Israël : blocus de Gaza, flottilles de la liberté et quelques non-dits

Mise à jour du 8 juillet 2015 : L’armée israélienne a annoncé dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin 2015 avoir intercepté sans incidents les navires composant la « Flottille de la Liberté III » dans les eaux internationales afin de les empêcher de violer le blocus de Gaza. Cette opération intervient après épuisement des solutions diplomatiques et les sommations d’usage. Les navires ont été escortés jusqu’au port d’Ashdod. Le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou a écrit une lettre ouverte aux activistes présents à bord qui seront expulsés.


Grâce à l’AFP relayée par différents médias, on apprenait hier qu’une flottille de cinq bateaux était en route pour la bande de Gaza dans le but de briser le blocus qu’Israël impose à ce territoire depuis 2006. Cette nouvelle flottille se revendique « civile et pacifique ». C’est heureux, car on se rappellera que la précédente opération de 2010, rassemblée autour du navire turc Mavi Marmara, s’était révélée fort peu pacifique et avait donné lieu à de violents affrontements avec les soldats israéliens, faisant dix morts côté turc et de nombreux blessés côté israéliens. 

Il est certainement très généreux de s’occuper de la situation précaire des Gazaouis, mais face à ce genre d’opération très médiatisée, je suis toujours gênée de constater que la cause est d’autant plus belle qu’elle fait l’impasse sur de nombreuses données du problème. Est-il parfaitement honnête de vouloir passer sous silence que le blocus est militaire, que les tentatives d’infiltrer des armes dans Gaza sont constantes, qu’il y a aussi un blocus du côté égyptien et que ce sont les nombreux tirs de roquettes en provenance de Gaza sur Israël qui alimentent les ripostes israéliennes telles que Plomb durci en janvier 2009 ou Bordure protectrice à l’été 2014 ?

Les quelques lignes que j’ai rédigées dans la page A propos de ce blog sont assez denses. Il est question de réconcilier le catholicisme et le libéralisme, projet qui concernait mon précédent article. Il est aussi question de prendre la défense d’Israël. Je constate en effet que le procès à charge contre ce pays est instruit tout le temps, partout, par le plus grand nombre. Je n’ai donc aucune hésitation à présenter les éléments à décharge, ou plutôt à rétablir certains enchaînements de circonstances, trop souvent éludés. Sans rien masquer, bien sûr. Cette nouvelle expédition Flottille de la liberté, dont on ne connait pas l’issue pour l’instant, est l’occasion de faire le point sur le blocus de Gaza et les tentatives pour le briser.

Bande GazaLa bande de Gaza est passée sous contrôle israélien en 1967, suite à la victoire militaire écrasante d’Israël sur l’Egypte, la Jordanie et la Syrie lors de la guerre des Six Jours. Celle-ci avait été déclenchée par Israël en raison du blocus de l’Egypte sur le détroit de Tiran qui donne l’accès au port israélien d’Eilat, lequel blocus avait été annoncé casus belli par Israël.

En 2004, le premier ministre israélien Ariel Sharon propose à la Knesset (parlement israélien) un plan de retrait unilatéral d’Israël de la bande de Gaza. Beaucoup discuté et amendé (Natanyahu était contre), ce plan sera effectif en septembre 2005 avec le départ des derniers soldats.

Dans le même temps, côté palestinien, Yasser Arafat décède et est remplacé par Mahmoud Abbas, membre du Fatah, à la tête de l’Autorité palestinienne (janvier 2005). Toujours en 2005, le Hamas dont c’est la première participation à des élections, remporte une nette victoire aux municipales, puis en 2006 il gagne les élections législatives. C’est le début de violents affrontements (plusieurs centaines de morts) entre Hamas et Fatah qui aboutiront en 2007 à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas. Ce dernier étant un mouvement terroriste islamiste issu des Frères musulmans égyptiens et revendiquant la destruction d’Israël dans sa Charte, aussi bien l’Egypte qu’Israël ne perdent pas de temps pour fermer complètement leurs passages frontaliers avec Gaza. Le blocus est en place, il est israélien et égyptien.

