Macron Président : la tâche sera immense

Emmanuel Macron sera donc notre 25ème Président depuis Louis-Napoléon Bonaparte (1848-52), et le 8ème de la Vème République depuis Charles de Gaulle (1959-69). C’est émouvant. Il a seulement 39 ans, il n’a jamais été élu auparavant, son entrée en politique, qui date de la campagne électorale de François Hollande, est relativement récente et il a lancé son mouvement En Marche ! il y a seulement un an. 

Je ne donnais pas cher de lui à l’époque, et encore en septembre 2016 dernier, dans une tentative (bien vaine, tant tout fut bousculé) de voir qui pourrait sortir du premier tour de l’élection, je ne lui accordais que 5 à 9 % des voix suivant les scénarios. Il en a obtenu 24 % et se trouve aujourd’hui Président de la République. Quel parcours extraordinaire !

• En terme de résultats, peu de suspense hier soir car un score de l’ordre de 60 à 40 contre Marine Le Pen était attendu depuis la conclusion du premier tour. Mais une surprise néanmoins, la candidate du Front national est arrivée bien en deça de ses espoirs et des attentes générales : 33,90 % des suffrages exprimés, loin donc de la barre symbolique des 40 % qui pouvaient la placer dans une espérance de flirter avec les 50 % la prochaine fois.

J’en suis ravie. Le programme du Front national est mauvais, sa candidate a montré au fil des mois son incompétence et son arrogance, le point culminant étant le calamiteux débat d’entre-deux tours qu’elle a complètement dynamité par ce qu’on pourrait appelé un « anti-macronisme primaire », et sa fin de campagne s’est irrémédiablement perdue et décrédibilisée dans l’indignité de la diffamation et l’agit-prop des derniers jours.

On sent que quelques explications franches et directes ne vont pas manquer d’avoir lieu au FN dans les prochains jours. Marine Le Pen a déjà annoncé une « transformation profonde » de son parti et Florian Philippot propose un changement de nom, sur quoi Jean-Marie Le Pen est venu mettre son grain de gros sel en rappelant que Philippot « n’est qu’un hôte dans cette maison », c’est-à-dire dans la petite entreprise familiale qui porte son nom. Laissons-les à leurs disputes. Les français ne veulent pas du Front national et l’ont fait savoir clairement.

• Malheureusement pour Emmanuel Macron, ce vote de rejet de son adversaire est très loin de constituer une adhésion pleine et entière à sa personne et à son programme. La participation à ce second tour de l’élection présidentielle s’est élevée à 74,56 % des inscrits, soit 3,2 points de moins qu’au premier tour (77,77 %) et 5,7 points de moins qu’en 2012 (80,35 %). Pour une élection présidentielle, c’est médiocre, comme on le voit sur le schéma ci-dessous à gauche (extrait du journal Le Monde).

                                      

Encore plus flagrant, les blancs et nuls ont atteint le record de 11,5 % des votants (taux définitif), soit deux fois plus que les taux les plus élevés observés auparavant (schéma ci-dessus à droite, Le Monde).

Il en résulte que si Emmanuel Macron est élu avec un score de 66,10 % des suffrages exprimés, ses 20,8 millions de voix ne représentent que 43,7 % des inscrits sur les listes électorales.

Compte tenu de ces particularités, les résultats du second tour peuvent donc s’écrire comme suit :
Macron :                                              20,8 millions de voix et 43,7 % des inscrits
Abstention, blancs et nuls :      16,2 millions de voix et 34,0 % des inscrits
Le Pen :                                                 10,6 millions de voix et 22,3 % des inscrits

Résultats définitifs du second tour du 7 mai 2017 

Inscrits : 47,6 millions
Abstention : 12,1 millions (25,44 % des inscrits – participation = 74,56 %)
Votants : 35,5 millions
Blancs et nuls : 4,1 millions (11,47 % des votants)
Exprimés : 31,4 millions
Macron : 20,8 millions (66,10 % des exprimés et 43,7 % des inscrits)
Le Pen :  10,6 millions (33,90 %  des exprimés et 22,3 % des inscrits)

.
A cette situation déjà délicate, il convient d’ajouter que beaucoup de bulletins au nom d’Emmanuel Macron ne sont que l’expression d’un rejet de Marine Le Pen. L’analyse des motivations du vote montrera combien des 20,8 millions de voix qui se sont portées sur lui le furent par adhésion, mais les derniers sondages disponibles dans l’entre-deux tours faisaient état de 43 %. Dans cette hypothèse, le vote d’adhésion à Macron tombe à 8,9 millions de voix (à valider). C’est à peine plus que le nombre de voix qu’il a eu au premier tour. C’est peu pour un second tour.

