Revivez les temps forts de la soirée « Mister France » 2017

2017 : Année où l’on est passé, encore une fois, « de l’ombre à la lumière » !

On sent que les fêtes de fin d’année approchent. Pour certains, c’est le calendrier de l’Avent qui sonne le début des réjouissances ; pour d’autres, ce sont les jolies vitrines de Noël ou les guirlandes lumineuses qui réchauffent nos rues hivernales. Mais pour la France entière, une fois les frous-frous et les flonflons de l’élection de Miss France retombés, plus de doute, Noël ne saurait tarder. 

Mais attention, toute ressemblance avec les années précédentes s’arrête là. En cette fin d’année 2017, merveilleuse surprise du chef pour « son peuple » : Emmanuel Macron a tenu à nous offrir aussi une grande parade Mister France dans un arrangement télévisuel public spécial Delahousse mêlant journée du patrimoine, lumière dorée et style monarchic et choc 2.0. (voir photos et « dialogue » en fin d’article).

Il est vrai que l’année 2016 nous avait déjà réservé une surprise du chef inédite et plutôt coquette : il y a précisément un an François Hollande annonçait à la France médusée, et sur un ton d’enterrement, qu’ayant tenu tous ses engagements – modèle social conforté, mariage pour tous voté, COP21 réussie, etc. – il décidait logiquement de ne pas se représenter pour protéger son bon bilan. Pas banal !

Mais à l’époque, Hollande vivait une fin de mandat crépusculaire, lâché par ses proches, déconsidéré par les Français de tous bords et poussé sans ménagement vers la sortie par un Valls très hargneux à son égard. Rien à voir avec la brillance mi-startupeuse mi-fastueuse savamment travaillée dont Emmanuel Macron s’enveloppe avec soin aujourd’hui.

Dans l’opération « Mister France », le défilé en costume s’est déroulé dans les couloirs de l’Elysée et l’entretien de culture générale fut d’une telle férocité que les représentants de la presse étrangère s’en sont émus :

[Traduction : Question parmi les plus percutantes dans l’interview de Macron : « Voici le sapin de Noël, c’est la fin de l’année, vous leur dites quoi aux Français ? N’ayez pas peur ? » Le pire du journalisme français de complaisance.]

En effet, poussant l’irrévérence à un niveau jamais atteint, Laurent Delahousse bombarda le Président d’un flux incessant de questions plus incisives les unes que les autres, jusqu’à lui faire admettre qu’il avait deux bureaux (dont l’un en désordre) et des horloges dans toutes les pièces (qui égrènent un impitoyable tic-tac, signe du temps qui passe).

Il a même révélé que contrairement à ce que le nom de son parti voudrait nous faire croire, Macron ne marche pas mais il court. Pire, il passe ses nuits à travailler au lieu de dormir. Et curieusement, certains tableaux qui étaient accrochés dans un certain escalier ont été déménagés en un autre endroit. Les Français doivent savoir, et aucun secret-défense ne saurait couvrir de telles révélations.

Finalement, Macron ne l’a pas dit exactement en ces termes, mais dimanche dernier, à l’entendre se répandre complaisamment sur ses qualités et ses réussites au micro d’un Laurent Delahousse tout sourire et tout serpillière, la conclusion s’imposait avec éclat : en l’installant à la Présidence de la République, la France est passée (encore une fois) de l’ombre à la lumière !

« En décidant au mois de mai dernier d’élire un Président de 39 ans qui n’avait aucun parti, que personne ne connaissait et qui sortait de nulle part, ce qui est le choix que notre pays a fait, ils (les Français) ont fait quelque chose qu’aucun autre pays n’a jamais fait.« 

« La France a stupéfié l’Europe et le monde par son choix de mai dernier. »

Outre que Macron s’oublie parfois à parler de lui à la troisième personne, outre qu’il adopte un ton terriblement monarchique pour parler de « son peuple », on sourit de l’entendre se décrire comme venant de nulle part. Si son accession à la présidence dès la première tentative est en effet une réussite extraordinaire, il ne manquait pas d’avoir bien cultivé son réseau tant à l’ENA que chez Rothschild ou dans les couloirs du pouvoir aux côtés de François Hollande, et il ne manquait pas d’avoir bien étudié le discours à tenir aux différents publics qui assistaient à ses meetings de campagne enflammés.

