Ministère de l’Éducation nationale : ZÉRO POINTÉ en informatique !

Un nouvel épisode édifiant de ma série « Où va l’argent ? » ou le fiasco à 400 millions d’euros du Système d’information et de gestion des ressources humaines de l’Éducation nationale dit SIRHEN.

Grande nouveauté à la Cour des Comptes ! Pour la première fois, la seconde partie de son Rapport public annuel, dont l’édition 2020 a été publiée mardi 25 février dernier, est consacrée à une « thématique transversale ». Et pas des moindres en cette époque résolument 2.0 puisqu’il s’agit du « numérique au service de la transformation de l’action publique » dans notre nation réputée post-moderne et audacieusement startupeuse.

Au menu, aux côtés de huit autres enquêtes moyennement enthousiasmantes dans les méandres informatiques de l’État, le lamentable échec chiffré à plus de 400 millions d’euros du grand chantier connu sous le nom de SIRHEN pour Système d’information et de gestion des ressources humaines de l’Éducation nationale.

Ainsi que je vous le disais il y a un an dans un court paragraphe de l’article « Fonction publique : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », en juillet 2018, le ministère de l’Éducation nationale en lien avec le secrétariat d’État au numérique décidait d’abandonner SIRHEN, anéantissant au passage plus de dix ans de développements informatiques erratiques, dont une refondation datant de 2017 tout aussi inaboutie que le projet initial, et expédiait de fait à la poubelle des centaines de millions d’euros soutirés fort peu gracieusement aux contribuables.

Aujourd’hui, ce sont douze pages très documentées, tant du point de vue historique que budgétaire, que la Cour des Comptes consacre au sujet. Si le ton du rapport ne déroge pas aux habitudes rédactionnelles très policées des sages de la rue Cambon, le fond n’en est pas moins d’une grande sévérité.

Outre la gouvernance complètement chaotique de SIRHEN, caractérisée par l’absence d’un outil de suivi efficace du projet et le manque de contrôle sur les nombreux prestataires extérieurs impliqués, outre les retards et la gabegie financière sèche, la Cour considère en effet que la modernisation du système de gestion des RH de l’Éducation nationale est aujourd’hui « dans l’impasse » :

· Les systèmes antérieurs, dispersés et obsolètes, qu’il s’agissait précisément de remplacer, commencent tout juste à être sécurisés. Or ils restent finalement seuls en lice – avec SIRHEN pour le peu qu’il est capable de prendre en charge, soit 18 000 agents – pour assurer paie, avancement, affectation, formation et évaluation des 871 000 enseignants et des 274 000 personnels administratifs (chiffres 2019).

· La modernisation du système reste impérative mais aucune stratégie alternative associée à un couple budget-calendrier crédible n’a été définie pour l’instant, plaçant le ministère à la merci de défaillances possibles dans les anciens systèmes, notamment en ce qui concerne le point crucial de la paie.

Si vous pensez que cette mésaventure coûteuse rencontrée par l’Éducation nationale n’est qu’une malheureuse exception dans un contexte de transition numérique de l’action publique par ailleurs fabuleusement moderne et bondissante, sachez, hélas, que vous vous trompez très lourdement. Car l’un des gros points noirs de la fonction publique concerne précisément les systèmes informatiques.

Il y a quelque temps, je vous ai parlé des bugs hallucinants du système Osiris qui est censé effectuer les paiements de certaines subventions en provenance de l’Union européenne, et l’on se souvient des déficiences majeures du système Louvois de paiement des salaires des militaires qui, en désespoir de cause, a fini par être abandonné puis remplacé par le système Source Solde, lui-même déjà en retard de deux ans dans son développement.

À cette liste hautement ubuesque mais pas exhaustive, on peut donc rajouter l’abandon du système SIRHEN. Mais pas seulement.

