Y a-t-il un mystère Hollande ?

—->    Cet article a également été publié le samedi 3 octobre 2015 sur     logo-cp

Qui est François Hollande ? La question se pose. En 2012, on nous a vendu un homme cultivé et plein d’humour, n’aimant ni les riches ni le monde de la finance, dont l’ambition était de « ré-enchanter le rêve français », face à un Président sortant inculte (on se souviendra de l’histoire de La Princesse de Clèves), bling-bling et agité, ami des riches et Président du Fouquet’s, responsable de la « casse » du service public à la française et donc profondément impopulaire avec 30 % d’opinions positives en janvier 2012, son plus bas score. Alors que les livraisons sondagières d’octobre accordent aujourd’hui à François Hollande une popularité pratiquement inexistante de 16 % et que France 3 nous a gratifiés lundi 28 septembre dernier d’un (très) long métrage censé lever le voile sur toutes les coulisses du pouvoir présidentiel, je me jette à mon tour dans le mystère Hollande et tente une réponse. 

Je précise que contrairement aux journalistes et commentateurs dont c’est le métier de « suivre » l’Elysée, je n’ai jamais ni vu ni rencontré François Hollande. Ce que je peux en dire me vient uniquement des différents médias disponibles et de ce que je sais des résultats de sa politique.

On peut commencer notre investigation par une brève biographie. François Hollande est né en 1954 dans une famille aisée. Son père est médecin proche de l’extrême droite et sa mère assistante sociale de tendance socialiste et fan de François Mitterrand. C’est clairement de ce côté-là que ses sympathies politiques vont rapidement pencher. Depuis le lycée, où il est systématiquement délégué de classe, il a l’ambition de faire de la politique et s’offre un parcours étudiant de très bon élève. Après le bac obtenu en 1971, il entre à Sciences Po Paris où il préside le syndicat étudiant UNEF-Renouveau, proche des communistes et également des mitterrandistes, par opposition à l’UNEF-ID proche des trotskystes. Soucieux de se former à tout, il intègre HEC en deuxième année et y garde de nombreux amis qui se révèleront très utiles le jour où il faudra activer des réseaux et réunir des fonds, même s’il met rarement en avant cet épisode plutôt MEDEF de son CV. Il y préside le comité de soutien à François Mitterrand. Conséquence logique de ses projets politiques, il passe ensuite à l’ENA, dans la fameuse promotion Voltaire (1978-1980), objet de toutes ses attentions (*) aujourd’hui, où il côtoie notamment Dominique de Villepin, Michel Sapin, Ségolène Royal et Jean-Pierre Jouyet. Il adhère au Parti socialiste en 1979.

Suite à l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981, il occupe diverses fonctions de chargé de mission et de directeur de cabinet, mais ne sera jamais ministre. Toute sa carrière va se poursuivre au sein du Parti socialiste dont il est Premier secrétaire de 1997 à 2008. Il obtient un parachutage électif en Corrèze pour les élections législatives de 1981 et restera élu dans ce département, comme député puis comme président du Conseil général, jusqu’à son accession à la Présidence de la République en 2012.

Le candidat « naturel » du Parti socialiste, Dominique Strauss-Kahn, ayant fait faux bond dans les brillantes circonstances que l’on sait, François Hollande revient sur le devant de la scène des présidentiables alors que ses propres collègues socialistes n’ont pas de mots assez durs pour caractériser son inaction ou sa mollesse :

Laurent Fabius en 2011 : « Franchement, vous imaginez Hollande Président de la République ? On rêve ! »

Martine Aubry en 2011 : « Arrêtez de dire qu’il travaille. François n’a jamais travaillé, il ne fout rien. »

En octobre 2011, fort d’innombrables soutiens d’horizons très divers, il remporte la primaire socialiste avec 56 % des voix contre Martine Aubry qui n’en recueille que 43 %. Le terrain est dégagé pour le Palais de l’Elysée auquel il accède le 6 mai 2012 avec 51,63 % des voix contre le Président sortant Nicolas Sarkozy.

