Macron : deux ans d’efforts étatistes bien mal récompensés !

Il y a deux ans, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron devenait Président. On peut saluer la performance personnelle : il avait moins de 40 ans, il n’avait jamais été élu auparavant, son entrée en politique, datant de la campagne électorale de François Hollande, était relativement récente et son mouvement En Marche ! existait depuis un an seulement. Une folle ascension s’il en est ! Mais les motifs de congratulation s’arrêtent là car Emmanuel Macron fut en réalité plutôt mal élu.

Le « printemps » macronien annoncé à grand renfort de dépassement des clivages et de discours flous mais enthousiastes – et, il faut le dire, bien aidé par la victoire de Benoît Hamon à la primaire de gauche et l’affaire des emplois présumés fictifs de Penelope Fillon – a certes contribué à faire souffler un agréable vent de « dégagisme » sur tous les Juppé, Sarkozy, Fillon, Hollande, Valls, Mélenchon, Le Pen… – bref, sur tous ces politiciens sans qualité qui monopolisent le paysage politique français depuis trop longtemps sans qu’on discerne clairement en quoi ils agissent en faveur du pays.

Mais il n’empêche que cette élection présidentielle s’est caractérisée par une abstention inhabituellement élevée et un nombre considérable de bulletins blancs ou nuls. Il en résulte que si Emmanuel Macron a réuni 66 % des suffrages exprimés au second tour, ce taux tombe à 44 % quand on considère l’ensemble des inscrits. C’était évidemment plus que ce à quoi pouvaient prétendre ses adversaires du premier ou du second tour, mais cela restait faible en termes d’adhésion des Français envers sa personne et son programme.

C’est ainsi que, d’après le baromètre politique Ipsos-Le Point, Emmanuel Macron a commencé son quinquennat avec un taux de popularité de 46 % : un score médiocre pour un nouveau Président en état de grâce, mais en réalité très cohérent avec le résultat des élections.

Aujourd’hui, le même institut de sondage nous dit que la popularité présidentielle est tombée à 27 %, même si elle enregistre un petit mieux après le creux à 20 % de décembre 2018, au cœur du mouvement initial des Gilets jaunes contre la politique taxatoire du gouvernement.

Il faudra regarder comment tout ceci évolue et si le parti présidentiel sera en mesure d’obtenir le premier rang lors des élections européennes du 26 mai prochain, mais permettez-moi de trouver que du point de vue des aspirations majoritaires des Français, cette évaluation sévère et persistante de l’action du Président semble terriblement injuste !

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée le 25 avril dernier pour tirer les conclusions du Grand débat national, Emmanuel Macron n’a-t-il pas déclaré son attachement profond à toutes les spécificités de notre modèle économique et social basé sur la dépense publique et la redistribution ?

N’a-t-il pas défini la France comme une force morale supérieure opposée à la marche du monde et fière de l’être :

« L’art d’être français (…), c’est, très profondément, décider de ne pas nous adapter au monde qui nous échappe, de ne pas céder à la loi du plus fort, mais bien de porter un projet de résistance (…) » ?

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N’a-t-il pas confirmé clairement ce que les Français adorent penser, et qu’il exprimait déjà dans la « Lettre » qu’il leur avait adressée en janvier pour lancer le Grand débat, à savoir que :

« La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte » ?

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« Chez nous »,
avait-il souligné alors, la santé, l’éducation, la justice, etc. sont accessibles à tous, la retraite est payée par ceux qui travaillent et les accidents de la vie comme le chômage peuvent être surmontés grâce à la solidarité de tous.

Comme si, chez les autres, chez les Allemands, les Néerlandais ou les Britanniques, les accès à l’éducation, à la justice, à la santé étaient… limités ! Comme si, chez eux, le chômage ne pouvait être surmonté ! – Je laisse bêtement mon surmoi libéral s’exprimer mais c’est hors de propos. Dans leur grande majorité, les Français sont convaincus que si les chômages allemand ou néerlandais sont sous les 5 %, c’est parce que l’emploi n’est que précarité et « contrats à 1 € ». Et si ces pays ont des excédents budgétaires, c’est parce qu’ils laissent leurs populations vivre dans des conditions médicales, sociales et éducatives honteuses.

Mais reprenons. Emmanuel Macron ne s’est-il pas empressé de traduire cette merveilleuse philosophie en milliards d’euros sonnants et trébuchants, 17 milliards exactement si les calculs du ministre du budget sont exacts, 17 milliards qu’il va falloir financer par … heu, par des impôts supplémentaires pris aux catégories toujours priées de payer pour les autres au nom de la justice sociale et solidaire, c’est-à-dire les « riches » et les entreprises ?

