Macron est en train de se planter (et ce n’est pas réjouissant)

Redevenir le maître des horloges, mettre un terme à la séquence estivale d’effondrement du macronisme, redonner du sens et de l’élan au quinquennat – tel était certainement l’objectif d’Emmanuel Macron lorsqu’il s’est adressé aux Français mardi 16 octobre dernier, au soir de l’annonce du remaniement ministériel. Mais dans les faits, on a eu droit à une allocution sinistre, délivrée sur un ton sinistre, dans une ambiance sinistre. Ou comment paraître plus affaibli que jamais.

Ce petit exercice télévisé hésitant et mal goupillé m’a irrésistiblement rappelé celui de François Hollande quand il nous a annoncé qu’il ne se représenterait pas. Même ton pitoyable, même mine d’enterrement, mêmes concessions formelles aux erreurs qui ont pu être commises… et pourtant, chez les deux hommes, même satisfaction du travail accompli.

Si Hollande a finalement été acculé à déserter la scène présidentielle, Macron, après seulement 17 mois d’exercice du pouvoir, n’a pas d’autres choix que de tenter de reprendre la main pour mener son mandat jusqu’au bout. Or curieusement, et contre toute logique, alors qu’il sait « toutes les blessures de notre vieux pays, ses doutes, ses peurs et ses colères aussi », il fait allègrement l’impasse sur toute auto-critique et annonce qu’il ne changera rien :

« Il n’y a aujourd’hui ni tournant, ni changement de cap ou de politique. »

Est-ce à dire qu’on va continuer à passer en revue systématiquement, fébrilement et superficiellement tous les chapitres de nos exceptions françaises, changer deux ou trois virgules de place, remplacer deux ou trois mots par-ci par-là et passer rapidement au thème suivant en se félicitant une fois de plus d’avoir mené des réformes inédites qui vont à l’évidence faire de la France la grande puissance « économique, éducative, sociale et environnementale » qu’elle aspire à être ? Qu’on va continuer à empiler les textes législatifs, s’extasier sur leur nombre ébouriffant et ne surtout pas s’attaquer aux structures en profondeur ?

Force est de constater qu’après un an et demi d’action gouvernementale, on n’observe aucune inflexion nulle part dans les grandeurs qui seraient censées attester de la réalité des réformes. Le chômage est toujours aussi haut, les dépenses publiques et la dette continuent leur marche en avant triomphale et les prélèvements obligatoires crèvent tous les plafonds. C’est d’autant plus décourageant qu’Emmanuel Macron a bénéficié en début de mandat (comme Hollande avant lui) d’une période de croissance économique qui permettait d’agir.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron est un Président très affaibli. Non seulement sa cote de popularité stagne au plus bas, 29 % selon la dernière livraison du baromètre Ifop- JDD, mais l’on voit surtout qu’il subit un désamour qui le vise personnellement dans la mesure où son Premier ministre rebondit à 41 % après une chute à 34 % en septembre.

Entre les deux, l’action politique n’étant pas en cause, c’est le style qui pose problème. D’abord cette façon erratique de lancer des petites phrases, une fois dans un sens quand il parle du « pognon de dingue » que nous coûte notre système social, puis une fois dans l’autre quand il vante les mérite de « notre amie l’Urssaf », n’aboutissant ainsi qu’à entretenir la confusion sur les orientations de sa politique.

Ensuite cet abus de coups de com’ tout aussi erratiques qui le font passer de la solennité régalienne des palais de la République à la démagogie la plus imbécile quand il transforme le perron de l’Elysée en boîte électro pour la Fête de la Musique ou quand il se fait photographier en compagnie de deux énergumènes qui ont si peu de respect pour la fonction présidentielle qu’ils n’hésitent pas à faire un doigt d’honneur sur la photo. Que tout ceci se retourne contre lui alors que chômage et impôts continuent à grimper n’étonnera personne.

Son parti La République en Marche n’est pas en meilleure forme. Hâtivement formé de bric et de broc sur les sables mouvants d’un changement jamais clairement défini pendant la campagne électorale, plus basé sur le lyrisme échevelé de beaux discours calculés pour envoûter que par un programme précis, on constate maintenant très logiquement qu’il est saisi des tentations « plurielles », ou « frondeuses », au choix, qui ont si bien réussi au Parti socialiste. Penser de plus que l’étincelante Marlène Schiappa postule pour en prendre la tête(*) en dit long sur la fragilité du mouvement et son vide conceptuel.

Les perspectives d’avenir ne sont pas plus plaisantes. L’embellie sur la croissance s’étant évanouie, il devient difficile de compter sur une amélioration des conditions économiques à court terme.

Pour arranger le tout, la mise en place du prélèvement à la source à partir de janvier 2019 sera forcément une nouvelle occasion de bourdes et de mécontentement. Aussi bien Emmanuel Macron qu’Edouard Philippe ont montré qu’ils avaient des doutes sur le sujet. On se demande vraiment ce que Gérald Darmanin peut avoir comme moyen de pression pour imposer cette réforme, stupide en elle-même du fait des hyper-complexités spécifiques à la fiscalité française et stupide dans son calendrier d’application puisque les inévitables premiers couacs se feront sentir dans les mois qui précèdent les élections européennes. Le gouvernement voudrait s’offrir un échec électoral  fracassant qu’il ne procéderait pas autrement.

Il était pourtant possible de ne pas se retrouver dans cette impasse.

Et si notre exécutif s’occupait enfin d’assurer sérieusement ses fonctions régaliennes qui consistent à protéger les personnes et les biens, plutôt que de mettre au point des usines à gaz juridiques pour traquer des « fake news » qui n’ont jamais tué ni volé personne et qui, de toute façon, ne peuvent être intelligemment combattues que par le débat d’idées dans un espace public ouvert, certainement pas par la pénalisation ?

Et si le gouvernement s’occupait de baisser significativement les impôts pour redonner aux agents économiques des moyens d’investir et de consommer, avec tous les effets bénéfiques induits sur la baisse du chômage et la hausse du pouvoir d’achat, plutôt que de fomenter des plans santé et des plans pauvreté coûteux qui n’auront pas d’autres effets que de retirer encore un peu plus de capitaux du secteur productif, entraînant inéluctablement hausse du chômage et pauvreté ?

Et si Emmanuel Macron, notre startupeur en chef, décidait de faire confiance aux entrepreneurs – ces entrepreneurs qui innovent, produisent, embauchent et paient des salaires – plutôt que de les fliquer en permanence pour vérifier si les écarts de paie entre les hommes et les femmes ou entre les plus hauts et les plus bas salaires sont conformes à l’idée purement théorique et idéologique qu’il se fait d’un niveau de rémunération acceptable ?

On pourrait continuer la liste assez longuement.

