Hé oh, la gauche, ta foutue morale est en lambeaux !

contrepoints-2Ce week-end, Ségolène Royal était à Cuba pour assister aux obsèques de Fidel Castro. Représentante toujours très bullshit et choc de notre gouvernement, elle a eu à coeur de laisser parler sans entrave le surmoi totalitaire de la gauche française : El comandante fut un homme admirable qui « redonna vie » à ses compatriotes. 17 000 morts ? Encore un détail de l’Histoire ! 

D’accord, François Hollande a annoncé qu’il ne se représenterait pas. D’accord, Manuel Valls a maintenant le champ libre pour laisser son esprit divaguer à loisir sur ses ambitions présidentielles (candidature imminente ?) tout en proclamant la main sur le coeur et en passant par la Lorraine avec ses gros sabots combien la décision du Président « force le respect par sa dignité. » Ah, le respect ! Ah, la dignité ! Amour, gloire et bisous, pendant qu’on y est ! C’est tellement typique des socialistes, cette façon de tout enrober dans une triple épaisseur de supériorité morale, quitte à se vautrer en toute bonne conscience dans les échecs répétés et la proximité avec les pires dictateurs de la planète !

A ma connaissance, au moment où j’écris ces lignes, Hollande et Valls sont encore l’un et l’autre chef de l’Etat et chef du gouvernement de ce pays. On suppose donc, ou du moins on espère, qu’ils ont encore un petit mot à dire sur les politiques conduites, les choix diplomatiques effectués et les faits et gestes de leurs ministres. Surtout quand la ministre dont il est question est la numéro trois du gouvernement Valls et la mère des enfants du Président Hollande. Voilà qui crée indiscutablement quelques proximités.

Si donc Ségolène Royal s’est trouvée être, avec Aléxis Tsípras, Premier ministre grec d’extrême-gauche, la seule représentante d’un pays européen aux obsèques de Fidel Castro décédé le 25 novembre dernier, il est exclu de penser que Hollande, Valls ou Ayrault n’étaient pas au courant. (Oui, Jean-Marc Ayrault ! Au cas où vous l’auriez oublié tant son silence, son absence même, sont assourdissants, rappelons qu’il est notre Ministre des Affaires étrangères.)

Il est d’autant plus exclu de le penser qu’en mai 2015 François Hollande se livrait à une grande tournée promotionnelle de la COP21 dans les Caraïbes et qu’il avait eu l’immense honneur, la grande joie de rencontrer le Líder Máximo à cette occasion. Il voulait « avoir ce moment d’histoire » avec lui, avait-t-il expliqué à l’époque à sa façon alambiquée. De son côté, Marisol Touraine nous confirmait que « Fidel Castro représente quelque chose dans l’imaginaire de la gauche française », tandis que Ségolène Royal parlait déjà d’une rencontre « mythique » et Christiane Taubira d’un moment « symbolique » !

Pas d’erreur possible, donc. Pour la gauche française et pour les membres de notre gouvernement, Fidel Castro est un être fascinant d’humanisme qui mérite respect et allégeance. Ah bon ?

Si son accession au pouvoir en 1959 a été accueillie avec joie car elle mettait un terme au régime autoritaire d’un autre dictateur (Fulgencio Batista), il n’a pas tardé à le dépasser dans l’horreur avec l’aide de son frère Raul, actuel dirigeant de Cuba, et celle de son homme de main Che Guevara.

Dans les cercles de gauche, il est de bon ton de vanter la formidable politique de santé du régime cubain. Le nombre d’hôpitaux, le nombre de médecins par habitant, tout ceci est jugé fabuleusement progressiste. La réalité, c’est que depuis le début, on a affaire à un régime de pénurie et à un régime d’oppression.

Sur le plan économique, le Cuba de Castro n’a jamais été capable de subvenir aux besoins de sa population et a toujours vécu de l’aide soviétique d’abord, puis de l’aide du Vénézuela ensuite. Ces deux sources de revenus s’étant taries par leur propres pénuries typiquement communistes, Cuba se tourne maintenant vers l’ennemi héréditaire, les Etats-Unis. On appelle ça l’ouverture du régime cubain, mais c’est en fait l’unique solution entrevue par Raúl Castro pour ne pas tomber au niveau du Vénézuela et se maintenir au pouvoir.

