Pour Oxfam, c’est finance 100 % verte, sinon rien !

Oxfam veut réorienter le crédit vers les projets verts à coups de bâtons. D’autres, plutôt carotte, plaident pour l’allègement des règles prudentielles des banques sur leurs encours verts. Dans tous les cas, l’analyse économique du risque disparaît au profit d’une approche strictement idéologique : vert, c’est bien, point. 

Jeudi 28 novembre dernier, l’ONG Oxfam France, alliée pour l’occasion à l’association Les Amis de la Terre, a publié un rapport intitulé en toute sobriété « La colossale empreinte carbone des banques : une affaire d’État ». Nous y voilà, une affaire d’État ! Car en bonne ligue de vertu qui se respecte, Oxfam n’a qu’une idée en tête : amener les pouvoirs publics à imposer à coups de bâton ses propres critères du bien et du mal. Lire la suite

Le cas de la Baraque à frites (V.3) Comment peut-on être banquier?

1. Introduction – A quoi ressemble une banque ? (ici)
2. Produits dérivés – Augmentation du risque systémique (ici)
3. Réponse du régulateur – Comité de Bâle (Aujourd’hui)

Comme on l’a vu avec la banque fictive MMBB en conclusion du premier article de cette série sur la banque, les fonds propres (ressource qui reste dans la banque, contrairement aux dépôts qui entrent et sortent) et les liquidités (actif qui permet d’honorer les engagements de paiements) sont les deux postes qui sont particulièrement scrutés pour évaluer la santé d’une banque. On les compare au volume des actifs, qui présentent tous un certain niveau de risque, et on peut conclure à leur insuffisance éventuelle. C’est précisément ce que le régulateur s’est proposé de faire en établissant progressivement une batterie de règles prudentielles connues sous les noms de Bâle I, II et III afin de stabiliser le secteur bancaire. Lire la suite