S’avisant peut-être qu’une dose de catastrophisme l’aiderait à reconstruire son rôle de rempart contre tous les populismes, Emmanuel Macron concluait son allocution télévisée de la semaine dernière en des termes annonçant la tempête :

« Le monde se fracture, de nouveaux désordres apparaissent et l’Europe bascule presque partout vers les extrêmes et, à nouveau, cède aux nationalismes. Ceux qui ne voient pas ce qui est en train de se passer (…) décident implicitement d’être les somnambules du monde qui va. » (vidéo ci-dessous, à 10′)

.
Mon Dieu, oui, en effet. Et il est certain que les alternatives politiques disponibles à l’extrême-gauche comme à droite ou à l’extrême-droite n’ont pas fait la démonstration qu’elles seraient plus aptes à sortir la France de son ornière étatiste et lui redonner des degrés de liberté.

Mais à ce compte et au vu de ce qu’Emmanuel Macron a fait jusqu’à présent, n’est-il pas lui-même le premier « somnambule du monde qui va » ?

N’est-il pas celui qui, par son intenable « en même temps » et son progressisme infantile, freine la libéralisation du pays, empêche des résultats concrets d’apparaître et cristallise les incompréhensions et les colères de ceux qui voient le fruit de leur travail ravagé par l’impôt et leur art de vivre plombé par l’insécurité ? 

Macron est en train de se planter, et ce n’est pas réjouissant.


Allocution d’Emmanuel Macron, 16 octobre 2018 (vidéo, 12′ 23″) :


(*) MàJ du 25 octobre 2018 : Marlène Schiappa a finalement renoncé à se présenter pour ne pas cumuler sa fonction ministérielle avec celle de chef de parti.


Illustration de couverture : Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du mardi 16 octobre 2018. Image : France Info.

38 réflexions sur “Macron est en train de se planter (et ce n’est pas réjouissant)

  1. Personnellement je n’ai pas trouvé son discours sinistre mais plutôt emprunté. Il surveillait son attitude afin de ne pas se laisser aller à son jeunisme habituel. Il voulait avoir l’air sérieux, et il était mal à l’aise dans cette nouvelle posture d’homme mure. S’etre Entouré d’un gouvernement gauche droite complique tout alors que cela pouvait apparaître comme une bonne idée auprès des Français qui en ont marre des partis politiques. Or la mayonnaise n’a pas pris entre ces ministres de sensibilité différente ce qui a ,me semble -t-il, contraint Macron à durcir sa position de grand chef, le rendant souvent insupportable auprès de ses ministres. La politique est un métier qui s’apprend, et Macron est intelligent, mais il ne Connaît pas le métier. Il confond politique et théâtre. Il a de plus raté le début de son quinquennat en traînant sur des réformes qu’il aurait du faire passer en force aussitôt élu comme la réduction des dépenses publiques. Ces erreurs de départ risquent de lui coûter cher et de mettre notre pays en situation dangereuse. L’extreme droite guette le moment de se présenter comme le seul recours à tant de maladresse.

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  2. « Macron est en train de se planter » et avec lui ces propriétaires de media, qui ont cru qu’ils allaient impunément pouvoir manipuler, sur le long terme, le peuple français. Je vous avoue que j’ai du mal à ne pas trouver cela réjouissant !

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  3. Bien fait pour lui. Fallait pas qu’il se fasse « élire ».
    Quand il était « conseiller à l’Elysée », ses propositions n’ont pas étaient efficientes.
    Quand il était « ministre », il a passé son temps à plomber son budget en frais de bouche avec ses « invités ». Et il nous a vendu Alstom aux « américains », et a autorisé son copain Drahi à faire une OPA sur SFR. Il a « bénéficié » de l’aura que lui ont donné quelques journalistes financiers de « Mozart de la Phynance » pour une vente d’une filiale de Nestlé déjà bien avancée dans les tractations finales.
    Alors, qu’il ne vienne pas se plaindre s’il lui arrivait de ne pas pouvoir finir ses « réformes » telles qu’il les avaient déclarées et déclamées dans ses pathétiques discours électoraux.
    Quand on va en Grèce dire que nous sommes « un peuple irréformable », quand on va en Algérie dire que nous sommes presque des criminels de l’humanité arabe en particulier, quand on va dans une Université aux Indes et qu’on leur dit : « Pour réussir, ne respectez pas les règles ». Et quand on va en Suède pour traiter son peuple de « gaulois réfractaire », alors, alors, qu’il sache que les « français de rien », qui traînent dans les gares ne s’embarrasseront pas de ses états d’âme jupitérien et iront le « chercher » comme d’autre « traque les terroristes jusque dans les ch…s. »
    Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, il doit préparer sa sortie politique comme le fit son prédécesseur.
    Ce ne sera que la juste mesure pour celui qui « voulait des victoires » au Mali en oubliant d’être incapable en une nuit, de dresser un plan de mesures de lutte contre le terrorisme en France.
    Avant de partir, avant la fin de son mandat, qu’il éteigne les lumières du palais élyséen. Il sera vendu avec la nouvelle vaisselle.

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    • J’avais pas suivi que Macron se permette lors de sorties internationales de se plaindre des français.
      C’est donc un type qui rejette son incapacité à réformer sur les français, et qui en toute connaissance de cause s’est malgré tout présenté à l’élection.Manque pas d’air. Puisqu’il s’estime incapable à réformer, peu importe à qui en revient la faute, il n’a qu’à démissionner.

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  4. Bonne analyse… Mais n’aurait-on pas pu aller un peu plus loin?
    – Non seulement Macron finira son mandat, mais il sera réélu puisque sans opposant crédible (il n’y aura même pas de match sauf énorme scoop). Et oui je ne suis pas sûr qu’il faille s’en réjouir.
    – Ce crash n’est-il pas, au delà de l’homme et de sa communication calamiteuse (mais qui donc le conseille?), le résultat de ce statu quo d’une France coupée en deux et décidément irréconciliable entre les nostalgiques de gauche, de droite, les laïcards et les conservateurs pour ce qu’il en reste (mais minorité qui compte vu l’éclatement des voix). Cherchant à se situer hors de cette fracture mais en fait avec un gouvernement schizophrène qui ne peut que donner des « petites » réformes aux uns et aux autres, un peu de libéralisme (ISF, SNCF), un peu de sécuritaire, un zeste de sociétal (PMA, euthanasie, loi liberticide sur la dénonciation de l’avortement) au final on ne fait pas grand chose.
    Le libéralisme que vous chérissez tant est-il la solution? Evidemment moins d’Etat, moins de dépenses publiques, moins de prélèvements, moins d’idéologie et surtout moins de lois toujours plus complexes iraient dans le bon sens. Maintenant, et c’est sans doute ce qui nous différencie, je ne crois absolument pas à la main invisible. La crise des subprimes est un bon exemple de train fonçant dans le mur. En fait le système part inévitablement en vrille et ne s’arrête que sur crash (encore un).
    Donc le titre aurait pu être : finalement est-il possible d’éviter un désastre majeur?

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    • Bonsoir et merci beaucoup de venir commenter ici.