Depuis ce moment-là, les reportages sur l’Elysée et son hôte se succèdent dans un immuable ballet de majordomes en frac, de portes à dorures, de rideaux empesés et de tapis rouges qui alternent avec des scènes de réunions, de voyages et de discours dont on ne saisit pas vraiment ni le sens ni les enjeux. Visuellement flatteur, le faste protocolaire, systématiquement mis en avant dès qu’il est question d’Elysée, n’apporte guère d’éléments nouveaux sur la personnalité du Président et renforce au contraire l’impression que ce réel de l’Etat qu’on veut nous faire toucher du doigt, ce réel auquel on veut nous faire prendre notre part, est en fait un immense théâtre sans accroche avec notre monde. On peut citer en particulier le film Le Pouvoir de Patrick Rotman, sorti en salles de cinéma en mai 2013 dont voici la bande-annonce (1′ 52″) :

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Le livre de souvenirs vengeurs de Valérie Trierweiler, ancienne compagne du chef de l’Etat, a apporté une coloration beaucoup plus acerbe au portrait esquissé jusque-là par les journalistes et les membres de son entourage. Dans Merci pour ce moment (septembre 2014), on découvre le profil d’un individu froid et méprisant, très loin de l’image du socialiste compatissant tout en rondeur et en synthèse que François Hollande s’est employé à construire depuis ses années étudiantes. Valérie Trierweiler rapporte dans son livre qu’il n’hésitait pas à se moquer de ses origines modestes, et que loin de ne pas aimer les riches, il appelait les pauvres les « sans-dents. » Rapprochés des montants de sa retraite, calculés par le journal Marianne en décembre 2014, ces propos sont particulièrement déplaisants.

La popularité du Président n’en a guère souffert. Il était déjà très bas dans l’estime des Français, lassés des remous permanents de sa vie privée, alors qu’il s’était annoncé exemplaire sur ce terrain pour mieux se démarquer de son concurrent lorsqu’il était en campagne, lassés du grand écart permanent entre « les paroles et les actes », tant sur le plan politique que personnel.

Du film de Patrick Rotman (2013) au reportage de lundi dernier, tout le mandat de François Hollande ressemble à une longue attente, celle d’un salvateur retournement cyclique de la tendance économique, qui permettra de voir le chômage refluer et lui ouvrira la porte d’un second mandat. En dépit des soixante propositions de la campagne électorale socialiste, c’était l’unique idée de François Hollande pour mener à bien son quinquennat. Entre temps, il ne s’agit que de patienter, de faire patienter les Français et de faire patienter les instances de l’Union européenne en donnant l’impression qu’il se passe quelque chose.

A ce titre, la Loi Macron, bien qu’assez peu fournie en mesures vraiment libérales, n’existe que pour convaincre Bruxelles des intentions réformatrices de la France et obtenir des délais dans l’amélioration des comptes publics. Au passage, on s’amuse d’apprendre que dans les bons mots attribués à notre spirituel Président, figure cette remarque sur l’utilisation du 49.3 : « C’est l’arme lourde des exécutifs légers. » Bien sûr, c’était avant les trois recours à cet article de la Constitution pour faire passer cette loi sans avoir à s’appuyer sur les voix de la droite.

Donner l’impression qu’il se passe quelque chose, c’est également le rôle des conseillers en communication. Le film d’Yves Jeuland diffusé lundi est très révélateur à ce sujet : Gaspard Gantzer, le conseiller presse et communication de François Hollande est de toutes les scènes et de tous les instants. Son travail est simple : il doit façonner une belle image du Président, comme un sculpteur façonne une matière inerte. Si vous pensiez que les problèmes de cette équipe de gouvernement sont avant tout des problèmes de com’, vous en êtes pour vos frais, car jamais la communication n’a été aussi totale autour d’un chef d’Etat. Dans la vidéo ci-dessous (0′ 57″), extraite du film A l’Elysée : un temps de Président, on assiste à une scène particulièrement caustique, autant pour les journalistes que pour l’Elysée : les premiers, dûment briefés par Gaspard Gantzer, se contentent de répéter à l’identique et avec beaucoup de conviction les « éléments de langage » qui leur ont été communiqués :

La scène ci-dessous (1′ 15″), toujours extraite du reportage d’Yves Jeuland, est tout aussi cruelle et tend à montrer qu’à l’Elysée le temps s’écoule de rien en rien. François Hollande et Manuel Valls, tels deux cadres moyens qui reçoivent une nouvelle stagiaire dont ils n’ont ni vraiment besoin ni vraiment le temps de s’occuper, expliquent à Fleur Pellerin, fraîchement nommée au Ministère de la Culture, comment elle doit s’y prendre. Ah, ce « Et Monique, bien sûr «  !

