L’audiovisuel public selon Riester: NETFLIX doit payer !

Mme MP, il serait temps de mettre un terme à votre anti-macronisme primaire ! Vous ne cessez de vous plaindre qu’Emmanuel Macron s’enfonce dans les traces de Chirac et Hollande réunis, que les dépenses publiques augmentent, que les impôts s’alourdissent et que la dette publique caracole, mais cette fois, ravalez vos lamentations car en 2020, la redevance télé va BAISSER grâce aux fabuleuses ÉCONOMIES réalisées par l’audiovisuel public !

Comme l’a expliqué le ministre de la Culture Frank Riester au micro de France Info mercredi 25 septembre dernier (vidéo complète en fin d’article, 25′), la somme totale collectée l’an prochain au titre de la redevance sera supérieure à la trajectoire budgétaire de l’audiovisuel public. D’où deux solutions :

« Soit ce surplus (…) rentre dans les caisses de l’État, soit on le rend aux Français. Donc on a pris la décision de le rendre aux Français. »

Avouez-le, Mme MP : il y a de quoi pleurer de joie tellement c’est beau ! Une redevance qui baisse, c’est du jamais vu depuis 15 ans et c’est sous Emmanuel Macron que ça se passe. Vous voyez bien que le gouvernement tient ses promesses et réforme progressivement la France !

Hum, pas si vite.

Que les Philippe, Darmanin, Le Maire et Riester (tiens, que des hommes originellement de droite !) se relaient sur les ondes pour tresser des couronnes à la gloire de leur volonté farouche – « courageuse » dirait certainement M. Darmanin – de baisser la fiscalité des Français tout en leur offrant le meilleur service public possible, nul ne s’en étonnera – c’est ce qu’ils font depuis le début. Mais que leurs propos trouvent un début de corroboration dans les faits, voilà qui n’est pas absolument évident.

Parlons justement de la redevance payée par les possesseurs d’un poste de télévision. De 139 € par an en 2019, elle va passer à… 138 € par an en 2020, soit 25 millions d’euros en moins au total. Une baisse, effectivement.

Mais une baisse tellement minime qu’elle en devient ridicule pour qui en parle comme d’une grande révolution fiscale et franchement insultante pour les redevables qui se voient gratifiés à grand renfort de roulements de tambour d’une misérable aumône de 1 € par an soit exactement… 8,3 centimes par mois ! Quelle merveilleuse générosité ! On sent que le pouvoir d’achat se redresse à toute allure…

Ah oui, vraiment, vive Bercy et vive Macron ! – à condition d’oublier que Franck Riester a aussi dit, sans trop s’y attarder :

« Dans l’avenir on pourra aussi adapter dans l’autre sens la contribution à l’audiovisuel public pour satisfaire les besoins de financements publics. »

Dans l’autre sens comme « à la hausse » et dans l’avenir comme « après les élections » ?

Quant aux « économies », rien de bien renversant : il s’agit de gagner 190 millions d’euros de 2019 à 2022 sur un budget total de 4,4 milliards d’euros annuels dont 3,86 milliards environ financés par la redevance (en violet clair dans le schéma ci-contre). Ce chiffre tient compte de la première étape de la baisse des dépenses envisagée, soit 35 millions d’euros.

Et surtout, rien de bien sérieux car, comme souvent, ce qui est chichement restitué d’un côté est immédiatement repris dans des proportions démultipliées via un autre canal.

En l’occurrence, selon les mots du ministre, il s’agit de :

« Faire en sorte que les nouveaux acteurs de l’internet rentrent dans le système français qui depuis des années a permis d’avoir une offre diverse, de qualité, pour le public français. »

.
Et c’est là que l’on constate une fois de plus que « rentrer dans le système français » signifie obligation, taxe, impôt et contrainte. Et obligation. Et taxe. Et contrainte. Et arbitraire.

La réforme de l’audiovisuel public prévoit en effet d’obliger les plateformes de vidéo à la demande telles que Netflix et Amazon Prime Video à exposer les contenus français et à consacrer au moins 16 % de leur chiffre d’affaires en France au financement de contenus français, lesquels devront se répartir selon les directives ministérielles entre le cinéma, l’audiovisuel et la production indépendante.

M. Riester parle de contenus européens et dit s’appuyer sur deux directives européennes histoire de donner l’impression que la France suit le mouvement, un peu comme la taxe GAFA de son collègue Bruno Le Maire que seule la France s’est empressée de mettre en place, mais ne nous y trompons pas, c’est bien d’une politique française qu’il s’agit, politique que M. Macron se fait fort de soutenir à Bruxelles conformément à son idée particulière de « renaissance » européenne.