      « Le libéralisme que vous chérissez tant est-il la solution? (…) Maintenant, et c’est sans doute ce qui nous différencie, je ne crois absolument pas à la main invisible. La crise des subprimes est un bon exemple de train fonçant dans le mur. En fait le système part inévitablement en vrille et ne s’arrête que sur crash (encore un). »

      Cette remarque est surtout un bon exemple de votre ignorance totale de la crise des subprimes. Il faut toujours remonter au fait générateur, et dans ce cas précis des prêts hypothécaires aux Etats-Unis, le fait générateur c’est que l’Etat (avec la garantie des contribuables) a poussé les banques à accorder des prêts à des gens qui ne pouvaient pas les honorer, couplé à une politique monétaire (donc décidée par les autorités, pas par le marché) des plus laxistes.
      https://www.contrepoints.org/2013/04/10/121114-crise-des-subprimes-le-remake

      La façon dont les banques centrales nous ont inondés de monnaie (de singe) depuis quelques années avec leur quantitative easing n’est pas de bon augure pour la suite.

      C’est simple et ça se vérifie partout : plus vous réglementez, plus les gens vérifient qu’ils sont OK avec la réglementation, plus ils sont déresponsabilisés et moins ils sont enclins à évaluer les risques par eux-mêmes. Les banques sont exactement dans ce cas de figure.

      Quant à dire « je ne crois pas à la main invisible », c’est une phrase qui n’a pas de sens. Il n’est pas question d’y croire ou de ne pas y croire – pas d’idéologie dans le libéralisme – mais de constater a posteriori que certaines choses marchent et d’autres pas ; eh bien, a posteriori, on constate que chaque fois qu’il y a liberté des échanges (commerciaux ou intellectuels) il y a bénéfice global pour la connaissance ou pour la prospérité.

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      • « Il n’est pas question de croire ou de ne pas croire à la main invisible. »

        En effet, et c’est l’un des slogans les plus fallacieux de l’anti-libéralisme.

        Premièrement, parce que la « main invisible » n’est pas une religion. En parler ainsi de façon obsessionnelle, c’est travestir la pensée libérale. C’est la présenter comme un croyance magique, comme la foi en une divinité invisible et toute-puissante qui ne se trompe jamais.

        Aucun libéral n’a jamais prétendu cela. On retrouve ici le bon vieux procédé communiste qui nous a valu « There’s no such thing as society », phrase que Margaret Thatcher a effectivement prononcée, mais pour signifier le contraire de ce qu’on lui fait dire en la lui reprochant.

        Deuxièmement, dire « je ne crois pas à la main invisible » signifie : y’a des fois où des trucs vont de travers dans le marché. Bah oué. Y’a des fois où des trucs vont de travers dans le marché.

        Les libéraux, contrairement aux communistes, n’ont jamais prétendu avoir la recette magique d’une société parfaite qui marcherait à tous les coups, parce qu’on appliquerait ce qu’il y aurait dans le Bouquin.

        Il est donc facile aux anti-libéraux de tout poil de passer pour immensément sages en faisant la leçon aux libéraux : t’as vu, là, y’a un truc qui a foiré, donc c’est toi qui as tort.

        Le libéralisme se borne à constater que dans l’ensemble, quand on laisse faire les gens, ils trouvent des solutions par eux-mêmes, et que dans l’ensemble, le bouzin a tendance à mieux marcher quand on laisse l’homme la liberté de le concevoir et de le corriger, plutôt que lorsqu’on confie à un Dictateur unique, ou à un Etat tout-puissant, le soin de le faire.

        Et les anti-libéraux ne nous disent jamais, une fois qu’ils ont pointé telle ou telle défaillance de la Main Invisible, ce qu’ils voudraient mettre à la place : Ma Main dans Ta Gueule ? La grosse main de l’Etat dans ta gueule ?

        Il ne faut pas laisser le pinaillage se substituer à la raison.

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      • Et merci à vous de m’avoir publié et répondu. En passant, et excusez cette petite pique certes facile mais tout de même à propos, j’ai été étonné de trouver une modération sur un blog affiché libéral.
        Je vois que vous n’avez pas réagi sur le fond du commentaire et sur le thème de Macron qui reste quand même celui principal de votre article et de ma remarque. Faire de l’analyse c’est bien, surtout si elle est juste et étayée, critiquer pourquoi pas nous sommes dans un pays (encore) libre. Mais sans autres projections ou pistes d’améliorations tout le monde reste sur sa faim.
        Pour la crise des subprimes, votre explication me parait moins fine que votre article, et voir dans l’Etat le principal responsable une approche assez caricaturale. Je ne suis surement pas un expert financier, mais je sais lire, et essaye de le faire le plus possible, surtout chez ceux qui ne sont pas de ma pensée. Si l’Etat a peut-être « encouragé » les individus à s’endetter, par exemple avec une déductibilité des intérêts de leur imposition (mais sérieusement un pouvoir aujourd’hui d’un l’Etat sur des grands organismes privés pour accepter des prêts de gens visiblement trop insolvables), ce n’est quand même pas ce premier qui a :
        – inventé les subprimes et les créances à risque
        – fait que ce genre de produit s’est multiplié pour atteindre un niveau dangereux, les vendeurs étant attiré par les gains alors que les taux d’intérêts étaient au plus bas
        – fait que les vendeurs se croyaient protégés par l’hypothèque, sans même imaginer que le marché immobilier pourrait se retourner
        – fait que les vendeurs de toute façon ont titrisé rapidement et massivement ces créances pour les confier aux marchés et se débarrasser ainsi du risque (pensaient-ils)
        – que les fonds d’investissements, beaucoup appartenant aux banques et sous la pression de la concurrence et des épargnants avides de rendement ont racheté en masse ces titres, créant une bulle
        – que les taux d’intérêts ont finalement remonté et que nombre de familles ne pouvant plus rembourser, les hypothèques jouant en même temps le marché immobilier qui déjà était parti à la baisse a fortement chuté, ne couvrant plus la valeur des emprunts
        – qu’au final plus personne ne savait réellement qui tenait ces titres « pourris » et en quelles proportions, et que la méfiance s’installant, les échanges se sont grippés et les fonds dépréciés.
        Mais peu importe, ce n’était de toute façon qu’un exemple. Et évidemment je suis d’accord avec vous sur le fait qu’avec une planche à billet qui a tant fonctionné on a préparé le prochain séisme financier.
        Je suis un peu plus fort en maths/physique, et je sais que l’entropie ne peut qu’augmenter. Un système auto-régulé « naturel » est une vue de l’esprit, un mirage. Et ce n’est pas moi qui ait théorisé la main invisible mais les penseurs libéraux. Il y a donc bien une idéologie sous-jacente.
        Mais si je me trompe et que l’on me présente les arguments le démontrant, je suis ravi de changer d’avis. Restons un peu rationnel.
        P.S: la contradiction est nécessaire, même quand elle est erronée.
        P.S 2: sur le fait qu’il faille laisser les gens le plus tranquille possible sauf nécessaire je ne peux que souscrire. Ce qui me dérangerait, ce serait de présenter le libéralisme comme la solution à tous les problèmes, ce que font beaucoup et qui fait un miroir aux alouettes de plus. Notez que je n’ai pas dit que c’était votre cas, n’ayant pas encore suffisamment lu votre blog.

