Pour Oxfam, c’est finance 100 % verte, sinon rien !

Oxfam veut réorienter le crédit vers les projets verts à coups de bâtons. D’autres, plutôt carotte, plaident pour l’allègement des règles prudentielles des banques sur leurs encours verts. Dans tous les cas, l’analyse économique du risque disparaît au profit d’une approche strictement idéologique : vert, c’est bien, point. 

Jeudi 28 novembre dernier, l’ONG Oxfam France, alliée pour l’occasion à l’association Les Amis de la Terre, a publié un rapport intitulé en toute sobriété « La colossale empreinte carbone des banques : une affaire d’État ». Nous y voilà, une affaire d’État ! Car en bonne ligue de vertu qui se respecte, Oxfam n’a qu’une idée en tête : amener les pouvoirs publics à imposer à coups de bâton ses propres critères du bien et du mal.

En l’espèce, il s’agit de :

« Mettre en place des normes contraignantes afin de garantir un alignement des activités des banques françaises avec l’objectif de limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 °C. »

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On reconnaît là l’objectif de température défini en décembre 2015 dans l’Accord de Paris sur le climat adopté lors de la COP21. Un objectif qui se signale surtout par la quantité impressionnante d’idées coercitives qu’il donne à une quantité non moins impressionnante de bons apôtres du climat (ici, ici, ici) qui ne masquent même plus leur surmoi autoritaire, assez « colossal » lui aussi.

Oxfam est typiquement de ceux-là et le prouve encore une fois avec brio.

Le fait est que les rapports d’Oxfam se suivent et se ressemblent. Qu’ils proviennent de la maison mère comme le célèbre rapport annuel sur les inégalités dans le monde ou de sa remuante succursale française dirigée par l’ancienne ministre et ex-présidente des Verts Cécile Duflot, ils tracent leur petit chemin idéologique selon trois codes aussi éprouvés qu’immuables :

· Toujours jeter le pavé dans la mare à quelques jours d’un sommet international ou d’une grande réunion champagne-petits fours afin de bénéficier de l’attention maximale des médias et des décideurs.
À l’instar du rapport sur les inégalités qui est systématiquement publié avant le Forum économique mondial de Davos, la nouvelle publication nous est arrivée pile à la veille du Climate Finance Day 2019. C’est de bonne guerre. Et puis Oxfam aime tellement se dire qu’elle pèse dans l’orientation des débats !

· Toujours trouver un ratio ou une comparaison numérique propre à stupéfier et culpabiliser l’opinion publique, à défaut d’avoir le moindre sens économétrique réel.
Ainsi, le rapport sur les inégalités est toujours merveilleusement calibré pour nous prendre à la gorge tant il décrit un monde de misère noire soumis à la volonté implacable d’une poignée de personnes. En 2016, nous apprenions que « 62 personnes possèdent autant que la moitié de la population mondiale ». À vous faire dresser les cheveux sur la tête ! En 2017, ce chiffre est tombé à 8. Et pas n’importe quels 8 : huit hommes ! Inégalités ET discriminations des femmes, tout va vraiment de pire en pire.

Eh bien, accrochez-vous, les amis, et tremblez d’horreur une fois de plus ! Car selon le nouveau rapport, figurez-vous que :

« Les banques françaises émettent 4,5 fois plus que la France entière. » 

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C’est un titre (voir photo de couverture). Aussi, j’imagine que comme moi, vous vous demandez immédiatement : mais, émettent… quoi ? Il est significatif et désolant de constater qu’il n’est même plus nécessaire de le dire tant il est tenu pour acquis désormais qu’il n’existe plus qu’un seul sujet de débat et une seule et unique préoccupation valable en ce monde, celle de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, CO2 en tête. Tout, absolument tout, doit converger en ce sens. Non seulement « the rest is silence », mais « the rest » n’a plus voix au chapitre et doit se taire.

