Le PLD mise sur Rama Yade pour 2017 : drôle de casting !

contrepoints-2Combien sommes-nous à soupirer, mi-résignés, mi-désespérés, devant l’étroitesse et l’impression de « déjà vu » du choix électoral qui se profile à l’horizon pour l’élection présidentielle de l’an prochain ? Qui n’a envie de voir le paysage politique français se renouveler, les candidats parler vrai et leurs propositions apporter le vent de liberté dont notre pays a cruellement besoin ? Au premier rang des candidats plus ou moins déclarés, voici François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Alain Juppé et François Bayrou. Au second rang, voici Nicolas Hulot, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan et Cécile Duflot. Je vous épargne les rangs 3, 4 et 5, tout en y repêchant une candidate officiellement déclarée, Rama Yade, afin de l’examiner de plus près. 

Beaucoup de candidats de droite, après avoir fait tout l’inverse, ne jurent plus que par la mise en oeuvre d’une politique libérale, et la presse, « hallucinée » par tant d’ultra-libéralisme, s’en alarme. Mais Rama Yade a fait beaucoup mieux ! Elle a trouvé moyen de se faire adouber par le seul parti libéral existant en France !

En ce qui me concerne, Rama Yade était entrée dans le paysage politique français en 2007 à la faveur de l’élection de Nicolas Sarkozy, et elle avait quitté mes écrans radars en 2010 en même temps qu’elle quittait le gouvernement Fillon II, faute d’être renommée dans le gouvernement suivant, après avoir exercé des fonctions de Secrétaire d’Etat chargé des Droits de l’Homme puis des Sports.

C’est donc avec beaucoup de surprise que je l’ai vue revenir sur la scène politique nationale avec un projet de candidature indépendante à la présidentielle. Le 21 avril dernier, date anniversaire de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002, Rama Yade a en effet annoncé ses projets pour 2017 aux Français ainsi que la création du mouvement « La France qui ose » destiné à soutenir sa candidature (vidéo 0′ 48″) :

Il se trouve qu’elle fait le même constat que nous autres, les mi-résignés mi-désespérés, en observant que depuis la semonce de 2002 face au Front national, la France n’a pratiquement pas avancé :

« On rejoue toujours la même pièce de théâtre, avec les mêmes mauvais acteurs. (…) Je lance aujourd’hui une coopérative politique, au sens de coopération, avec plusieurs mouvements citoyens et politiques, dans l’objectif d’incarner cette nouvelle offre politique. »

Et justement, si sa candidature a de quoi surprendre, ce n’est rien par rapport aux « mouvements politiques et citoyens » qu’elle a trouvé pour l’accompagner ! Sur son site de campagne, sont cités :

Laissons tomber les petites formations hétéroclites, certainement très glorieuses et vertueuses mais passablement inconnues et fort peu cohérentes entre elles, pour ne retenir que le Parti libéral démocrate. Quelle histoire ! Le seul parti politique ouvertement libéral en France, le seul parti organisé en vue de faire triompher les idées libérales lors des élections, a décidé de participer au grand choix de 2017 sous la bannière de Rama Yade ! Que peut-on espérer ? Que le PLD entraîne Rama Yade dans son sillage, ou, à l’inverse, qu’il soit entièrement décrédibilisé sur son axe libéral par le rassemblement de bric et de broc que la candidate a bizarrement coagulé autour d’elle, voire par la personnalité et le parcours de la candidate elle-même ? La question se pose. Tentons d’y répondre.

Rama Yade est née à Dakar en 1976 dans un milieu aisé proche du Président Léopold Sédar Senghor. Son père étant diplomate, sa famille s’installe en France en 1987. Bien que de confession musulmane à l’origine, elle suit les cours d’une école privée catholique de Colombes. En 1990, ses parents se séparent et son père rentre au Sénégal. Elle reste à Colombes avec sa mère et ses soeurs, mais déménage dans un quartier plus populaire et ses conditions de vie matérielles deviennent plus tendues. Elle obtient la nationalité française en 1997 et sort diplômée de Sciences Po Paris en 2000.

Professionnellement, elle devient administratrice du Sénat en 2002, puis elle est détachée à la chaîne parlementaire auprès de Jean-Pierre Elkabbach qui devient en quelque sorte son « mentor dans les hautes sphères de la droite sarkozyste. » En 2005, elle adhère à l’UMP, par fascination pour la personnalité de Nicolas Sarkozy et par adhésion à ses projets de promotion de la discrimination positive.