Dans la foulée, n’a-t-il pas abandonné prestement toute velléité de réformer en profondeur notre fonction publique décontractée et pléthorique, préférant de beaucoup annoncer la création de maisons « France Services publics » sur tout le territoire, quitte à laisser tomber sa minuscule ambition de campagne de réduire les effectifs de fonctionnaires de 120 000 personnes sur 5,7 millions ?

N’a-t-il pas finalement donné tous les gages possibles à la fibre amoureusement étatiste des Français ? Ceux-ci parlent toujours de liberté avec des trémolos dans la voix, mais à choisir, ils préfèrent encore que l’Etat, réputé omniscient et moralement infaillible, s’occupe de tout.

Et là encore, Emmanuel Macron n’a-t-il pas fait récemment la preuve que rien ne sera jamais trop trivial pour son gouvernement définitivement converti à jouer les nounous empressées auprès des Français ? C’est ainsi que les ministres sont dorénavant priés de songer aux petits déjeuners des enfants dans les écoles maternelles et primaires en lieu et place de leurs parents ; c’est ainsi qu’ils doivent également veiller à organiser convenablement les salles de bain des personnes âgées.

Mon surmoi libéral aurait tendance à penser que si le gouvernement s’occupait prioritairement de faire en sorte que chacun puisse gagner sa vie par son travail et subvenir ainsi à ses besoins et à ceux de sa famille ou, plus exactement, s’il arrêtait de mettre toujours plus de bâtons réglementaires et fiscaux dans les roues des entreprises et des investisseurs au nom d’une justice sociale et sociétale douteuse, il n’aurait pas besoin de se substituer aux choix des individus pour tout et n’importe quoi.

Mais il semblerait que contrairement à nos voisins néerlandais et allemands, nous autres Français professions une nette préférence pour des citoyens pauvres ou au chômage, mais – attention, exception française ! – largement protégés et indemnisés par une batterie d’allocations financées par l’impôt redistribué, plutôt que rémunérés et responsabilisés par leur propre travail. Fin du surmoi libéral.

Il est vrai que lorsqu’Emmanuel Macron est arrivé tout fringant sur la scène présidentielle, il tenait d’inquiétants discours sur le fait de vouloir « en même temps » protéger et… – attention, horreur économique à l’état pur – libérer ! Il est même parvenu à mettre fin au recrutement au statut des cheminots à partir de 2020 et à fusionner les instances représentatives du personnel en un seul comité au sein des entreprises. De quoi dénaturer totalement les valeurs éternelles de la France !

Dieu merci, ainsi que l’affirmait récemment Marlène Schiappa, la page « libérer » est heureusement et définitivement tournée :

« Au gouvernement, on est nombreuses et nombreux à être mobilisés pour aller plus loin dans les mesures de protection maintenant qu’on a libéré. » Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, 3 mars 2019.

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Depuis, Emmanuel Macron ne ménage pas ses efforts pour sublimer l’exception française dans tous les domaines imaginables. Il est donc des plus étranges que les Français ne lui soient pas plus reconnaissants de le voir déterminé à rebâtir la France à l’identique ultra-keynésien de ce qu’elle est depuis plus de quarante ans.

Peut-être l’explication vient-elle de ce que lui-même et ses ministres persistent à dire que les comptes de la nation seront tenus, répandant ainsi une fausse impression d’austérité. Or si l’on pose par principe que la France n’est pas un pays comme les autres, il n’y a plus aucune raison de se morfondre devant une ribambelle de grandeurs économiques – chômage, dépenses publiques, impôts – plus élevées que partout ailleurs : les riches et les entreprises paieront !

Et moi, je m’autorise encore un petit sursaut de surmoi libéral : ça promet !


Pour compléter ce petit panorama consacré au « cap » d’Emmanuel Macron après deux ans à la tête de l’Etat, je suggère la lecture de « Il y a un an, Emmanuel Macron devenait Président » (7 mai 2018) et celle de « Macron : à pieds joints dans les charentaises étatiques de Chirac » (27 avril 2019).


Illustration de couverture : Il y a deux ans, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron devenait le 8ème Président de la Vème République française.

28 réflexions sur “Macron : deux ans d’efforts étatistes bien mal récompensés !

  1. En même temps, si on considère le score de premier tour de Macron à l’élection présidentielle (18,19% des inscrits) 46% de taux de popularité est loin d’être « un score médiocre » !