Sur le plan politique, plus de cent mille cubains ont connu les camps ou les prisons, et de 15 000 à 17 000 personnes ont été fusillées. Les artistes, les intellectuels, les homosexuels ont été pourchassés sans relâche. Le Che, Ernesto Che Guevara, le Saint-Just de Fidel Castro, poussait le raffinement dans le crime jusqu’à assister aux exécutions qu’il avait ordonnées en fumant voluptueusement un havane. Aujourd’hui encore, l’oppression reste vive. Internet est contrôlé et les opposants subissent des harcèlements sans fin. Des amis dont la fille est actuellement en voyage à Cuba m’ont rapporté hier qu’un étudiant cubain de ses amis qui avait été contrôlé sans sa carte d’identité venait de passer deux jours en prison !

Voilà donc les grands accomplissements du dirigeant communiste que Ségolène Royal, représentante du gouvernement français, a cru bon de louer jusqu’à sombrer dans une dithyrambe aussi cruelle que ridicule (vidéo,  26″) :

« Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Ils se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la terreur qu’il y a eue pendant la Révolution française. »

Reprenant une thèse développée par Danielle Mitterrand en son temps, Ségolène Royal considère qu’il n’existe aucun problème de violation des droits de l’homme et qu’il n’y a aucun prisonnier politique à Cuba, tout ceci n’est que pure médisance et désinformation. Bien au contraire, la propreté et la sécurité y sont exemplaires et ce pays a eu l’immense courage de se dresser contre les « prédateurs. » Bref, tout y est idyllique, comme en témoigne de façon définitive et sans réplique la ratification de l’Accord de Paris sur le climat par Raúl Castro :

C’est vrai, à la fin ! Que pèsent quelques entorses bénignes à la démocratie, comparées à l’importance colossale de la COP21 pour l’avenir de l’humanité ? Massacrez tant que vous voulez, mais si possible en plantant des éoliennes, et il vous sera beaucoup pardonné, soeur Ségolène du paradis vert s’y engage !

Si les déclarations ahurissantes de bêtise de notre Ministre de l’environnement ont rapidement provoqué des réactions scandalisées dans l’opposition, notons que Jean-Luc Mélenchon, qui vient de bénéficier du soutien des militants du Parti communiste pour sa candidature présidentielle, s’est précipité pour la remercier de sa clairvoyance, tandis que Cambadélis, premier Secrétaire du Parti socialiste, s’est lancé dans une disculpation compliquée de ses propos. Et notons le silence radio du gouvernement. Normal, Ségolène Royal a exprimé très précisément la position du gouvernement.

Peu importe l’effrayante médiocrité du quinquennat Hollande que Valls compte défendre (difficile pour lui de faire autrement, il y est plongé jusqu’au cou), peu importe les malversations fiscales d’un Cahuzac par ailleurs grand donneur de leçons, peu importe les compromissions douteuses du gouvernement avec l’Arabie saoudite ou le Qatar, peu importe la déliquescence totale de notre Education nationale dont on vient d’apprendre la honteuse dernière place en Europe pour le niveau des élèves en mathématique, peu importe les lois liberticides, l’Etat d’urgence qui perdure et la liberté d’expression toujours plus restreinte.

Plutôt porter un T-Shirt du Che et vivre les frissons de la révolution et de la fausse justice à la Nuit debout contre les horreurs conjuguées de la liberté, de la mondialisation, des Etats-Unis, d’Israël et de LVMH que de songer à étudier ou travailler comme le ferait un vulgaire petit bourgeois.

Peu importe les catastrophes politiques et économiques que les grands leaders socialistes charismatiques du monde trainent toujours derrière eux, de l’URSS au Vénézuela en passant par l’Afrique, le Cambodge ou Cuba, le tout se comptant en millions de morts, de déportés et d’emprisonnés.

Peu importe tout cela, peu importe le réel, les socialistes ne sont jamais à cours d’hyperboles sirupeuses pour étaler leur vertu supérieure à la face du monde et la balancer à tout propos dans la gueule de leurs opposants. Lesquels sont bien sûrs automatiquement qualifiés de réacs, de fachos ou d’ultra-libéraux, sans compter qu’ils sont en plus racistes, sexistes, homophobes et asservis au culte du profit le plus égoïste et le plus inégalitaire !