Dès l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, et jusqu’en 2010, elle intègre les gouvernements Fillon successifs, ainsi que je l’ai dit plus haut. Si Rama Yade, faisant référence au candidat de droite favori des sondages, peut déclarer à juste titre : « J’ai le souvenir qu’Alain Juppé a été Premier ministre de la France et qu’au bout de 3 mois, la France était ingouvernable », on a cependant envie de lui dire qu’elle a elle-même exercé des fonctions gouvernementales dont on peine à se rappeler les fabuleux résultats.

En réalité, Rama Yade a principalement brillé par ses déclarations toujours intempestives et rarement alignées sur la position gouvernementale. L’indiscipline et la provocation, toujours médiatiques, ne sont jamais loin. On se rappelle surtout qu’elle s’est fortement opposée à la venue du chef d’Etat libyen Kadhafi à Paris en soulignant que « notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. » Non pas que Kadhafi fût un saint, mais dans un tel cas de désaccord, quand on est secrétaire d’Etat chargé des Droits de l’Homme, on démissionne. Mais non. On se souvient également qu’après le Discours de Dakar dont elle réprouvait la fameuse phrase « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », formule pourtant empruntée à Aimée Césaire, elle se voyait, ou plutôt se voyait mal sauter sur la tribune et « gifler » Sarkozy !

On a plus de mal à trouver des éléments tangibles du côté des réalisations. Elle n’accompagne pas Sarkozy en Chine et reste donc silencieuse sur la question des Droits de l’Homme dans ce pays. En Tunisie, elle est du voyage mais ne s’exprime pas plus. Il semblerait que ses hauts faits en ce domaine ont essentiellement concerné les réfugiés climatiques dont elle aurait cherché à s’occuper, mais elle a manqué de temps ainsi que d’espace en raison de la personnalité assez envahissante de son ministre de tutelle Bernard Kouchner. De toute façon, les « réfugiés climatiques » forment une cohorte séduisante du point de vue de la propagande des Conférences climat telles que la COP21, mais personne n’en a jamais rencontré. Jusqu’à aujourd’hui, je croyais que les libéraux, y compris dans les rangs du PLD, n’y voyaient rien d’autre qu’une fable destinée à faire pleurer Madelon et à accélérer sa prise de conscience climatique. Idem pour l’opposition à l’exploitation des gaz de schiste et pour la discrimination positive.

Aux sports, elle n’est guère plus opérationnelle, mais n’oublie pas, selon ses bonnes habitudes, de critiquer les conditions d’hébergement luxueuses de l’équipe de France de Football en Afrique du Sud pour la Coupe du Monde 2010. Une remarque un peu hâtive, puisque la presse a révélé dans la foulée que sa propre chambre était encore plus chère …. Déçus et lassés, Sarkozy et Fillon l’ont écartée du remaniement ministériel de 2010.

Logiquement, Rama Yade quitte l’UMP en 2011 pour rejoindre le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo, s’attendant à ce que ce dernier se présente à la présidentielle de 2012. Non seulement il ne sera pas candidat, mais il abandonne la vie politique en 2014, ce qui entraîne des élections internes pour le remplacer à la tête du Parti radical. Rama Yade échoue, mais engage alors une procédure de contestation pour fraude contre le vainqueur. Son recours en justice est rejeté.

En plus de quelques petites casseroles judiciaires, Rama Yade traîne également avec elle une réputation persistante de plagiat. Elle a l’art d’aller chercher des paragraphes entiers chez les autres sans mettre de guillemets et sans citer ses sources.

Pour les élections régionales de décembre 2015, les militants de l’UDI (regroupement centriste comprenant le Parti radical) lui préfèrent Chantal Jouanno, tandis que Valérie Pécresse, candidate des Républicains ne lui propose aucune place sur sa liste en raison d’une brouille antérieure entre elles. Rama Yade, conseillère régionale jusqu’alors, se retrouve sans mandat électif. Et elle se retrouve aussi sans parti politique car elle a été exclue du Parti radical en raison de déclarations diffamatoires à répétition et de l’utilisation illicite des fichiers du parti.

Qu’est-ce que le PLD a bien pu trouver chez Rama Yade pour lui confier ainsi les clefs de la crédibilité libérale ? J’avoue que ça me renverse. Entre autres points de divergence, on peut ajouter que Rama Yade a pris position contre la libéralisation du cannabis alors que le PLD publiait dernièrement dans le site libéral Contrepoints un article pour stigmatiser l’absurdité de sa prohibition.