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      • « excusez cette petite pique certes facile mais tout de même à propos, j’ai été étonné de trouver une modération sur un blog affiché libéral. »

        Facile, en effet, et qui ne montre que votre mauvaise foi globale pour trouver un moyen, n’importe lequel, de dire que le libéralisme auquel vous ne comprenez et ne connaissez manifestement rien, c’est mal, et que les libéraux, sont en fait des gens sournois.

        Alors pour votre gouverne, puisque VOUS soulevez la question (qui n’a pourtant rien à voir avec Macron dont vous me reprochez de ne pas faire assez de cas dans ma réponse à votre commentaire) aucun complot dans cette affaire :

        Mon système wordpress de modération des commentaires propose une politique par défaut :
        – Le premier commentaire d’un nouveau compte est toujours modéré. Je dis nouveau compte et non pas nouveau commentateur car le nombre de comptes adhoc venant des mêmes adresse IP pour faire croire à une importance de certains points de vue sur certains sujets chauds est incommensurable, même sur un petit blog comme le mien.
        – J’ai conservé cette modération, car cela me permet de voir qu’il y a de nouveaux venus, ce qui m’échapperait peut-être si je n’avais pas ce signal. J’ai d’autres activités et je ne suis pas tout en permanence.
        – Il y a aussi modération par défaut dès lors que le commentaire comportent plus de x liens ou est d’une longueur anormal pour un simple commentaire. Il se trouve que les commentaires avec liens sont souvent des indésirables. Le système les gère mais pas toujours.
        Il est donc arrivé que certains commentateurs réguliers se soient retrouvés modérés de cette façon, ou se soient retrouvés dans les indésirables. J’y fais le ménage de temps en temps et j’en repêche quelques-uns. Il est toujours possible de m’envoyer un mail pour me dire qu’un commentaire n’apparaît pas.

        Ma politique, c’est d’accepter tous les commentaires. A ce jour, j’en ai filtré 3 :
        – Un commentaire dont le pseudo était Le blog de Nathalie MP, c’est-à-dire qu’il se servait du nom de mon blog.
        – Un commentaire qui faisait un long discours très intéressant mais dont j’étais bien placée pour savoir que ce n’était pas un texte original mais le pompage intégral d’un article que j’avais justement lu sur le sujet. Ayant demandé par mail si le commentateur était l’auteur de l’article et n’ayant pas eu de réponse, j’ai bloqué.
        – Un commentateur unique, ou plutôt une adresse mail unique qui change de pseudo à chaque commentaire (j’ai avisé par mail que je bloquerais dorénavant si le commentateur ne s’en tenait pas à un profil par respect pour les autres commentateurs, mais ça n’a pas eu d’effet).

        Pour le reste, vous pourrez aisément voir que mon blog « est un blog de merde » ou qu’il est « pathétique » etc…

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      • « La façon dont les banques centrales nous ont inondés de monnaie (de singe) depuis quelques années avec leur quantitative easing n’est pas de bon augure pour la suite ».
        Question « bête » : est-ce que la dette des états se compte dans la même monnaie ?

        « C’est simple et ça se vérifie partout : plus vous réglementez, plus les gens vérifient qu’ils sont OK avec la réglementation, plus ils sont déresponsabilisés et moins ils sont enclins à évaluer les risques par eux-mêmes. Les banques sont exactement dans ce cas de figure ».
        Je suis d’accord

        Quant à dire « je ne crois pas à la main invisible », c’est une phrase qui n’a pas de sens. Il n’est pas question d’y croire ou de ne pas y croire – pas d’idéologie dans le libéralisme – mais de constater a posteriori que certaines choses marchent et d’autres pas ; eh bien, a posteriori, on constate que chaque fois qu’il y a liberté des échanges (commerciaux ou intellectuels) il y a bénéfice global pour la connaissance ou pour la prospérité.
        Bénéfice global oui, mais inégalités sociales renforcées en même temps non … ?

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      • L’histoire des faits est terrible et les humains n’ont pas de mémoire !
        La cause première et fondamentale de la Grande Dépression de 1929 réside dans l’existence et l’action de la banque centrale étasunienne, appelée Réserve Fédérale des États-Unis (ou FED). La FED mena une politique inflationniste durant les années 1920 en maintenant un taux d’intérêt bas aux prêts qu’elle accorde aux banques. Cette politique eût pour conséquence d’accroître les liquidités dont disposent les banques, d’abaisser le prix de l’argent (et donc des prêts) pour les autres banques. On connait la suite :http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/explication-de-la-grande-167921
        En 1932, trois ans après le krach boursier de 1929, Franklin Roosevelt a installé un feu rouge la loi Glass-Steagall de 1933.séparant la banque commerciale (dépôts et emprunts des particuliers, épargne des ménages) et la banque d’affaire (outils de spéculations et d’investissements étrangers, bourses etc…). Le président Clinton dans un grand élan social a abrogé la loi Glass-Steagall en novembre 1999 permettant la fusion entre banque commerciale et intérêts spéculatifs en échange pour les banques de proposer des prêts à intérêts très faibles voir négatifs permettant l’accession à la propriété pour des particuliers peu solvables. Evidemment ces prêts se sont repassés entre banques (titrisations) Les effets de concurrences ont entrainé aussi le banques européennes dans des mégas-fusions et à prêter pour des intérêts minimes au delà du raisonnable. Nous avons abouti à 2008.
        https://www.courrierinternational.com/article/2008/09/25/au-secours-roosevelt-reviens
        Mais l’histoire continue avec le quantitative easing comme rappelé ci-dessus par Nathalie.
        Dans tous les cas, on ne peut que constater à chaque période les connivences notoires entre états et banques !
        La solution pour éviter les crises suivantes consiste selon l’école autrichienne d’économie à supprimer les banques centrales, le monopole de l’État sur la monnaie, et de manière générale à supprimer toute intervention de l’État dans l’économie.
        Combien faudra-t-il encore de crises ? Celle qui se prépare sera-t-elle la dernière ?
        Même pas sûr !

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    • « une France coupée en deux et décidément irréconciliable  »
      Ce n’est pas la France qui s’est coupée en 2 toutes seules, mais le résultat de lobbies politiques et médiatiques socialistes/gauchistes agressifs qui divisent en permanence pour faire avancer leurs propres intérêts et leur pouvoir et l’incapacité de la droite à y répondre.
      Je ne crois pas que les français soient si divisés que cela, à part une classe parisienne Bob hors-sol, je crois que bcp font le même constat, mais celui-ci n’a pas droit de cité.
      Plus de 50% d’abstentionnisme, ca fait une majorité.

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      • à Pythagore
        Je suis assez d’accord sur le côté agressif du bloc socialiste/gauchiste et de leur idéologie. Maintenant on ne fait pas penser les gens de force, une bonne moitié visiblement se reconnait dans cet esprit de lutte des classes et de prise de pouvoir par tous les moyens. Et c’est un fait que jusqu’à très peu, tous les intellectuels s’étaient ralliés à ce camp.
        Toujours d’accord sur la prise de contrôle par une classe parisienne Bob, et sur la mollesse du restant. Raison de plus pour diffuser une contre-pensée, mais un peu construite! C’est ce qui manque.
        Soit les gens adhèrent à une sorte d’idéal et agissent, soit ils sont les moutons de Panurge malheureusement. C’est ce dont j’ai cru me rendre compte après ces années. Plus rarement ils peuvent se rejoindre par esprit de défense, pour preuve de récentes élections.