« Il faut des idées. Vois Jack(**), il a des idées. Et Monique, bien sûr. Et va au spectacle, tous les soirs, il faut que tu te tapes ça, et dis que c’est bien et que c’est beau. »

Au réalisateur Yves Jeuland qui cherchait à le convaincre d’accepter l’idée d’un reportage de six mois à ses côtés, François Hollande répondit par un acquiescement, en reconnaissant, non sans une certaine satisfaction, que :

« C’est vrai que je suis aussi un peu dans une coquille, une carapace et que peu de gens savent vraiment qui je suis. »

Au vu des promesses de campagnes électorales qui devaient tout changer en France, au vu des résultats économiques médiocres qui s’expriment mois après mois dans le chômage et année après année dans la hausse des dépenses publiques, de la dette et des prélèvements obligatoires, au vu des scandales qui éclaboussent régulièrement tel ministre ou tel haut fonctionnaire, au vu de ce temps qui passe sans qu’il ne se passe jamais rien de bon en dépit des affirmations constantes sur le fait que tout se déroule dans le bon sens exactement comme prévu, j’en suis à me demander s’il y a vraiment quelque chose à savoir sur François Hollande. Le mystère ne résiderait-il pas dans le fait que justement on crée du mystère pour masquer qu’il n’y a pas de mystère ?

Candidat par défaut façonné pour gagner contre un Sarkozy désavoué, Président sans idées à part les contrats de génération qui ne marchent pas et le pacte de responsabilité dont certaines dispositions sont repoussées de trois mois pour boucler le budget 2016, orateur hésitant donnant souvent une impression d’absence, partenaire négligé des discussions internationales, François Hollande semble avoir atteint un dramatique plafond de compétence. Je le vois comme un très bon élève qui a toujours su résoudre brillamment sur le papier les problèmes bien cadrés qu’on lui posait, qui a toujours su faire de belles dissertations en deux parties deux sous-parties comme on les aime à Sciences Po, prêt à argumenter dans tous les sens possibles, mais qui manque dramatiquement d’idées autres que les petits arrangements de la politique politicienne.

Interrogé au début de son quinquennat sur ses années militantes à l’UNEF et dans le comité de soutien de François Mitterrand, il a expliqué :

« Je n’étais pas communiste, pas révolutionnaire. Je cherchais une voie originale pour un socialisme possible. »

Son mandat semble montrer qu’il n’y a pas de socialisme possible, si ce n’est dans l’échec ou dans l’espoir formel d’un vent conjoncturel favorable. En attendant, les communicants de l’Elysée doivent combler le vide, et même ça, pour les Français qui ne sont plus que 16 % à juger son action positivement, c’est raté.


(*) De l’utilisation optimale des réseaux : avant-hier, mercredi 30 septembre 2015, jour de la présentation du budget 2016, Dominique Villemot, présenté comme avocat et président d’honneur de l’association Démocratie 2012, se fendait dans Marianne d’une tribune intitulée « Hollande répare les erreurs économiques de la droite », en soutien du budget. Or Dominique Villemot est un ami de François Hollande, membre de la promotion Voltaire de l’ENA, décoré de la Légion d’honneur par le Président en 2013 et sa plume à l’occasion.

(**) Jack Lang, ancien ministre de la culture de François Mitterrand, et Monique, son épouse.


Illustration de couverture : François Hollande le 6 novembre 2014 lors d’une émission conjointe de RTL et TF1 – Crédit photo : AFP.

10 réflexions sur “Y a-t-il un mystère Hollande ?

  1. On peut également constater à propos de son programme qu’il a essayé de toucher à tout : les retraites, la formation professionnelle, le logement, l’écologie, la fiscalité, les charges sur les entreprises, le dialogue social, le droit du travail, le chômage … sans jamais définir pour chacun de ces thèmes ni une intention claire (une vision) , ni une méthode permettant d’aboutir à un vrai résultat, laissant au bout du compte tous ces sujets en jachère, pas finis, à reprendre. C’est tout Hollande, des trucs à moitié, tout et son contraire, faire et immédiatement défaire, bref la « synthèse ». La synthèse caractérise au fond une manière de n’arriver à rien par laquelle on cherche à faire plaisir à tous, ou plutôt à ne déplaire à personne. C’est le logiciel interne de Hollande, mais dans son cas, c’est autant un trait de sa personnalité profonde velléitaire et pusillanime que l’on retrouve d’ailleurs dans les épisodes de sa vie privée. Au moment précis où notre pays requière plus que jamais une vision et du courage pour oser dire la vérité aux français, une forte volonté et une abnégation pour la mettre en œuvre, Hollande est exactement l’homme qui ne convient pas à cette mission.

