Débat 2017 : Marine Le Pen ou l’opposante sans qualité

J’ai regardé le débat présidentiel de mercredi et j’ai vu un faux libéral qui sait se tenir et une vraie mégère incompétente.

Emmanuel Macron est une pomme de discorde au sein des cercles libéraux. Pour certains, il représente un renouveau, un espoir bienvenu de modernité et d’adaptation à notre monde en vive évolution technologique, économique et géopolitique. Pour d’autres, il n’est que la forme renouvelée du socialisme qui se cherche dans une vaine deuxième voie depuis l’échec des expériences communistes du XXème siècle. 

• Pour ma part, j’appartiens plutôt à la seconde catégorie. Le programme d’Emmanuel Macron me laisse sceptique, car s’il est question de gérer efficacement l’existant, s’il est question de libéraliser ici ou là, s’il est question de donner plus d’autonomie aux particuliers et aux entreprises – « combiner un Etat bien dirigé avec un secteur privé dynamique » pour reprendre les mots de Renaud Dutreil, tout ceci reste contraint dans la vision immuable d’une France étroitement encadrée par l’Etat et dans l’illusion de politiques « volontaristes » pour imposer le changement.

Nulle part n’apparaît la remise en cause fondamentale du monopole de l’Etat sur les choix des individus, notamment en matière de sécurité sociale et d’éducation. Pire, en quelques endroits apparaissent des contraintes supplémentaires, je pense à cette récente idée aberrante de fixer le « prix juste » des produits alimentaires via des états généraux de l’alimentation.

La preuve formelle de ce non changement nous est apportée par les 60 milliards d’euros de baisses des dépenses publiques qu’Emmanuel Macron compte réaliser au cours de son quinquennat. D’une part ces baisses ne se réaliseront qu’en « tendance », ce qui veut dire très concrètement (comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer à propos des budgets Sapin Hollande) que les dépenses continueront à augmenter, mais si possible moins vite qu’avant. Et d’autre part ceci est assorti d’un plan d’investissement public de 50 milliards d’euros. Une relance, en d’autres termes. La bonne vieille recette keynésienne qui a si bien marché depuis toujours, à tel point que notre dette frôle maintenant les 100 % du PIB.

D’après moi, et j’ai déjà eu l’occasion d’en parler dans ce blog, notre déclassement économique, symbolisé par un chômage accroché depuis des mois à 10 %, pèse très lourd dans nos angoisses sur l’avenir de la France comme civilisation. Comment être optimiste si l’on craint pour son emploi et si l’on redoute que nos enfants n’atteindront même pas le niveau de vie qui est le nôtre aujourd’hui ? Comment ne pas voir le reste du monde comme une menace, si l’on est toujours du côté des perdants ?

Seul un changement complet de paradigme peut répondre à cela. Ce qu’on a fait depuis 20, 30 ou 40 ans, c’est la théorie du « il faut plus de moyens », c’est-à-dire dépenses publiques, impôts et dette. Ce qu’on n’a jamais essayé, ce qu’il faudrait mettre en oeuvre enfin, c’est  : baisse des dépenses, baisse des impôts, libéralisation du marché du travail, choc de simplification.

Le programme d’Emmanuel Macron, malgré de bonnes idées ponctuelles (la possibilité de négocier le travail au niveau de l’entreprise, par exemple) en est très loin. Seule une belle période de croissance mondiale dont on capterait les retombées pourrait masquer un temps les insuffisances de nos réformes de structure. C’est du reste ce que François Hollande espérait pour son quinquennat, mais ça n’a pas eu lieu.

• Est-ce une raison pour considérer que si le débat d’entre-deux tours de mercredi soir dernier (vidéo complète en fin d’article) a été lamentable, minable, affligeant, navrant, et tout ce que vous voulez – je ne trouverai jamais assez de sombres adjectifs pour caractériser l’impression de descente incontrôlée dans la petitesse qu’il m’a laissé de la première à la dernière minute – est-ce une raison pour considérer que la faute en revient à deux candidats uniformément nuls et sans intérêt selon le verdict indifférencié du « pas un pour rattraper l’autre » ?

Selon moi, cette posture de renvoi dos à dos a tout d’une tentative de la dernière chance de noyer le naufrage personnel de Marine Le Pen dans un prétendu naufrage plus large englobant Emmanuel Macron au premier plan et toute notre vie politique au second plan.

Ce n’est pas ma lecture des choses.

D’entrée de jeu, Marine Le Pen s’est collé sur les lèvres le sourire aussi large que figé qu’elle arbore toujours lors des circonstances médiatiques d’importance. Comme je l’indiquais déjà dans un précédent article, faute de maîtriser un tant soit peu les sujets dont elle parle, notamment tout le volet économique – et le débat en aura offert une preuve supplémentaire – elle a utilisé de bout en bout son argument télévisuel choc : le petit sourire ironique plein de sous-entendu méprisant qu’elle adopte mécaniquement pour terrasser ses contradicteurs sans avoir à s’expliquer elle-même outre-mesure.