Malgré les questionnements agressifs incessants d’un Delahousse remonté à bloc pour extraire du Président la substantifique moelle de sa politique, Emmanuel Macron est parvenu à glisser de-ci de-là quelques petites remarques très intéressantes. Sachez, mes amis, que tout ce qui devait être fait a été fait :

« Il y avait du retard à rattraper, car sur le plan économique, social, il y avait beaucoup de choses qu’on aurait dû faire plus tôt et bien plus nettement – ce qui a été fait en début de quinquennat. »

Les bases sont posées. Réforme du code du travail, loi de moralisation, assurance-chômage, tout est en train de mijoter dans la marmite, il n’y a plus qu’à attendre. Emmanuel Macron est assuré de passer un bon Noël, il n’envisage aucun début de commencement d’un résultat concret avant deux ans, la fin du quinquennat étant encore le meilleur horizon pour juger.

C’est habile. Vous remarquerez que depuis son élection, on ne parle plus du tout du chômage. Contrairement à François Hollande qui s’était étourdiment lié à un retournement rapide de la courbe à ses risques et périls, Macron reporte le sujet dans un futur assez lointain qui permet largement à la conjoncture internationale de venir apporter son soutien à la croissance française.

Les cinq ordonnances travail permettront-elles à elles seules de faire bouger les choses, au-delà de l’espoir, la dynamique, l’enthousiasme, le printemps, etc. répandus à profusion dans tous les discours macroniens ? La lecture des textes à ce sujet n’est pas totalement encourageante. En attendant, rappelons à M. Delahousse que le nombre de chômeurs à fin octobre 2017 n’est pas de 3 millions, comme il l’a affirmé vaguement dimanche, mais de 3,7 millions en catégorie A en France entière, et de 5,9 millions en incluant les catégories B et C.

Si, aux yeux d’Emmanuel Macron, les ordonnances travail constituent sa réforme la plus importante alors que ses prédécesseurs « l’avaient tous évitée depuis 20 ans », il ne faudrait pas négliger les « 10 milliards de baisse de la fiscalité » qu’il a fait voter dans le budget pour relancer la machine économique. On s’étonne qu’un Delahousse aussi perspicace pour repérer le sapin de Noël dans la cour de l’Elysée n’ait pas eu l’idée de faire remarquer que ni les dépenses, ni les prélèvements, ni la dette ne baissent dans le PLF 2018.

Le reste de la soirée « Mister France » a été longuement consacré à l’international. Mais, interroge Laurent Delahousse en fronçant gravement les sourcils, les Français ne risquent-ils pas de penser que vous les abandonnez quand ils vous voient aller de sommets européens en sommets internationaux pour rencontrer Trump, négocier le dossier syrien ou chercher des financements pour le climat ? Pas du tout, mon cher Laurent :

« Mon leadership européen et international, je le tiens de mon peuple, je le tiens des Françaises et des Français. » (13′ 40″)

« Quand on ne bouge pas assez vite sur le climat, on en paye nous-mêmes les conséquences, d’abord par la pollution de l’air, par le réchauffement qu’on subit (…) »

Le pétulant Macron admet volontiers que sa conversion à l’écologie est récente. Mais « j‘ai lu, j’ai écouté, j’ai appris » confie-t-il à un Delahousse émerveillé. On se demande. Quand on l’entend distiller les mots-clefs « climat, pollution et réchauffement », on a l’impression qu’il mélange tout à dessein. Et quand on le voit se vanter d’être à la base du renouvèlement du glyphosate pour 5 ans au lieu des 10 prévus initialement, on discerne mal en quoi il se distingue de la politique écologique lancée par son prédécesseur.