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    • C’est exact qu’on ne peut pas véritablement lui reprocher de ne rien faire, au sens où tous les secteurs où son gouvernement promène ses intentions organisatrices finissent dûment taxés, dûment contrôlés et dans un état de complexité administrative remarquable (compte pénibilité, loi santé, taxis contre uber …)

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  2. Pingback: Yves Jeuland. À l’Élysée, jeux d’ombres et de communicants… » Contre-Regards

  3. Il se trouve que deux personnes de mon entourage ont travaillé naguère avec François Hollande quand il était un petit élu. J’ai cherché comment résumer leurs propos. Il n’y a rien de mieux que

    « La chanson du scaphandrier » musique de Léo Ferré.

    Mets ton habit scaphandrier,
    Descends dans les yeux de ma blonde.
    Que vois-tu scaphandrier?
    Je vois un étrange attirail:
    Des fleurs, des oiseaux, du corail,
    Et de l’or en fine paillettes.

    Mets ton habit scaphandrier,
    Descends dans les yeux de ma blonde.
    Que vois-tu scaphandrier?
    Je vois une source très pure,
    Je vois des rires et des deuils,
    Une oasis près d’un écueil…

    Mets ton habit scaphandrier,
    Et dans le cerveau de ma blonde.
    Tu vas descendre, que vois-tu?
    Il est descendu, descendu…
    Et dans les profondeurs du vide
    Le scaphandrier s’est perdu…

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  4. Il est vrai que lorsque l’on observe la société actuelle, en tous ses états, sans scinder en plusieurs groupes humains (droite-gauche, public-privé, riches-pauvres, etc) ses composantes, il devient clair que ce « président » n’est que l’image d’une entité politique, géographique, culturelle en complète dissolution…
    La question est de savoir pourquoi.
    Et la réponse tient en quelques magnifiques couples d’adjectifs : La mauvaise foi et sa compagne la fainéantise, l’avidité et sa compagne l’arrivisme, la crainte de la mort et sa compagne la peur du lendemain, la soif de consommation et sa compagne le gaspillage, l’ignorance et sa compagne l’incompétence !

    L’idée, qu’en France aujourd’hui, il suffit de mentir pour ne pas avoir à trop se fatiguer pour les autres, est devenu tellement répandue, qu’il suffit d’observer et d’écouter les gens dans la rue, pour se rendre compte à quel point ils se mentent à eux-mêmes et aux autres ; afin de se départir de la nécessité de s’engager pour participer aux efforts communs, lesquels efforts rejaillissent pourtant automatiquement sur notre bien être personnel..
    Ne serait-ce que faire deux mètres de plus à pieds, pour jeter sa canette dans une poubelle au lieu de la balancer dans le caniveau, cet acte simple est pourtant d’une telle évidence…!

    Quand à l’avidité, elle pousse nombre de gens à se jeter dans des conflits intérieurs, mais aussi extérieur à eux-mêmes, pour parvenir à leurs fins – du moins à des fins calculées préalablement, car tout n’est que calcul ici, comme aux échecs – dernières. Des fins qui n’en sont jamais, étant donné que ces conflits sont comme autant de luttes titanesques contre soi-même pour s’auto-persuader que l’on a raison contre tous les autres. Luttes intérieures dont ils ne sortent que rarement vainqueurs d’ailleurs, ces « braves » gens.
    Il suffit d’observer le monde de la finance, celui des entreprises (qu’elles soient publiques ou privées n’a aucune importances, elles « réagissent » de la même manière !), des groupes sociaux, politiques, religieux, culturels, juridiques, (etc…), divers et variés, pour se rendre compte à quel point dans la majorité des cas, l’appât des « gains » est puissant. Ainsi vous rencontrerez bien des patrons avides, mais aussi bien des syndicalistes qui ne diffèrent guère de ces mêmes patrons (ou supérieurs hiérarchiques) malgré leurs pseudos attachements à des idéaux dits « socio ».
    Le « social » ainsi affiché, ne contient de ce fait, que bien peu de volonté d’aboutir à un changement global de la société !