Et dès la première intervention, qui lui revenait par tirage au sort, elle a attaqué, en lisant ses « éléments de langage » sans grande discrétion :

« M. Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de l’uberisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous, du saccage économique de nos grands groupes, du dépeçage de la France par les grands intérêts économiques, du communautarisme ; et tout cela piloté par M. Hollande. »

Manifestement acquise au précepte pédagogique qui enjoint de dire qu’on va dire, dire qu’on dit et dire qu’on a dit, elle nous a rejoué la scène avec quelques variantes et moult rictus pendant tout le débat.

Thème principal : Emmanuel Macron est un ultra-libéral piloté depuis l’Elysée par un socialiste, et il nous livrera en vrac aux puissances d’argent mondialisées, au communautarisme islamiste, à Bruxelles et à Madame Merkel. Quel homme, ce Macron ! Socialiste et ultra-libéral à la fois ! Thèmes périphériques : banquier au coeur froid, insinuation sur un compte non déclaré aux Bahamas et gracieuse attaque concernant Madame Macron.

Incapable de se tenir, alors que M. Macron avait la parole pour conclure et disait « c’est cela que je veux pour la France, c’est cela que je mènerai », elle a tenu à confirmer son statut de mégère trois étoiles de la politique française en coupant le journaliste qui prenait congé des téléspectateurs pour lancer une dernière pique à son adversaire : « Avec François Hollande ? »

Alors oui, Emmanuel Macron n’a pas mis longtemps à répliquer : « Vous avez démontré que vous n’êtes pas la candidate de l’esprit de finesse ». Et  il ne s’est pas privé non plus de rappeler qu’il y a un ou une Le Pen candidat à l’élection présidentielle française depuis plus de quarante ans. Ce n’est pas une attaque ad hominem, c’est la réalité du parti dirigé par le clan Le Pen & fille.

J’ai du mal à lui en vouloir. Je trouve au contraire qu’il a montré une belle résilience et une patience exemplaire face à cette femme qui cherchait à le faire sortir de ses gonds tout en se montrant elle-même d’une nullité navrante dès qu’on en venait aux sujets concrets. Et je le crédite du fait d’avoir répondu aux questions prévues – sur l’éducation, sur le terrorisme etc… – de façon concise sans faire le cinéma invraisemblable de son opposante.

Plus fondamentalement, il lui a fait reproche de promouvoir un esprit de défaite plutôt qu’un esprit de conquête. Quelles que soient les insuffisances que l’on peut reprocher à juste titre à Emmanuel Macron sur nombre de sujets, je trouve que cette vision de Marine Le Pen et des propositions du Front national est particulièrement juste  :

Vous portez l’esprit de défaite. Vous expliquez à nos concitoyens : ‘C’est trop dur la mondialisation pour nous, c’est trop dur l’Europe, donc on va se replier, on va fermer les frontières, on va sortir de l’Euro, sortir de l’Europe. Les autres y arrivent mais pas nous.’

Marine Le Pen avait si peu à proposer qu’elle a préféré consacrer sa « carte blanche », c’est-à-dire un dernier thème laissé au choix des candidats pour un sujet particulier qui leur tient à coeur, à la relance de son crin-crin anti-Macron :

« Je n’ai pas de thème choisi, c’est une philosophie générale, M. Macron. La France que vous défendez, c’est pas la France, c’est une salle de marchés … » etc..

.
Il y a une semaine, juste après les résultats du premier tour, je souhaitais que le score de Madame Le Pen le 7 mai prochain soit le plus bas possible afin de ne pas lui laisser tout le champ d’une opposition désespérément anti-libérale au futur gouvernement. Il s’est confirmé lors du débat de mercredi que Marine Le Pen serait non seulement une opposante, mais une opposante sans qualité.

Les législatives de juin seront donc absolument cruciales pour notre future vie politique et pour restaurer à notre débat public un peu du niveau qui s’est complètement effondré mercredi sous les « éléments de langage » perpétuellement ressassés pendant deux heures et demi par Madame Le Pen.

La bonne nouvelle, c’est que les projections en sièges commencent à sortir. D’après une étude publiée par Les Echos, Macron ne serait pas loin de former une majorité, la droite et le centre, sans atteindre la cohabitation (idée folle) vantée par Baroin, garderaient une puissance d’opposition non négligeable, le FN aurait du mal à dépasser les 25 / 30 députés et le PS canal historique comme l’extrême-gauche seraient réduits à leur plus simple expression.

Questions en suspens : qu’est-ce que l’opposition ainsi constituée va faire de son pouvoir d’opposition ? Où et comment les libéraux vont-ils pouvoir peser sur les choix de la France ?


Ci-dessous, vidéo complète du débat d’entre-deux tours du 3 mai 2017  (2 h 34′) :


Illustration de couverture : Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche !) lors du débat d’entre-deux tours de la présidentielle 2017.