Le rapport de la Cour des Comptes nous rappelle justement que SIRHEN fut initié aussi afin de pouvoir être raccordé à terme à l’Opérateur national de paie (ou ONP) des 2,5 millions d’agents de la fonction publique d’État.

Ce projet de logiciel interministériel lancé en 2007 dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de Sarkozy et prévu pour entrer en fonction en 2017 devait bien évidemment permettre à l’État de réaliser des économies colossales – de l’ordre de 190 millions d’euros par an par réduction des effectifs affectés à la paie, selon les estimations initiales.

Finalement, en 2014, l’ONP a déjà coûté 290 millions d’euros (en comptant les salaires des agents affectés à son développement) et un audit estime qu’il coûtera encore 60 millions d’euros par an pendant 10 ans. Une fois de plus, décision est prise d’arrêter les frais. Retour à la case départ au prix fort pour les contribuables.

Qu’on parle de numérisation des interventions de l’État, comme ici, ou de grands équipements publics, comme à Notre-Dame des Landes ou dans le contexte du Grand Paris Express par exemple, force est de constater que tous ces projets d’ampleur se suivent et se ressemblent avec une désolante régularité dans la débâcle et le grand n’importe quoi.

Le Président, le ministre ou l’édile local concerné se met en tête d’être celui qui fera aboutir le projet du siècle auprès duquel plus rien ne méritera jamais le nom de système informatique, aéroport ou réseau de transport public. En conséquence, l’affaire prend rapidement des proportions « pharaoniques » alarmantes, à commencer par son budget s’il était évalué avec un minimum de réalisme.

Mais pour faire taire les réticences éventuelles et obtenir le feu vert pour le projet, le premier budget est immanquablement fixé à un niveau absurdement bas et le calendrier de livraison est abusivement raccourci, ce qui entraîne tout aussi mécaniquement de premiers dérapages financiers et des retards. Dans le cas du SIRHEN, la Cour des Comptes précise qu’à l’origine, le budget a été « fixé de façon irréaliste à 60 millions d’euros », rendant nécessaires de constantes réévaluations ultérieures.

Une seconde vague de dérapages financiers et de retards provient ensuite du fait que les pilotes du projet n’y prennent rigoureusement aucun risque sur leurs deniers personnels, qu’ils disposent à volonté d’une dette publique dont l’opinion publique est relativement peu familière et qu’ils se préoccupent fort peu de prendre en compte les facteurs économiques et humains nécessaires.

Leur motivation réelle relevant non pas de la recherche d’un intérêt général introuvable, mais d’une quête personnelle de conservation ainsi que du désir de briller au-dessus des autres en tant qu’élu ou haut-fonctionnaire, il en découle une inévitable inefficacité de l’action publique, ainsi que l’ont très bien expliqué Hayek, Rueff, Friedman ou l’École du choix public :

Il résulte de cette situation d’irresponsabilité intrinsèque des hommes politiques qu’on peut presque poser par principe que les grands projets portés et favorisés par l’État sont voués au gaspillage ou à l’échec. La lecture des rapports de la Cour des Comptes est toujours très instructive… après coup, l’abandon de SIRHEN n’étant qu’un écroulement de plus dans un édifice déjà bien délabré.

Mais voilà que surgit une nouvelle inquiétude. Suite à la nomination de Didier Migaud à la tête de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique (HATVP), la première présidence de la Cour des Comptes est vacante depuis un mois. On a beaucoup parlé de Pierre Moscovici pour le remplacer et on évoque maintenant la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

Autant Migaud, nommé initialement par Nicolas Sarkozy, appartenait à l’opposition socialiste de l’époque, autant ni Moscovici ni Belloubet ne peuvent faire figure d’opposants à Macron, sans compter que pour la dernière, il s’agirait plutôt du recasage d’une ministre largement démonétisée à force de se répandre en propos incompatibles avec l’expertise juridique qu’elle est censée posséder.

La Cour des Comptes… qui a pour mission de s’assurer que l’exécutif fait bon usage de l’argent public. Cherchez l’erreur.