Probablement un peu surpris par cet incroyable mariage politique entre la carpe et le lapin, sans compter tous les petits lapereaux cités plus haut, Contrepoints a justement cherché à éclairer l’affaire en interrogeant Aurélien Véron, le Président du PLD. Cet entretien n’apporte cependant pas grand chose. Le PLD est lié par son accord électoral et n’a guère d’autre choix que d’en vanter l’opportunité et le bien-fondé. Le parcours préalable de Rama Yade n’entre pas en ligne de compte. Aurélien Véron évacue cette question, qui a pourtant de l’importance quand on parle de Fillon, Sarkozy, Juppé et les autres, par le biais d’une pirouette un peu facile :

« Trouvez-moi une seule personnalité qui n’a pas commis de faux pas, de bourde. »

Seules ses déclarations d’intention pour l’avenir semblent devoir être retenues, ainsi que sa personnalité courageuse, c’est du moins l’avis d’Aurélien Véron :

« Avec le recul des dernières années, elle a ouvert les yeux sur la faillite de l’État-providence et l’explosion d’initiatives privées réussies. C’est sur la base de ce sentiment que nous avons commencé à travailler ensemble sur un projet de société substituant à l’État-providence une société de liberté et de confiance (…) »

Pour un petit parti comme le PLD, la question du « plafond de verre médiatique » se pose. Et il est vrai que Rama Yade jouit d’une bonne notoriété et qu’elle a de plus des caractéristiques de minorité visible assez séduisantes pour la sortir du lot des candidats en costume-cravate. Je suis cependant très sceptique sur le fond. Si le PLD tient à son indépendance, il doit travailler à faire émerger petit à petit en son sein un candidat présidentiel et le présenter aux élections pour qu’il se fasse connaître.

Je doute que la candidature de Rama Yade donne de la visibilité au PLD en tant que tel, mélangé qu’il est avec d’autres groupes insignifiants et animés parfois d’intérêts complètement opposés. Et je doute encore plus qu’elle lui apporte une reconnaissance positive. Le risque est grand de voir le libéralisme une fois de plus déformé et incompris, et le risque est encore plus grand de voir un parti libéral perdre tout crédit en faisant porter ses idées par une personnalité versatile, capricieuse et indisciplinée, surtout préoccupée de se faire sa place au soleil, plutôt que bosseuse, cohérente et sincèrement libérale.


Un avis contraire à lire sur   : Pourquoi je soutiens Rama Yade avec le PLD, de Vincent Bénard qui tient le blog Objectif Liberté.


Rama Yade 2Illustration de couverture : Affiche pour la campagne présidentielle de Rama Yade telle qu’elle apparait sur le site du PLD.

23 réflexions sur “Le PLD mise sur Rama Yade pour 2017 : drôle de casting !

  1. En voyant Ségolène, Karine Berger, Najat, Marisol, Morano, Boutin, NKM, et Rama , on en vient à se reposer la question du droit de vote des femmes, de leur maturité et de leur aptitude à exercer des responsabilités publiques !
    Bon, j’exagère, et je joue, bien sûr, sur la provocation d’une telle proposition, mais franchement, il y a des cas qui relèvent de la pathologie incurable 😉
    Rama Yade n’a rien à son actif qui puisse lui donner un peu de crédit, sinon un physique . Elle n’a plus aucune crédibilité politique, si tant est qu’elle en ait jamais eu, ne représente personne, (encore moins que Bayrou, ce qui n’est pas peu dire ) et il se trouve des gens pour croire en elle …
    Je vois cette aventure comme une campagne de pub bancale où l’hôpital et la charité s’associent pour essayer de se refaire composer une image.
    Je ne connais que très peu le PLD, mais cette histoire me rend perplexe quant à leur « sincérité libérale ».

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    • Sur le thème « femmes », Je vois une bosseuse, Valérie Pécresse, qui a l’air de faire un joli ménage en IDF.
      Karine Berger est loin d’être idiote, elle a juste un peu la grosse tête et elle est terriblement socialiste dans ses raisonnements.
      Sur le thème PLD, je pense que ses dirigeants ont fait une monumentale connerie qui les place dans une situation de totale incohérence. Mais on est encore à un an des élections et ce parti est peu connu, il me semble qu’ils pourraient encore se dédire sans trop de dommages.