28 réflexions sur “Débat 2017 : Marine Le Pen ou l’opposante sans qualité

  1. Je suis finalement et rétrospectivement d’accord avec Chirac qui avait refusé de débattre avec JM Le Pen en 2002.
    Ni ce dernier, ni sa fille n’ont mérité d’être au second tour d’une élection présidentielle, compte tenu de la pauvreté de leurs arguments, les mensonges utilisés, les outrances assénées.
    Je n’ai pas vu le débat mais suivis les commentaires de ceux qui regardaient, m’épargnant ainsi temps et santé mentale.
    Merci pour ce récapitulatif !

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  2. Bonjour,
    Même si je suis d’accord avec vous j’ai une autre lecture du débat et de l’attitude de MLP.
    La situation d’avant débat est Macron crédité d’environ 60 à 65% d’intentions de vote. Mélanchon qui a fait près de 20% n’a donné aucune consigne claire.
    Il y a donc une « réserve » de voix parmi les près de 20% qui ont voté Mélanchon. Dans la mesure où ces votants rejettent l’équipe sortante, MLP a fait du Mélanchon en employant à dessein « ubérisation », « candidat de la finance », etc. Elle drague les votants de l’extrême gauche en promettant l’abolition de la loi travail ainsi que tout un tas de mesures étatistes (maintien du code du travail pour « protéger » les plus faibles…).
    Son calcul est par rapport au premier tour : 21% MLP + 5% NDA + X% des 20% Fillon + Y% des 19% Mélanchon + Z% des autres (Lassale, Asselineau, Poutou Artaud, Hamon).
    Avec 60% des Fillon + 50% des Mélanchon + 20% des autres on arrive à : 21+5+12+9+2= 49… Et là peu importe qu’elle perde. Elle a gagné! Puisqu’elle nous donne un président très mal élu et coincé et elle ne prend que le rôle de celle qui dénonce « je vous l’avais bien dit »
    Dans sa situation parler à la gauche était sa seule stratégie puisque lorsque NDA s’est rallié elle a déjà parlé à la droite.
    Après j’espère me tromper!
    Bonne journée

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    • MLP a fait plus que du Mélenchon, elle a fait du Trump, qui est encore bien pire qu’une mégère. Cela a toujours été clair, l‘économie n’a jamais été sa tasse de thé ; elle s’en fiche comme de l’an quarante. De l’autre côté, Macron s’est positionné plus comme un Clercq de notaire/expert-comptable que comme un homme d’état.
      En théorie, les français devront choisir entre la peste et la maladie du sommeil, bien qu’un parti démocratique qui récolte 40% des suffrages ne puisse pas être considéré comme tel, tandis que Macron a toute l’étoffe et l’intelligence pour grandir dans la fonction et devenir un grand président. C’est souvent comme cela le résultat des élections : on a l’effet contraire de ce que l’on attendait.
      Bonne chance à vous pour dimanche !

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  3. Comme vous j’ai trouvé ça d’un niveau extrêmement bas mercredi.
    Mme Le Pen tenait enfin « son » débat, celui auquel son père n’avait pas eu droit en 2002. Elle tenait là une occasion historique de montrer que le FN avait une stature présidentiable; et elle s’est lamentablement cantonnée à son rôle habituel. Mais sérieux, quelle cruche !!!!!!! Elle est à 1000 lieues d’être à la hauteur du costume présidentiel et je pense que cette déplorable prestation va vraiment desservir le FN pendant longtemps, puisqu’il sera de nouveau en quête d’un leader qui a une stature, ce qu’elle n’a pas, très loin de là.

    De l’autre côté, Macron a fait l’effort d’essayer d’enfiler le costume, mais il reste trop grand pour lui, De Gaulle avait fixé la barre vraiment trop haut. Je ne conçois pas qu’un président de la république s’abaisse ainsi à répondre à de petites attaques ad hominem et à répliquer systématiquement « vous mentez », etc. Le pompon étant son mauvais jeu d’acteur quand il jouait le mauvais élève alors que Mme Le pen s’embourbait dans ses explications sur l’euro, c’était ridicule, je n’en croyais pas mes yeux. Pour un poste de ce niveau, la moindre des choses est d’être capable de prendre de la hauteur et du sérieux.

    Je regrette qu’au cours du débat de mercredi, aucun des deux candidats n’ait parlé de la France, dans une analyse « temps long ». Les deux se sont contentés de faire une liste à la Prévert de mesures. C’est bien, mais tout ça est écrit dans leur programme… Et aucun n’a profité de sa carte blanche pour prendre du recul et parler de ce qu’est la France et de la vision dans laquelle ils aimeraient l’inscrire dans le temps long. C’est dommage, ils se sont positionnés plus comme chefs de gouvernement que comme Président de la république.

    Bref, tout ceci va être intéressant à observer dans les prochaines années.
    J’espère au moins que Macron arrivera à ne pas nous faire regretter Hollande, et qu’il arrivera malgré tout à passer quelques réformes au moins un peu libérales, ça serait une consolation par rapport au gâchis qu’a été cette élection.