Quant au niveau(1) d’investissement obligatoire, « ce sera plus que 16 %, croyez-moi » s’est exclamé le ministre dans un bombement de torse des plus déplaisants. Et si d’aventure les plateformes en question ne cédaient pas tout naturellement à son pouvoir de persuasion, il a prévu d’obtenir dans la loi les leviers judiciaires nécessaires pour imposer des sanctions financières voire une interruption de leurs services en France.

Impensable ingérence de l’État dans la liberté d’entreprendre. Victime finale : le consommateur français dont la latitude à s’extraire des choix faits pour lui par le service public est de plus en plus réduite. Mais dès lors qu’il est question de la fiscalité et des fins sociales voulues par le pouvoir en place, « impensable » n’est pas français.

Ce qui est très français en revanche, et qui apparaît comme le nez au milieu de la figure dans cette affaire, c’est le protectionnisme rampant et l’obligation faite à ceux qui réussissent de financer et promouvoir des productions culturelles qu’ils ne prendraient jamais en considération si leur liberté de choix était respectée.

Ce qui est très français, c’est que l’État, incapable de se réformer, est perpétuellement aux abois et cherche partout et n’importe comment(2) de quoi satisfaire son insatiable compulsion dépensière. Par chance, la révolution numérique apporte des solutions qui n’ont pas échappé au gouvernement :

« Si vous voulez aller chercher de l’argent, Caroline Roux, moi je vais vous dire où il est l’argent : l’argent, il est chez les géants du numérique. » (B. Le Maire, Les 4 Vérités, déc. 2018)

Les géants du numérique ont l’innommable audace de s’implanter dans les pays d’Europe qui présentent la fiscalité(3) la plus avantageuse (Irlande, Luxembourg, Pays-Bas dans le cas de Netflix) et d’inonder quand même la France de leurs abonnements ultra-libéraux mondialisés. Il faut donc que l’État intervienne pour réparer cette liberté décidément trop irrespectueuse de l’exception culturelle française !

Dans le cas qui nous occupe, il ne s’agit pas à proprement parler d’une taxe comme pour les GAFA parce que les 16 % (« au moins ») ne transiteront pas par le Trésor public, mais c’est tout comme puisque qu’ils devront être investis exactement comme le gouvernement l’exige. Autrement dit : abus de pouvoir et remise en cause en bonne et due forme du droit de propriété.

Remarque de Netflix :

« Nous investissons déjà de manière significative en France, depuis les débuts et sans y avoir été obligés par la loi. »

.
À noter d’ailleurs que Netflix et ses semblables paient bel et bien des taxes et impôts à l’État français sous la forme de la collecte de la TVA à 20 % sur les abonnements et sous la forme d’une taxe de 2 % du chiffre d’affaires pour financer le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée). En ce qui concerne Netflix, au moins 9 millions d’euros pour cette dernière en 2018.

Ce qui est très français également, c’est la connivence et la rupture de concurrence visant à protéger certains acteurs privilégiés qui transpirent par tous les pores de cette mesure autoritaire. Car si les nouvelles plateformes doivent se conformer à l’arbitraire de l’État, les règles concernant France 2, TF1 et M6 sont assouplies. Notamment, la taxe de 2 % pour le CNC sera diminuée pour ces dernières et augmentée pour Netflix et les autres services en ligne tels que Youtube.

On ne peut s’empêcher alors de repenser à Salto, ce projet français de plateforme de vidéo à la demande propulsé spécialement pour concurrencer Netflix par le service public flanqué de M6 et TF1 ! On voit déjà ces dernières se frotter les mains à l’idée que leurs intérêts sont si bien gardés. Mais quand on sait à quel point l’État transforme tout ce qui ressemble à de l’informatique et du numérique en débâcle retentissante (voir analyse de h16), nous autres contribuables avons largement de quoi nous inquiéter.

Mais écoutons encore les réflexions profondes de notre ministre de la Culture :

« La question, c’est : a-t-on besoin d’un audiovisuel public dans ce pays ou pas ? Ma réponse, elle est clairement oui. »

J’espère que vous êtes bien assis, car voici ses raisons :

« Parce qu’on n’a jamais eu autant besoin d’information indépendante, on n’a jamais eu autant besoin d’éducation, on n’a jamais eu besoin autant d’ambition culturelle, on n’a jamais eu besoin autant d’offre de proximité dans ce pays. »

.
Information indépendante ? Quand on sait que le Président de la République rêve d’un contrôle public de l’information, c’est vraiment se foutre du monde. Éducation ? Tiens, le mammouth ne serait donc pas à la hauteur ? Ambition culturelle ? Mais quelle ambition culturelle si tout ce qui est fait par le service public attire tellement les foules que cela doit être subventionné et soutenu à bout de bras par les acteurs qui réussissent par eux-mêmes ?