• Pas étonnant dans ces conditions que le Président nouvellement élu ait répété hier soir à plusieurs reprises dans ses deux discours de victoire  :

« La tâche qui nous attend est immense ».

Immense parce qu’il y aurait, selon moi, beaucoup à faire, ou plutôt à défaire, et immense parce que les résistances s’annoncent colossales.

Voici comment je vois les choses. Par rapport à l’élection de 2012, le candidat finalement élu a fait pendant sa campagne plusieurs petits pas significatifs dans un sens libéralisant qui me paraît positif pour la France. Mais dans le même temps, la France semble être devenue plus que jamais rétive à l’égard de toute idée de réforme qui sortirait des clous de ses structures actuelles. De plus, l’environnement mondial se présente maintenant sous un jour beaucoup moins favorable que pendant les 5 ans qui viennent de s’écouler.

En 2012, le candidat Hollande avait largement fait campagne sur son ennemie la finance qui n’avait pas de nom, pas de visage. Il en avait rajouté une couche en lançant l’idée d’un taux d’imposition à 75 % sur les plus hauts revenus. Un discours purement électoraliste qui avait porté ses fruits puisque Jean-Luc Mélenchon n’avait pas dépassé 11 % des voix au premier tour et avait appelé ses électeurs à voter Hollande au second sans trop se faire violence.

En 2017, Emmanuel Macron, dont j’ai déjà eu l’occasion de dire combien je le trouvais dans l’ensemble plus social-démocrate que libéral, s’est cependant distingué de son prédécesseur en annonçant pendant la campagne des orientations qui n’avaient rien d’électoralistes, bien au contraire, et qui méritaient d’être dites. Je pense à trois éléments particuliers qu’il est juste de lui accorder :

  1. Non seulement il ne remettra pas en cause la loi Travail (contrairement à Mélenchon, Le Pen, Hamon…) mais il compte l’approfondir par ordonnances dès cet été.
  2. Lors de l’affaire Whirlpool, il a expliqué qu’il ne « monterait pas sur un camion pour dire que ça ne fermera pas », petit tacle à Hollande qui avait utilisé Florange de cette façon en 2012, et gros tacle à Le Pen qui avait déclaré peu avant lui que si besoin était, l’Etat prendrait une participation dans Whirlpool (qui fabrique des lave-linge et des sèche-linge, rappelons-le).
  3. Pendant le débat d’entre-deux tours, il a redit que l’euro n’était pas le problème de la France et qu’il fallait surtout que le pays fasse d’abord ses réformes de structures.

Suite à quoi l’attitude de Jean-Luc Mélenchon fut à nouveau très éclairante. Alors qu’il avait toujours placé la lutte contre l’extrême-droite au sommet de ses préoccupations, comme toute la gauche d’ailleurs, qui ne sait que répéter qu’il faut battre la droite et l’extrême-droite, il devint des plus silencieux quant à ses consignes de vote. Pour le Front de gauche, pour l’extrême-gauche en général, Emmanuel Macron n’est pas mieux que Marine Le Pen. Si cette dernière est classée raciste par le parti de Jean-Luc Mélenchon, Macron est vu comme un épouvantable ultra-libéral dont tout le programme consiste à organiser la casse sociale de la France sous les yeux extasiés de Bruxelles et Mme Merkel, ceci étant du reste aussi l’avis du Front national.

Si l’on se reporte aux résultats du premier tour, force est de constater que l’opinion publique française a donné 20 % de ses voix à Mélenchon, 6 % à Hamon, 1 % à Arthaud et Poutou, 5 % à Nicolas Dupont-Aignan et 21 % à Marine Le Pen, soit un total de 53 %. Placées à gauche ou placées à droite, ces formations revendiquent un illibéralisme de compétition incluant protectionnisme, sortie de l’euro, baisse du temps de travail, hausse brutal du salaire minimum, baisse de l’âge de départ en retraite et abandon des limitations du déficit public.