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    • Bonjour Patrick,
      Pardon pour l’apparition tardive de ce commentaire, je viens de l’exhumer d’une centaine « d’indésirables » franchement indésirables. Je devrais songer à faire le ménage là-dedans plus souvent 🙂
      Assez d’accord avec vous pour l’impression d’ensemble. Mais je me demande si on a déjà connu des débats qui dépassaient les questions d’actualité : si je me souviens bien, Royal et Sarkozy se sont crêpé le chignon sur une histoire de nucléaire et sur l’EPR de Flamanville et Royal avait eu l’idée soudaine de faire raccompagner les policières chez elles. Et concernant les précédents, on se souvient surtout des petites phrases entre Giscard, Mitterrand et Chirac.

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  4. Subtile Nathalie, comme toujours.

    Marine Le Pen a été grotesque de bout en bout. Quand on est d’un amateurisme crasse, on évite de venir avec un empilement de dossiers qui confine au gag.

    Un débat traverse maintenant les médias, les partis LR et PS sont morts, la présidentielle entre Le Pen et Macron révèle le nouveau clivage de la politique : progressistes vs conservateurs.

    Pas si simple !
    http://www.cnews.fr/chroniques/le-grand-decryptage/le-grand-decryptage-du-04052017-175197
    A 8 :34 : Jean Garrigues, historien de la politique et Laetitia Strauch-Bonart, chercheur et auteur de Vous avez dit Conservateur (2016, Ed du Cerf) : le clivage progressistes vs conservateurs, très finement décortiqué.
    Conclusion : cette opposition n’est pas aussi pertinente qu’elle en a l’air.

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  5. Les jeux sont faits depuis longtemps, MLP n’avait aucune chance. Chacun son rôle, mais M. Macron est aussi en mission.  » L’union politique européenne est l’une des solutions car c’est le pouvoir réel, mais elle ne peut être volontaire et acceptée par les peuples dans la situation présente de dislocation sociale et politique. On va leur imposer cette union dont il ne veulent pas, par tous les moyens et ce sera la mission de Macron. » https://brunobertez.com/2017/05/04/a-lire-absolument-voici-ce-dont-ils-auraient-du-parler-hier-lors-du-debat/

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  6. et EM farouche défenseur du « LGBTIisme » ?
    pas plus qu’à MLP je n’accorde aucun crédit à EM (ce n’est pas tout à fait une façon de parler)
    un exemple : 1980 = 2 millions de fonctionnaires, 2016 = 6,5 millions ! ! !
    « PLUS IL Y A DE FONCTIONNAIRES, MOINS IL Y A DE CROISSANCE ET PLUS IL Y A DE CHÔMAGE »

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  7. MLP a largement dépassé son seuil d’incompétence, donc Macron aurait dû être bien meilleur ! Fillon l’aurait littéralement écrabouillée, 1er regret d’une longue suite…
    Je ne sens pas Macron comme un progressiste car il va maintenir globalement l’état providence et saupoudrer de quelques mesurettes comme les autocars dont il saura démesurément amplifier l’importance aidé d’un système médiatique complètement acquis et un capitalisme de connivence, celui qui l’a porté au pouvoir. Et comme Jean Garrigues et et Laetitia Strauch-Bonart l’indiquent, le FN ne peut pas être catalogué de conservateur, il est profondément et purement national-siocialiste. Fillon pouvait être catalogué sans ambiguïté comme conservateur avec un zeste de libéral.
    Le panorama qui s’ouvre est résolument celui de la continuité « rajeunie » et je ne vois absolument pas poindre à court terme le moindre sursaut libéral de la future opposition avec des personnalités comme Baroin, Bertrand ou NKM.
    Les super-marchés sont pleins, la soupape RSA déverse de l’argent qu’on a pas, les vacances arrivent alors pourquoi les français tenteraient-ils tant soi peu une aventure libérale ?

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  8. Chère Nathalie,

    Votre analyse de Mme Le Pen me semble très juste (elle a donné l’air d’être une mégère incompétente), mais vous faites radicalement fausse route sur Macron, sur sa prestation.

    Note préliminaire : compte tenu du climat général de haine contre Le Pen et le FN, il ne faut pas s’étonner que tous les médias ont pointés les insuffisances de Mme Le Pen et n’ont rien dit sur la personnalité odieuse que Macron a présenté.

    En effet, les plus grosses insultes, les insultes les plus graves ont été proférées par Macron. Simplement, il les a proférées plus subtilement et en se cachant (derrière des accusations contre Le Pen, de sorte à ce que le public se concentre sur elle et non sur les insultes macroniennes), et dès le début. Il a commencé par dire « je ne dirai pas que ça et ça… » donc tout en le disant et passant pour supérieur puisqu’il fait semblant d’épargner la Le Pen. Comme vous le notez justement, il lui a dit qu’elle n’était pas la candidate de la finesse. Oui, car elle était franche et directe, lui distillait ses insinuations et son venin tout au long de la partie, avec des attaques frontales parfois, comme ses accusation « vous mentez », pour masquer ses propres mensonges.