Qu’on se le dise, les dirigeants socialistes ont le monopole du coeur. C’est un dogme indépassable, celui d’une religion du bonheur révélée par Karl Marx, mise en oeuvre par ses trop nombreux prophètes et entretenue par ses mantes-religieuses façon Royal. Ils ont fait le malheur de leurs peuples, mais encore une fois qu’importe !

Au moment précis où Fidel Castro accédait au pouvoir en 1959, les socialistes allemands se réunissaient à Bad Godesberg et décidaient de dénoncer le communisme, rompre avec le marxisme, et reconnaître l’économie de marché. Pas loin de 60 ans plus tard, Ségolène Royal nous confirme que les socialistes français d’aujourd’hui sont encore et toujours les marxistes enamourés et obtus d’avant-hier, qu’ils vénèrent aveuglément tous les dictateurs étiquetés socialistes et que la France a bien le sinistre honneur d’abriter la gauche la plus bête, la plus cruelle et la plus prétentieuse du monde.

Hé oh, la gauche, ta foutue morale est en lambeaux  !


he-oh-la-gauche-2Illustration de couverture : Logo du mouvement « Hé Ho, la gauche ! » lancé par le Parti socialiste pour réveiller le moral des troupes avant l’élection présidentielle de 2017. Pour la morale, on repassera. Photo : afp.com / Geoffroy Van der Hasselt.

22 réflexions sur “Hé oh, la gauche, ta foutue morale est en lambeaux !

  1. Hey, article très acerbe, très vindicatif mais très juste.
    Nous vivons un moment incroyable où le cynisme et l’hypocrisie de la majorité de la gauche (car il n’y a eu qu’une à deux voix vraiment discordantes – de Rugy, je crois) sont criants et provoqués par une peur de l’inventaire, d’une remise en question de leur logiciel et de leurs alliances (de second tour).
    Ces donneurs de leçons ont tué les victimes une seconde fois. Pour une seule raison, conserver le pouvoir à plus de 7000 km de la Havane…

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  2. La dinde du Poitou, un parangon de bêtise. Chaque fois qu’elle l’ouvre, on est sûr qu’elle va sortir une énormité. Une vocation rentrée de comique ? Quant aux leçons de morale, elles ne provoquent plus que l’hilarité. La bobo de race supérieure est tombée du haut de son vélib.

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  3. Nathalie, vous n’allez pas aimer ce que je vais écrire : les Ségolène, NKM, Karine Berger, et autres Najat, sont des illuminées, des femmes, illuminées … Parce qu’elles ont un peu réussi un parcours post bac sélectif, elles ont pris le melon, le gros melon ! La conséquence du féminisme militant, et de la parité obligatoire, c’est de nous imposer de telles cruches, parce que la production ne suit pas !
    Ca donnerait presque des envies de Charia, pour les empêcher de nuire ! 😉

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  4. Bonjour Nathalie. Je sens de la rage dans votre billet. En tout cas moi elle me saisit quand je vois comment la gauche (presse, parti, hommes politiques, « intellectuels », « peuple de gauche », et tutti quanti) se comporte avec bienveillance envers toutes ces dictatures, du moment qu’elles sont estampillées « révolutionnaires », « de gauche », »populaires’,… Cuba, Venezuela, maoïstes, Khmers, URSS, la liste est trop longue et les leçons jamais apprises.

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  5. Ces gens (éventuellement femmes) peuvent être intelligents mais cela ne les empêche pas d’être fous.
    La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. – Albert Einstein

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  6. Nathalie, vous êtes incorrigible :
    « les dirigeants socialistes ont le monopole du cœur. »
    Nos dirigeants aiment s’étiqueter « socialiste » par nostalgie;
    Vous savez bien, comme l’a dit le Général de Gaulle
    « je n’aime pas les communistes parce qu’ils sont communistes et je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne le sont pas » !
    Alors pardonnez à Ségolène d’avoir fait le sale boulot pour gagner l’estime du PCF et de Mélanchon ! Après tout, quelque milliers de morts pour l’Histoire !
    Demandez à nos Vendéens.

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  7. Un collègue m’a soutenu que Castro était un libérateur, et si le pays est pauvre c’est la faute de l’amérique…

    Le mal est profond, la gauche ne veut pas renoncer à ses mythes fondateurs, fut-ce au prix d’accommodements avec la réalité. La folle du Poitou n’est que plus expressive que les autres dans le mensonge.

