J-F Revel, révélateur inlassable de la « parade » socialiste

contrepoints-2L’Union soviétique, laboratoire grandeur nature du communisme de 1917 à 1989, s’est effondrée sur elle-même il y a plus de 25 ans sous l’effet de ses propres incapacités génétiques à assurer la liberté politique et la prospérité économique. Les pays qui persistent à se réclamer du progressisme socialiste le plus idéologique sont tous en faillite, noyés en bonne et due forme dans la répression et la pénurie, les exemples les plus représentatifs et les plus accablants étant Cuba et le Vénézuela. Il n’empêche. Nous sommes en France. 

Nous sommes en France, en 2017 ou presque, à la veille d’une élection présidentielle cruciale pour notre pays, lequel vit depuis trop longtemps dans l’illusion confortable que semble procurer l’Etat providence. Ce qu’on voit, ou plutôt ce que l’on veut voir absolument, c’est que nous sommes protégés par « un modèle social que tout le monde nous envie. » Ce qu’on ne voit pas, ou plutôt ce qu’on ne veut voir sous aucun prétexte, c’est qu’il coûte tellement cher qu’il ne survit qu’en pompant sans fin les forces productives par l’impôt et les cotisations sociales, jusqu’à les rendre de moins en moins productives, donc de moins en moins capables de l’entretenir. La faillite est au bout, et elle n’est pas si loin.

L’avenir de la France dépend donc beaucoup et plus que jamais de la tournure des débats publics qui sont en train de se développer autour de cette élection présidentielle. Or il reste des voix nombreuses, haut-placées et acharnées pour nous expliquer que le régime cubain fut et demeure un havre d’humanisme. Or il existe des voix nombreuses et acharnées pour nous expliquer que s’il est un régime monstrueux en ce monde, c’est uniquement l’épouvantable ultra-libéralisme de M. Reagan et Mme Thatcher qu’un candidat de droite particulièrement dépourvu de sentiments humains compte mettre en oeuvre en France s’il est élu.

• Dans cet article, je ne me prononce pas sur le libéralisme, ultra ou pas, de François Fillon. On verra bien, à mesure que la campagne avance, puis éventuellement à mesure que sa présidence avance, à supposer que les sondages d’aujourd’hui se répercutent dans les urnes. Mais j’en viens forcément à repenser à l’excellent livre de Jean-François Revel La grande parade*. Publié en 2000, soit une dizaine d’années après la chute sans gloire de l’URSS, il cherche à élucider le pourquoi et le comment de « la survie de l’utopie socialiste. » 

Alors qu’on aurait pu croire qu’un tel échec allait déclencher un examen de conscience radical chez nos intellectuels et autres compagnons de route plus ou moins rapprochés du communisme, Revel constate dix ans plus tard qu’il n’en est rien :

« Après un instant d’étourdissement, la gauche, même et surtout non communiste, affréta une impressionnante flottille de justifications rétrospectives. Il en ressort cette conclusion comique : ce que réfute l’histoire du XXème siècle, ce serait non le totalitarisme communiste, mais … le libéralisme ! »

Jean-François Revel aurait entendu Ségolène Royal faire ses déclarations ineptes sur Fidel Castro, il aurait entendu toutes nos belles âmes entonner d’une seule voix (allant du FN à l’extrême gauche en passant par Emmanuel Macron, pas d’exceptions, ou si peu) leur rengaine hystérique sur la cruauté du libéralisme ultra-thatcherisé, il n’aurait pas été dépaysé. Depuis son constat de 2000, rien n’a changé. Le socialisme et ses avatars chiraco-socio-démocrates continuent à nous enfumer de leurs belles intentions tout en nous asphyxiant sous une dette galopante, un chômage trop élevé, une éducation nationale dont le niveau atteint le déplorable et un environnement de moins en moins favorable aux libertés individuelles, j’ai déjà évoqué tous ces points.