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  5. à Robert Marchenoir
    Je vous réponds par courtoisie et non esprit de polémique.
    Je reconnais volontiers que ma phrase « je ne crois pas à la main invisible » est un peu courte, mais c’est le jeu des commentaires où vous ne pouvez (ne devez par égard aux autres) écrire un roman. C’est même souvent une perche tendue à celui d’une pensée différente (et pas fatalement opposée) pour qu’il rebondisse, normalement posément sinon on retombe dans une pensée unique digne d’un système communiste tant décrié.
    Et voir ma réponse à l’auteur du blog, ce n’est pas moi qui ait théorisé cette intervention « magique » de la main invisible.
    Et s’il-vous-plait vos détracteurs ne sont pas forcément des « anti-libéraux aux arguments fallacieux » ou des communistes.
    Et je réfute catégoriquement cette opposition « communisme » versus « libéralisme », comme si elle était la seule alternative possible. Et c’était justement le sens de ma remarque, que la France tournait en rond depuis l’après de Gaulle dans cette fracture. Que Macron avait cherché à se présenter et probablement s’était fait élire sur le fait de s’en extraire, mais que finalement le poids des mentalités faisant, et probablement aussi par son manque de vision, cette opposition forcenée et assez irrationnelle entre les deux anciennes tendances avait fait se refermer les deux mâchoires sur lui, le poussant avec son gouvernement à l’impuissance.
    Le communisme est un système obscène, meurtrier et d’asservissement est-il utile de le rappeler?
    Nous n’avancerons que sur des mesures pragmatiques, sur les points essentiels, qui rêvons un peu pourraient faire majorité pour peu que l’on devienne un peu plus rationnel et moins dans le réflexe politicien.
    Si je devais faire une critique en général aux libéraux, surtout ceux qui s’expriment dans les médias, c’est justement de présenter leurs idées comme une doctrine, une potion magique, et oui presque une croyance.
    D’où le besoin d’une grande campagne d’information, je dirais même d’éducation à l’envers, par la base. Raison pour laquelle je me suis un peu attardé sur ce blog plutôt que de le zapper. Expliquer que voter des lois à tour de bras et suivant les alliances politiques ne fait qu’empirer la situation. Idem pour le gaspillage publique, chiffres à l’appui. Mais si vous agressez ceux qui oseraient vous faire des critiques, je doute du résultat.

    Pour finir, et sur votre remarque « Le libéralisme se borne à constater que dans l’ensemble, quand on laisse faire les gens, ils trouvent des solutions par eux-mêmes », j’acquiescerais pour des problèmes locaux et dont ils sont responsables certainement. Pour le reste il faut forcément une organisation efficace, de faire adhérer les gens à des objectifs communs sur le court, moyen et long terme, et autour d’une culture. Cela s’appelle une civilisation.

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    • Ne renversez pas les rôles : en France, pays communiste, ce sont les libéraux qui se font agresser du matin au soir par les gauchistes, c’est à dire à peu près tout le monde — y compris les gens qui votent à droite ou à l’extrême droite.

      Si vous pensez avoir été agressé ici, vous êtes un bisounours tiédasse qui n’a pas l’habitude du vrai débat. Remarquez que vous n’êtes pas le seul. C’est un peu la norme.

      Personnellement, je me suis fait traiter d’ultra-libéral (et ce n’était pas vraiment un compliment) par un intellectuel de gauche fort connu, il y a des années, à une époque où j’ignorais encore ce qu’était le libéralisme, où je votais à gauche et où je me disais de gauche. Donc, voyez… le référentiel en France est complètement tordu.

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      • Ne faites-vous dans l’excès? Les gauchistes ne sont pas tout le monde. Je suis assez d’accord avec Pythagore que la majorité en fait est devenue silencieuse, refusant le débat et également ne se rendant plus aux urnes. Mais ce n’est pas forcément une fatalité.
        « Bisounours tiédasse » je ne pense pas, et cela me fait assez sourire. Mais il est vrai que l’on se juge rarement objectivement soi-même (de la difficulté de s’observer depuis le balcon d’en face etc). Sans doute dans les débats politiciens il est de bon ton de bousculer l’adversaire pour le pousser à la faute. Pour un débat d’idées c’est plus contestable. Ou alors c’est une bataille d’ego pas très intéressante.

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  6. « Pour le reste il faut forcément une organisation efficace, de faire adhérer les gens à des objectifs communs sur le court, moyen et long terme, et autour d’une culture. Cela s’appelle une civilisation. »

    La civilisation occidentale est libérale ; cela semble vous avoir échappé. L’Europe était libérale longtemps avant que le libéralisme ne soit inventé.

    Votre phrase est insensée. Vous mêlez des effluves de fascisme à la civilisation. Vous mélangez « l’organisation » (laquelle ? l’Etat n’est pas la seule organisation, loin de là…), la culture et la civilisation. A vous lire, l’organisation c’est l’Etat, l’Etat c’est la culture et l’Etat c’est la civilisation.

    Vous mélangez « une organisation efficace » et « faire adhérer les gens à des objectifs communs sur le long terme ». Qui est-ce qui va faire adhérer les gens sur le long temre ? Vous avez les moyens de nous faire adhérer ? Vous êtes le nouvel Hitler ? Vous en voulez un pour vous dire à quoi il faut adhérer ? Vous êtes de quel côté, vous ? Vous êtes du côté des « gens » que « l’on » fait adhérer, ou vous êtes du côté de l’adhérent en chef qui fait claquer son fouet sur les gens ?

    Personne « ne fait adhérer des gens sur le long terme ». L’adhésion sur le long terme, cela n’a précisément rien à voir avec l’organisation politique. Personne ne « fait adhérer des gens autour d’une culture », où avez-vous vu cela ?

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    • « La civilisation occidentale est libérale ». Cela ne m’a pas échappé que non: la civilisation grecque, encore moins l’empire romain, ni plus la royauté dans ses différentes lignées ou l’Eglise, ni davantage la révolution, ni la période bonapartiste, ni… A quand faites-vous remonter la civilisation occidentale?
      Diantre nouvel Hitler, pas moins. Mais personne ne fait adhérer à des idées de force, il faut la folie des camps de rééducation pour le croire. De même qu’il faille forcément choisir un camp : justement je n’en trouve pas un seul de sensé c’est bien le problème. Vous êtes le parfait exemple de ce travers bipolaire que je dénonçais : soit blanc, soit noir choisi ton camp (camarade, ah non ça c’était avant).
      Ne vous vient-il pas à l’esprit que l’on peut adhérer par choix, en étant convaincu par des arguments, des faits ou des croyances?
      Ne déformez pas mes propos : je n’ai jamais dit que l’Etat ou même la culture était la civilisation. Par contre sans il est évident qu’elle ne peut se développer. Mêmes les libéraux le reconnaissent, mais restreint uniquement au régalien. Bref une police pour garantir la propriété, point.