Illustration de couverture : Sévère rapport de la Cour des Comptes sur le fiasco du système d’information des RH de l’Éducation nationale (SIHREN), 25 février 2020.

16 réflexions sur “Ministère de l’Éducation nationale : ZÉRO POINTÉ en informatique !

  1. Il y a tout de même un problème. Cette incapacité chronique à mettre en place un système informatique banal ne se rencontre qu’en France. Toutes choses égales par ailleurs, l’informatique administrative n’est pas une telle catastrophe dans les pays comparables. Chez nous, c’est manifestement un vice de structure.

    C’est peut-être dû à l’extension extrême du secteur public en France, mais on est en droit de se poser des questions.

    Cette catastrophe est visible à l’oeil nu : il n’y a pas besoin de la Cour des comptes. N’importe quel site Internet public est un champ de mines comparé à celui de la première baraque à frites en ligne venue.

    Partez de l’hypothèse que la sécurité est dégueulasse, et que des pans entiers du site peuvent ne pas fonctionner du tout, bien qu’ils en donnent l’impression. Partez de l’hypothèse que s’il y a des trucs qui ne fonctionnent pas, il n’y aura personne pour sauter dessus et les réparer : ça restera comme ça pendant des mois et des années.

    Partez du principe que si vous allez au guichet, ce sera complètement déconnecté du site et que vous aurez à fournir à nouveau toutes les pièces. Partez du principe que personne n’est au courant, que tout le monde s’en fout et que personne ne peut rien y changer.

    Partez du principe que si vous utilisez la fonction « contact » pour envoyer un message, poser une question ou faire une réclamation, il y a une possibilité signirficative pour qu’il n’y ait personne au bout, et que six mois après on ne vous ait toujours pas répondu.

    D’un autre côté, il se peut aussi que vous receviez une réponse kilométrique d’un type qui va vous expliquer l’histoire du monde depuis Moïse, et qui visiblement a du temps devant lui.

    Bien sûr, il y aura deux ou trois sites au lieu d’un pour faire la même chose, et aucun ne communiquera avec les autres. Chacun bosse dans son coin et se moque de ce que peut faire le voisin.

  2. Bon, je suis injuste. Le site Internet des impôts fonctionne à peu près, bien qu’il ait une ergonomie archaïque. Quand il s’agit de piquer le pognon, l’efficacité est au rendez-vous. C’est au moment de le rendre que ça se gâte…

    • A l’époque où je préparais mes articles sur l’Afrique du Sud, un ami entrepreneur sud-africain m’avait dit que dans ce pays passablement déglingué, il y avait un truc étatique qui marchait à merveille : le fisc !
      Les rentrées fiscales, c’est la seule chose indispensable au maintien de la caste dirigeante, tous les efforts y sont donc concentrés.

      • @ Mildred

        C’est parce qu’à force d’augmenter la dépense publique, il arrive un moment où il faut bien faire des coupes quelque part. Les buralistes étant déjà des percepteurs d’impôt (taxes indirectes), il n’y a rien d’anormal à étendre leurs compétences à d’autres impôts.

        En fait, ce qui serait nécessaire, c’est de pousser la logique beaucoup plus loin. La Suède, pays que les socialistes français aiment à porter au pinacle parce qu’ils l’imaginent encore figé dans son socialisme des années 1970, a pratiquement supprimé son ministère des finances.

        A l’issue de cette réforme, il est resté un nombre infime de fonctionnaires. Comment ont-ils fait ? Eh bien ! ils ont sous-traité la perception des impôts au privé. Entièrement.

        Les réformes libérales marchent. Même lorsqu’elles sont faites, comme en Suède, par des responsables qui se vantent d’avoir les impôts les plus élevés du monde après les réformes. Parce que s’ils n’avaient pas fait ces réformes, l’étatisme suédois se serait effondré de toute façon.