Un début de blocus avait été instauré en 2006 suite à l’enlèvement du soldat Gilad Shalit (25 juin 2006) au cours d’une opération militaire israélienne anti-Hamas consécutive à des attaques du Hamas qui faisaient elles-mêmes suite à une explosion sur une plage de Gaza (10 juin 2006) tuant huit personnes dont trois enfants. L’armée israélienne fut immédiatement accusée d’avoir tiré sur des civils, mais il semblerait peut-être, de l’aveu même d’un responsable de l’ONG Human Rights Watch, que l’explosion soit à imputer à un obus israélien antérieur aux événements. Les responsabilités restent imprécises. La libération de Gilad Shalit a été obtenue en 2011 en échange de la remise en liberté de 1000 prisonniers palestiniens.

Le blocus est essentiellement militaire. Il vise à empêcher les armes de circuler, même si via de multiples tunnels la contrebande est très active, alimentant notamment les caisses du Hamas. Il laisse passer les produits de la vie courante et les matériaux de construction. Concernant les urgences médicales, la politique d’Israël a toujours été de laisser le passage. On constate certes certaines pénuries à Gaza, mais les mauvaises relations entre l’Autorité palestinienne et le Hamas, ainsi que leurs carences de gestion, y ont grandement leur part. En général, les autorisations de passage de médicaments sont délivrées par Israël en un jour ou deux.

Malgré le cessez-le-feu, signé en juin 2008 entre Israël et le Hamas, qui prévoyait la fin du blocus contre l’arrêt des tirs de roquettes vers Israël, ceux-ci ont repris deux jours après, enclenchant à nouveau les hostilités. En conséquence, en décembre 2008 et janvier 2009, l’Etat d’Israël lance sur Gaza l’opération Plomb durci consistant en des bombardements sur les infrastructures militaires du Hamas puis en une offensive terrestre. Il s’agissait de mettre un terme aux tirs de roquettes Qassam en provenance de Gaza et de détruire les tunnels entre Gaza et l’Egypte à travers lesquels le Hamas s’approvisionne en armes.

Les victimes sont au nombre d’environ 1300 pour les palestiniens et de 13 côté israélien. Toute la question consiste à savoir combien de civils ont été touchés. Il n’est pas certain que le Hamas fasse tous les efforts possibles pour protéger sa population. Quant aux combattants, il est assez fréquent qu’ils redeviennent civils une fois morts. En septembre 2009, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies commande à ce sujet un rapport à une mission dirigée par Richard Goldstone. Tant les israéliens que les militants du Hamas sont accusés « d’actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité ». Mais en 2011, dans une tribune publiée dans le Washington Post, Richard Goldstone revient sur son rapport, déclarant « qu’on ne peut plus dire qu’Israël est responsable de crime de guerre. » Il déplore également que de son côté le Hamas n’ait mené aucune enquête alors que les Israéliens l’ont fait. Netanyahu, Premier Ministre israélien, demande à l’ONU le retrait du rapport Goldstone, tandis que les soutiens des palestiniens estiment que Richard Goldstone a subi des pressions de la part d’Israël.

Et on arrive ainsi à la première Flottille de la liberté organisée en mai 2010 depuis la Turquie autour du bateau Mavi Marmara. La guerre israélienne à Gaza a causé beaucoup de destructions, il faut donc aider les Gazaouis à reconstruire en leur livrant du matériel, des vivres etc… Le blocus étant un obstacle, il faut le briser. Telles sont les motivations des militants pro-palestiniens originaires de trente-sept pays différents qui embarquent. Signalons toutefois que tant les territoires de l’Autorité palestinienne que Gaza sont parmi les régions du monde qui reçoivent le plus d’aide internationale par habitant depuis de nombreuses années.

En dépit des avertissements lancés par Tsahal, la flottille poursuit sa route en direction de Gaza et doit être arraisonnée par les soldats israéliens. Ceux-ci sont accueillis à coup de barres en métal, éventuellement rejetés à l’eau, comme le montre une vidéo diffusée par l’Etat israélien pour sa défense (voir ci-dessous, 1′ 02″). En effet, les affrontements sont très violents, faisant dix morts chez les militants turcs et de nombreux blessés parmi les forces israéliennes. Les relations entre Israël et la Turquie sont gravement perturbées par cet événement, mais des indemnisations sont envisagées.