      Je n’aime généralement pas citer wikipédia, mais je manque de temps. Pour culture : « la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » et comme « ce qui le soude », c’est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. »
      C’est évidemment un tronc commun auquel les gens adhèrent de part leur naissance et leur éducation. Et les fait vivre en communauté et non comme des individus isolés et donc sans aucun pouvoir en réalité.

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  7. à Nathalie MP
    Pourquoi se focaliser sur le seul point critique, insignifiant, et visiblement présenté comme de l’humour? Et surtout verser dans l’attaque ad hominem? Répondre à ce point était inutile, ou alors à la limite que c’était la politique par défaut de votre outil, et que non vous ne censuriez personne sauf très rares exceptions, et ce en simple PS.
    Et je ne pense surement pas que votre blog n’a aucune valeur, ou est pathétique (quelle drôle d’idée) sinon je n’aurais pas fait de commentaire.
    Peut-on débattre? Si ici, comme malheureusement sur certains autres blogs, il faudrait forcément se congratuler copieusement de la justesse et de la puissance de notre pensée, se lamenter que si peu de gens aient l’intelligence de la comprendre, et bouter hors de là l’impudent, forcément un ignare, qui ose une remarque ce serait dommage. Et je connais des blogs qui censurent allègrement les « déviants », donc la boutade n’était pas si infondée, venant d’arriver.
    Et sur le fond?

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  8. – « Pourquoi se focaliser sur le seul point critique » : votre point, le premier du post, qui insinue une forme de censure qui n’existe absolument pas ici.

    – « Et surtout verser dans l’attaque ad hominem? » : ah ah, relisez-vous : vous débarquez, vous insinuez, vous vous plaigniez, et vous voulez déjà m’expliquer comment mener mes affaires.

    – « je connais des blogs qui censurent allègrement les « déviants » » : Peut-être, mais pourquoi faire l’amalgame ?

    – « Et sur le fond? » A ce jour, vous avez exactement 452 articles à votre disposition ici pour vous faire une idée, sans compter les apports des commentateurs.

    Plus spécifiquement sur le libéralisme :
    —> toute la section « Le coin des libéraux » (voir dans le bandeau noir du haut)
    + les articles :
    Être libéral, cela veut dire…
    Pourquoi, comme Hayek avant moi, « I am not a conservative »
    Confessions pascales
    Attention, un « camp du bien » peut en cacher un autre !

    et grosso modo tous les autres qui d’une façon ou d’une autre attrapent le sujet sous différents angles plus ou moins pratiques ou plus ou moins théoriques.

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  9. Personnellement j’avais parié avec des copains que Macron ne finirait pas son mandat par provocation plutôt avec ceux qui avait voté pour lui.
    Votre titre « Macron est en train de se planter (et ce n’est pas réjouissant) » marque une étape que je n’aurais pas prévue si rapide et hélas ce n’est quand même pas très réjouissant….
    Mais comment s’étonner, il avait un programme plutôt simpliste et qui ne réduisait l’état et ses dépenses que de façon assez vague.
    Ce qui survient était pourtant assez prévisible, Gustave Le Bon disait déjà en 1905 dans sa « Psychologie des foules » :  » Le héros, que la foule acclamait la veille, est conspué par elle le lendemain si l’insuccès l’a frappé. La réaction sera d’autant plus vive que le prestige aura été grand. La foule considère alors le héros tombé comme un égal et se venge de s’être inclinée devant la supériorité qu’elle ne lui reconnait plus. » et pour les moyens d’action des meneurs pour se faire élire :  » Plus l’affirmation est concise, plus elle est dépourvue d’apparence de preuves et de démonstration, plus elle a autorité ».
    Ainsi nous en sommes toujours là.

    Enfin je me demande si il fait vraiment preuve d’intelligence. Ses copains de sciences Po lui reconnaissait surtout ses talents de baratineur parait-il. Déjà son démarrage avec l’éviction du gal De Villiers et les leçons à Poutine (ancien patron du KGB) à Versailles pour ses influences électorales étaient des embardées inutiles à son niveau et limite grotesques et on pourrait poursuivre…..
    Son arrogance plutôt négative à l’égard de français arriérés tout en faisant la promotion d’une « France start’up » illusionnelle économiquement quand notre secteur industriel ne représente plus aujourd’hui que 10 % du PIB avec 36 % de PIB de dépenses sociales. Le diagnostic est tout autre et les recettes ne sont pas celle clamées, Ce ne sont que des slogans simplistes et des vexations de langages négatives et inutiles pour les français.
    Plus profondément grave, l’entêtement du prélèvement à la source, couteux pour l’état (en informatique et en fonctionnaires) et pour les entreprises apparait illogique dans la situation. Pire la compensation par la suppression de la taxe d’habitation est un moyen de se mettre à dos les élus locaux qui vont se considérer encore plus irresponsables avec la perte de plusieurs milliards dans les caisses des budgets futurs.
    Comment croire qu’ainsi en faisant converger (bêtement) vers sa responsabilité personnelle, les pertes pour l’état, les citoyens, les entreprises, cela soit de l’intelligence politique. Il se crée des problèmes qui ne produirons aucune réforme de structure à terme et qui pourraient inverser les tendances lourdes.

    J’abrège :
    Un échec pour l’Europe qui est au coeur de son logiciel depuis l’origine porterait un coup sévère à son récit politique.
    Mais certains de ses partenaires (pour ne pas dire tous) ne sont pas fans des mesures budgétaires symboliques, par exemple du côté des Pays-Bas dont le Premier ministre Mark Rutte a déclaré :
    « Je déteste les symboles. On parle ici d’argent réel, payé par de vrais contribuables ».
    En voilà un qui n’a pas l’air d’un fétichiste de l’aléa moral et de la mutualisation de pertes ! Pour les Bataves, le travail du politique, c’est de protéger l’argent de ses contribuables, pas de le gaspiller pour laisser sa marque dans les livres d’Histoire.
    Tout est dit !

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  10. “ Macron est en train de se planter  »
    Oui, et c’est normal, puisque cela tient à ce qu’ils sont, lui et toute sa clique de nuisibles, en commençant par son acolyte du Havre.
    Donc, le fait qu’il se plante en est la conséquence normale. On peut même ajouter souhaitable.

     » (et ce n’est pas réjouissant)  »
    Si réjouissant, n’est pas le terme le plus approprié, c’est tout de même rassurant, parce que le contraire (s’il ne se plantait pas) serait inquiétant.