Rajoutez à ce taux majoritaire de 53 % les personnes qui ont votés Fillon pour des raisons purement conservatrices ou Macron pour des raisons purement socialistes, et il ne reste guère de place pour un discours libéral, même aussi mini que celui d’Emmanuel Macron.

Et rajoutez en plus à tout cela le fait que « l’alignement des planètes » dont a bénéficié François Hollande entre 2012 et 2017 – pour n’en rien faire, hélas – c’est-à-dire taux d’intérêt bas, prix du pétrole bas et euro bas par rapport au dollar, n’est nullement garanti pour la suite.

La tâche s’annonce donc bel et bien immense, et très compliquée. Tout montre qu’Emmanuel Macron ne manquera pas de son lot de « frondeurs ». L’enthousiasme de la victoire sera-t-il encore au rendez-vous quand il s’agira de passer des paroles de la campagne aux actes du gouvernement ? Le renouveau et la fraîcheur qu’il promet en politique seront-ils assez solides pour tenir face aux nombreux archaïsmes qui nous paralysent ?

Il faudra d’abord qu’il trouve une majorité parlementaire. A cet égard, le scrutin majoritaire va pouvoir l’aider, mais on a bien compris hier soir que si, à titre individuel, des socialistes et des membres de la droite et du centre étaient prêts à se montrer ouverts sur certains sujets, ces partis, après avoir été éliminés de la compétition présidentielle, se voient avant tout comme forces d’opposition.

Pour ma part, je suis d’avis d’accueillir les bonnes réformes avec pragmatisme dès lors qu’on aura connaissance de leur contenu réel et de me montrer impitoyable quand le surmoi socialiste reprendra le dessus.

Je pense malheureusement que si Macron veut arriver à faire passer quelques réformes essentielles, celle du marché du travail notamment, sans plonger la France dans la situation quasi insurrectionnelle qu’elle a connue au printemps, il faudra qu’il donne des compensations, des preuves de gauche, et qu’il enrobe ses projets dans une bonne couche de progressisme sucré propre à endormir les réticences de son camp d’origine.

On n’est donc pas à l’abri de nombreuses aberrations économiques comme sociétales. Affaire à suivre. Tout ceci ne fait que commencer.


Illustration de couverture : Emmanuel Macron et sa femme au Louvre au soir de son élection le 7 mai 2017 – Photo : Reuters, Christian Hartmann.

13 réflexions sur “Macron Président : la tâche sera immense

  1. La formule des plateaux où tournent les mêmes sempiternelles brochettes politiques est inadéquate. Au lieu du fair-play assurant au jeune Président un soutien, au moins pragmatique, dans son entreprise de redressement du pays, toute cette classe politique désespérante l’attend au tournant.
    Pas le moindre préjugé favorable : des menaces. D’où vient cette mentalité de menacer, chercher à intimider et se livrer au chantage ? (J’ai mon idée).
    Un ou deux très bons analystes politiques et économiques, documents filmés à l’appui, auraient permis de comprendre le vote au lieu de ces plateaux nous infligeant les mêmes Ségolène, Najat, Bayrou et compagnie. Les plus inquiétants : les mélenchonistes.
    (Le FN, pour sa pénitence, s’infligera le visionnement quotidien pendant 3 semaines du calamiteux débat d’entre deux tours. Ça devrait les calmer)

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  2. La conclusion est malheureusement fort juste.
    N’oublions pas le précédent de la Loi Travail : la première mouture allait dans le bon sens, alors pour faire plaisir aux syndicats, on a ajouté des dispositions avantageuses et scandaleuses pour eux, puis comme Rebsamen n’en voulait toujours pas, on a édulcoré la partie positive en gardant les parties scandaleuses. Au final, l’attrait de cette loi est assez faible mais peut constituer un premier pas.