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  2. « Au gouvernement, on est nombreuses et nombreux à être mobilisés pour aller plus loin dans les mesures de protection maintenant qu’on a libéré. »

    Ta-ta-ta. Mobilisé.e.s. Libéré.e.s. Protection.n.e. Il faut tout leur dire.

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  3. En France, la santé, l’école, c’est gra-tuit qu’on vous dit ! Nathalie, vous devriez écrire des articles pour soutenir notre bon président qui veut nous donner encore plus, en faisant payer les riches !
    Regardez comme ça sonne bien « république, démocratique populaire, socialiste et bientôt bolivarienne de France », le phare de l’Humanité

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  4. Excellent article, merci Nathalie 🙂

    Peut-être que les Français ne sont pas dupes de tout cet argent distribué largement, après tout. Ils réclament, ils prennent tout ce qu’ils peuvent obtenir, mais ils savent bien que ce n’est pas cela qu’il faudrait faire? Je rêve…

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    • « les Français ne sont pas dupes de tout cet argent distribué », dupes non, demandeurs, oui !
      Le pire étant, qu’une grosse majorité est ravie de toucher des sous de l’état, sans jamais se douter qu’ils proviennent de leurs propres poches, pensant qu’ils viennent de celle du voisin !

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  5. « tous ces politiciens sans qualité qui monopolisent le paysage politique français depuis trop longtemps sans qu’on discerne clairement en quoi ils agissent en faveur du pays. »
    Ça c’est top,c’est trop bien dit

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  6. « si le gouvernement s’occupait prioritairement de faire en sorte que chacun puisse gagner sa vie par son travail et subvenir ainsi à ses besoins et à ceux de sa famille » C’est exactement ça. Nathalie présidente. Bon dieu, si je peux jurer, c’est pourtant simple.
    merci Nathalie

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  7. La plupart estiment que le gouvernement agit mal ; mais tous pensent que le gouvernement doit sans cesse agir et mettre à tout la main.disait Tocqueville. Le moindre détail de nos vies nous échappe et c’est terrifiant.

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  8. « car Emmanuel Macron fut en réalité plutôt mal élu », c’est un euphémisme!
    Il me semble essentiel de préciser de quoi on parle. En effet, on lit ici et là des chiffres qui sont réels mais qui n’expliquent en rien le rejet actuel de Macron par les français tels que 44% ou 66% des voix se sont portées sur Macron en mai 2017.
    La réalité est tout autre : 15% des français en âge de voter ont voté Macron (vote du 1er tour, seul vote véritable d’adhésion au personnage…)
    Donc 85% des français n’ont pas porté le programme de Macron. En conséquence Il ne faut pas s’étonner de la réaction des GJ.
    Le problème majeur est que ce système électoral aboutit à l’élection d’un individu avec 15% des adultes d’un pays qui même s’il est légalement et constitutionnellement élu ne peut en aucun cas être considéré comme légitime. Définition de la légitimité : Conforme à la justice, à l’équité. Équitable et conforme au droit.
    Donc une élection conforme au droit, mais pas juste…

    J’ajoute que ce papier de Nathalie est excellent !

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  9. J’ai lu plusieurs billets de ce blog, et je peux le dire : quel torchon. C’est bien beau d’employer des mots, encore est-il préférable qu’ils expriment quelque chose. Vous arrive-t-il d’argumenter, ou critiquer se résume-t-il pour vous à reprendre les arguments de vos adversaires sur le mode de l’ironie, en croyant peut-être que les répéter les invalide ? Êtes-vous plus au point dans leurs domaines respectifs que les experts comptables, les ministres, les climatologues… ? Partout où vos sous-entendus réclament justification, on trouve un lien vers un autre de vos billets, qui sera lui-même, à n’en pas douter, vide d’arguments. De la rage en boucle fermée.

    Par ailleurs, vous feriez sans doute mieux de réaliser que, comme tout le monde, vous voyez la France par le petit bout de votre lorgnette. Votre modèle unique de Vrai Français (puisque vous parlez si souvent de ses Vraies Préoccupations et des Problèmes Vraiment Importants) est probablement celui de votre entourage. Quant à vos adversaires idéologiques, vous apprendrez peut-être qu’ils ne forment pas une entité unique comme vous semblez le croire (cet article-ci le montre parfaitement : mettre « Juppé, Sarkozy, Fillon, Hollande, Valls, Mélenchon, Le Pen » dans le même panier semble très hasardeux ; tout comme rapprocher Macron, le socialisme et les Gilets jaunes, sur la base de la langue de bois du président).

    Pour l’instant, vous ne convainquez que les quelques nigauds déjà voués à votre idéologie (nauséabonde, en plus) qui, dans les commentaires, lèvent leur chope devant vos grands mots et vos points d’exclamation.