    Bref, il a pu la traiter de menteuse, d’indigne, de parasite, d’être génétiquement une salope via son père, et, bien plus grave, mais cela a commencé bien avant le débat, de la traiter tout simplement de nazie favorable à l’extermination des Juifs et de vouloir noyer les Musulmans. A un tel point que M. Finkielkraut, et d’autres, se sont émus de cet embrigadement des victimes. Macron s’est montré monstrueux. Indigne d’être président.

    C’est Macron qui s’est livré aux insultes les plus nombreuses et graves, c’est lui qui interrompait le plus son adversaire l’empêchant de dérouler un raisonnement.

    Vous mentionnez avec approbation le couplet de Macron sur FN = camp de la défaite. Par ailleurs, Macron a accusé Le Pen d’infantiliser les Français. Vraiment ? Un peu de psychologie de comptoir et on comprend que c’est l’inverse ! Qui veut être assimilé à la couardise ? Qui ne veut être dans le camp des vainqueurs ? Mais son couplet sur la défaite et la conquête n’est rien d’autre que de la manipulation et de l’infantilisation ! Comme en effet on fait avec les gosses, jouant sur leur fierté, et hélas trop sur les adultes comme ici. Un autre exemple type (rien à voir avec Macron) sur la fameuse fessée à interdire : « taper est preuve d’un échec » dit-on, pensant être intelligent. Mais oui ! On veut psychologiquement dévaloriser ceux qui refusent l’interdiction de la fessée, car « loosers », parents ayant échoué… Pourtant, oui, un excès de libéralisme conduit à l’échec, et alors, faute d’avoir été bien éduqué, il faut bien se résoudre à limiter les dégâts et recourir à cette fessée où laissez faire.
    Dans le cas qui nous concerne, la mondialisation, etc. Bien sûr que le libre-échange est meilleur pour la prospérité, mais on explique ! Bien sûr que les protectionnistes ont des arguments économiques ! S’ils sont faux, on explique en quoi ! Rien à voir avec l’appartenance au camp des défaitistes ou des vainqueurs ! Voyons, Nathalie !

    Il y a bien autres choses encore. Le Pen était nulle, mais Macron odieux.

    Allez, un dernier exemple de la nullité de Le Pen et la mauvaise foi de Macron : la location des ventres pour les couples homosexuels ou femmes seules. Macron se dit contre, mais comme l’en a accusé Le Pen, est favorable à la reconnaissance des GPA faites à l’étranger. « Indigne » a-t-il dit, accusant Le Pen d’insinuer que Macron était pour la commercialisation des bébés. Indigne ? Mais n’importe quel économiste sait que Le Pen a raison ! Si, se drapant derrière la générosité (pauvre gosse, il faut bien qu’il soit Français, il est innocent) on admet la reconnaissance des GPA faites à l’étranger, l’interdiction en France devient hypocrite et inutile, donc ne tiendra pas. On veut un bébé ? Hop, un voyage en Inde, ou plus près, un contrat et l’affaire est faite ! Bref, ce faisant on fabrique ces enfants pauvres. En revanche, si on refuse catégoriquement la reconnaissance, voir même l’entrée en France de ces bébés étrangers, sachant qu’il n’y a pas d’espoir, ces bébés ne seraient pas fabriqués ni vendus ! Incentives matter, disait le grand Milton Friedman. Et la Le Pen n’a pas su articuler l’explication, s’est laissée traiter d’indigne. Et Macron, qui est un homme intelligent, sait très bien que sa position ouvrira nécessairement la voie à la commercialisation des bébés et des utérus, comme le veut son ami Bergé.

    On pense ce qu’on veut de la question, mais la logique est là, et Le Pen n’a pas su la dire, et Macron a su masquer son hypocrisie derrière ses cris d’effroi et de générosité.

    Certes la politique c’est sale. Mais on attend des commentateurs, des journalistes, de l’objectivité, pas de vouloir « faire le jeu » de quelqu’un, ou éviter de faire le jeu d’un autre.

    Un dernier mot : dire que son adversaire « a une part d’humanité », dire qu’on se « sali » en débattant avec lui, c’est proprement immonde. Mais ça ne gêne personne, car sur Le Pen tout est permis.

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  9. Pas d’espoir libéral venant de l’opposition mais on peut tout de même rêver.
    Peut-être Macron cache-t-il bien son jeu car au hasard de ses tweets, déclarations contradictoires, visites chez whirlpool, Albi, il y a des traces surprenantes de ruptures.
    « Je ne vous mentirai pas, je ne suis pas venu pour vous promettre de sauver votre entreprise » ou « Ce ne sont pas les forces classiques de la vie politique française qui reconstruiront le pays. J’entends ceux qui voudraient que les partis reprennent leurs droits. Non, nous recomposerons jusqu’au bout, nous renouvellerons jusqu’au bout”…
    Quelle sincérité ? Quelle capacité et pouvoir aura-t-il pour bouleverser la technostructure ?
    Quand on voit les difficultés que Trump doit affronter avec la technostructure US, pour appliquer son programme…
    Incomparables pour les programmes et pour le contexte et pourtant, on ne peut s’empêcher d’établir un parallèle. La tactique est peut-être de ne pas dévoiler les intentions profondes en restant vague sur les dispositions concrètes, ou trop impopulaires ou trop déstabilisantes pour le système.

