Débat 2017 : Marine Le Pen ou l’opposante sans qualité

J’ai regardé le débat présidentiel de mercredi et j’ai vu un faux libéral qui sait se tenir et une vraie mégère incompétente.

Emmanuel Macron est une pomme de discorde au sein des cercles libéraux. Pour certains, il représente un renouveau, un espoir bienvenu de modernité et d’adaptation à notre monde en vive évolution technologique, économique et géopolitique. Pour d’autres, il n’est que la forme renouvelée du socialisme qui se cherche dans une vaine deuxième voie depuis l’échec des expériences communistes du XXème siècle.  Lire la suite

Pour une opposition « de qualité » face à Macron

A quoi ressemblera l’opposition à Emmanuel Macron ? La question semble prématurée, voire audacieuse : le second tour n’a pas encore eu lieu, on ne sait même pas vraiment à quoi ressemblera sa majorité, ni même s’il sera capable d’en trouver une. Et il est vrai que si l’on considère qu’on a eu droit à beaucoup de surprises depuis le début de la campagne électorale présidentielle, on ne peut exclure tout à fait un retournement de l’opinion à la faveur de tel ou tel événement qui rendrait Macron complètement inacceptable pour une majorité d’électeurs.  Lire la suite

Avec Marine, le changement, c’est flippant @ % ♠ !

contrepoints-2Au moment où le candidat Macron se montrait peu empressé de dévoiler son programme présidentiel et préférait de beaucoup pipeauter sur les délices du chemin d’espérance ♫ ♥qu’il « envisionne » pour la France devant des foules subjuguées et tout à fait convaincues que « l’important, c’est d’avoir une vision, pas forcément d’être dans les détails de la comptabilité », Marine Le Pen tenait elle aussi meeting à Lyon et présentait ses 144 engagements présidentiels afin de « permettre (à chacun) de contrôler (son) action à la tête de l’État au cours du quinquennat. » En voilà du chiffre, en voilà du sérieux, en voilà de l’engagement pur et dur  @  % ♠ !  Lire la suite

Florian Philippot : traumatisé par les privatisations Balladur, il retrouve le sourire grâce à MLP !

Mise à jour du jeudi 21 septembre 2017 : C’est l’automne pour le FN. Après une période post élection présidentielle très houleuse, Florian Philippot, artisan du programme sur lequel Marine Le Pen s’est présentée – et a échoué – à la candidature suprême, a annoncé aujourd’hui qu’il quittait le Front national. L’article ci-dessous retrace son parcours politique.

contrepoints-2L’histoire politique de Florian Philippot est extraordinairement touchante. Dès l’âge de 11 ans, jeune garçon sensible et effacé, sentimentalement attaché au Franc et à la figure de Marianne, il vit mal le traité de Maastricht (1992) et découvre à cette occasion son attachement à l’idée de Nation. Deux ans plus tard, nouveau traumatisme fondateur. Les privatisations mises en oeuvre par le gouvernement Balladur l’horrifient parce que « l’Etat perd quelque chose » :  Lire la suite

Message à la Droite : c’est le moment de choisir la Liberté

 Nous avons donc enfin les résultats des élections régionales. Non pas, je me répète, que ces élections auront un impact colossal sur nos vies quotidiennes. Les régions gèrent un budget qui représente 2,5 % du budget total de la France et leurs compétences principales, transports et lycées, dépendent largement de décisions nationales. Mais « enfin », car elles ont pris une tournure politique particulièrement aigüe lors du premier tour qui a placé le Front national en tête des partis avec 28 % des suffrages exprimés et plus de 6 millions de voix, l’abstention se situant à 50 %. Cependant, comme on commençait à le pressentir pendant l’entre-deux tours, le formidable score du Front national a finalement débouché sur un échec assez retentissant : le parti de Marine Le Pen, présent dans toutes les régions au second tour, n’en a décroché aucune. La gauche en obtient cinq en métropole et la droite sept. L’abstention recule à 41,6 %.  Lire la suite

Régionales 2015 : mon petit journal de l’entre-deux tours

     Après les résultats du premier tour qui, sur un fond d’abstention à 50 %, ont placé le Front national en tête des forces politiques françaises avec presque 28 % des suffrages exprimés, la France vient de vivre une folle semaine de complète effervescence régionale. Nous sommes tous appelés à revoter demain dans toutes les régions afin de donner une composition définitive à nos nouveaux conseils régionaux. Pour des élections qui auront finalement assez peu d’impact sur nos vies quotidiennes, compte-tenu du faible poids des régions dans les dépenses des collectivités territoriales (12,5 % en 2014) et encore moins dans l’ensemble du budget de la France (2,5 %), quel suspense !   Lire la suite

Régionales 2015 : auprès de ces blondes, fera-t-il si bon vivre ?