Du passé, faisons table rase, voilà ce que nous disent Oxfam et ses Amis de la Terre.

Les quatre grandes banques françaises incriminées – BNP Paribas (BNPP), Société Générale (SG), Crédit Agricole (CA) et Banque Populaire Caisses d’Epargne (BPCE) – sont toutes des établissements anciens, même si des regroupements sont intervenus aux époques récentes. Mais elles sont priées d’oublier toute l’histoire de leurs relations clients et toute l’histoire de leur développement à l’international pour ne plus se consacrer désormais qu’à financer le solaire, l’éolien, peut-être l’hydraulique (allez savoir) et d’une façon générale uniquement les activités qui ont l’heur de plaire aux écologistes.

Typiquement une tentative autoritaire d’orientation du crédit sur une base purement idéologique !

Le rapport complet cite tout particulièrement les nouveaux concours bancaires apportés en 2018 à Total, groupe pétrolier, et à RWE, groupe allemand qui gère de nombreuses centrales à charbon en Allemagne. Oxfam en tire la conclusion que le secteur bancaire non seulement continue à encourager les énergies fossiles mais qu’il contribue à aggraver le réchauffement climatique.

Sans dire un mot, naturellement, de la fermeture des centrales nucléaires allemandes, sans dire un mot de l’impossible substitution des EnR au nucléaire ou aux énergies fossiles (en l’état actuel des technologies concernées) et sans dire un mot des efforts réalisés par les banques en faveur de la transition énergétique.

Ce dont s’est chargé Frédéric Oudéa, patron de la Société générale et président de la Fédération bancaire française, non sans un petit tacle appuyé en direction des méthodes approximatives et sensationnalistes bien connues d’Oxfam :

« Ces sujets graves, qui nous concernent comme chef d’entreprise, comme banquier, comme parent, méritent un débat sérieux et des méthodes sérieuses. »

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Premier point, les banques françaises sont mondiales et elles financent l’économie telle qu’elle est :

« Aujourd’hui, il est vrai que ces économies reposent sur des énergies fossiles comme le pétrole, le gaz ou le charbon. »

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Mais, second point, la transition énergétique est en cours et le secteur bancaire français s’emploie à l’accompagner :

« Ce qui est fondamental c’est la transition vers d’autres énergies, d’autres équilibres. Les banques françaises sont les premières du monde à le faire. »

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Parallèlement, des engagements sont pris pour sortir progressivement du charbon. Frédéric Oudéa a indiqué que la SG ne financerait plus aucun nouveau projet dans le charbon, tout en continuant à apporter son concours à ses anciens clients (situés essentiellement aux États-Unis et en Allemagne).

Pour Oxfam, détail sans intérêt que tout cela. L’important, c’est de frapper l’opinion et de continuer à entretenir l’idée que notre ennemi, c’est la finance.

L’ONG a donc compilé tous les concours bancaires des quatre grandes banques françaises réalisés en 2018 vers les énergies fossiles ou ce qui s’en rapproche, principalement des prêts mais aussi des prises de participations en actions et obligations. Puis elle a converti tout cela en millions de tonnes équivalent CO2 et elle a trouvé une comparaison bien frappante à soumettre à une opinion publique scotchée, le fameux « Les banques françaises émettent 4,5 fois plus que la France entière » :

Sans juger utile de préciser que la France est particulièrement vertueuse en ce domaine dans la mesure où 75 % de son électricité est nucléaire (mais, chut). Sans nous dire que les quatre grandes banques françaises, qui figurent dans le top 20 des banques mondiales et le top 10 des banques européennes, ont des activités internationales. Et sans nous dire non plus que le total de bilan de BNPP (ce qui représente à peu de chose près le volume de ses financements à l’économie) est de 2000 milliards d’euros environ, soit presque le niveau du PIB français.