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    • A Camille,
      Voilà un commentaire bien structuré ! Est-ce du Valls ou du Mélenchon ? On ne sait ! Mais au moins est-il écrit en bel et bon français, c’est déjà ça ! Soyez-en remerciée !
      Signé : une nigaude parmi d’autres.

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    • @ Camille Zola & Françoise : personne ne vous oblige à lire les billets de Nathalie ! franchement, à votre place, je ne viendrais plus rôder ici ! Est-ce que je vais me faire du mal, à aller lire des Blogs LFI ou NPA ? non, je ne suis pas maso !

      Nota : pour ce qui est du « vide d’arguments », votre commentaire suintant de haine et de mépris, n’en avance aucun : vous restez dans la posture ! Allez-y, exposez un peu vos arguments, discutez, débattez, nous serions heureux de lire autre chose que des insultes sur notre « idéologie (nauséabonde, en plus) » …

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    • C’est curieux, le genre de trolls qu’attire ce blog. Le service minimum du troll, c’est tout de même de faire preuve d’un peu de perversité. Sinon, à quoi bon ?

      Là, on a le troll concon de base, qui se borne à dire : ton blog, c’est de la merde, t’argumentes pas — mais on chercherait en vain la bout de la queue d’un argument dans mon commentaire à moi.

      S’il y a un blog qui argumente, c’est bien celui-là. Comme projection, on ne fait pas mieux. S’il fallait une preuve de plus que l’anti-libéralisme vient en droite ligne du communisme, lequel pratique cette méthode comme il respire…

      A supposer que Monsieur Concon (ou Madame ?) soit anti-libéral, car il ne se donne même pas la peine de préciser en vertu de quelles convictions il vient mettre sa zone ici. Mais ça ne l’empêche pas de lâcher le mot qui tue (croit-il) : nauséabond.

      Même le libéralisme est nauséabond, maintenant. Normalement, il n’y a que le « racisme » qui est nauséabond (en bon français : opposition à l’immigration de masse et à ses méfaits), « l’homophobie » (manque de chance, Monsieur Concon est trop nul pour s’être aperçu qu’en la matière, ce blog serait plutôt homophile), etc.

      Concon, quoi.

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    • Je cite : « Par ailleurs, vous feriez sans doute mieux de réaliser que, comme tout le monde, vous voyez la France par le petit bout de votre lorgnette.  »
      Je commente : Ah bon, et vous en êtes (de « tout le monde ») ?
      Je ne bois pas de bière, mais là, je soulève ma chope pour cet aveu significatif !

      P.S. Vous avez une supportrice : Françoise, bien connue ici pour ses commentaires, la plupart du temps désobligeants…

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    • Même entre parenthèses (car ce n’était pas mon propos et je ne comptais pas perdre mon temps à argumenter là-dessus), même si je le pensais, je n’aurais pas dû écrire « nauséabonde » et je m’en excuse. Cependant, pour répondre au reste :

      À Pheldge : Si on ne veut pas de l’avis des gens, on ne laisse pas la possibilité de poster des commentaires. Mais en politique, interdire la contradiction, c’est rarement positif… (D’ailleurs merci à l’auteure de ce blog d’avoir validé mon commentaire, je craignais — manifestement à tort — qu’il ne soit refusé.)

      Je souhaitais apporter un contrepoint aux louanges chantées en cœur dans ces commentaires, à l’intention des autres personnes qui pourraient atterrir ici comme je l’ai fait moi-même. Même si j’ai essayé d’attirer votre attention sur les sophismes de ce blog, je ne suis pas naïf au point de croire que mon seul charisme fera changer d’avis quiconque dans votre cercle de libéraux de droite (c’est bien comme ça qu’il faut vous appeler ? c’est une question tout à fait honnête, je découvre le concept).

      À ne lire que les publications de sa propre paroisse, on tombe dans le biais de confirmation, on vit dans une bulle. Mais vous avez raison, je n’ai pas très envie de continuer à subir la tempête ici. Quant à dire que je « suinte de haine et de mépris » c’est quand même un peu salé, vu d’une part le ton de ce blog, et d’autre part les efforts que j’ai faits pour me montrer poli et explicatif.

      À Robert Marchenoir : (Je passe sur vos insultes et vos déblatérations sur le racisme et l’homophobie.) Vous semblez insinuer que je serais communiste, mais je ne sais pas d’où vous tirez cette idée. Comme vous l’observez, je n’ai pas indiqué mon bord politique car c’était hors-sujet. En quoi cela changerait-il quoi que ce soit à la véracité ou non de mes propos, et de ceux de ce blog ? Est-ce seulement pour personnaliser vos insultes que vous voulez le savoir ?