Cet événement a placé Israël dans une situation internationale très délicate et a donné lieu à une bataille de communication particulièrement féroce entre Israël et le reste du monde. Si le blocus est considéré comme légal et si Israël a bien le droit d’arraisonner les navires qui veulent le forcer, les méthodes de Tsahal ont été jugées disproportionnées par rapport à l’attaque subie. Voir ci-dessous la vidéo, très virale à l’époque, réalisée par la télévision satirique Latma TV en défense d’Israël dans le but de se moquer des activistes pro-palestiniens du Mavi Marmara : « The truth will never find its way to your TV »

Voici une autre vidéo de Latma TV qui se moque des « Trois Terreurs » que sont Erdogan (Turquie),  Assad (Syrie) et Ahmadinejad (Iran), toujours en 2010 :

En 2014, rebelote : l’opération Bordure protectrice lancée par l’Etat d’Israël pendant l’été a exactement les mêmes caractéristiques que Plomb durci et se termine de la même façon par une commission d’enquête internationale dont le rapport récent affecte les palestiniens comme Israël. On ne retient que cette dernière accusation et aujourd’hui, une nouvelle Flottille de la liberté construite autour du chalutier suédois Marianne, s’appuyant sur la dénonciation des crimes commis par Israël, souhaite forcer le blocus et alerter l’opinion internationale sur la situation à Gaza, très dégradée depuis la dernière offensive de Tsahal, selon les militants pro-palestiniens. Elle compte à son bord l’ancien président tunisien, plusieurs parlementaires européens et un député arabe israélien, mais très peu de matériel humanitaire, panneaux solaires essentiellement. Son arrivée à Gaza est prévue à la fin du mois. La marine israélienne a reçu l’ordre de l’arrêter.

Côté israélien, cependant, il ne serait plus vraiment question de laisser Gaza s’enfoncer dans les difficultés. De façon officieuse pour l’instant, une thèse de soutien relatif au Hamas est en train d’émerger timidement parmi les dirigeants israéliens, inquiets de voir que le Hamas est de plus en plus remis en cause par des groupuscules islamistes extrêmement dangereux et incontrôlables. Le Fatah redoute ce rapprochement car il craint que cela ne signe l’éclatement du gouvernement d’union nationale entre Fatah et Hamas, mais le Président israélien Reuven Rivlin pense que l’amélioration des conditions à Gaza pourrait éloigner progressivement les tentations de guerre avec Israël. A la lumière de ces informations rapportées hier dans Le Point, les gesticulations des activistes pro-palestiniens paraissent passablement puériles et éventuellement très contre-productives.

En conclusion, j’aimerais préciser que l’Etat d’Israël a une superficie de 22 000 km2 pour huit millions d’habitants (six millions de juifs et deux millions d’arabes). A titre de comparaison, la future région Nord Pas-de-Calais Picardie fera 31 000 km2. En dépit de la pression internationale qu’il subit comme aucun autre pays sur la planète, en dépit de la situation de conflit qui resurgit en permanence avec ses voisins, en dépit de problèmes internes tels que l’afflux de migrants en provenance d’Afrique ou les problèmes posés par l’intégration de certaines communautés juives très orthodoxes, Israël reste la seule vraie démocratie de sa région et se distingue tout particulièrement dans les sciences et la technologie. Je sais le sujet de sa relation aux palestiniens très compliqué et très passionnel, y compris en France. Si j’ai commis des erreurs, des oublis ou des contresens, merci de me le signaler.


Arrivée-de-la-flotille-de-Gaza-635x357Illustration de couverture : Les patrouilles maritimes du Hamas et des Palestiniens se préparent pour l’arrivée de la flottille turque Mavi Marmara, le 30 mai 2010 – Crédit Photo : Abed Rahim Khatib/Flash90.