« A-t-on besoin d’un audiovisuel public dans ce pays ? » La question est pertinente, mais ma réponse, elle est clairement non.


On pourra compléter cet article par la lecture de « Audiovisuel public : une réforme pour réformer les esprits » (6 juin 2018)


Le Ministre de la Culture présente le projet de réforme de l’audiovisuel public sur France Info le 25 septembre 2019 (vidéo, 25′ 09″) :


(1) Le chiffre d’affaires réalisé en France par Netflix n’est pas connu précisément, mais il a été estimé à 400/450 millions d’euros pour 2018. Les 16 % « au moins » d’investissements obligatoires seraient alors de 64/72 millions d’euros « au moins ».

(2) Encore 2 beaux exemples du « partout » et du « n’importe comment » cette semaine : la suppression de la « niche-seniors » (finalement annulée) et la réduction des exonérations de charge des auto-entrepreneurs.

(3) À ce sujet, on se rappellera que la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de baisser le taux d’impôt sur les société de 33,3 % (en vigueur en 2019) à 25 % (moyenne européenne) sur le quinquennat a été mise en stand-by.


Illustration de couverture : le ministre de la Culture Frank Riester interrogé sur France Info le 25 septembre 2019. Capture d’écran.

12 réflexions sur “L’audiovisuel public selon Riester: NETFLIX doit payer !

  1. Sur la TNT, qui regarde Franceinfo (canal 27) ?, qui regarde France Ö (canal 19) ?, qui regarde LCP (canal 13) ?, certains sondages d’opinion , il y a quelque temps, nous l’ont « révélés », en l’occurrence, très peu de monde. On disait ainsi que France O, devait « disparaitre » du paysage télévisuel français. Mais ces médias existent grâce à la volonté de la pensée unique des progressistes français aux manettes depuis Mitterand.
    Alors qu’il suffirait d’un trait de plume pour supprimer « définitivement » le budget de la « Culture », et redonner du pouvoir d’achat et de choix d’informations aux « gilets jaunes et autres couleurs ».
    Libérer les français de cet emprisonnement quotidien permanent et toxique des médias d’Etats, devrait figurer dans les campagnes politiques des opposants à la LREM, La Ripoubique Maffieuse.

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    • La culture n’a pas besoin de ministère sauf pour la propagande, chacun prenant dans l’offre culturelle ce qui lui convient. Par contre pour 17 millions de retraités il n’y a pas de ministère ni de syndicat vous avez dit « étonnant non, »

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  2. Entre les fadaises que nous sert l’audiovisuel publique et le brouet de janissaire de Netflix, que choisir ?
    Ni l’un ni l’autre, sans auditoire qu’adviendrait-il ? La fermeture de Netflix et la continuation de plus belle des sévices publiques, annonçant avec fierté qu’ils avaient « seulement perdu une infinitésimale poignée de spectateurs et ce, parmi les moins intéressants . . .

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    • au moins on ne vous ponctionne pas pour financer Netflix, vous avez le choix de vous abonner… ou pas !
      je suis révolté de devoir payer, et de façons multiples (redevance, taxe sur la box, taxe sur les supports, mémoires, disques durs …) pour financer des organismes dont la principale mission est de relayer la propagande gouvernementale/ Camp du Bien

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      • @ Phelge

        Si vous voulez prendre un coup de sang, je vous conseille de regarder de près, sur votre facture, le montant absolu (en euros) de ce que vous payez à la clique des « artistes » clients de l’Etat quand vous achetez une humble clé USB ou un disque dur. C’est faramineux ! Et c’est sans compter la TVA à 20 %, bien sûr.

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  3. Ce qui est hallucinant, c’est que ces gens sont tellement dans leur bulle qu’ils ne se rendent même pas compte à quel point ils se tirent dans le pied en annonçant à sons de trompe une baisse d’un euro de la redevance.

    Ils l’auraient laissée inchangée, personne n’aurait rien remarqué. En prétendant qu’il s’agit d’un immense cadeau et d’une grande preuve de vertu de leur part, ils ne font qu’accentuer le poids déjà insupportable des impôts en tout genre.

    Et en plus, ils ont le cynisme d’annoncer à l’avance, « en contrepartie », une hausse probable, qui elle, évidemment, ne sera pas d’un euro, et aura toutes les chances de prendre la forme d’une taxe universelle sur tous les appareils susceptibles d’afficher des vidéos via Internet.

