mandat en créant la Transjordanie (presque les quatre cinquièmes du territoire). Il n’est pas inutile d’ailleurs, de faire remarquer que sur les 420.000 Arabes, une grande proportion fut chrétienne, à Bethléem p.ex. 80%, à Nazareth 60% (encore en 1946), et qu’en 1922 il y avait plus de chrétiens (15.000) à Jérusalem que de musulmans (13.000). Il n’est pas inutile non plus de remarquer que loin de s’appeler « Palestiniens », ces Arabes ne sont appelés [p.ex. dans le Peel Report déjà cité: « The ARABS desire to revive the traditions of the ARAB golden age », les majuscules sont de moi] et ne s’appelaient — eux-mêmes — que, précisément, « Arabes ». Tandis que le grand quotidien juif de l’époque s’appelait « The PALESTINE Post » [An English-language daily established in Jerusalem in 1932 as part of a Zionist-JEWISH initiative. In 1950 its name was changed to The Jerusalem Post (//jhpress.nli.org.il/publications/PPost-en.asp), les majuscules sont de moi], les Palestiniens de l’époque — en tout cas ceux qui s’appelaient eux-mêmes ainsi — ce furent, précisément, les Juifs.

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  4. Les coups de boutoir socialistes contre l’Église ont semble-t-il eu raison de sa domination intellectuelle, au moins sur le plan de l’économie et de l’environnement. Je crains de ne pouvoir faire confiance à son discernement sur ces plans-là. Et je me désole de voir le socialisme récompensé de ses forfaits.
    Ainsi, pourquoi critiquer le profit, dès lors qu’il est acquis sans agression ? Le profit maximal, c’est la satisfaction maximale pour l’effort minimal. Tel est le but du capitalisme: Plus de satisfaction pour moins d’effort, donc toujours plus de gratuité au sens de Frédéric Bastiat.
    Pour faire un profit, il faut découvrir une nouvelle source de gratuité, et en profiter avant qu’elle rejoigne la communauté (au sens de Frédéric Bastiat). Ce qui se produira nécessairement par le jeu de la concurrence, raison pour laquelle il n’y a pas de profit certain.
    De ce fait la proportion du travail dans la valeur ajoutée sera augmentée et donc les inégalités diminueront. La raison le démontre et on le sait au moins depuis les Harmonies économies (1850): Le capitalisme pur réduit les inégalités.
    Par conséquent l’anticapitalisme les augmente, et donc le socialisme est la cause du problème qu’il prétend résoudre.

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    • Bonjour Fucius et merci pour votre commentaire.
      Je viens de lire tous ceux de Contrepoints sur le même article, dont les vôtres.
      Vous dites notamment : « Changer le monde sans contraindre personne, c’est ce que Jésus est venu faire et c’est libéral. » Oui, c’est d’autant plus libéral que le changement du monde commence par l’injonction de nous changer nous-mêmes, pas changer les autres. On est censé changer nos coeurs de pierre, c’est ça qui changera le monde. Les socialistes veulent changer tous les autres.
      Bien à vous.

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      • Très juste !
        Les catholiques qui reprochent au libéralisme/capitalisme de se détourner des sujets essentiels commettent un contresens: Il s’agit d’utiliser la raison pour discerner des vérités en matière sociale.
        Non seulement les conclusions libérales n’entament ni la teneur ni la primauté des enseignements chrétiens, mais au surplus ils démontrent l’harmonie providentielle !
        Comme disait Bastiat, le plus illustre prophète français du libéralisme (sinon du monde): « Chrétiens de toutes les communions, à moins que vous ne soyez les seuls qui mettiez en doute la sagesse divine, manifestée dans la plus magnifique de celle de ses œuvres qu’il nous soit donné de connaître, vous ne trouverez pas une expression dans cet écrit qui heurte votre morale la plus sévère ou vos dogmes les plus mystérieux. »
        http://bastiat.org/fr/harmonies.html
        Je vais plus loin: À mon avis le libéralisme est tout simplement une conséquence nécessaire du christianisme.