6 réflexions sur “Israël : blocus de Gaza, flottilles de la liberté et quelques non-dits

    • « Il n’est pas certain que le Hamas fasse tous les efforts possibles pour protéger sa population », là vous êtes trop prudente. La vérité toute crue est que « Hamas Combat Manual Explains Benefits of Using Human Shields // le manuel de combat de Hamas explique l’avantage qu’il y a à user des civils comme bouclier protecteur »
      http://www.americanthinker.com/blog/2014/08/hamas_combat_manual_explains_benefits_of_using_human_shields.html

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      • Je donne dans l’understatement 🙂 Je suis complètement d’accord avec vous, et le lien que vous donnez est encore un élément à verser à décharge d’Israël.
        J’explique : pendant l’opé Bordure protectrice, Tsahal est tombé sur un manuel de combat du Hamas très explicite sur le sujet du nombre de victimes.
        C’est tout à fait ce genre d’infos sourcées que j’aimerais voir arriver ici. Je ne pouvais pas tout mettre dans mon article. C’est un livre qu’il faudrait écrire.
        Cordialement.

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  1. « C’est un livre qu’il faudrait écrire » – je l’ ai écrit. D’importants extraits – disons 95% – ont été publiés de 9/2012 à 8/2014 dans le « quarterly » (= publication paraissant 3 x par an) allemand « DIE BRÜCKE – Forum für antirassistische Politik und Kultur », version papier uniquement, sur le site internet il n’est fait mention que de mon nom et du titre. Le rédacteur en chef m’ayant donné une liste d’éditeurs potentiellement intéressés; l’affaire, depuis l’an passé, suit son cours (2 réactions « prudemment » favorables jusqu’à présent), étant bien entendu que le parcours du combattant pour chaque auteur néophyte est avant tout, affaire de patience. De toute façon, l’actualité du texte ne faisant qu’augmenter au fil du temps (au dire d’un éditeur qui a par ailleurs « regretté de ne pas pouvoir etc »), il n’y a vraiment rien qui presse

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  2. [Je reviens d’une excursion à pied, sac à dos, de 3 jours en Ardenne luxembourgeoise]

    Maintenant, il est bien connu que le (trop) fameux covenant Hamas, document « génocidophile » s’il en est (je forge un mot, là, peut-être), se base sur certains hadits du « prophète ». Il n’est pas inutile de rappeler dans ce contexte que depuis 2005 a paru dans la très scientifique maison d’édition Verlag Hans Schiler à Berlin, une série intitulée « Inârah », série à laquelle ont contribué, je nomme in extenso, Karl-Heinz Ohlig, Volker Popp, Christoph Luxenberg, Claude Gilliot, Alfred-Louis de Prémare, Ibn Warraq, Pierre Larcher, Sergio Noja Noseda, Alba Fedeli, Gerd-R. Puin, Mondher Sfar, Johannes Thomas, Hans-Jörg Dohla, Markus Groβ, Filippo Ranieri, Christoph Heger, Geneviève Gobillot, J.M.F. Van Reeth, Manfred Kropp, Elisabeth Puin, Thomas Milo, Keith E. Small, Gilles Courtieu, Munther Younes, Robert M. Kerr, Muhammad Kalisch et Ignaz Goldziher (ce dernier « post mortem »). Libre à quiconque de rechercher sur internet les « credentials » de tous ces savants. Quant à cette série, je la possède depuis « Die dunklen Anfänge » (2005) jusqu’à « Die Entstehung einer Weltreligion I » (2010), en tout 5 volumes, prix moyen 70 €. Il n’est pas inutile de suggérer à tous ceux qui ont la science infuse ou pire, qui « croient » [« die Unbedingtheit des Glaubens und die Fragwürdigkeit des Denkens (sind) zwei ABGRÜNDIG verschiedene Bereiche // l’inconditionnalité de la foi et le caractère douteux de la pensée sont deux secteurs ABYSSALEMENT différents » (dans « Was heiβt Denken? // que signifie Penser? » de Martin Heidegger, Max Niemeyer Verlag Tübingen 1984, p. 110)], il n’est pas inutile, donc, de suggérer à tous ces gens-là d’apprendre au besoin l’allemand puisqu’il n’ existe apparemment pas encore de traduction française. Et en tout état de cause, d’envisager une vérité – non plus une « vérité de la foi » mais une vérité historique – qui tout déplaisante qu’elle puisse être pour certains, a néanmoins l’avantage d’être, justement, une vérité historique.