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      • Je suis entièrement d’accord sur Pécresse, qui a je crois eu le courage de démissionner de la haute fonction publique. Karine Berger a pris le melon à l’X et n’est jamais redescendu. Montebourg qui s’y connait dans le domaine des égos hypertrophiés avait, à son sujet adapté un célèbre « Chucknorrism » en disant « Karine Berger a déjà compté jusqu’à l’infini. Deux fois ! » Elle est la caricature de ce que notre système élitiste peut produire comme accidents.
        Et il y a encore, pour l’instant, trop de femmes politiques qui jouent sur, soit la séduction physique, soit le côté grande gueule, ou alors sont complètement barrées … Et je pense que c’est une question de temps. Après tout la regrettable l’émancipation des femmes est récente. 😉

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      • « Karine Berger est (…) terriblement socialiste dans ses raisonnements ».
        Permettez moi une légère correction
        « Karine Berger est (…) terriblement progressiste dans ses raisonnements ».
        Notez que les individus qui ont usurpé l’étiquette (afin de gagner la faveur des classes populaires) ne sont pas socialistes !
        L’usure des mots se traduit également dans l’usage du terme « extrème-droite » : l’usure sémantique des mots est très utile à l’hyperclass !

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  2. « Qu’est-ce que le PLD a bien pu trouver chez Rama Yade pour lui confier ainsi les clefs de la crédibilité libérale ? » peut-être un moyen d’être mis en lumière !
    Un éclairage réciproque entre Rama et le PLD.
    Dans un monde où on élit des gouvernants qui ne gouvernent plus, la tentation « télé-réality » leur sert de guide et nous sert de jeu !
    Je rejoins Phledge « il y a des cas qui relèvent de la pathologie incurable »;
    Nathalie, votre prochain billet pourrait cibler le bel Arnault !
    Un vrai « libéral-socialiste-libertaire ».

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  3. je n’ai également pas compris ce mouvement de « sympathie » pour Rama Yade. j’irais voter MARiTON aux primaires puisque ni Pascal SALIN, ni Charles GAVE, ni Aurélien VERON n’ont fait acte de candidature

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  4. La belle Rama a du, en grande partie, sa progression fulgurante au mentorat de Sarkozy.

    Lorsque Sarko lui demanda en retour une faveur : conduire la liste de droite aux européennes, élection difficiles mais où éviter la catastrophe était jouable, la belle se montra fort ingrate. Faire sa popularité en faisant du grandstanding droitdelhommiste sur le dos de la realpolitik (pas toujours reluisante) de Sarko, oui. Etre systématiquement mise en avant et valorisée par l’UMP, oui. Mais mettre sa popularité (réelle à l’époque) au service du parti, hors de question.

    L’UMP de Sarko a misé sur elle, ce fut un bien mauvais cheval, voire une transfuge dès qu’on lui a demandé de monter à son tour en première ligne. Il n’y a aucune confiance à avoir envers celle qui a trahi le camp qui l’a tant choyée.

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  5. @René @Manolito : le bel Arnaud, la belle Rama (deux fois !) : on voit les critères du casting ! Aurais-je fait sans m’en rendre compte un article sur le Festival de Cannes, son tapis rouge et ses coups bas ?

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    • Depuis que la politique est devenue un spectacle, l’attrait physique d’un candidat est un plus. Et si c’est un ou encore mieux une top model, alors peu importe le discours. Trop de gens votent en privilégiant l’affect à la raison, et ça donne « je vote pour elle , parce que c’est une femme » ou encore « untel est beau », choses que j’entends au moins aussi souvent que « je vote pour lui parce qu’il est de gauche » …
      Quant aux femmes politiques, elles ne sont pas les dernières à jouer de leur séduction.(remember Najat et son décolleté quand elle a présenté sa loi )

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  6. Aurélien Véron et le PLD ne sont pas libéraux, ils sont de gauche. Plus exactement, ils sont socialistes et mondialistes, de la variété « fais-moi pas chier, je fais c’que j’veux ».

    Donc : libéraux dans la mesure où ils veulent faire du pognon comme ça leur chante, socialistes pour les questions de société : immigrationnisme, sans-frontiérisme, homosexualisme et libéralisation des drogues.

    Bref, un profil de fils à papa : le portefeuille bien à droite, parce que c’est mieux d’avoir de l’argent que de ne pas en avoir, et les « idées » à gauche, parce que c’est plus cool.

    En fait, rien ne l’empêche de s’inscrire au parti socialiste, sinon le fait que, justement, c’est pas cool, c’est un parti de vieux cons. Nous, on est jeunes et modernes.

    Au fait, c’est quoi, les positions d’Aurélien Véron, en politique étrangère ? Sur l’islam, sur la Russie ? Voilà un truc qui dépasse un peu le nombrilisme du faux « libéralisme » français. Je n’ai jamais rien entendu sur le sujet.

    Un peu comme ce « blogueur libéral » dont le nom m’échappe, gestionnaire de portefeuille, qui est favorable au mariage homosexuel mais qui s’est marié à l’église, parce que, mon Dieu, c’est plus smart que de se marier dans un bureau, et puis que c’est bien mon droit, si j’veux, de me marier à l’église, ça ne regarde personne.