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  10. La stratégie de Marine Le Pen lors de ce débat est claire : c’est la stratégie russe. Etant persuadé qu’on ne gagnera pas l’élection, tout faire pour délégitimer par avance son adversaire une fois élu.

    C’était la stratégie de Moscou à l’égard de l’élection américaine. Les Russes ne croyaient pas une seconde que Trump allaient gagner. Ils ont piraté les mails des Démocrates pour déstabiliser Hillary Clinton. Leur but n’était pas de faire élire Trump (ce qu’ils croyaient impossible, comme tout le monde), mais d’affaiblir la présidence Clinton en semant le doute sur la légitimité de l’élection.

    La preuve : ils avaient préparé une campagne clandestine anti-Clinton avec le hashtag #DemocracyRIP, qui devait être déclenchée dès les résultats connus. Ils l’ont promptement rengainée une fois connue la divine surprise (qui ne devait pas rester longtemps divine pour eux, mais c’est une autre histoire).

    Marine Le Pen a exactement la même stratégie, suggérée sans aucun doute par ses manipulateurs du Kremlin. Trois choses le prouvent.

    1) Son parti-pris incroyablement agressif, qui a surpris et désarçonné jusqu’à ses partisans ; si elle s’était battue pour la victoire, elle aurait, au contraire, travaillé sa stature présidentielle.

    2) L’incroyable fausse nouvelle qu’elle a balancé sur le prétendu compte de Macron aux Bahamas ; c’est certainement la première fois qu’un candidat à la présidentielle promeut des faux documents en direct à la télévision pour diffamer son adversaire. Tout montre qu’il s’agit d’une opération montée avec les services secrets russes. Chaque détail de cette affaire porte la marque du SVR-FSB-GRU.

    3) La réaction de l’économiste du FN, Bernard Monot, le lendemain sur BFM, qui a lâché le morceau, incapable qu’il était de se taire : si Macron est élu, a-t-il dit, et si l’existence de ce compte ce confirme, alors l’élection aura été « dolosive ». L’emploi de ce mot, inhabituel et à caractère juridique, montre qu’il s’agit d’un slogan de campagne en préparation, qui a fait l’objet de discussions en interne. Et qui ne devait pas être employé avant la désignation du futur président. Monot est un amateur, il ne sait pas qu’on ne se place jamais dans l’hypothèse d’une défaite à la veille d’un scrutin.

    Natuellement, les prétendues « révélations d’Internet » sur le compte de Macron ne se confirmeront pas : le faux est grossier. Mais l’essentiel est de jeter le doute dans l’esprit d’un électorat qui ne demande qu’à croire de belles histoires. Là encore, c’est la stratégie russe : tout le monde sait bien que nous mentons, nous ne prenons même pas de précautions pour nous cacher. Mais notre objectif n’est pas de chercher la vérité : il est de semer le doute, la confusion et la dissenssion.

    A ce sujet, je serait curieux de connaître votre avis, si vous en avez un, sur ce Bernard Monot, que je viens de découvrir. Co-auteur du programme économique du FN, il se décrit comme partisan de l’école économique autrichienne, disciple de Hayek et même, à l’occasion, libertarien. Ce qui ne laisse pas de surprendre, vu le résultat.

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  11. A propos des prix justes, un truc drôle que tout le monde a oublié :

    En mars 2011 le gouvernement, après des négociations avec les 3 opérateurs telecom, leur a fait signer une convention pour la mise en place d’ici 6 mois d’un forfait social mobile avec 40 minutes d’appel et 40 SMS pour 10€ par mois pour les détenteurs du RSA, le récipiendaire devant fournir, tous les ans, les justificatifs et CERFAs ad hoc.

    En janvier 2012, soit moins de 3 mois après la dead line de la convention, le nouvel arrivant, Free, proposait SANS CONDITIONS 60 minutes et 60SMS pour 2€/mois, soit 50% de plus pour 5 fois moins cher ! (voire zéro € pour ses abonnés ADSL). Depuis et pour le même prix il y a même 2h, SMS et MMS illimités. Et Free est un des opérateurs les plus rentables en Europe…

    Nota : S’agissant d’appels et de SMS-MMS la qualité du réseau n’avait rien à voir à l’époque (vs la data) vu que le roaming avec Orange relayait bit pour bit les abonnés Free.