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  3. Et quid des  » vraies sciences  » ?
    C’est à dire : arrêt de la diabolisation des pesticides , des OGM , du nucléaire ?
    A quand l’arrêt de cette énormité du réchauffement climatique et de son coût exorbitant ?
    On stoppe quand les méfaits du principe de précaution ?
    Quel sera son avis sur les ayatollahs verts ( comme Ségolène et Le Foll ) ?
    Si notre nouveau président fait un pas dans ce sens , alors il sera crédible pour moi , sinon , il est absolument comme les autres
    Les ( vrais et intègres scientifiques sont inquiets )

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    • Bonne question ! Il a peu abordé le sujet environnemental, si ce n’est pour mentionner l’interdiction des perturbateurs endocriniens dans sa profession foi (dans le § « inventer une nouveau modèle de croissance », c’est plutôt loufoque !)
      Eh bien, je crains que ceci ne fasse partie de la pommade réconfortante qu’il envisage d’appliquer par gros paquets bien gras à la gauche….. Oui, on n’est pas au bout de nos peines.

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  4. Au risque de faire mon petit Fillon désespéré, je crois qu’il faut surtout acter que la France ne veut pas de réformes (+10 points en faveur de la folie étatiste et sociale des deux cotés de la barrière sociétale par rapport à 2012) et que les projets affichés de Macron sont clairement dans ce sens.

    Il n’y aura donc aucune réduction énergique des dépenses publiques, et donc aucun changement significatif de la politique d' »investissements » menée par la dette à l’oeuvre depuis trente six ans, bien au contraire, c’est explicitement la stratégie. Il n’y aura aucune réduction significative du cout du travail hors prolétarisation et accueil du tiers monde. Il n’y aura ainsi aucune réduction significative de la pression fiscale globale sur les entreprises et donc aucune réduction du chômage, on se demande ce qui pourrait bien causer la vantardise affichée. L’européisme fédéraliste affiché permettra d’excuser encore la procédure pour déficits excessifs, qui n’est pas prêt d’être close, qui en doute ?
    Bref, arnaque complète, sur fond de délitement global de la société et poursuite d’un déclin déjà bien engagé, qui devient progressivement irrémédiable.
    Philippe Aghion nous parle d’un Macron « schumpeterien ». Subtile allusion au fait qu’on va maintenant passer à la vente (destruction créative) par appartements, ce qu’on arrive à faire ministre de l’économie n’étant rien par rapport à ce qu’on peut faire président.

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    • Effectivement, Fillon annonçait un choc fiscal et immédiat pour les entreprises, seul espoir pour faire revenir des entrepreneurs chez nous. Et les entrepreneurs, c’est ceux qui créent les emplois et pas l’Etat. C’était là un point absolument fondamental et même primordial dans notre situation par rapport à tous les pays concurrents, y compris EU. Macron ne promet qu’une tendance à la baisse…ça veut dire peut-être rien.
      Macron aura beau faire des sourires aux allemands, ils ne nous feront pas de cadeaux car ils estiment que nous vivons très largement au-dessus de nos moyens et ils en ont marre de payer.

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      • voilà ou le bât blesse :
        1980 2 millions de fonctionnaires, 2 millions de chômeurs
        2016 6 millions de fonctionnaires, 6 millions de chômeurs .
        . .
        1 million de fonctionnaires inutiles à remercier chaudement
        ( sur un programme de 5 ans ) pour l’harassante tâche accomplie

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  5. cf la partie du programme du nouveau président concernant les musulmans (une partie)
    A l’instar de l’impôt révolutionnaire du FLN du temps de la guerre d’Algérie (et bien après) , qui fut collecté de gré ou de force auprès non seulement de leur coreligionnaires mais aussi de bien d’autres magrébins et même des sympathisants en particuliers communistes qui les aidaient en faisant passer à l’époque des armes et les valises de Moscou sans compter les renseignements sur les postions et objectifs de nos troupes sur le terrain (comme ils l’avaient fait précédemment au Vietnam contre nos propres soldats) nous nous trouvons aujourd’hui devant le schéma suivant :
    l’impôt (obligatoire) sur les musulmans génère des sommes colossales au profit des imams qui là aussi de gré ou de force obéissent aux pétro-monarchies en leur reversant leur dû pour alimenter les caisses terroristes avec au passage des pertes bien curieuses qui génèrent tout autant de disparitions « bizarres ». L’intimidation, le chantage, les menaces y compris de mort sont monnaies courantes dans cette guerre contre l’Europe et bon nombre d’élus n’y échappent pas, sinon pourquoi embrasseraient-ils les muzz sur la bouche ?
    Alors QUI va combattre les islamistes ?
    PS bien d’autres options de l’élu ne m’apparaissent,, comme vous le soulignez d’ailleurs, comme dignes d’intérêt et même mauvaises à tout le moins