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  5. « In a world where the truth means so little, and headstrong preconceptions seem to be all that matter, what hope is there for rational words or rational behavior, much less mutual understanding (…)? // Dans un monde où la vérité signifie si peu et où des entêtements préconçus enracinés semblent être tout ce qui importe, quel espoir y a-t-il encore pour des mots de raison et un comportement rationnel, sans parler encore de compréhension mutuelle? »
    //realclearpolitics.com/articles/2015/05/05/race_politics_and_lies_126484.html

    Un seul argument vaut plus que des millions de « likes » sur facebook, c’est bien connu. Ce qui devrait être connu tout autant, c’est que

    « clear thinking, combined with a respect for evidence, especially inconvenient and unwanted evidence, are of the utmost importance to the survival of the human race in the twenty-first century // penser clairement, en combinaison avec un respect pour l’évidence, spécialement l’ évidence inconvenante et indésirable, sont d’une importance extrême pour la survie de l’espèce humaine au vingt-et-unième siècle »
    (Affaire Sokal/Bricmont, //physics.nyu.edu/faculty/sokal/#papers).

    Or c’est de cette survie de l’espèce qu’il s’agit. Mais je laisse de côté les positions douteuses du pape sur le climat ou encore l’économie, pour mettre le doigt sur une plaie que j’estime bien plus purulente – – – et ici, ça tombe bien que plus haut, j’ai parlé de la Palestine: En effet le pape a reçu en audience Mahmoud Abbas (le petit scandaletto y afférant fut affaire de « misinformation »), ce même Abbas donc à qui on peut imputer sans crainte de se voir contredire une « personal responsibility for terror », http://palwatch.org/main.aspx?fi=708, tandis qu’il a refusé une entrevue avec le Dalai Lama. De méchantes langues pourraient dire que ce dernier n’ayant pas de sang sur ses mains, nulle nécessité pour le pape de « souhaiter qu’il devînt un ange de paix » puisqu’il l’est déjà. Logique dans en sens, encore plus logique si l’on considère que l’adversaire de Mahmoud, c’est ce vilain Bibi mangeur de petits enfants, alors que le Dalai Lama, c’est bien connu, n’a pas d’adversaire puisque comme je l’ai dit plus haut, la Chine est une des trois toutes grandes démocraties de la planète.

    Connaissant parfaitement Gregorovius, je sais que des papes cent fois pires ont pullulé au cours de l’histoire. Maigre consolation mais consolation quand-même

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  6. Pour ce qui est du contenu écolo-économique de l’encyclique, même la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) s’y met: « Flagship German FAZ Assails Pope’s ‘Distorted Depiction Of Civilization’…Encyclical’s Vision ‘A Frightening Idea’,
    http://notrickszone.com/2015/06/23/flagship-german-faz-assails-popes-distorted-depiction-of-civilization-encyclicals-vision-a-frightening-idea/#sthash.hCMQnY8o.dpbs

    Je connais assez la FAZ (étudiant, je lisais la version papier disponible à la bibliothèque; actuellement parfois, l’édition internet) pour savoir qu’elle est assez « green » sur les bords.

    Il y aura comme qui dirait du grabuge en Allemagne

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  7. Sur le site ci-avant mentionné //palwatch.org/ se trouve une idiotie patente qui’ il suffit de citer pour immédiatement voir « toute l’étendue du désastre »:

    « Jesus, a PALESTINIAN messenger » (les majuscules sont de moi), ah oui? Il oublie peut-être à dessein, ce bon Mahmoud, que le nom de « Palestina » ne fut donné à cette province que par l’empereur Hadrien, càd longtemps après la mort de Jésus. Il oublie aussi que cette appellation ne se réfère pas, mais alors pas du tout, à des Arabes (Nabatéens ou autres) mais bien aux anciens peuples de la mer; de plus, cette appellation signifie en hébreu (eh oui) q ch comme « envahisseurs »

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    • Bonsoir Jacques,
      Je vous remercie pour ce lien très intéressant qui résonne tout particulièrement avec un autre de mes articles : « Que faut-il combattre : la pauvreté ou les inégalités ? »
      Je suis peu familière de l’évangile de Jean, et j’ignorais que Judas voulait vendre la flasque des huiles « pour les pauvres ».
      L’auteur a raison, je crois : Il y aura toujours un « spectrum » entre les plus pauvres et les plus riches, ne serait-ce que par le mode de calcul de la pauvreté à partir d’un pourcentage du salaire médian. Le tout est d’assurer à chacun la possibilité de monter le long de ce « spectrum ». L’économie libérale est la mieux placée pour cela.

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      • Bonjour Nathalie,
        Bonjour Jacques,

        Aucune agressivité de ma part, plutôt une interrogation : ne trouvez-vous pas l’analyse de ce blogger tout à fait tirée par le scalp ?