    L’inventaire que vous faites, de ce qui est à mettre sur son dos, est excellent, mais il manque un point très important … Celui du racket sur la route …
    Et là, façon paquet cadeau, en un seul bloc dans les urnes des élections à venir, les français vont pouvoir lui dire ce qu’ils pensent de sa présence … Les occasions de régler les comptes avec cette engeance ne sont pas très nombreuses, il ne faut pas les rater … C’est là, que ça peut devenir réjouissant …

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  11. Bonjour,

    pour commencer, notre cher président n’est qu’un produit marketing. On peut dire sans se tromper qu’il nous a été vendu, à grands renforts d’articles de presses, photos, interviews, etc… l’Obs en 2012, macron l’enfant prodige de l’Élysée (pas encore président), ou encore le Mozart de la finance. Qui arrive à dépenser l’équivalent de 2 à 3 SMIC par jour pendant 2 ans. Un vrai virtuose.
    Toujours l’OBS en 2012, « Le millionnaire devra désormais se contenter de moins de 10.000 euros par mois. A l’Élysée, son salaire est divisé par… dix. Et en plus la promesse choc de Hollande de taxer à 75% les salaires de plus de 1 million d’euros par an, qui lui a valu tant de sarcasmes dans sa banque, s’appliquera aussi à lui. » En plus il a le sens du sacrifice. Quel homme !

    Bref, vous connaissez tout ce que j’ai cité et bien plus encore.

    Regardons maintenant, qui le soutenait et qui sont ces mentors. (je vous fais grâce de l’aspect philosophique de l’homme)
    A science-po, il rencontre Jean-Marc Borello :
    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/05/12/35003-20170512ARTFIG00270-jean-marc-borello-conseiller-prive-de-macron.php
    https://www.lepoint.fr/presidentielle/jean-marc-borello-le-vrai-patron-de-macron-07-03-2017-2109847_3121.php
    Il sera plus tard, délégué national de Lrem et membre de la commission d’investiture du mouvement pour les élections législatives. Il aurait du être ministre, mais il a refusé. Peut être un rapport avec sa condamnation en lien avec la drogue. (Pas très compatible avec le renouveau politique promis par Macron)
    Sinon M. Borello a été nommé le Bill Gates du social, dirige le groupe SOS, la première entreprise sociale et solidaire à ce jour en Europe. (https://www.ladepeche.fr/article/2017/03/28/2545235-le-groupe-sos-premiere-entreprise-sociale-d-europe.html).
    Il a aussi rédigé le rapport « sur les politiques d’inclusion » demandés par Murielle Pénicaud
    http://www.editions-legislatives.fr/content/contrats-aid%C3%A9s-la-petite-r%C3%A9volution-du-rapport-borello
    A lire, on nage dans le libéralisme pur et dur. (ce n’est pas une critique)

    Passons à Alain Minc, qui appelle affectueusement notre président mon « petit Macron ».

    Voila un passage d’une interview lors de la campagne électorale :

    « Je vais voter Emmanuel Macron. Pour une raison : il est le seul candidat authentiquement européen. Ses meetings sont les seuls où l’on voit des drapeaux européens. Dire qu’Angela Merkel a sauvé l’honneur de l’Europe dans la crise des migrants, c’est extrêmement courageux. Il est partisan d’une construction européenne avec des abandons de souveraineté. François Fillon, comme tous ceux qui ont voté non à Maastricht, est européen, certes, mais il n’y a pas chez lui d’acceptation de la construction d’une réalité supranationale. C’est une immense différence. Et puis, un jeune homme d’État étranger m’a dit récemment : « Si Macron est élu, c’est un coup de tonnerre en Europe. » Si le pays grincheux qu’est la France élit un « roi de France » de 39 ans, l’image de la France changera soudainement. »

    Nous avons Marc Feccacci, le témoin de mariage de macron et inversement, un de ses ouvrages :
    « État moderne, État efficace : évaluer les dépenses publiques pour sauvegarder le modèle français »

    Henry Hermand, un autre mentor. Attali,..

    Donc, avec un président, européiste convaincu, (une fusion des assemblées parlementaires avec l’Allemagne, un seul siège à l’ONU toujours avec l’Allemagne), avec pour livre de chevet les recommandations et directives Européennes. Entourés de gens, comme Borello, qui vivent grâce à l’argent public, qui le conseillent. La bonne question serait plutôt, est ce que l’Europe se plante ?
    Et dans le cas où il ne tiendrait pas compte de l’Europe, ferait-il les reformes qui mettraient un terme au système dont ses amis, conseillers, anciens patrons ont su profiter pendant des années ?

    Pour moi il ne se plante pas, puisqu’il ne fait que ce qu’on lui demande de faire. Il me fait penser à une conférence de Charles gaves, qui expliquait pourquoi les dirigeants des grandes firmes, notamment américaines, recrutaient toujours les « premiers de la classe ». Et un de ces dirigeant, lui expliqua, qu’il ne les recrutait pas parce qu’ils étaient les meilleurs, mais tout simplement parce qu’ils faisaient tout ce qu’on leur demandait sans broncher.

    Par contre la où il se plante personnellement et royalement (c’est con pour Jupiter) , c’est sur la forme, et Nathalie nous a fourni un listing détaillé de son comportement.

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    • Article typique, premièrement du gauchisme de Foreign Policy, deuxièmement du n’importe quoi qui consiste à attaquer Macron sans le moidre argument, simplement parce que ça vend plus de papier de salir les gens que de les encenser.

      Ou bien parce qu’il est plus plaisant de défoncer le président de la République, quand on commente sur les blogs, plutôt que de dire clairement ce qu’on attend de lui.

      Ce qui est la position par défaut de la plupart des Français envers leurs dirigeants depuis, oh !… des décennies, maintenant.

      Cet article résume parfaitement les raisons pour lesquelles j’ai cessé de lire Foreign Policy depuis longtemps. Il faudrait quand même se rendre compte que l’auteur critique Macron à partir d’un point de vue de gauche. La bonne pensée consiste à être stato-gauchiste, nous explique l’auteur de ce torchon, et Macron donne une mauvaise image du stato-gauchisme ; il essaye de l’être, mais il n’y arrive pas, et c’est en cela qu’il est condamnable. Regardez :

      « Macron has now set his crosshairs on Hungary’s prime minister, Viktor Orban, and Italy’s deputy prime minister (and interior minister), Matteo Salvini. These men, who represent the rising forces of illiberalism and populism in Europe, and who have fed the fires of xenophobia and racism, also represent a clear and present danger to the European Union’s principles of open borders, open markets, and open societies. »

      Le prétendu « illibéralisme » d’Orban et de Salvini, ce n’est pas l’anti-libéralisme : c’est l’anti-gauchisme. C’est « liberal » au sens américain du terme. Orban et Salvini sont des méchants parce qu’ils sont opposés à l’immigration, et l’immigration est la vache sacrée de la gauche : voilà ce qu’il faut comprendre.

      « Weakened by internal fissures, the mainstream political parties had nominated candidates who were either corrupt (the center-right Les Républicains’ François Fillon) or colorless (the Socialists’ Benoît Hamon). »

      François Fillon est un méchant aussi : il est « corrompu ». Le fait qu’il soit plus libéral que Macron (un poil plus) n’est pas porté à son avantage, c’est le contraire. Sa « corruption » ferait rigoler l’inventeur de la pissotière mobile à roulettes de chez Topaze : faire payer sa femme pour être son assistante parlementaire, comme le font absolument tous les députés, c’est vraiment de la petite bière.