    Le moteur de cette avidité, son parent le plus évident demeure la crainte du lendemain, la mauvaise conception de ce qu’est le temps réellement, qui est reliée au fait que l’on refuse obstinément la fin et la mort annoncée de toutes choses. Sa fin propre comme celle de ce à quoi nous tenons, mais surtout la mort de l’être, de son égo, de son « moi-moi-moi », lequel se voudrait « immortel »…
    Alors même que bien peu parviennent à comprendre qu’être immortel ne signifie nullement être
    éternel, et que, de ce fait, la peur du lendemain est le premier des freins à toute initiative de se corriger soi-même. L’on ne changera jamais rien sans changements profonds sur la manière de percevoir notre monde mais aussi sur la manière que nous avons de nous percevoir nous-mêmes.

    Ces erreurs de parcours nous amènent ensuite à prendre conscience de la consommation à outrance et à ses pires gaspillages, dont chacun de nous est responsable… Il suffit de compter le nombre de gens capable de repriser eux-même leurs chaussettes pour en appréhender toute la saveur délétère d’une pollution globale assassine, dont chacun de nous est l’auteur et l’acteur, chaque jour que Dieu fait !

    Mais la cerise sur le gâteau, c’est bien entendu l’acceptation, que dis-je, la culture de sa propre ignorance ! Car, pour que tout ceci se mette en place, pour que chaque égo se complaise dans les affres de ce qui le mène au bout du compte à sa finitude, il faut que l’ignorance personnelle soit acceptée, intégrée, assimilée, digérée. Par tous et partout !
    Le mouvement est tout à la fois global et personnel, le macrocosme rejoint ici le microcosme, en une farandole macabre et aveuglante pour ceux qui s’y adonnent. Et bien des responsables (irresponsables mais jamais coupables d’ailleurs !)
    Et pour ce faire quoi de plus pratique que de faire en sorte que chaque poste décisionnel ne soient occupé que par des incompétents !
    Des incompétents, qui, du petit chef au président de la République d’un pays, en passant par le PDG ou le haut responsable syndical, ne sont qu’autant de parvenus qui se complaisent dans l’entretien du système dans lequel ils se vautrent avec délectation ! Mais dont leurs aveuglements mensongers et béats ne voient jamais la fin.
    Pourtant la fin est là, toute proche, et certains ne finiront même pas leurs mandats.

    Alors certains penseront, en prenant conscience de ces faits inacceptables mais cependant globalement indéniables, qu’il seraient temps de se pendre ! Non ?

    Que nenni, bonnes gens, car voyez-vous nulle besoin de faire la révolution, lorsqu’un système arrive en bout de course, il suffit de ne plus se battre et de le laisser s’auto-immoler, se dissoudre dans les méandres de sa propre bipolarité, de sa schizophrénie galopante, de sa suffisance orgueilleuse, et de incurable bêtise, si bien nappée d’ignorances acceptées. Il faut laisser s’achever sa consomption finale.

    Plus vous lutterez contre ce système oisif, délétère et aveugle, et plus vous le nourrirez, seule la volonté d’accéder à sa propre autonomie maximale, est possible sur le long terme. Préparer son auto-suffisance maximale, mais axée sur ses propres capacités tout autant que sur une nouvelle manière de partager en communauté et en réseau est une voie possible, mais cela demande une sacré remise en question personnelle.
    Nous ne pouvons plus aller dans un autre sens, il va nous falloir ouvrir les yeux sur notre folie, en accepter la réalité, pour avancer…
    Toute autre voie est génératrice d’énergies, de pensées et d’actes qui nourrissent qu’on le veuille ou non, l’hydre aux milles têtes qui génèrent tant d’errements et de souffrances au final.
    Cela ne saurait qu’arriver !
    A toute chose la limite est fixée, et tous ces braves gens non coupables de leurs irresponsabilités finiront comme poussières, comme il se doit !
    A chacun de se changer soi-même, de laisser faire le temps, mais surtout de bien surveiller et défendre la liberté de penser… La sienne propre, comme celle des autres !
    Mais éviter de vous laissez aller à penser comme « LUI » ! Regardez un peu le résultat ! Pauvre homme, de bien peu de foi en son inexistence !

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