        L’ancien premier ministre suédois explique comment s’y prendre :

        https://www.mckinsey.com/industries/public-sector/our-insights/reforming-the-public-sector-in-a-crisis-an-interview-with-swedens-former-prime-minister

        Quelques indices : il faut prévenir tout de suite la population que ça fera mal. Il faut mettre sa démission dans la balance. Et vous avez deux ans maximum pour réussir. Au-delà, les élections reviennent et c’est fichu.

        Incidemment, d’après l’ancien premier ministre, en Suède, l’informatique d’Etat, ça marche. L’informatisation de l’administration a même été un pilier de la réforme.

      • Un certain intervenant voit du socialisme partout, c’est devenu pour lui une véritable phobie, il ne sait pas faire le distinguo entre socialisme et humanisme je n’évoque même pas son prurit quand il voit quelque part quelque chose qu’il apparente au communisme.

      • Madame Mildred,

        Je n’entretiens aucun préjugé sur vos compétences, et je crois que ce que j’ai écrit, sur les réformes libérales entreprises par la Suède, est compréhensible à quiconque s’en donne la peine. Pas besoin de compétences particulières. Un petit effort de compréhension et d’honnêteté intellectuelle suffit.

        En revanche, je dois vous reconnaître un grand talent dans l’art de détourner la conversation que vous avez vous-même lancée, et toujours dans le même but : accréditer implicitement (mais sans avoir le courage de l’exprimer) les thèses socialistes.

        Dans ce domaine, vos compétences sont indiscutables.

        Vous publiez ici un commentaire regrettant la délégation de certaines tâches fiscales aux buralistes. Je vous réponds sur ce sujet, en expliquant pourquoi ce pourrait être une bonne idée. Avec, à l’appui, l’exemple des réformes fiscales et budgétaires appliquées en Suède.

        Et vous me répondez avec un lien au sujet de Julian Assange ! Quel est le bon sang de bonsoir de rapport ?

        Indépendamment de la stupidité de l’interview que vous mettez en lien et de son caractère outrageusement propagandiste (que je ne me donnerai pas la peine de démontrer, parce que c’est complètement hors sujet), quel est le rapport entre l’extradition d’Assange, l’incapacité française à faire fonctionner son informatique d’Etat, et les réformes libérales qui s’imposent au vu de ce constat ?

        Il n’y a même aucun rapport entre Assange et la Suède ! En tous cas, il n’y en a plus, puisque la Suède a blanchi Assange depuis longtemps, et ne le réclame plus aux Britanniques.

        Indépendamment du sujet lui-même, si vous pouviez faire l’effort de ne proposer, en lien, que des sites faisant preuve d’un minimum de sérieux… Il suffit de quelques secondes de lecture pour constater que le vôtre est une poubelle sectaire n’ayant pas le moindre souci de la vérité : « Les gesticulations des saltimbanques Branco & Dupond-Moretti, qui veulent faire croire aux nigauds que la France macronienne, plus que jamais asservie à Washington, bla-bla… ».

        De l’air, de l’air ! J’en ai marre d’entendre Staline me hurler dans les oreilles à chaque tournant !

      • Monsieur Marchenoir,

        Souffrez d’entendre encore ceci :
        1 – Dans mon premier commentaire, il ne vous aura pas échappé que je ne m’adressais pas à vous.
        2 – C’est vous qui le premier avez fait allusion à la Suède.
        3 – Jamais je n’aurais cité cet article, s’il ne s’était agi de l’interview du rapporteur des Nations Unies sur la torture.
        4 – J’avoue que j’ai la faiblesse de croire qu’un article peut être intéressant quel que soit le site qui en propose la lecture, dont en général, je me fiche comme d’une guigne !
        Disant cela, suis-je plus ou moins sectaire que vous ?