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    • Royaumont,
      « si le pays est pauvre c’est la faute de l’Amérique… ».
      J’ai mieux, à un visiteur hébergé à l’hôtel :
      – « As-tu eu du beurre au petit-déj ? »
      – « Non, la faute à l’Amérique ! »
      – « Les USA empêchent les vaches cubaines de produire du lait ? »
      Je confesse que ce dialogue est légèrement de mon cru …

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  8. Bonsoir à tous, et merci beaucoup pour vos commentaires !

    Ségolène Royal porte en effet la bêtise à un niveau vraiment olympique, mais je crois qu’il serait trop simple de s’imaginer que ses déclarations ne concernent qu’elle et qu’elles sont dues à un étourdissement tropical (excuse de Camba) ou à un petit coup de rhum (excuse de Jack Lang). Le mal est plus profond, le 2P2M qui règne chez nous en témoigne (oui aux alliances avec le PC depuis toujours, horreur du nini avec le FN). Quelques conversations sur les réseaux sociaux m’ont confortée dans cette idée d’une bienveillance assez ancrée pour les dictatures de gauche. Leurs intentions étaient si bonnes, n’est-ce pas ? et ON leur a mis les bâtons dans les roues… Sur la base des intentions, tout se justifie et c’est ça, le tour de passe-passe de la gauche.

    @ Pheldge : votre remarque sur les femmes qui ont pris la grosse tête ne me dérange pas du tout, dans la mesure où elles ne font que copier (bêtement) des comportements masculins (et français) également assez répandus : certains homme ne se sont jamais remis de leurs beaux diplômes. J’en connais qui, à 50 ans passés, vous sortent systématiquement leur Xitude dans les 3 première minutes de la conversation que vous avez avec eux. (Pour certains, avec Cri-Cri, on chronomètre, pour voir s’ils ont amélioré leur score …)

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  9. Pingback: Cuba et Castro : la gauche morale en lambeaux | Contrepoints

  10. Bravo pour cet article. SR encense une dictature, comme nos intellectuels de gauche des années 60 ont encensé le communisme tout en sirotant leur petit vin ou champagne sur les terrasses parisiennes (des quartiers à la mode)! Gauche liberticide. Béatrice >

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  11. Ajoutons que ce n’est nullement un monopole de la gauche française. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a prononcé un discours officiel totalement surréaliste lors des obsèques de Fidel Castro : debout face à la foule, traduit en espagnol, il a fait un quart d’heure de propagande marxiste pure et simple. Et il faut voir les déclarations de Ban Ki-Moon et Jean-Claude Juncker…

    On ignore en général que Castro n’a pas fait de mal qu’aux Cubains. Le service d’espionnage de Cuba est, de l’avis des spécialistes, l’un des meilleurs du monde — et donc l’un des plus agressifs et des plus dangereux pour le monde libre. Ses performances sont sans commune mesure avec la taille du pays et sa population. Formé par le KGB, il a réussi une pénétration spectaculaire des cercles du pouvoir aux Etats-Unis. Les secrets dont il s’est emparé ne sont pas restés à Cuba. Ils ont été transmis à toute une série de nations sympathiques et amies de la France, dont l’URSS et les pays de son cercle d’influence.

    Pendant la crise des missiles, Fidel Casto a incité Moscou à déclencher le feu nucléaire sur les Etats-Unis.

    Cuba n’a pas que des liens avec la Russie et l’Union soviétique : il collabore étroitement avec de régime islamique iranien, qui lui-même s’est fortement implanté en Amérique du Sud. Cuba a fourni des technologies de guerre bactériologique à l’Iran, et l’a aidé à brouiller les émissions de réinformation du gouvernement américain transmises par satellite.

    On rappellera pour la bonne bouche que Cuba porte une responsabilité dans l’appauvrissement et la faiblesse de la presse quotidienne française : pendant des années, les « syndicalistes » du Livre-CGT ont volé, en toute impunité, des bobines de papier entières dans les imprimeries de presse, pour les amener par bateaux de pêche à Cuba, où elles ont servi à imprimer Granma, le torchon officiel du régime.