    Les « prix justes » c’est du protectionnisme, et ceux que l’on protège ainsi ce ne sont pas les particuliers mais des intérêts particuliers qui ont plus à voir avec le capitalisme de connivence : ce sera tous ceux qui tètent déjà aux mamelles de l’état ou qui bénéficient de sa protection, entre autres : les agriculteurs, les taxis, les hôteliers, les banques etc…
    Les « prix justes » seront perçus comme des prix minis et enverront un signal anti-concurrentiel aux vendeurs : c’était le cas du temps des prix conseillés.

    PS : ce forfait social existe toujours chez Orange 😀
    https://boutique.orange.fr/mobile/forfait-offre-sociale

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  12. Bonjour,
    Je suis totalement en accord avec vous sur Marine Le Pen et le pitoyable débat dont son agressivité a gâché la teneur.
    L’aube libérale dont la France aurait besoin, selon moi, n’est pas encore levée. Je pense toutefois qu’il faut laisser sa chance à M Macron dont nous saurons rapidement s’il est capable d’apporter le renouveau politique dont il se prévaut.
    J’espère…
    PS: pour moi Fillon, en dehors de ses démêlées judiciaires, a montré selon moi qu’il était surtout un conservateur même s’il a évoqué quelques idées intéressantes lors de la primaire.
    Merci pour votre blog encore une fois!
    Bien à vous.
    Pierre Billet
    18 rue Beaumarchais
    35700 Rennes

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    • Ou pire : Taubira. Gardez-moi de mes amis. Mes ennemis, je m’en charge. On peut se demander ce que Macron va faire de tous ces soutiens qui volent au secours de la victoire.

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  13. Je dois avouer que je n’ai pas regardé, je n’ai aucune estime pour madame Le Pen dont le programme est d’une indigence sans nom, et pas plus pour monsieur Macron que l’on pourrait baptiser le prince de Lampedusa.

    Je dois avouer aussi que je ne crois guère à une progression des idées libérales dans notre pays. Il faudra attendre la faillite, et alors nous aurons le choix entre le libéralisme et le communisme. J’ai bien peur que le libéralisme ne l’emporte pas.

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  14. A mon avis les prévisions pour les legislatives ne valent pas grand chose.
    La situation politique est trop compliquée ou nouvelle pour qu’on ait la moindre visibilité.
    On peut faire des hypothèses, des prévisions je ne pense pas.
    Bon we

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  15. @ Calvin : a contrario, on peut considérer que ce débat aura eu au moins le mérite de montrer les tragiques limites du FN et de sa présidente. Plutôt que se placer à un niveau de présidentiable, peut-être battue cette fois, mais dotée du potentiel nécessaire pour la suite, elle est tombée dans l’agit-prop de base des mouvements extrémistes sans proposition aucune.

    @ Baichette : il est certain que Marine Le Pen souhaitait avoir Macron en face d’elle. Ses caractéristiques extérieures de banquier ex ministre d’un gouvernement socialiste en faisait un adversaire facile à transformer en épouvantail pour son électorat. C’est une technique dont elle ne s’est pas privée tout au long de la campagne, et cela pouvait avoir un écho chez les électeurs de Mélenchon. Mais là, manifestement, le trop fut l’ennemi du bien.

    @ Olivier Braun : Marine Le Pen a donné le ton, et a récolté ce qu’elle a semé. D’entrée de jeu elle a choisi de ne pas se poser en aspirante présidente, mais en opposante. Et pas en opposante « éclairée » qui réfute le programme de son adversaire avec des arguments en rapport, mais en instrument d’une campagne de dénigrement (qui semble maintenant « orchestrée » comme on a pu le voir hier et aujourd’hui avec le prétendu compte aux Bahamas et les fuites d’emails et docs d’En Marche !)

    @ Tino : Débat : Pas facile de faire décoller quoi que ce soit face à la canonnade Le Pen.
    Pour la suite, on verra. La caractéristique des campagnes électorales, c’est que tout le monde parle beaucoup (moi y compris) mais que personne ne fait rien.
    D’accord avec vous pour dire que Macron a en quelque sorte « laissé tomber la langue de bois » chez Whirlpool. Il y a de l’upside possible, mais la voie est très étroite.

    @ Robert Marchenoir : Monot libertarien ? Comme vous dites, vu le résultat … Il ne suffit pas de dire qu’on n’aime pas les socialistes (ceux de gauche) pour être libertarien. Pas une trace de libéralisme dans le programme du FN. Rappelons-nous que Philippot a été « traumatisé » par les privatisations Balladur !

    @ Sam Players : Merci pour l’exemple ! Dès qu’on veut encadrer ou fixer des prix, soi-disant pour se montrer bienveillant à l’égard des moins favorisés, on fausse le marché et on aboutit seulement à produire de la faible qualité trop chère.
    « Fausser le marché » pour « protéger » prend la forme du contrôle des prix, mais aussi des droits de douane, du salaire minimum, des quotas, des numérus clausus, des professions protégées, des incitations fiscales. Le seul résultat, c’est d’amener les agents économiques à prendre des décisions économiques absurdes qui n’ont rien à voir avec l’intérêt réel de tel ou tel projet et qui poussent finalement à créer des bulles qui s’effondreront tôt ou tard.