Seule satisfaction par rapport à la transition énergétique à marche forcée voulue par Ségolène Royal et reprise tout d’abord par Nicolas Hulot, si Macron prend bien soin de dire qu’il n’est pas un idolâtre du nucléaire, il réaffirme aussi qu’il n’est pas question pour la France de se retrouver dans la  situation des Allemands dont les centrales à charbon tournent absurdement à plein après leur décision de sortir du nucléaire. Et à ce propos, lui, Macron, est encore une fois le seul dirigeant français à s’engager à sortir du charbon et du thermique.

Le défilé est terminé. Par ici, la sortie. Un dernier mot, M. le Président ?

« Je fais ce que j’ai dit. Ça étonne peut-être, ça en contrarie d’autres, ça faisait peut-être longtemps que ce n’était pas arrivé, mais je fais ce que j’ai dit. »

.
Avant Emmanuel Macron, la France vivait dans la nuit, le froid, la misère, la pollution et la duplicité des hommes politiques. Maintenant, le soleil brille. Il réchauffe le bon peuple de France – mais sans CO2, Hulot y veille. Happy birthday, Mister Président (c’est demain), vive l’audiovisuel public des temps nouveaux et vive notre bon Président Emmanuel, le Président soleil qui tient ses promesses !

Soirée Mister France – 17 décembre 2017
Starring : Emmanuel Macron et Laurent Delahousse

  

 

Delahousse : M. Le Président, vous avez deux bureaux et plein d’horloges qui font tic-tac, vous montez les escaliers quatre à quatre et vous ne dormez jamais ! Mais comment faites-vous ?
Macron : Mon cher Delahousse, c’est tout simple. Aux Jupitériens  doués d’une « pensée complexe » comme la mienne, rien d’impossible. Et pour « mon peuple », que ne ferais-je pas !


Illustration de couverture : Soirée « Mister France » 2017. Et la France passa encore une fois de l’ombre à la lumière ?

16 réflexions sur “Revivez les temps forts de la soirée « Mister France » 2017

    • « Ski Meije Granon » fait référence au fait que j’aime la montagne, que je vais dans les Hautes-Alpes dès que je peux, que j’y fais du ski en hiver (et cette année, ça promet tant la neige est abondante !), que cette région compte La Meije (3983 m) parmi ses plus beaux sommets et que l’ouverture des vacances d’été est toujours marquée par un pic-nic dans les prés qui bordent le Col du Granon (2413 m ; dit aussi « l’ogre de l’Oisans » pour les cyclistes). Voilà !
      J’ai écrit un article sur un autre sommet assez original de la région ; je vous laisse lire :
      « Vous connaissez l’histoire du Mont Chaberton ? »

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      • Dans les environs de Briançon, on voit le Chaberton de partout, y compris depuis le parking du Carrefour Market (référence importante !), mais nous n’y étions jamais montés. On nous avait dit que c’était une « bavante » sans intérêt dans les pierres et la poussière.
        Eh bien, on a essayé quand même et on a beaucoup apprécié (même si en effet le dernier tiers est assez sec).
        Après trois semaines de vacances en montagne (été 2016), on tenait une forme démoniaque (surtout moi) : Partie de Montgenèvre (alt. 1875 m), je suis arrivée au sommet, soit 1256 m de dénivelé plus haut, en 2 heures et 25 minutes ! Mes compagnons sont arrivés entre 15 et 30 mn plus tard – j’étais assez fière !

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  1. Surréaliste en effet.

    Il y a plus consternant encore, face à cette avalanche de non-réformes, tous les commentateurs politiques estiment que Macron, en occupant le centre et le « libéralisme », pousse ses opposants sur les extrêmes. Wauquiez flirte avec le FN dans un socialisme identitaire, le PS a disparu et les insoumis relookent le communisme.

    Mais si on veut « positiver » voyons d’où venions : en 2012 nous avions 50 nuances de socialisme, en 2022 nous aurons peut être 50 nuances de social-démocratie. Un petit progrès donc…

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  2. Très jolie couverture pour un disque qu’on va pouvoir apprécier pendant quatre ans au moins, si tout va bien.
    Et comme elle n’a a aucune opposition, la croisière se la joue aussi élégante que classieuse. Dans le rôle de l’iceberg gêneur il n’y a que Mélenchon, c’est-à-dire pas vraiment de quoi paniquer !