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  12. Bravo pour cet article. Les admirateurs de Castro devraient avoir honte de louer un dictateur criminel. A cet égard, le Che ne valait guère plus cher, car s’il avait accepté le pouvoir, le résultat aurait été le même.

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  13. Concernant le fameux embargo américain, les gauchistes confondent blocus et embargo. Ce « blocus », terme servant plus de propagande au régime Castriste, est en réalité un embargo décrété par les Etats-Unis concernant les produits Américains à destination de Cuba. Cet embargo fut pris en représailles contre la Nationalisation des entreprises Américaines par le régime Castriste. Cela n’a jamais empêché le régime Castriste de commercer avec les autres pays de la planète, et notamment, dans le cadre du COMECON, et de bénéficier de zones franches, comme le Panama par exemple, fournissant ainsi les dirigeants Cubains en produits de haute technologie « made in USA ». D’autant plus que jusqu’en 1991, le régime Castriste fut financé et équipé par sa « société mère » Soviétique, de manière ininterrompue. Cet embargo n’a pas empêché non plus les frères Castro, d’envoyer des troupes militaires (toujours avec le soutien matériel et financier de l’U.R.S.S.) « Communiser » entre autres, des pays d’Afrique. »
    À noter que l’embargo a été fortement réduit au fil du temps ce qui explique que depuis des années, les Etats-Unis sont les premiers fournisseurs de produits alimentaires vers Cuba.
    Je pige pas la logique des gauchistes. Ils critiquent l’embargo américain alors qu’ils sont pour le protectionnisme. Pas très cohérent . Ils critiquent l’embargo américain à cuba mais dans le même temps, ils critiquent la mondialisation et le commerce international.
    Quand les américains commercent avec nous, les gauchistes sont pas contents car selon eux, c’est une forme d’impérialisme économique. Ils accusent les méchantes multinationales américaines de nuire au peuple, de détruire notre santé,…. Selon eux, il faut nous protéger des multinationales américaines qui nous asservissent. Mais à cuba, l’embargo s’est mal. Vous soulevez toute l’incohérence de la gauche radicale. Ils devraient se réjouir de l’embargo américain à cuba. Le peuple cubain est libéré des multinationales américaines. Celles-ci ne peuvent pas détruire Cuba. Dire que l’embargo à cuba a appauvri le peuple cubain revient à reconnaître les vertus du commerce international avec les Etats-Unis.
    Autre incohérence dans la logique des dirigeants Cubains : être antiaméricain, haïr les usa et les accuser de tous les maux et puis après reprocher aux usa de refuser de commercer avec nous.
    Contrairement aux mensonges dans la presse, l’embargo est encore justifié aujourd’hui. Tant que Cuba participeras au narcotrafic et sera lié à des organisations terroristes, l’embargo sera justifié.
    Cuba n’a survécu à l’effondrement de son économie que grâce aux subsides de l’ex-URSS, qui lui accorda 65 milliards de dollars sous forme de « prêts et aides » jusqu’à 1990. Je ne parle même pas de l’aide des autres pays d’obéissance communistes. Si il y aujurd’hui un dégel des relations entre cuba et les usa c’est grace au fait que le vénézuela est ruiné. Et que les dirigeants castristes craignent la fin des aides venezueliennes. Donc ils veulent normaliser les relations avec les usa. le vénézuela apporte de l’aide à Cuba sans l’aide vénézuélienne cuba s’effondre.
    la russie a annulé 90% de la dette cubaine envers l’Union soviétique, soit $29 milliards. En 2010, La Havane est parvenue à restructurer sa dette d’un montant total de $6 milliards envers la Chine. En 2012, le Japon a accepté d’annuler 80% de la dette cubaine envers Tokyo ($1,4 mds).

    Cuba est le seul pays latino-américain qui a vu diminuer son apport calorique diminué pour la population, en passant de 2.700 calories/jour/hab. en 1957 à moins de 2.500 après la fin des subventions soviétiques. De même Cuba doit être le seul pays au monde qui a vu son nombre de voitures par habitant diminuer depuis 1957. regardez le salaire moyen: http://www.one.cu/publicaciones/03estadisticassociales/Salario%20Medio%20en%20Cifras%20Cuba%202013/II.pdf
    Au marché payable en devises, le pain coûte $0,80, le kilo de blanc de poulet, plus de $3. Ce qui veut dire qu’un Cubain ne peut même pas s’acheter un pain par jour et qu’il ne peut que subsister que grâce au système de rationnement. Enfin, à quelque chose malheur est bon : l’obésité n’est pas un réel problème à Cuba.