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  7. Rama Yade et le PLD :

    Sa première mesure, ouvrir Pôle Emploi à la concurrence pour rendre aux citoyens le libre choix.

    http://www.partiliberaldemocrate.fr/article/avec-rama-yade-la-france-qui-ose

    T’as raison, ma loute, c’est la première mesure à prendre de toute urgence ! Y’a pas de travail, donc en multipliant les agences de recherche d’emploi on va faire baisser le chômage !

    Il ne suffit pas d’être jeune, jolie et noire, encore faut-il avoir quelque chose dans la tête. Un minimum de notions d’économie, par exemple. Si tu veux absolument faire de la pub sur une « première mesure » qui aille dans le sens de la liberté du marché, propose plutôt d’ouvrir la Sécurité sociale à la concurrence !

    Voilà un truc qu’absolument personne ne réclame, parce que ça ferait s’écrouler le système communiste qui tient la France depuis 1945. Et ça, justement, ça créerait de l’emploi immédiatement, en baissant radicalement le coût du travail, à salaire net inchangé.

    Libéralisme de pacotille… Juste un poil, pour pouvoir choquer à bon compte dans les dîners en ville, mais « anti-raciste » et immigrationniste, à fond, bien sûr : il ne s’agit pas de choquer vraiment. On veut être réinvité chez les Machin-Chose, et puis il ne s’agirait pas de briser sa carrière.

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    • de quelle carrière parlez vous ? Aurélien Véron n’est même pas conseiller municipal.

      Quan à l’anti racisme, vous devez avoir mal lu. Veron, Koenig et les autres défendent la liberté d’expression, y compris celle qui consiste à tenir des propos « racistes ».

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      • C’est amusant, votre réaction. Ainsi, il ne saurait y avoir de carrière que dans la politique, en France ? Aurélien Véron a un métier, je suppose. Il n’est pas entretenu par sa maman, j’imagine ? C’est de cette carrière-là que je parle. Dans le privé aussi, le politiquement correct est à la manoeuvre.

        Concernant « l’anti-racisme », j’ai très bien lu, au contraire. J’ai amplement dialogué par le passé avec Aurélien Véron, et il est clair que lui est parfaitement immigrationniste, multiculturaliste et tout à fait raccord avec les dogmes du politiquement correct.

        Qu’il soit pour la liberté d’expression sur ce point est un détail. Ce qu’on lui demande, en tant que candidat à un poste électif, c’est de défendre la France, donc de s’opposer à l’immigration de masse.

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  8. Politique étrangère : ces mots ne figurent même pas au programme du PLD. On n’y trouve qu’une rubrique « Europe ». En dehors de l’Europe, bin… y’a rien. Y’a que des cons, donc ça compte pas.

    Et sur l’Europe ? Eh ben… c’est un peu bureaucratique, alors il faut l’améliorer. Mais l’Europe, c’est bien, alors il faut l’approfondir. Et puis, il faut plus de liberté d’échanger et de s’installer (plus de liberté de s’installer que maintenant ? alors que le monde entier a le droit de se « réfugier » en Europe ? comment est-ce possible ?).

    Naturellement, tout pays se trouvant dans l’aire géographique européenne (?) et respectant les valeurs humanistes (?) doit pouvoir rejoindre l’Union européenne.

    Donc en fait, il ne s’est rien passé. Nous sommes en 1990. Il n’y a pas de Brexit, pas de crise de l’euro, pas d’invasion migratoire musulmane, pas d’agression ni de subversion russes à l’est de l’Europe, en Suède, en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, pas de chantage turc, pas de cinquième colonne djihadiste…

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  11. un peu excessif, Robert Marchenoir, non ?

    Non, en fait ce qui est un peu décevant avec cette déclaration du PLD, c’est qu’ils s’inscrivent dans l’idée qu’il faille centrer la vie politique française sur l’élection présidentielle, d’une part, et que , d’autre part, la personnalité qui porte les idées est aussi importante que les idées.

    Or, la France souffre du poids de la présidentielle, et, corollaire, du jacobinisme.
    Le PLD a raison d’etre Européiste (mondialiste, diraient certains). C’est le moyen de promouvoir les régions ET de lutter contre le poids de l’Etat,
    Le combat, c’est faire de notre pays une démocratie parlementaire, à l’instar de ce que sont nos voisins Espagne, Royaume Uni, Benelux etc, et non pas de faire de la république présidentielle l’alpha et l’oméga de la vie politique française.

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