• Si le constat n’est donc guère réjouissant, j’ai cependant grand plaisir à vous présenter Jean-François Revel. Je l’ai découvert il y a plus de trente ans en lisant par hasard une de ses chroniques politiques dans Le Point. Depuis, je n’ai plus cessé de le lire, dévorant avec passion tous ses livres et tous ses articles. Polémiste hors-pair, doué d’un humour pince-sans-rire particulièrement réjouissant, il a d’autant plus compté dans ma formation libérale qu’à tous ces atouts qui font qu’on le lit avec une véritable délectation, il ajoute précision des faits relatés, qualité des sources, immense culture et sûreté du raisonnement. Pour moi, un homme de confiance intellectuelle.

revelJean-François Revel est né en 1924 à Marseille. Son vrai nom est Ricard**, il appartient en effet de loin à la famille qui a mis au point et développé le fameux apéritif anisé. En 1943, il intègre Normale sup Ulm et obtient par la suite l’agrégation de philosophie. Pendant la seconde guerre mondiale, il s’engage dans la résistance à Paris. Il commence sa carrière professionnelle comme enseignant, puis il se consacre ensuite à l’écriture et au journalisme. Il est l’auteur d’une Histoire réputée de la philosophie occidentale (1968). Il est élu à l’Académie française en 1997 et décède en 2006.

D’abord socialiste, il s’écarte de ce courant en 1970 pour défendre avec passion, parfois véhémence, ce qui lui tient le plus à coeur : la culture de la liberté. Dans ses écrits politiques, il se spécialise dans la description et l’analyse de La tentation totalitaire (1976) qui s’est emparée de la gauche et qui tend à influencer l’ensemble de l’esprit occidental.

• Puisque les fêtes de Noël et leurs quelques jours de congés approchent, j’aimerais signaler deux de ses ouvrages moins strictement politiques que les autres, mais tout aussi passionnants. Tout d’abord, ses mémoires intitulés Le voleur dans la maison vide (1997) dans lesquels sa plume alternativement douce ou aiguisée nous fait parcourir une large part du XXème siècle depuis l’époque où il était écolier turbulent à Marseille jusqu’à son élection à l’Académie française en 1997, en passant par les voyages, les rencontres et l’aventure journalistique à L’Express.

Dès les premières pages, il a captivé mon attention. La plupart des hommes déclarent volontiers que si leur vie était à recommencer, ils ne la choisiraient pas différente, mais, explique-t-il, « tel n’est pas mon avis sur la mienne » :

« (…) il subsiste dans mon souvenir un foisonnement de circonstances (…) dans lesquelles je vois bien que c’était moi qui avais le choix et que je me suis trompé. »

On aimerait tant pouvoir revenir sur ces moments où l’on s’est montré bête ou méchant ! Quelques lignes plus bas, il décrit son idée d’une journée réussie. Je vous la livre aussi, tant cela correspond bien à ce que j’en pense moi-même (si ce n’est que j’aurais peut-être inversé l’ordre) :

« S’il n’est pas pour moi de journée heureuse qui ne comporte une portion de solitude, il n’en est pas non plus sans qu’y figurent quelques heures du plus vif de tous les plaisirs de l’esprit, la conversation. »

Le second ouvrage auquel je pense est une sorte de journal de l’année 2000 titré Les plats de saisonJean-François Revel y scrute l’actualité de l’époque (cohabitation Jospin Chirac, tempête du « millénium »... ) avec son humour décapant habituel qui lui faisait dire, et lui ferait certainement dire encore aujourd’hui, car oui, rien n’a vraiment changé depuis 2000 en la matière :

« Dimanche 16 avril 2000. J’écoute la revue de presse de France Inter à 8 h 30. Elle se limite à trois nouvelles, mais trois nouvelles de poids, qui dominent sans conteste la scène internationale :
1. L’équipe de football de Monaco est désormais assurée de remporter le titre de champion de France 2000.
2. Une photo de Diego Maradona le montre boursouflé par l’abus des drogues. (…) mais le malheureux se rachète cependant : il a choisi de vivre à Cuba, où Fidel l’honore de son amitié (…)
3. Troisième nouvelle capitale : Bernard Tapie s’apprête à publier un roman (…) Avec un tel titan de la pensée, la France n’a plus rien à redouter de cet « impérialisme » culturel américain qui l’effrayait tant.
Dernière remarque : (…) sans le niveau de conscience professionnelle de notre cher service public, on imagine la trivialité de l’information dont nous gratifierait un audio-visuel purement commercial… »