    Castro est milliardaire. plusieurs gens de son entourage ont racontés son train de vie (ce mec vit dans le luxe le plus total).
    Cuba s’est l’exemple type de la dictature communiste: une poignée d’oligarches vivent dans le luxe tandis que le peuple crève de faim.
    La dictature castriste ne fonctionne que grace à la pauvreté. c’est justement grâce à la faim et à la misère que le régime tient. Il a mis un système de rationnement qui lui permet de controler sa population. le livret de fourniture est un moyen pas du tout subtil de contrôle social et une manière contondante d’obliger à l’obéissance. La dictature castriste serait inimaginable sans la pauvreté du peuple cubain : elle a consacré plus d’un demi-siècle à « résoudre » la pauvreté, en la maintenant et en l’augmentant, au lieu d’implémenter des institutions qui canalisent les incitants pour éliminer la dépendance et créer de la richesse. Le castrisme n’a rien fait de tout cela en 50 ans, plus préoccupé à ce que les pauvres continuent d’être pauvres et, par conséquent, vulnérables et dépendants du pouvoir politico-militaire qui soutient et administre la laisse autour de leur cou.

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  14. pour la santé et l’éducation, il faut rappeler que Cuba disposait déjà des meilleurs standards latino-américains (et même meilleurs que dans beaucoup de pays européens) en la matière avant 1957, et avant la prise du pouvoir par les castristes. Malheureusement, depuis, la qualité n’a cessé de diminuer dramatiquement au point que, par exemple, les patients sont obligés d’apporter leur propre savon et très souvent leurs médicaments et leur literie quand ils se font hospitaliser. il ne suffit pas de nationaliser les hôpitaux et réquisitionner de force les médecins pour faire « des soins gratuits, naïf. Tout ce que ça a accompli, c’est faire fuir les médecins (d’ailleurs, chaque fois que Fidel ou Raul en envoie comme main d’oeuvre taillable et corvéable à ses potes Chavez ou Ahmadinejad, il y en a qui disparaissent vite fait dans la nature) et laisser les infrastructures pourrir sur place.
    La « santé » à laquelle les vrais Cubains ont réellement accès sans se ruiner en pots de vin et marché noir (et encore, à condition de ne pas avoir la peau trop foncée !), ce sont des immeubles vieillissants et souvent insalubres, des équipements obsolètes, datant presque tous d’avant la révolution, et pas assez de personnel ni de médicaments et de fournitures pour les faire fonctionner.
    Juste pour t’illustrer l’ampleur du désastre: en 1957, le taux de mortalité infantile de Cuba était le 13e plus bas au mode selon les chiffres de l’ONU, devançant des pays comme la France, la Belgique, l’Allemagne de l’Ouest, Israël, le Japon, l’Autriche, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. Aujourd’hui elle est passée 40ème, tandis que le taux de mortalité des mères à l’éccouchement est passé à 33 pour 1000 (quatre fois le taux des USA !). Le taux de suicide a triplé depuis la révolution. Le taux d’avortement s’est envolé.
    Alors, merci les « soins gratuits », surtout que ce sont les plus pauvres qui en pâtissent en priorité. Quant à l’éducation à Cuba, c’est du même tonneau.l’apartheid médical à cuba: http://www.minarchisteqc.com/2010/09/dossier-sante-3ieme-partie-cuba-lapartheid-medical/
    Si vous prenez le système de santé cubain, il y a un réelle aparatheid entre d’un coté,les dirigeants, les militaires, les touristes et de l’autre, le reste du peuple (qui a un système de santé déplorable)
    Stossel démonte les mensonges de moore sur le système de santé cubain: https://m.youtube.com/watch?time_continue=1&v=cvmQHo8I9TI

    Marrant, les gauchistes luttent contre les inégalités mais encensent le système de santé cubain qui est profondément inégalitaire et repose sur un système à deux vitesses. Quand à la gratuité, si vous faites partie du peuple, vous devez payer des pots de vins pour être soigné.