    @ Pierre Billet : Merci beaucoup !
    « laisser sa chance à M Macron dont nous saurons rapidement s’il est capable d’apporter le renouveau politique dont il se prévaut » : oui. A cet égard, la nomination du premier gouvernement, les investitures aux législatives et les premières mesures seront déterminantes.
    Et à supposer qu’il aille bien dans le sens voulu, il lui restera encore à avoir le courage de tenir face aux archaïsmes collectivistes qui semblent dominer ce pays et qui ne manqueront pas de se lever contre lui (comme ils se seraient lever contre Fillon, du reste).

    @ Souris donc : j’ai l’impression que la formation de son gouvernement va être un casse-tête épouvantable. Car il faut montrer le renouveau sans se couper de l’expérience, et tenir compte en plus de ralliements complètement hétéroclites. Ou alors, une fois élu et doté des pouvoirs présidentiels, il fait un joli bras d’honneur à tout le monde et suis son chemin…. mais j’ai du mal à y croire.

    @ Gnôme : Je vous rejoins dans le sens où on est encore beaucoup trop riche, et trop protégés par notre état providence, pour mesurer la réalité de la situation. La France est la 6ème puissance mondiale, vont se dire certains, où est le problème ?

    @ Laurent Baillon : Oui, un sondage sur un tour d’élection ne prend sens que si le tour précédent a été joué. Ici, en plus, on ne connait pas exactement quelles sont les investitures pour les législatives. Disons que celui que je cite peut donner matière à réflexion, notamment à la droite.

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  16. @ Marcel : Quelle que fut la stratégie de Marine Le Pen, il est clair qu’elle n’a pas trop bien fonctionné. Se sachant perdante, elle aurait pu choisir de se créer une stature présidentielle pour la prochaine échéance, mais elle a préféré verser dans les technique extrémistes classiques de dénigrement et diffamation.
    Et Macron, oui, il peut « grandir dans la fonction », comme je disais ci-dessus, il y a de l’upside possible, mais la voie est quand même étroite (rapport à ses soutiens, rapport à la filiation depuis le PS, rapport à un kéneysianisme et un volontarisme ancrés dans ses idées etc…)

    @ Claude111 : La fibre européenne de Macron est connue depuis le début. Ce ne pourra être une surprise pour les électeurs.

    @ Zelectron : Je donne un peu plus de crédit à Macron qu’à Le Pen, et ce n’est pas vraiment un compliment car avec Le Pen, on est très très bas, en programme comme en attitude.
    Quant au LGBTisme de Macron (qui consiste à ne rien toucher à la situation actuelle), il me semble qu’on ne peut fonder son appréciation de tout un programme sur un élément somme toute très périphérique. Le FN n’a jamais gouverné et se sait depuis longtemps perdant des élections, il peut promettre n’importe quoi, on ne saura pas ce qu’il fera au pouvoir.

    @ Souris donc et Tino : au vu de la vidéo, d’accord pour dire que le FN n’est pas conservateur, caractéristique plutôt incarnée par Fillon.

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  17. Zatouteszéatous, cellezéceux encore indécis.

    Mon but est simple : upgrader la France. Je ne vous propose pas un projet low cost ou budget, non. Il s’agit bien d’un projet premium, first class ! Car nous sommes des winners ! Nous allons impacter le pays et impulser les process de synergie. Nous avons longuement brainstormé puis débriefé afin de revenir vers vous ASAP avec de vrais propals. Il s’agit désormais de lutter contre la beast immonde. Soyez à la fois l’antivirus et le firewall de la démocratie. Rejoignez-moi pour une France méga haut débit, pour un pays 5.0 ! Dans l’isoloir, juste faites-le !

    (D’après Nicolas Ungemuth, Speech de winner, FigMag du 5 mai, p 30)

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    • Dites donc, entre vos upside, upgrader, etc. Vous ne faites que ridiculiser et rabaisser la France… et madame Nathalie MP de se dire catholique ?! Ah ? Très Vatican 2 et qui sait 3 alors ! Je précise que je ne suis pas au FN, car trop à gauche depuis toujours…Je précise encore que le gay SM Macron n’est qu’un tas de boue bien emballée, et bien soumise aux Rothschild…

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      • Vos commentaires sont ignobles et ne seront pas plus longtemps tolérés ici s’ils persistent dans cette veine dégueulasse.
        Mais je laisse ceux-ci pour montrer de quoi certaines personnes sont capables derrière leur écran.

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  18. Votre mépris de MLP, même si le débat fut sûrement minable, débat que je n’ai pas vu n’ayant pas de télévision, ne vous rehausse pas… Maintenant, nous n’avons plus de de peau de protection politique. macron, c’est Rothschild-Attali en direct ! La France est foutue. Merci madame pour votre mépris de MLP !

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