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  6. Plus il y aura de socialisme libéral progressiste et macronien, plus il y aura de FN qui s’ignore. Comme Hollande n’a pas pu racketer les hauts revenus avec sa taxe à 75%, monsieur Macron va appauvrir les maires de toutes les communes avec la captation de la taxe d’habitation pour 75% des assujettis. Et les maires vont venir pleurer à leurs administrés qu’ils n’ont plus le sous pour payer les employés communaux et faire les travaux de voiries. Alors, on risque de voir les Préfets se substituer au manque de maire volontaire étiqueté ou pas lors des prochaines élections communales. Et certains Préfets risquent de demander leur retraite anticipée pour ne pas à avoir à gérer la misère du peuple. Et une autre structure macronienne sera crée par les marcheurs pour gérer à la place des Préfets, les communes appauvries de tant de socialismes.

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  7. Quelques repères à guetter pour les libéraux à court terme :
    – audit des finances par la CC qui ne manquera pas de faire des observations et des recommandations; seront-elles prises avec importance et lui donnera-t-on ainsi un pouvoir de censure, dispositif de règle chez nos voisins anglais comme le rappelle l’iFRAP ?
    – « moralisation » de la vie politique, cumuls, émoluments, nombre (réduction d’1/3 annoncée), règles de fonctionnement des élus, en bref vers moins de professionnels de la politique ?
    – contrat de travail et paritarisme de gestion, nettoyage de surface ou grand ménage ?
    – et enfin le gros morceau, finances publiques (à l’automne)

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  8. Et j’oubliais, guetter tout ce qu’il ne peut maîtriser dans la période :
    – la sécurité, manifs, attentats
    – les évènements internationaux
    – des questions sociétales, immigration
    sur lesquels il sera forcé de se positionner à chaud.

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  9. @ Souris donc : la perspective des législatives aiguise les appétits. Côté Mélenchon, ils ne sont pas près d’oublier leurs presque 20 %, et leur intérêt c’est que Macron se plante. Comme le soutien du pays au nouveau Président est faible … J’ai relevé la phrase sur « la tâche est immense », mais les 2 discours de Macron sont également truffés de « Je vous protégerai, … mon rôle c’est de vous protéger ». Ca, il va pouvoir le répéter ; le tout, c’est que la partie réformatrice ne se perde pas complètement dans le sable à force de protection.

    @ Calvin : Si c’était moi aux manettes, je ferais un arbitrage entre accorder quelques petites douceurs bien-pensantes sans trop de conséquence pour obtenir des avancées vraiment significatives en terme de marché du travail, réduction des dépenses etc…. Enfin, j’ai bien conscience que c’est toujours facile à dire et que ça marchait bien avec mes enfants quand ils avaient votre âge 🙂 mais ensuite …
    Soit Macron ne fait rien, soit il met qq ch dans la balance (mais quoi ? le maintien des subventions ?) Une négo. Le pb, c’est qu’à la CGT ils brûlent les pneus d’abord, et c’est pas sûr qu’ils discutent après.
    Margaret Thatcher a quand même bénéficié de circonstances particulières pour mener à bien ses réformes : 1. le pays était en très sale état (largement pire qu’aujourd’hui chez nous) et 2. le leader syndical de l’époque, Arthur Scargill, avait décidé la grève illégalement, c’est-à-dire sans vote, car elle n’était soutenue que par 40 % des mineurs. Ses propres troupes se sont retournées contre lui.

    @ François Carmignola @ Tino : oui, le pays qui ressort de l’élection est dans des dispositions très peu libéralo-réformatrices. Quant aux mesures budgétaires proposées par Macron, elles sont certes très en deça de ce qu’il faudrait, d’autant que les 60 milliards d’économie s’entendent « en tendance », ainsi que je le disais dans mon précédent article.

    @ Zelectron : La réduction du nombre de fonctionnaires sur 5 ans prévue par Fillon était une bonne base de travail, à condition de gérer cela en refaisant le point sur les missions de l’Etat. La justice a besoin d’effectifs, les services de renseignement aussi, par exemple.

    @ Tino : en effet, tout ceci à scruter !

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