En réalité, cette comparaison et cette étude n’ont absolument aucun sens. Mais c’est une habitude chez Oxfam. D’où troisième code de réussite médiatique éprouvé : La méthodologie est toujours au service de la conclusion voulue.

Si Oxfam plaide pour des méthodes contraignantes (le bâton) afin de réorienter le crédit plus à son goût, il convient de signaler que la Commission européenne (aussi bien l’ancienne de Juncker que la nouvelle de von der Leyen) s’interroge pour sa part sur la possibilité d’introduire un peu de carotte dans les règles prudentielles des banques afin de les pousser à aller plus vite et plus fort vers les projets écologiques. Il en était encore question cette semaine dans le Financial Times.

Afin de limiter le risque systémique qu’elles font courir à l’ensemble de l’économie, les banques doivent respecter un certain nombre de ratios « prudentiels », le principal étant le ratio de solvabilité. Depuis les accords dits de « Bâle III » de 2010, les banques sont tenues de détenir en fonds propres 10,5 % de leurs actifs (prêts) pondérés par le plus ou moins grand risque associé à chacun (RWA ou risk weighted assets).

Des coussins contra-cycliques et des coussins anti-systémiques peuvent s’ajouter à cela, ce qui fait que le taux de 10,5 % peut grimper dans certains cas jusqu’à 18 %. Étant considérées comme « too big too fail », BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et BPCE sont justement concernées par le coussin anti-systémique.

L’idée de la Commission serait de réduire les exigences de capital prudentiel des banques pour leurs crédits verts par introduction d’un « green supporting factor », c’est-à-dire l’application d’une réduction aux facteurs de pondération des risques de ces projets. Exigeant alors moins de fonds propres, ils seraient moins coûteux par rapport à d’autres projets, donc plus attractifs pour les banques et leurs clients. Comme ils sont aussi très subventionnés par les pouvoirs publics, on voit bien la ruée à laquelle ils donneront lieu tant du côté des investisseurs que du côté des banques qui les financent. Carotte.

Mais remarquons combien cette idée est marquée au sceau de l’incohérence et de l’hypocrisie les plus achevées. Car une telle mesure aura pour effet d’augmenter le risque systémique des banques. Or tout le monde – Oxfam, les gouvernements, la Commission européenne, l’opinion publique… – est d’accord pour dire que les grandes banques font courir au monde un risque systémique insupportable. On l’a bien vu avec la crise de 2008, nous dit-on. C’est justement pour cela que les ratios prudentiels ont été développés.

Mais carotte ou bâton, dès lors que les mêmes – Oxfam, les gouvernements, la Commission européenne, l’opinion publique… – veulent pousser un projet plutôt qu’un autre, on les voit s’asseoir sur leur précieuse réglementation avec la plus grande décontraction.

On les voit en fait renouveler les erreurs qui ont précipité la crise immobilière des subprimes. Il s’agissait alors d’inciter les banques à octroyer des crédits hypothécaires à des ménages peu solvables. Il s’agit aujourd’hui d’inciter les banques à financer des projets verts sans même avoir à s’interroger sur leur sens, leur risque et leur viabilité économique. Encore une fois, ça promet.


Illustration de couverture : Oxfam France et l’association Les Amis de la Terre ont publié un rapport sur « La colossale empreinte carbone des banques », 28 novembre 2019.

18 réflexions sur “Pour Oxfam, c’est finance 100 % verte, sinon rien !

  1. Oxfam démontre une fois de plus sa totale incompétence en économie et en finance. Mais comme ils sont très compétents en communication et comme c’est pour Sauver la Planète, on, peut s’attendre à ce que tous les médias reprennent leur message en coeur sans le moindre esprit critique. On parie?

  2. Le plus effrayant, c’est que personne ne remet en cause la fraude qui est à la base du pipeau climatique. Les ultra-libéraux les plus déchaînés se contentent de dire que oui, c’est très très grave le réchauffement et le carbone et toussa, mais c’est pas comme ça qu’on va y arriver.