Mise à jour du vendredi 11 décembre 2015 : Après les résultats du premier tour des régionales 2015 présentés dans l’article ci-dessous, les différentes forces en présence ont fait leurs comptes et repartent pour le second tour de la façon suivante :
– Deux duels Droite / FN : Le PS arrivé troisième au premier tour en Nord PDCP et en PACA a retiré ses listes, laissant s’affronter la droite arrivée seconde et le FN arrivé premier. Les derniers sondages font état d’une victoire à droite.
Voter pour le loup– Dix triangulaires Droite / FN / PS : dans ces régions, que la Droite soit arrivée en premier ou en second (et en troisième position en Languedoc Roussillon MP) rend les choses difficiles pour elle dans la mesure où le PS peut compter sur des fusions ou des reports venant de EELV et du Front de Gauche, tandis que la droite ne peut compter sur rien sauf mobilisation de certains abstentionnistes. Il n’est finalement pas du tout exclu que la haute présence du FN dans toutes les régions permette au PS de sortir grand vainqueur de ces élections. Beau résultat, si c’était le cas, super stratégie, cette idée (voir dessin ci-dessus) de « voter pour le loup pour donner une leçon aux bergers » !
– Corse : quatre listes candidates, mélanges de régionalisme, de Droite et de PS. Pas de FN.
– Outre-Mer : Des duels Droite / Gauche ou Gauche / Gauche.


 Peu de surprise hier soir : le premier tour des élections régionales a bien eu lieu et les résultats sont à peu près comme prévus. Si l’on fait abstraction de l’abstention plutôt moindre (50 %) que lors du précédent scrutin régional de 2010 (54 %), le Front national a confirmé qu’il était bien le premier parti de France en recueillant 28 % des suffrages exprimés (soit 6 millions de voix) contre 27 % pour le bloc Les Républicains, UDI, Modem et alliés, et 23 % pour le Parti socialiste et apparentés. EELV obtient 6,5 %, le Front de gauche environ 4 % et Debout la France de Saint-Aignan 3,9 %.  Lire la suite

« La route de la servitude » (II)

Publié sur Contrepoints le 27 octobre 2015

Publié sur Contrepoints
le 27 octobre 2015

Ce texte fait suite à l’article « La route de la servitude » (I) que j’ai publié vendredi 23 octobre dernier, et dans lequel j’ai entamé une revue chapitre par chapitre du livre du même nom(*) publié en 1944 par Friedrich Hayek. Comme indiqué dans l’article précédent, Hayek se donne pour objectif de montrer que toutes les politiques économiques à base de planisme, de collectivisme et d’interventionnisme de l’Etat, même entreprises avec les meilleures intentions du monde, tracent une route de servitude car elles débouchent inéluctablement sur l’arbitraire de l’Etat et la destruction des libertés individuelles, bien au-delà du seul champ économique.

« Ce qui fait de l’Etat un enfer, c’est que l’homme essaie d’en faire un paradis. » Friedrich Hoelderlin, cité par Hayek en exergue de son chapitre II, La grande utopie (voir article précédent).

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Elections régionales : 2017 au banc d’essai ?

—> Cet article a également été publié le mercredi 30 septembre 2015 sur   

Mise à jour du vendredi 9 octobre 2015 : Une étude sur le vote FN relatée par Le Point le 8 octobre 2015 tend à confirmer, cartes à l’appui, ce que je disais moi-même ci-dessous : le vote FN reflète la fragilité économique des votants, certainement pas leur proximité effective avec des populations immigrées. On observe du reste une stabilité géographique très forte du vote FN depuis le milieu des années 1960, époque où les problèmes du « vivrensemble » n’étaient pas à l’ordre du jour.


Les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain approchent à grands pas, dans un contexte de forte impopularité du gouvernement, de poussée du Front national, d’une opposition de droite tout en égos et sans véritable programme, et de probable abstention record, fréquente pour ce type d’élection. Que faire, mon Dieu que faire, se lamentent nos hommes politiques sur tous les tons. Vote obligatoire, front républicain, souverainisme anti européen et fermeture des frontières, voici les thèmes agités en vrac devant des Français hagards, sur fond de dégringolade des comptes publics, de croissance en berne et de  montée ininterrompue du chômage. Pourtant, le sondage Odoxa publié par Le Parisien dimanche 27 septembre dernier, en plus de fournir un premier aperçu des forces politiques en présence, donne la marche à suivre : loin des thèmes anti-immigration sur les racines blanches ou judéo-chrétiennes de la France, la solution à nos déprimes de cinquième puissance mondiale fatiguée est avant tout économique.  Lire la suite

Front national : protectionnisme, étatisme et miroir aux alouettes

Suite à mon article de mercredi sur les prochaines élections départementales, j’ai reçu d’un ami le message suivant : « Bravo pour le blog (…) le fond est très engagé et partial, mais ça semble être un gros boulot ! »  Que dois-je retenir, bravo, engagé ou partial ? Alors que je m’interrogeais sur ma partialité et que j’arrivais à la conclusion que ma campagne anti FN devait être en cause, la suite de la conversation est venue confirmer cette impression : « T intéressant. Mais on sent la politique politicienne ou un blocage vis a vis du FN/RBM (*), or sur beaucoup de sujets, force est de constater (que) les nombreux problèmes valident leur courageuse et visionnaire analyse. » Ce à quoi j’ai répondu : « La courageuse analyse du FN : je dis hm hm. Je vois surtout le large ratissage d’un parti qui pour l’instant n’a aucune contrainte du pouvoir. Voir justement Syriza, que le FN a soutenu. »  Lire la suite