.
• J’espère que ces quelques mots vous auront donné envie de vous plonger dans les livres de Jean-François Revel, et j’aimerais revenir maintenant à mon thème de départ, La grande parade. Pour Revel, la grande et unique leçon à tirer de la chute de l’URSS, c’est que :

« Le communisme avait été poussé à n’engendrer que misère, injustice et massacres, non par de contingentes trahisons ou malchances, mais par la logique même de sa vérité profonde. »

Bien sûr, cette leçon n’est pas satisfaisante quand on considère que quoi qu’il advienne, le communisme et lui seul est apte à faire advenir le bien sur la terre. En conséquence, si le communisme a disparu, tout espoir d’une société juste a disparu avec lui.

Les justifications directes des régimes en question étant devenues cependant délicates (sauf pour Ségolène Royal), la réhabilitation du communisme va passer par la mise en accusation du libéralisme et de la mondialisation, faisant dire à une ministre de Lionel Jospin que « le XXème siècle aura vu la faillite du libéralisme. » Et Revel d’ironiser :

« Ce que la décomposition du communisme a prouvé, c’est que le libéralisme n’est pas viable ! »

S’ensuit ce que Revel appelle un débat « truqué » entre le communisme et le libéralisme, ce dernier étant taxé d’idéologie comme le premier alors qu’il est beaucoup plus le résultat de l’observation et de l’expérience des hommes qui trient entre ce qui marche, ce qui apporte la prospérité et garantit la liberté, et ce qui ne marche pas.

En plus d’aider à justifier un passé injustifiable, l’anti-libéralisme a également comme fonction de conjurer deux peurs, celle de la concurrence et celle de la responsabilité. On retrouve ceci à la virgule près et à l’état pur dans les démêlés arbitrés par la puissance publique entre Uber ou Heetch d’un côté et les taxis ou les VTC de l’autre.

Une autre technique pour repousser tout inventaire du communisme consiste à refuser la moindre comparaison avec le système totalitaire nazi malgré les parentés évidentes de leurs origines idéologiques, de leurs méthodes et de leurs résultats aussi catastrophiques que criminels. Seul le nazisme doit servir de repoussoir et incarner le mal absolu afin de mettre le communisme à l’abri d’un examen trop attentif. A cet égard, Le livre noir du communisme (1997) a été reçu avec des cris d’indignation et il a déclenché une énorme polémique car dans sa préface, l’un des auteurs, Stéphane Courtois, a eu l’outrecuidance d’oser ce parallèle.

Dernière astuce de réhabilitation du communisme que j’aimerais rapporter ici, celle que Revel nomme judicieusement « la clause du totalitarisme le plus favorisé » et qui convient si bien à Ségolène Royal et à tous ceux qui l’ont défendue lorsqu’un Raphaël Enthoven ou un autre ont brocardé son sens de l’histoire à sens unique. Dans le prolongement de la cécité sur le communisme par rapport au nazisme, la gauche occidentale, et la gauche française en tout premier lieu, ont toujours fait preuve d’une immense bienveillance envers les totalitarismes sanglants pourvu qu’ils soient de gauche.

Lorsqu’un procureur espagnol demande (en 1999) l’annulation pour vice de forme d’un mandat d’arrêt international contre Pinochet, c’est une véritable fureur indignée qui saisit toute la gauche européenne et tous ceux qui veulent lui plaire. Et c’est une indignation que Revel aurait volontiers fait sienne avec plus d’enthousiasme s’il avait pu oublier parallèlement que cette même gauche s’est montrée plus que silencieuse à l’égard de dictateurs comme Mengistu en Ethiopie (de 1977 à 1991) ou Pol Pot au Cambodge (de 1975 à 1979), dont les accomplissements dans le crime, rapidement connus mais promptement « oubliés », allèrent bien au-delà de tout ce que Pinochet avait jamais pu faire.