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  3. Bonjour
    Ayant quitté la France pour la Suisse (ce dont je me félicite chaque jour!) depuis 4 ans, je ne connais pas ce Delahousse. Il faut dire aussi que je ne suis pas très television, mais manifestement je ne perds pas grand chose dans cette ignorance.
    C’est dingue qu’un pays comme le nôtre ait besoin d’une telle communication digne de l’URSS….. vu d’ici c’est affligeant. La vulgarité des méthodes me surprend toujours plus. Et dire que « globalement » les français sont plutôt satisfaits du président. Finalement on leur sert la soupe qu’ils veulent.
    Gare au réveil.

    En tous cas continuez votre blog est super.

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  4. Je conseille la réponse du rédacteur en chef de Delahousse aux détracteurs de cette interview. En dehors de quelques informations factuelles qui sont intéressantes (le coup de la promenade est une trouvaille de la chaîne et non de la présidence), ce qui est extraordinaire est le ton quasiment insultant qu’il prend pour riposter à ceux qui ont jugé l’interview servile :

    http://www.lefigaro.fr/vox/medias/2017/12/20/31008-20171220ARTFIG00295-macron-chez-delahousse-il-fallait-de-l-audace-pour-oser-converser-plutot-qu-agresser.php

    C’est un festival d’ironie lourdingue, d’humour pas drôle et de mépris même pas dissimulé. Le genre de ton qu’on trouve maintenant dans n’importe quelle poubelle du Net, mais qui, ici, est adopté par un rédacteur en chef d’une chaîne prestigieuse du service public de la télévision de la Frônce.

    Le plus fort est que ce type, fermement campé au coeur du pouvoir d’Etat médiacratique, s’autorise à interpeller ses adversaires en adoptant une posture anti-système, anti-journalistique. C’est un ponte de France 2, et pour un peu on pourrait le confondre avec un élu de troisième rang du Front national ou un blogueur de Génération identitaire. Sa tribune suinte d’une jalousie corporatiste ahurissante, d’une haine confraternelle envers des gens qui font le même métier que lui mais qu’il s’autorise à traîner dans la boue.

    Pas un seul moment, au cours de cette ahurissante tirade, ne transparaît le sentiment que peut-être, France 2 aurait des comptes à rendre, que les téléspectateurs et les électeurs ont le droit de critiquer ce pour quoi ils payent (bien obligés), et qu’un responsable de la chaîne se doit de répondre respectueusement et honnêtement aux critiques qui lui sont faites et qui sont, par définition, légitimes.

    N’oublions pas que cet homme est un fonctionnaire. L’arrogance du fonctionnaire français, intouchable et choisi par la main de Dieu pour faire le bonheur du peuple, explose dans ce texte sidérant. On a du mal à l’imaginer publié ailleurs qu’en France. En Russie, peut-être ?

    Le plus beau, bien sûr, est le titre : « Il fallait de l’audace pour oser converser plutôt qu’agresser ». Voilà. Ce qui est courageux, c’est de jouer les carpettes, la liberté c’est la servitude, noir c’est blanc et quand il pleut, chez France 2, ça ne mouille pas. Ils sont tellement sûrs de leur impunité qu’ils affichent leur novlangue en gros dans le titre.

    Franchement, quand je lis cela, je me dis que le niveau de déliquescence morale atteint en France est inquiétant. Je ne donne pas longtemps avant que nous n’observions, à l’Assemblée nationale, les bagarres généralisées que l’on voit parfois éclater dans les parlements de pays lointains et improbables, et qui nous paraissent tellement exotiques, vues d’ici.

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      • Ecoutez, je ne crois pas que l’identité du propriétaire du Figaro soit le problème. Si tel était le cas, on pourrait lui imputer une impartialité insuffisante à l’égard du gouvernement, une servilité excessive. C’est peut-être vrai, je n’en sais rien, je n’ai pas d’avis là-dessus.