      La péché de Benoît Hamon, ce n’est pas d’être socialiste : c’est d’être sans relief. S’il avait été un socialiste avec relief (comme Méchancon, par exemple), le « journaliste » de Foreign Policy l’aurait sans doute trouvé très bien.

      Donc, quelles sont les tares de Macron (à part d’être homosexuel, naturellement) ? (*).

      « Over the past year and a half, the French president has treated the circumstances of his election as an affirmation of his prowess and providence, rather than a humbling indication of good fortune. »

      Macron n’est pas assez humble. Parce qu’évidemment, tous les présidents de la Frônce avant lui ont été d’une humilité à toute épreuve : De Gôll’, Mitt’rand, Giscard, Chirac, Sarkozy et même Hollande, tout ça, c’étaient de moelleuses carpettes, des gens qui doutaient sans cesse de leurs talents, des intellectuels de gauche ravagés par le doute et submergés par leur nullité.

      Ainsi que le sont tous les intellectuels de gauche, qui, depuis quelques années, nous portent « l’humilité » au pinacle alors qu’il n’y a pas plus arrogants qu’eux.

      D’ailleurs, tous les chefs d’Etat de tous les pays du monde sont en général choisis parmi les humbles et les mal assurés, c’est manifeste. Obama (que, je suppose, l’auteur de cette crotte doit porter au pinacle) a passé son temps à la Maison Blanche à s’aplatir et à se dévaloriser. Tony Blair (un bel exemple de politicien défendant les « principles of open borders, open markets, and open societies ») était un premier ministre pas vaniteux pour deux ronds, toujours à se demander s’il ne venait pas de faire une connerie.

      Les hauts fonctionnaires de l’Union européenne, que l’auteur révère, ont des timidité de violette, et sont toujours en train de dire aux peuples : non, non, c’est sûrement vous qui avez raison, nous on n’y connaît rien et on vous écoute.

      Alors, concrètement, c’est quoi, les crimes de Macron ?

      « Still reeling from the Benalla affair, the Élysée received another body blow in August, when Nicolas Hulot resigned as the environment minister. A Gallic version of Al Gore, Hulot was one of France’s most popular figures, whose presence in the government lent it green credibility with the French left. Repeatedly stymied in his efforts to implement his chief policy goals, an exasperated Hulot finally quit, without warning, in August. Caught flat-footed, Macron replaced Hulot with François de Rugy, a pallid politician who, unlike Hulot, sports ties and comports himself as a pragmatist. »

      Il a dégoûté Hulot. Hulot, c’est un mec bien, il est cool, il est Degauche et il défend la bonnepensée. Faire partir Hulot, c’est vraiment la preuve qu’on est un sale con. D’ailleurs, il l’a remplacé par un mec qui porte une cravate, c’est vous dire.

      « Most notably, and to the chagrin of labor unions that sought to block him, Macron succeeded in ramming through the French Parliament a series of laws liberalizing the labor market. Less successful, as his critics have since pointed out, have been the results. France’s economy remains stagnant, with growth forecast to fall from 2.3 to 1.7 percent. At the same time, the dire unemployment rate, after an initial dip, has again started to rise, from 9.2 to 9.4 percent. »

      Bah oui, il a « rammé » des réformes libérales, et ça, c’est pas bien. Il aurait dû poupougner les « labor unions », parce que c’est ça qui est smart et Degauche.

      En fait, il faudrait qu’il applique les « principles of open borders, open markets, and open societies », mais sans faire de peine à personne, et en particulier pas aux plus grands ennemis du libre marché.

      Le cynisme qui est à l’oeuvre dans cet article est proprement répugnant. Le type prend une posture de gauche, mais il s’empresse de salir Macron quand celui-ci mène une politique de gauche, parce que les sondages sont contre lui.

      On ne sait pas vraiment ce que veut l’auteur de l’article, mais il se paye tout de même le luxe d’affecter des convictions, en vertu desquelles il se permet de se foutre de la gueule de Macron, etc. Tout et son contraire à la fois. Un bel exemple de la raison pour laquelle les gens haïssent les médias désormais.
      ______

      (*) Il va de soi que je ne reprends pas à mon compte les sales rumeurs répandues volontairement par des millions « d’opposants » à la noix, et lancées par des gens bien identifiés : un banquier cité par Libération, ouvertement homosexuel, lui, qui a juré de faire passer Macron pour tel dans le petit monde parisien, parce qu’il avait refusé ses avances, puis les suspects habituels qui se sont empressés d’exploiter le filon : Nicolas Dhuicq, « député de la nation » soi-disant « de droite », la main dans la main avec les services secrets russes et Sputnik, etc.

      En la matière, l’intention diffamatoire est manifeste. Parmi tous les vertueux indignés « de droite » qui insinuent que Macron « en est », pas un ne dénonce Mounir Mahjoubi, qui, lui, est homosexuel selon ses propres déclarations, ne s’en cache nullement, s’affiche avec celui qu’il appelle son mari, etc.

      En plus, une bonne partie de ces gens-là sont anti-libéraux, quand on prononce le mot « start-up » à leurs côtés ils sont pris de vomissements et de convulsions, or Mounir Mahjoubi était le ministre des start-up, du numérique, des écoles de commerce, de l’atlantisme mondialisé ou du mondialisme atlantique — et en plus, il est arabe ! bref, la tête de Turc idéale.

      Ah, mais voilà, il est seulement secrétaire d’Etat, c’est pas drôle d’accuser un secrétaire d’Etat d’être pédé.

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  12. Macron n’est pas en train de se planter.

    Macron a réussi. Il est jeune, riche, il fait ce qu’il veut. La présidence est un coup de pot, un intérim, qu’il soit encore là pour un deuxième mandat, je suis persuadé qu’il s’en fout. Il fait des trucs, joue au petit chimiste, à GI Joe, au Meccano… Le pire, c’est qu’ayant déjà réussi, il n’a aucune ambition, ni pour lui, ni pour le pays. Ambition qui pourrait être salvatrice ou mortelle, peu importe, il est dans la continuité de ce qui plombe le pays, mais il n’en est pas l’instigateur.

    Macron est en train de planter la France, comme d’autres avant lui.
    Mais Macron s’en fout, comme d’autres avant lui.

    Pour 2022, j’aimerais bien Ségolène (ou encore mieux, Marlène). Que ça parte en vrille une bonne fois pour toute et qu’au moins, quitte à ce qu’on se plante, y aller en se marrant. Parce que dans le fond, cette comedia dell’arte qui dure depuis des décennies ne fait même pas rire. Le prix toujours plus cher de la place et le fait d’être otage permanent de ce Bataclan politique n’y est certainement pas étranger.

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  13. Macron va se planter et peu importe le bla bla des journalistes, si il en remet une dose de gauche en plus ou en moins, si il est homo, et les chiffres des derniers sondages.
    Ce n’est pas réjouissant parce que la question qui demeure est la suivante :
    Comme ça n’a pas marché, les français vont-ils en remettre une couche supplémentaire d’état ou accepteront-ils enfin de réviser leur croyance délirante dans la solution étatique ?

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