      • @ Mildred :

        Il n ‘en reste pas moins que le cas Assange n’a aucun rapport avec l’article du jour et vouloir à tout prix trouver un lien à travers le mot « Suède » est plutôt faible.
        Ici, « Suède » avait été amené en lien avec la collecte fiscale, laquelle avait été amenée en lien avec les systèmes informatiques étatiques en général.

        Sur l’affaire Assange, puisqu’elle semble vous intéresser, reportez-vous plutôt au fil de commentaires qui suit l’article que je lui ai consacré :
        ASSANGE : Et quand bien même serait-il un imposteur…

  3. Il faut quand même saluer la mise au point du prélèvement à la source avec un système fiscal des plus complexes au monde !
    Combien cela a couté, on ne le saura sans doute jamais.

    « Leur motivation réelle relevant non pas de la recherche d’un intérêt général introuvable, mais d’une quête personnelle de conservation ainsi que du désir de briller au-dessus des autres en tant qu’élu ou haut-fonctionnaire »
    Malheureusement le phénomène semble plus général et pas limité à la hiérarchie. C’est l’ensemble de la fonction publique qui voit dans l’informatique un moyen de déballer toutes les particularités héritées de l’histoire et le danger de voir disparaitre au grand jour des façons d’exercer leur activité, les avantages et primes très particulières et coutumières d’un service.

    C’est ainsi que les 100.000 systèmes d’information numériques des collectivités locales sont des enjeux de pouvoirs pour les élus eux-mêmes mais aussi pour les fonctionnaires et chaque service informatique affilié qui prend le risque de disparaître en cas de normalisation, standardisation des procédures. La mutualisation de l’informatique remet en cause les postes de directeurs, de responsables des matériels, des logiciels et de leur programmation. De surcroît, les compétences des informaticiens sont souvent obsolètes en regard de la technologie de remplacement.

    A l’occasion du lancement d’un projet de modernisation qui va tenter évidemment de rationaliser et mutualiser les pratiques, on sent tout de suite les résistances…
    Si on demande aux services de décrire leurs besoins, ils vont avoir tendance à cristalliser leurs particularités sans hiérarchisation et libérer leur créativité.
    De son côté, le sous-traitant informatique se retrouve dans une situation impossible où il ne va pas dénoncer des complexités sans paraître incompétent et de plus contester le cahier des charges qu’il avait contractuellement accepté. Donc il va demander davantage de temps et de moyens et le commanditaire (la hiérarchie voire la haute hiérarchie) est placée dans le dilemme, ou accepter de payer plus ou s’exposer tout à coup à des revendications des personnels qui vont souffrir parce que voyez-vous, on va tout leur changer !

    On est parti dans le cycle infernal coût-complexité jusqu’à l’explosion en vol !
    L’enjeu n’est plus la maitrise informatique d’un système de rémunération complexe, mais bien le courage d’une réorientation complète au service de l’efficacité d’ensemble de services d’intérêt général. Mais ça ce serait prendre les affaires par le bon bout avant de penser à informatiser.

    • « C’est l’ensemble de la fonction publique qui voit dans l’informatique un moyen de déballer toutes les particularités héritées de l’histoire et le danger de voir disparaitre au grand jour des façons d’exercer leur activité, les avantages et primes très particulières et coutumières d’un service. »

      Voilà qui confirme une explication que j’ai déjà lue, et qui est fort rarement donnée. On devine pourquoi.

      Si les processus ne sont pas mis au carré avant d’informatiser, on ne risque pas d’y arriver.

    • « Il faut quand même saluer la mise au point du prélèvement à la source avec un système fiscal des plus complexes au monde ».

      Pour remplir ma 2044, je fais appel à un professionnel, un monsieur qui fait cela toute la journée. Il m’a dit: la fiscalité française est tellement compliquée et ce que je vois régulièrement passer tellement incohérent, que je suis désormais en mesure de vous estimer le taux d’erreur sur le PAS: entre 10 et 15%, soit plusieurs milliards.

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