    C’est comme s’ils n’avaient rien appris de l’émeute des Gilets jaunes. Le foutage de gueule continue de plus belle.

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  4. La redevance TV est un impôt qui est régulièrement remis en cause qui coûte cher à recouvrer (150 millions environ) qui est redevable seulement avec la possession d’un poste TV et avec un taux de recouvrement d’environ 90 %. La quasi-totalité de nos voisins l’impose à tous les foyers fiscaux considérant que le critère possession de poste TV est largement obsolète.

    Internet redistribue complètement les cartes des médias audiovisuels comme dans la plupart des autres domaines. Là aussi l’Etat veut s’en mêler comme pour uber, GAFA, etc…avec des punitions de toute sorte envers les nouveaux entrants au détriment du public forcément.
    Toutes ces gesticulations apparaissent pathétiques et coûtent aux contribuables d’abord pour la mise en place des mesures punitives et aux consommateurs ensuite sur lesquels le fournisseur va se rembourser. Ça fait deux fois si ce sont les mêmes.

    Si c’était une convention d’investissements qui était rendue obligatoire, alors pour ceux qui refuseraient de la signer, quelles seraient les mesures à leur encontre ? L’interdiction de diffuser sur le territoire, c’est-à-dire un blocage du serveur ?
    Alors la France ferait ainsi la même politique que la Chine communiste qui surveille les sites accessibles sur son territoire, les expurge, les interdit…. Ça n’est pas vraiment ce qu’on appelle la liberté d’expression.
    Pourquoi le ministère de la culture doit-il gérer la production audiovisuelle ou plus généralement tout le domaine artistique en lieu et place des acteurs professionnels ? Supprimons une fois pour toute cette exception française, on en sera que plus riches financièrement et intellectuellement !

    « L’on demande parfois quel type de gouvernement serait le mieux approprié pour l’artiste. A cette question il n’est qu’une seule réponse. Pour l’artiste, le gouvernement idéal est l’absence de gouvernement. » Oscar Wilde, 1891

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  5. A propos des taxes GAFA.
    Les GAFA vendeurs en France doivent absolument payer un impôt sur les revenus dégagés en France. Si un étranger vend ses brouettes fabriquées et importées du Labashsnok, il paye sa place et un impôt sur les gains réalisés en France. Quoi qu’en dise l’ami Donald, ses GAFA exportent en France des produits fabriqués ailleurs qu’en France et doivent donc payer un impôt sur leurs gains réalisés en France.
    Aller se planquer dans un pays européen « gentil » pour éviter l’assommoir français est très compréhensif, mais la loi est pour tout le monde (ou la changer) et les récentes décisions de Macron limitant les taux d’imposition sont aberrantes. Quant à la TVA, c’est une rigolade surtout si l’on ne déclare que des « petits » revenus ! (Ha ! Tant de dépenses !)
    J’ai longtemps travaillé pour des compagnies américaines (aux US) et fut CEO de sociétés françaises installées aux US, et donc vu entrer et sortir des produits ou des services etc.. Je peux dire que les américains n’oubliaient pas de nous faire passer par la caisse pour les taxes d’importation et sur nos bénéfices. Pire même, nos techniciens en déplacements à long terme aux US étaient assujettis aux impôts US, c’est à dire qu’ils étaient imposés sur leurs revenus « mondiaux » et donc sur leur revenus français.
    Après avoir incorporé une société Française aux US, donc de l’avoir naturalisée américaine, ce furent tous ses revenus français et américains qui tombèrent dans les griffes des percepteurs américains. Bien sur, il y a des tas d’accord financiers qui règlent une machinerie particulièrement complexe… Il faut embaucher un régiment de lawyers superbement payés pour y trouver son chemin ou aller en prison (je dis bien prison !).

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  6. Merci. Ce qui est sidérant, c’est l’absence totale d’articles critiques dans la presse sur le sujet. Ces obligations contraignantes sont, comme vous dites, bien françaises et parfaitement intégrées par les médias, comme si tout cela allait de soi, ne méritait même pas un examen critique qui prendrait juste le soin de comparer le cas français avec ce qui se passe quasi partout ailleurs dans le monde… Ou se demanderait quel est le fondement économique d’un tel système (il n’y en a pas, seulement un fondement politico-lobbyiste aux dépens du contribuable et/ou du consommateur). Le seul article un peu critique que j’ai lu sur le sujet, à part le vôtre, est le suivant : https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/La-culture-francaise-a-la-chinoise .

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