    Je cite: « …die weitaus gröβte Anzahl der Hadits waren totale Fälschungen aus dem späten zweiten und dem dritten Moslem-Jahrhundert. Dies bedeutete selbstverständlich, ‘dass die äuβerst detaillierten Isnads auf denen sie beruhten, vollständig freierfunden waren // l’écrasante majorité des hadiths étaient de pures falsifications datant du duxième siècle musulman tardif ainsi que du troisième. Ce qui signifiait évidemment ‘que les isnads super-détaillés sur lesquels ils reposent, ne sont que de l’invention pure et rien d’autre’. » [« Die dunklen Anfänge », pp. 215 sq].

    Je cite: « Hier zeigt sich deutlich, dass in der unmittelbaren Umgebung von Mekka im Jahr 58/677-8 der Prophet des heutigen Islam noch unbekannt war // ici on voit clairement que dans le voisinage immédiat de la Mecque en l’an 58/677-8, le prophète de l’actuel islam était encore inconnu » (dans: « Vom Koran zum Islam », p. 143). Et en p. 335, sous le titre « Die Auflösung der Verbindung des christologischen Prädikats zu Jesus // la dissolution de la liaison du prédicat christologique avec Jésus », on peut lire « dass dieser Prozess einer Interessenverlagerung auf die Würdenamen (‘Muhammad’ = ‘der Gepriesene/zu Preisende’) und ihre allmähliche Loslösung von ihrem geschichtlichen Katalysator Jesus, dem ursprünglichen Subjekt aller Prädikationen, sich historisch verifizieren und nachweisen lässt // que ce processus d’un déplacement du centre d’intérêt vers les noms honorifiques (‘Muhammad’ = ‘le Loué/Celui qui doit être loué’) et leur progressif détachement de leur catalyseur historique Jésus, sujet primaire de tous les prédicats, se laisse vérifier et démontrer historiquement ».

    Un certain Wael Al-Zarad a tenu un discours le 28 février 2008 sur Al-Aqsa-TV, selon lequel la vengeance sanguinaire des Musulmans contre les Juifs « ne cessera qu’avec l’anéantissement de ces derniers, puisqu’ils ont essayé plusieurs fois d’ assassiner notre prophète ». Il saute aux yeux qu’il est strictement impossible d’assassiner quelqu’un qui n’existe pas; il est tout aussi impossible de l' »insulter », fût-ce avec des caricatures danoises ou même françaises.

    En d’autres termes, il conviendrait peut-être que mullahs et imams se mettent enfin à additionner deux plus deux. Bien sûr, leurs prébendes et autres avantages étant ce qu’ils sont, nul danger que cela se produise. D’un autre côté, il est difficile de voir pour quelle raison une société qui est basée tout entière sur les acquis de la science (et qui signerait son arrêt de mort en lui faisant n’importe quelle entrave), devrait accepter un déni farouche et protracté de cette même science dès lors que, comme du temps de Galilée, elle épingle la fausseté avérée de certaines croyances.

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  3. Merci pour cet article qui rend bien compte du « procès à charge » qui est constamment fait contre Israël. En observant le processus de diabolisation d’Israël par de nombreux journalistes et quelques politiques de premier plan, processus qui repose sur quelques mises en scènes (comme pour l’affaire Al Durah) et sur beaucoup de désinformation, on pourrait comprendre que les israéliens deviennent paranoïaques… A ce propos, j’ai retrouvé un cartoon israélien publié il y a 5 ans qui traite avec humour les solutions qui s’offrent aux israéliens pour contrer ces flottilles « humanitaires » :

    http://archive.feedblitz.com/20446/~3854534

    En ce qui concerne l’énoncé de l’actualité moyen orientale par la quasi-totalité des médias français je suis toujours surpris quand je vois traiter d’activistes ou de « terroristes » avec les guillemets ces palestiniens qui massacrent de sang-froid trois lycéens israéliens, qui tuent en écrasant avec leurs voitures des civils (dont des nourrissons) dans les stations de tramway à Jérusalem ou qui vont égorger des fidèles juifs dans les synagogues. Si on traitait avec autant d’égard les Mehrah, Kouachi, Coulibaly et autres Dylann Roof, je crois que beaucoup de monde serait choqué.

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