Comme Fidel Castro, si pieusement réhabilité par Ségolène Royal selon un mode absolument pas isolé, mais typique de « la grande parade » de la gauche française, Mengistu et Pol Pot ont eu le bénéfice de « l’immunité révolutionnaire. »

Finalement, pour Revel, les valeurs ultimes qui président à ce « deux poids deux mesures » toujours agencé en faveur de la gauche sont à chercher du côté de Jean-Jacques Rousseau. Homme de l’époque des Lumières, il n’est pas un philosophe des Lumières, il n’est pas un adepte de l’émancipation par le savoir ou le développement des sciences. Au contraire, il prône en permanence un « retour aux sources » (qui lie du reste la gauche totalitaire à la droite passéiste) qui fait que nos progressistes se caractérisent essentiellement par une haine du progrès qui transparait encore aujourd’hui dans les interdictions sur les OGM ou l’exploitation des gaz de schiste, ainsi que par la volonté d’abandonner l’énergie nucléaire, par exemple.

Alors que l’utopie socialiste a prouvé ses qualités dystopiques, la grande parade installée par la gauche avec un raffinement sectaire qu’elle maîtrise à merveille, n’est pas encore complètement éradiquée des modes de pensée occidentaux. Il en découle que le libéralisme, qui risque d’enrichir des hommes, puis d’autres hommes etc… suite à leur soif de connaissance, à leur propre initiative et à leurs idées innovantes, est pour elle un progrès haïssable à empêcher à tout prix.


la-grande-parade-jf-revel* La grande parade, Jean-François Revel, Editions Plon, 2000.
** Son fils Matthieu Ricard, docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste tibétain, est l’interprète du Dalaï-Lama pour le français.


Jean-Francois Revel

Illustration de couverture : Jean-François Revel (1924 – 2006), photographié ici en 1984, était un philosophe, essayiste et journaliste français de la mouvance libérale.

17 réflexions sur “J-F Revel, révélateur inlassable de la « parade » socialiste

  1. Excellent article sur mon auteur préféré, et pas seulement par ce que j’ai fréquenté la même école marseillaise. Une typo : « Hommes de l’époque des Lumières », Rousseau n’en vaut pas deux !

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  2. Sacré bouquin que cette « Grande parade »! Je l’avais lu à sa sortie, j’en avais parlé sur toute une page dans le journal des étudiants de mon université. Ce qui a fait quelques remous au sein de la rédaction… Il faudra que je revienne à Jean-François Revel; merci pour cette piqûre de rappel.

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  3. Hmm, beaucoup de typos aujourd’hui ! (en fait hier soir). Calvin et JB, merci à vos yeux vigilants ! Ca doit venir de toutes ces « coquilles » de Noël que nous proposent les boulangeries lilloises ces temps-ci ! (Voyez comme j’ai bien intégré la culture de l’excuse socialiste !)

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  4. Et aussi « Fin du siècle des ombres » chez Fayard, Nathalie, qui rassemble ses chroniques politiques et littéraires… J’ouvre au hasard ! page 436 : Le castrisme: coma dépassé; chronique dans laquelle il rend compte du livre de Fogel et Rosenthal : Fin de siècle à La Havane, où il sait gré à ces auteurs « d’avoir, une fois de plus, surabondamment démontré que la seule cause de la faillite du communisme cubain, c’est le communisme cubain. »