    Lisez ceci: http://www.therealcuba.com/?page_id=77 http://www.nationalreview.com/article/432680/myth-cuban-health-care
    https://panampost.com/belen-marty/2015/10/06/inside-the-cuban-hospitals-that-castro-doesnt-want-tourists-to-see/ http://www.journaldemontreal.com/2016/11/28/castro-violence-sante-et-contreparties
    https://es.panampost.com/belen-marty/2015/09/30/sistema-de-salud-cubano-una-mentira-forrada-en-propaganda/
    Il existe à Cuba de rares hôpitaux bien équipés auxquels n’ont accès que la classe dirigeante.
    A l’opposé, je conseille aux voyageurs de rentrer dans une pharmacie en dehors de la Havane et bien sur de Varadero. Vous n’y verrez probablement comme je l’ai constaté jusqu’à il y a 10 ans (je n’y suis pas retourné depuis) , de Cardenas à Santiago, en passant par Trinidad, que des bocaux de graines et plantes dites médicinales, parfois et au plus 5à 6 boites de médicaments.
    À Cuba, le salaire d’un médecin était 12 fois moins que celui d’un policier en moto.
    Si Castro a voulu former des médecins, ce n’était que pour les expatrier en monnaie d’échange et certainement pas pour les Cubains. Il arrive souvent que les médecins Cubains doivent cumuler avec un autre métier. J’ai pris un taxi où le taximen était un chirurgien obligé d’avoir plusieurs boulots.

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  15. Petite question aux gauchistes: si Cuba est le paradis qu’ils décrivent pourquoi tant de Cubains fuient aux usa ???
    2,1 millions de cubains ont fui rien qu’aux états unis. https://esa.un.org/miggmgprofiles/indicators/files/Cuba.pdf (chiffres datant de 2013). Cuba a perdu près de 20 % de sa population qui s’est exilé. Pourquoi tant de gens sont partis si c’est un endroit magnifique pour aller dans la dictature capitaliste américaine ?
    Pourquoi inversement, il n’y a pas eu d’immigration américaine vers cuba ?

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  16. Je constate juste l’immense hypocrisie de la gauche. Ils dénoncent les méchants dictateurs de droite mais rendent hommage aux dictateurs de gauche. Quelle cohérence, il y a de dénoncer pinochet et de rendre hommage à castro. Quand on voit que le groupe des sociaux démocrates rendent hommage à castro, qu’un député ps le compare à Mandela,.. cela donne envie de vomir. Le traitement de la presse est aussi ultra partial. Imaginons que c’est pinochet qui soit mort. Il y aurait eu un scandale à juste titre si un homme politique de droite lui avait rendu hommage. Quand pinochet est mort, la presse était beaucoup moins élogieuse. On voit la partialité des médias. Il suffit de comparer le traitement de la presse à la mort de pinochet et à celle de castro pour se rendre compte à quel point nos médias ont un parti pris à gauche.
    Mieux vaut être un dictateur de gauche que de droite. Les exactions d’une dictature de gauche sont toujours minimisés, justifiés ou simplement passés sous silence au profit des bienfaits ( souvent imaginaires soi dit en passant) qu’ont apporté cette dictature. Quand il y a une dictature de droite, on mets en lumière les exactions de cette dictature quitte à les exagérer.
    Une dictature qu’elle soit de droite ou de gauche reste une dictature. L’une ne vaut pas mieux que l’autre. Soit on condamne les dictatures soit on les condamne pas mais on peut pas faire une condamnation à la carte comme le fait la gauche en fonction de l’idéologie de la dictature. Au final, j’ai l’impression que la gauche hait les dictateurs de droite pas tant pour leurs exactions que pour leur idéologie. Si ces mêmes dictateurs avaient été de gauche et avaient commis les mêmes exactions, ils auraient été loués par la gauche. La mort de castro illustre l’hypocrisie de la gauche. La gauche promeut l’égalitarisme mais considère que la vie humaine n’a pas la même valeur selon que l’on soit victime d’une dictature de droite ou d’une dictature de gauche. Un cubain victime de castro a moins de valeur aux yeux de la gauche qu’un Chilien victime de pinochet. Et après la gauche se prétends humaniste et dit défendre l’égalité.
    Taubira, Melenchon, Hollande,…. Tous rendent hommage à castro et « oublient » les victimes de castro.
    La mort de castro a définitivement détruit la crédibilité de la gauche et des médias.
    La gauche a toujours soutenu les pires dictatures. Elle a été indirectement complice de massacres de masse. J’ai eu la faiblesse d’esprit de croire qu’elle avait évolué et qu’elle avait ouvert les yeux. Je me suis trompé. Elle soutient toujours les dictatures. La majorité des dictatures étaient communistes ou socialistes ( par exemple, le parti baas au Moyen-Orient était socialiste. Bcp de dictatures en Afrique étaient dirigés par des socialistes. Même le régime de l’apartheid considéré comme symbole du capitalisme par les gauchistes a été créé par les syndicalistes blancs.)
    Alors voir des socialistes dénoncé des dictatures c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Il y a eu tellement de dictatures à idéologie socialistes qu’ils feraient bien de la fermer.
    La gauche n’a vraiment honte de rien. J’ai jamais entendu des gauchistes s’excuser pour avoir soutenu des régimes dictatoriales ayant commis des massacres de masse. Pire, certains dictateurs ont été influence par les intellectuels de gauche occidentale car ils ont été formés dans les universités occidentales. Par exemple, les dirigeants khmers rouges ont été formés dans les universités françaises. Les intellectuels français ont une part de responsabilité dans le génocide des khmers.