    Quand personne ne déverse des pots de chambre sur des gens qui affirment que « Les banques françaises émettent 4,5 fois plus que la France entière », c’est que la situation est désespérée.

    Toujours plus loin dans le foutage de gueule, telle est la devise de ces gens-là. On devine leurs réunions : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir leur sortir d’encore plus énorme que la dernière fois ? J’ai trouvé : « Les banques françaises émettent 4,5 fois plus que la France entière ». Vous allez voir qu’ils ne vont même pas moufter. Les cons.

    Comment une partie d’un ensemble peut-elle produire davantage que l’ensemble dont elle fait partie ? C’est par définition impossible.

    Sans compter, bien entendu, qu’une banque « n’émet » rien du tout, sinon des obligations et de la monnaie. Arriver à prétendre que lébanks « émettent » de la pollution, alors que leur activité consiste à pousser du papier dans des bureaux et des électrons dans des fils de cuivre (voire des photons dans des fibres optiques), c’est véritablement raconter n’importe quoi. Et ça marche.

    • aboiement débile du type qui ne cherche qu’à polémiquer (un troll):
      avez vous lu ce rapport?
      Le titre n’est pas du tout celui que vous dit Nathalie MP, qui joue sa naïve, et il est très clair; la citation de Macron en en-tête pose aussi clairement le sujet sans ambiguïté possible sur les activités internationales des banques.
      Mis à part le fait qu’il faut écrire un billet en râlant sans lire la source correctement pour l’une et commenter ce billet en invectivant sans lire la source du tout pour l’autre, je vois mal encore une fois l’intérêt de ces déblatérations stériles…

  3. Après avoir brillamment privé de salaires les travailleurs arabes de la société israélienne Sodastream, Oxfam a été épinglée pour de nombreux scandales sexuels dans plusieurs pays.
    Le comportement pervers d’employés de la principale association caritative britannique a récemment fait les grands titres dans les médias internationaux. Au cours des dernières semaines, ces commentaires se sont amplifiés pour déboucher sur un véritable scandale.

  4. « Les banques françaises émettent 4,5 fois plus que la France entière » comment la partie d’un tout peut-elle être supérieure au tout ?
    J’ai commencé à lire le rapport mais cette ONG qui vit de mes impôts me fatigue et personne ne s’y oppose, l’état français lui verse 23 mio€ par an de subventions avec la permission de qui ? C’était dans le programme de Sarkozy, de Hollande, de Macron ? Non alors de quel droit ?

    • « Les banques françaises émettent 4,5 fois plus que la France entière » .
      On compte les émissions supposées de tous les investissements de ces banques et de leur filiales partout dans le monde. C’est à dire qu’on y mélange tout et son contraire, résultat auquel on applique une règle de calcul totalement arbitraire pour déterminer le CO2 émis.
      On peut se poser des questions sur la santé mentale des journalistes qui relaient ce genre d’âneries sans aucun recul critique.

  5. J’admire votre énergie pour combattre ces inepties. Mais bon, comment voulez-vous que ces maitres de la nullité économique pensent autrement ? Et puis il y a aussi un petit problème de math, pourtant simple : Les banques françaises sont inclues dans la totalité de la pollution du pays, comment peut-il se faire qu’un pourcentage du tout soit supérieur a 100% du tout ? Bon, leur nullité ne se limite pas à l’économie.

    • Dans cette affaire, Oxfam joue complètement sur les mots et sur les chiffres.
      On nous dit : les banques françaises émettent (sous-entendu du CO2), mais en réalité, Oxfam n’a pas calculé les émissions carbone des 4 banques en question en tant que telles, mais a reconstitué un équivalent carbone des activités financées en 2018 par ces banques. Un peu de Total par-ci, un peu de RWE par-là, etc… La méthodologie Oxfam, c’est un joli méli-mélo entre torchon, serviettes et sensationnalisme. Faut pas chercher plus loin.