        J’avais personnellement fait une interprétation foncièrement opposée de ce passage de l’Evangile, et je ne suis pas convaincu du tout par l’explication de ce monsieur. Elle m’a plus l’air d’un amoncellement de mauvaise foi (si vous me le permettez, lôlilaule).

        Ne voyez je vous prie pas d’animosité de ma part, il est parfaitement concevable que l’on ne soit pas tout sur la même longueur d’ondes. Je me pose simplement des questions.

        Merci pour votre attention et excellente fin de journée,

        LaLince

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      • Permettez-moi, je vous prie, de justifier mon intervention.
        En résumé, le passage dont il est question est le suivant, Jean 12 donc :

        « 01 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
        02 On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.
        03 Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
        04 Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
        05 « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
        06 Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.
        07 Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !
        08 Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

        Il est bien mentionné que Judas s’agace car Marthe verse du parfum sur les pieds de Jésus, alors qu’un profit aurait pu être tiré de la vente de ce parfum. Il est ensuite précisément indiqué que Judas ne se soucie guère des pauvres, qu’il a instrumentalisés pour justifier son appétit pécuniaire.

        Ma théorie : qualifier Judas de marxiste, comme le fait notre camarade américain, me paraît sans doute hors propos. Judas n’avait absolument pas l’intention de redistribuer le bénéfice de la vente. En effet, c’est un « voleur », il voulait donc le garder.

        Jésus, peut-être parce qu’il capte bien le petit jeu du disciple taquin, ne le laisse pas fanfaronner. Il l’envoie promptement bouler car, à quelques jours de sa crucifixion, il sent la sale affaire arriver : « en vue du jour de mon ensevelissement ».

        L’Américain interprète la dernière phrase en insistant surtout sur la première partie, mais oubliant le tout, et donc le lien que cette proposition a avec la suivante. Comme je l’ai expliqué auparavant, il sent son heure arriver, avec la trahison de son peuple. Alors il tâche de focaliser l’assemblée sur son enseignement, rappelant au passage que les pauvres auront toujours besoin de main tendue à leur égard.

        Voilà pourquoi je désapprouve l’interprétation facile qui est proposée dans l’article américain, qui consiste à mon goût à découper les phrases en petits morceaux qui, sortis du contexte global, perdent leur sens.

        Je ne m’attends à ce que vous soyez en accord avec moi, oh que non. Et encore moins à vous avoir convaincu. Je voulais seulement partager une opinion contraire.

        Bonne fin de journée,

        La Lince

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      • @ LalInce et Jacques :

        Bon, voici le texte, début de Jean chapitre 12 :

        12.1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.
        12.2 Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
        12.3 Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
        12.4 Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit:
        12.5 Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres?
        12.6 Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.
        12.7 Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture.
        12.8 Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

        Dans le lien donné par Jacques, l’auteur commente : « Judas has appointed himself the arbiter of wealth and asset distribution and has decided that Mary’s flask of ointment (or the cash value thereof) should have gone to the poor. And Jesus says, “Let her alone.” It is hers to do with as she (and her family) sees fit, and they have seen fit to use it to anoint their beloved Jesus. »
        Ce n’est pas complètement absurde, d’autant que l’évangile de Jean précise bien que Judas « disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. »

        Dans un premier abord, sans faire de ce passage la preuve absolue des pensées économiques de JC, il me semble qu’on peut facilement y voir la description du « faites ce que je dis, pas ce que je fais » et de toute la moraline hypocrite du très célèbre « camp du bien » qui nous gouverne. Remarquez que Judas veut vendre un flacon qui ne lui appartient pas. Tout comme les acteurs de cinéma veulent mettre à disposition des SDF des logements qui ne leur appartiennent pas.

        @LaLince : Quelle est votre interprétation ? Et merci beaucoup pour votre contribution. Soyez tranquille, je n’y vois pas du tout d’agressivité. Des interrogations, qui sont aussi les miennes.

        PS : je vois que nos commentaires se sont croisés : on ne manquera pas de texte de référence !

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  8. Je saisis un peu mieux votre interprétation, et la rejoins sur l’historie du « fais ce que je dis… ».

    Merci pour votre bienveillance.

    Bien que globalement en désaccord avec vos positions, j’apprécie de pouvoir en discuter et approcher paisiblement des points de vue qui diffèrent du mien.
    Ca élargit le champ de vision, m’est avis.

    A bientôt donc, peut-être.

    Excellente fin de journée,

    La Lince

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