    Quand Franco est arrivé au pouvoir, l’espérance de vie des espagnols étaient de 50 ans quand il est mort, l’espérance de vie des espagnols de 73 ans. Je n’ai jamais vu personne rendre hommage à Franco pour cela. Franchement, ce serait pathétique de justifier les crimes de Franco par cela. Le régime franquiste a permis l’émergence des classes moyennes espagnols. En quoi cela change quelque chose au fait que le régime de Franco était une dictature qui a commis des crimes ?
    Marrant mais les gauchistes ne parlent que des avancées sociales des dictatures de gauche. Le pire c’st qu’en général, les soi disantes avancées sociales de ces dictatures ne sont qu’une invention. Il s’agit juste de propagande.
    Le régime de Franco en Espagne ou celui de Pinochet au Chili (je parle de ces deux dictatures car les gauchistes adorent en parler) sont des régimes qui ont permis de développer des pays qui étaient à la base sous développés et de créer une classe moyenne. Marrant mais les gauchistes n’en parlent jamais. Attention qu’il soit clair je ne fais pas l’apologie de ces deux régimes qui sont des dictatures ayant commis de graves crimes. J’aurais bien sûr préféré que ces pays soient des démocraties et ne connaissent pas ces dictatures. Mon but est seulement de montrer l’hypocrisie de la gauche qui quand il y a une dictature de gauche, elle minimise les crimes commis par celle ci et mets en avant les avancées sociales (imaginaires) alors quand il y a des dictatures de « droite », elle fait l’inverse. Elle ne parle pas des avancées sociales et mets en avant les crimes de ces dictatures (qui existent réellement mais que la gauche tends à exagérer). On ne peut pas justifier une dictature par les avancées sociales qu’elle fait. Le pire avec la gauche c’est que souvent elle n’assume pas soutenir des régimes dictatoriaux. Qu’elle ait au moins les couilles d’assumer. Si moi, je commence à rendre hommage à Franco pour avoir permis d’améliorer la situation des espagnols, la gauche s’indignera à juste titre car ce serait de l’apologie de Franco. Mais pourtant la gauche fait cela avec les dictatures de gauche. Le pire étant que Franco (enfin plutôt ses ministres technocrates, membres de l’Opus Dei) a réellement amélioré les conditions de vie des espagnols alors que castro non. Mais cela ne justifie pas du tout la dictature franquiste.

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    • Bonsoir et merci pour toutes ces informations.
      Je suis d’accord avec vous, vouloir justifier un régime meurtrier et totalitaire au nom des quelques avancées sociales qui ont eu lieu pendant la dite dictature est déjà absurde, que ce soit côté Pinochet ou côté Castro. Avec les dictatures de gauche, ça vire à l’hallucination puisqu’il n’y a jamais eu la moindre avancée sociale, en URSS, au Cambodge, en Ethiopie, à Cuba etc.. etc… sauf pour les détenteurs du pouvoir.
      PS J’ai retenu le nombre cité dans « Le livre noir du communisme » pour les fusillés sous Castro, soit 15 000 à 17 000 personnes.

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