  6. Ma compréhension du jeu de rôle dans le grand spectacle réchauffiste :

    Depuis pas mal d’années, on est en panne de croissance, tout au moins elle est trop modérée pour notre grand train de vie (en France tout particulièrement). Pas de de croissance et pas de profits, donc la BCE a décidé de réintroduire en septembre, son programme d’achat d’obligations afin d’injecter encore des milliards de dollars dans les banques européennes afin de les persuader de prêter à l’industrie et de relancer leur croissance, et de maintenir le taux d’intérêt à zéro pour les réserves excédentaires, s’assurant ainsi que les banques ne pourraient pas perdre d’argent si elles étaient obligées d’offrir des taux négatifs à leurs emprunteurs. Plus fort, vice suprême, les banques peuvent même également lever des fonds à des taux négatifs et les déposer auprès de la banque centrale jusqu’à six fois le montant de la réserve requise et obtenir ainsi un taux zéro, ce qui augmente leur rentabilité.

    En même temps, l’idéologie climato-réchauffiste a pour fonction de faire peur et de justifier le dirigisme, le contrôle, la perte de souveraineté des nations, et surtout les expédients monétaires. Au nom du climat, compte tenu de l’importance de la chose, vous devez accepter que l’on baisse votre niveau de vie, que l’on avilisse la monnaie, que l’on pille vos économies, que l’on donne du crédit de plus en plus bradé, que ce crédit soit donné aux entreprises, aux ploutocrates et aux gouvernements qui mènent la guerre contre le réchauffisme.
    Cette tentative hypocrite pour préparer le public à un surcroit d’endettement des gouvernements, c’est la dette verte. Les banquiers centraux et la presse mondialiste comme The Economist, étudient les moyens de monétiser les soi-disant investissements verts, c’est à dire les dépenses liées à la reconversion malthusiano-écolo-climato-réchauffiste par la planche à billets. C’est la raison pour laquelle vous voyez circuler, tout à fait innocemment n’est-ce pas, des chiffres de centaines de trillions à titre d’évaluation de ces dépenses vertes.

    European Climate Foundation sponsorise Oxfam qui entretient la pression sur les banques pour qu’elles réorientent leurs crédits vers le vert puisqu’on leur en a donné les moyens et ainsi forcer la croissance et des profits…,naïveté, dissimulation de la réalité, échec et gâchis assuré au final.
    Oxfam n’est qu’un complice supplémentaire dans le tourbillon idéologique !

    • Analyse intéressante. Si les politiques laissaient faire les entrepreneurs, cela se passerait très bien (en France en tout cas, y’a des idées).
      Mais bon jeter l’anathème sur l’entrepreneuriat privé (riches, exploiteurs, esclavagistes,…) pour ensuite constater que l’économie stagne et inventer des serpents à 7 têtes pour justifier des investissements délirants qui n’apporteront rien c’est du grd n’importe quoi. Surtout qu’en France cela ne marche pas, et que les fameuses éoliennes et autres panneaux solaires sont produites principalement à l’étranger.
      Il semble qu’en France pour avoir le droit d’entreprendre , il faut aussi être énarque et être un grd groupe sinon on fait tout pour vous couper les jambes.

  7. Lisez bien cet article du Parisien. Le journaliste manque tomber dans les pommes en constatant qu’un député de droite ose parler du « prétendu réchauffement climatique ».

    http://www.leparisien.fr/politique/a-l-assemblee-un-depute-lr-remet-en-cause-le-pretendu-rechauffement-climatique-03-12-2019-8209191.php

    On sent bien, à lire les tournures employées, que bientôt, il sera aussi grave d’être « climato-sceptique » que d’être « raciste ». Que dis-je : ce pauvre député frôle le nazisme. La ministre est « choquée », on parle déjà de « négationnisme », la Planète est le Juif d’aujourd’hui.

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