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  5. JF Revel est incontestablement un grand témoin de l’époque et du déni ambiant.
    Mais puisque Fillon serait taxé d’ultra-libéralisme débridé jusqu’à la caricature, à la Thatcher, examinons notre histoire française qui fût libérale avec succès et gagnante pour tous les français.
    Ainsi le livre de Jacques Marseille : L’argent des Français
    J Marseille a effectué un travail considérable pour essayer d’effacer une falsification historique de plus. En un siècle (en gros 1830-1930 moins la 1ère guerre mondiale) , les Français ont vu leur pouvoir d’achat multiplié par dix et leur temps de travail divisé par deux..Problème : les Français n’y croient pas. Pour démêler le vrai du faux, Jacques Marseille a repris la totalité des données disponible depuis deux cents ans. Il a reconstitué des trajectoires individuelles, mesuré les progrès, identifié qui paye, gagne et dépense quoi et où, que mangeaient-ils, quels étaient les transmissions de patrimoines etc…
    La preuve d’une France glorieuse internationalement de son économie et de l’incroyable enrichissement d’une grande partie des français. (Tant pis pour Zola).
    Ou puisque Fillon est taxé de conservateur, intéressante comparaison du libéral et du conservateur avec « Vous avez dit conservateur ? » de Laetitia Strauch-Bonart.
    Le conservateur, en France, est comme l’enfer : c’est l’autre, et plus encore un autre qui suscite l’incrédulité, provoque la dérision et soulève le coeur. Autant son contraire, le progressiste, est auréolé de toutes les vertus, autant lui est suspecté de tous les vices. Pourquoi cette réduction obligée du conservatisme à un méli-mélo contradictoire de réaction politique, d’ordre moral et de libéralisme économique
    Ces deux là ont fourni un travail considérable de recherches factuelles et chiffrées, ce qui nous écarte des éternelles discussions idéologiques sans vouloir minimiser l’oeuvre de JF Revel qui demeure importante.
    .Décidément, l’Histoire est falsifiée à nous en donner le vertige !
    Et c’est d’autant plus grave que c’est ce que nos enfants apprennent à l’école…

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  7. Bonjour à tous, et merci beaucoup pour vos commentaires chaleureux pour Jean-François Revel !

    Cher Calvin, à ce que vous nous révélez de votre biographie, il semblerait que vous fûtes à bonne école ! On dirait que les leçons de miss Wormwood ont eu le plus heureux effet sur la pensée libérale française.

    Michel : « d’avoir, une fois de plus, surabondamment démontré que la seule cause de la faillite du communisme cubain, c’est le communisme cubain » : c’est pourtant clair ! Mais l’idéologie, ça colle au cerveau.

    Merci Tino pour vos remarques sur les travaux de Jacques Marseille et Laetitia Strauch-Bonart (je ne connais pas cette dernière). Contrairement à ce que vous écrivez, cependant, je ne crois pas que Revel soit resté dans les « éternelles discussions idéologiques. » Au contraire, il s’appuie d’abord sur l’Histoire et sur une montagne de faits et d’études qui concernent de nombreux pays du Globe au 20ème siècle. Ses livres sont d’une grande richesse documentaire.

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  8. J’ai eu l’honneur et le plaisir de le connaître un peu, nous fréquentions la même brasserie dans les années 70, et lorsqu’il était en forme, nous avions droit à un commentaire décapant de l’actualité. Je dois dire qu’il a profondément changé ma façon de penser.

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  9. Sur Twitter, Henri Astier, co-auteur (et journaliste à la BBC), me signale le recueil-hommage des Editions Allary à JFR, avec une préface de Mario Vargas-Llosa (j’ai un article sur lui aussi) :

    Je trouve que cela pourrait faire d’agréables cadeaux de Noël !

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  10. Merci pour cet hommage, auquel je me joins avec plaisir.
    Je suggère également la lecture de « La connaissance inutile », où il démontrait l’impérieuse nécessité de « voir ce que l’on voit » (comme disait Péguy).

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  11. Je partage l’avis de Godefroy. La Connaissance inutile est le livre le plus profond du plus grand penseur libéral de son temps. Il développe un thème majeur dans toute l’œuvre de Revel: la capacité des hommes à ne pas voir ce qu’ils ont sous le nez, et les dangers que cette résistance à l’information fait planer sur la démocratie. Merci Nathalie de ce billet: dix ans après sa mort, la mémoire de Revel n’est que trop négligée.

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