        Mais même en supposant que cela soit vrai, rien n’oblige un rédacteur en chef de France 2 à écrire, pour le Figaro ou pour qui que ce soit d’autre, une tribune aussi puérile, baignant dans une telle confusion intellectuelle, marquée par un style aussi abominable, bouillonnant de haine, d’agressivité et de mépris.

        D’ailleurs, ce texte ne sert pas particulièrement Emmanuel Macron. Au contraire, il apporte de l’eau au moulin de ceux qui ont jugé l’interview décidément bien brosse à reluire. Alors que son auteur avait des billes pour défendre sa rédaction — et le président s’il y tenait : c’est la chaîne qui harcelait les présidents depuis longtemps pour obtenir une interview-promenade, les sujets n’ont pas été préparés à l’avance pour l’essentiel.

        Là, la partie journalistique fait figure de roquet hargneux, de troll de bas étage, confirmant les pires préjugés de la population à l’encontre de sa corporation — et à l’encontre du président par ricochet.

        Non, je crois vraiment qu’il s’agit d’un avilissement généralisé des moeurs, d’un déboutonnage collectif de la population, d’un abêtissement massif des gens qui touche jusqu’aux « élites ». Tout le monde tend à s’aligner sur ce qui se fait de pire sur Internet, cela tend à devenir la norme. C’est beaucoup plus inquiétant que s’il s’agissait simplement d’un journal complaisant envers les gouvernements en raison d’intérêts financiers.

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  5. « Grand Roi, cesse de vaincre, ou je cesse d’écrire. » disait déjà Boileau à Louis XIV.
    La flagornerie envers le pouvoir ne date pas d’hier. Delahousse, à la moumoute trop fournie et au dentier trop blanc, est une véritable caricature du courtisan.
    « Médiocre et rampant, voilà ce qu’il faut », disait Figaro parlant des qualités pour réussir. Rien n’a changé.

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  6. Les chaînes publiques d’information sont abreuvées d’argent public (près de 2,5 milliards d’euros par an). Les médias publics sont payés pour patauger dans le confort de la bien-pensance. Du coup nous sommes littéralement gavés jusqu’à l’indigestion du paradis artificiel macronien. Pas un jour ne passe sans de longs échanges sur les plateaux de tout le mi(a)crocosme, sur les faits et gestes du bonhomme.
    Beaux discours, intentions ou parfois coups de menton donnent lieu à encore d’autres palabres, etc…le système s’entretient de lui-même et rien absolument ne change. Exemple :
    Lundi 4 décembre, Macron reçoit les députés de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, il se livre au procès des entreprises du secteur et affirme que l’audiovisuel public est « la honte de la République ». Mais pour autant les affaires suivent leur cours comme si de rien n’était. France Télévisions se paye dans la foulée, un nouveau logo pour 240 000 €.
    http://www.contribuables.org/2017/12/240-000-euros-pour-le-nouveau-logo-de-france-televisions/
    Cela résume assez bien l’efficacité des beaux discours du Président qui font pourtant l’admiration de nos voisins : la France d’Emmanuel Macron est le « pays de l’année 2017 », selon « The Economist ». A part de beaux discours (limites sopos) et de belles représentations, avant qu’ils ne tournent au ridicule puis au désastre, il faudra le plus tôt possible se poser la question, de concrètement qu’a-t-il changé ?
    On apprend qu’en Suisse, le comité No Billag, du nom de l’entreprise chargée de prélever la redevance, a obtenu suffisamment de signatures pour demander qu’on inscrive dans la Constitution que la Confédération doit garantir l’indépendance et l’autonomie des télévisions et radios. Autrement dit, aucune chaîne ne pourrait être subventionnée. Le Parlement ayant émis un avis négatif, un référendum aura lieu en mars 2018.
    Ils sont arrogants et nous méprisent car ce sont nous qui continuons à accepter de les payer !

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