      Quant à dire que moi-même je n’argumente pas : ma thèse, c’est que ce blog apporte rarement la preuve de ce qu’il avance (ou plutôt, de ce qu’il insinue, vu que ce n’est jamais explicite). Ma preuve, c’est qu’il suffit de lire les articles dudit blog pour le constater. Mais si vous préférez, je peux le faire in extenso ici… [En fait pas maintenant, j’ai pas que ça à faire.]

      Mon commentaire initial soutenait également une deuxième thèse, à savoir que l’auteure de ce blog et ses supporters semblent confondre tous leurs adversaires. Mes preuves sont des citations du présent article, et vous m’en apportez une nouvelle puisque votre emploi du mot « anti-libéraliste » tend à confirmer ce que je disais. Tout comme Tino, qui réduit tous ces politiciens à un unique aspect qui l’intéresse.

      Vous pourriez m’objecter, il est vrai, que ma thèse numéro 2 est inintéressante à moins de prouver aussi que la croyance en question est fausse, À cet effet, dois-je vraiment vous démontrer que Hollande, Juppé, Mélenchon, Le Pen n’ont rien à voir entre eux ? Que Macron n’est pas socialiste, que Macron n’est pas un Gilet jaune, et que les Gilets jaunes ne sont pas socialistes ?

      À Mildred : Donc vous me reprochez de structurer mon commentaire et d’écrire en bon français ?

      À JPC_1941 : Bien sûr que j’en suis, je ne pète pas plus haut que mon cul. Par « désobligeant », vous entendez « contraire à votre dogme » ?

      Merci Françoise, elle a bien du courage…

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      • 1) « mettre « Juppé, Sarkozy, Fillon, Hollande, Valls, Mélenchon, Le Pen » dans le même panier semble très hasardeux » : Je ne les ai rapprochés qu’en regard du « dégagisme » qu’ils ont subi ; relisez mieux.

        2) Il n’empêche que tous ces braves gens sont très attachés au « modèle social à la française » : dépenses, impôts, dette …et chômage. Quant aux Gilets jaunes, ils ont commencé par un ras-le-bol fiscal qui est assez vite devenu un ras-le-bol fiscal pour eux mais pas pour l’argent des autres.

        3) Mes « sophismes » : Vous n’avez sans doute pas lu grand chose de mon blog. Pas un chiffre n’est cité sans sa source directe.
        Chacun peut observer que les dépenses publiques de la France sont plus élevées que partout ailleurs (56 % du PIB), de même que les prélèvement obligatoires (45 % du PIB) et la dette publique (98,5 % du PIB). Chacun peut observer que la France est un pays « très administré » (5,7 millions d’agents de la fonction publique) et chacun peut lire les rapports de la Cour des Comptes : gabegies, horaires de travail complètement laxistes, absentéisme etc… de page en page.
        Et, curieusement, le chômage reste également élevé (9 % contre 3,6 % aux Pays-Bas par exemple), et les gens sont dans la rue….

        4) Pas libérale de droite, libérale suffira. Encore faut-il comprendre ce que libéral signifie ; j’ai des articles là-dessus.

        5) Quant à votre petit ton moralisateur, puis-je vous rappeler que vous débarquez ici pour la première fois et que vous déclarez d’entrée de jeu : « J’ai lu plusieurs billets de ce blog, et je peux le dire : quel torchon. »
        Alors tout votre blabla bienpensant sans consistance, vos indignations, vos « thèses », vos biais de confirmation, votre « bulle » – Comment dire ? Aucun intérêt.

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      • Félicitations : vous ne pétez pas plus haut… bel exemple de participation !
        Par désobligeant, je signifiais seulement que votre commentaire était particulièrement désagréable, discourtois, insultant et malveillant par ses expressions : « …quel torchon », « … nauséabonde », « De la rage en boucle fermée. » « … quelques nigauds ». Notez l’insulte particulièrement vicieuse pour les lecteurs de ce blog du « quelques ». Dans votre réponse à mon commentaire, vous ajoutez en plus la grossièreté. Et voilà la coupe pleine !
        Même si je n’adhère pas à tous ses articles, je reste convaincu qu’il est beaucoup plus agréable de lire les argumentations de Nathalie MP que celles d’un Camille Zola qui n’a certes pas la classe d’Émile Zola.
        PS. Je vous cite encore un fois, pour la route : faites-en votre profit !
        « et je m’en excuse » reste une tournure inadéquate : on peut dire « excusez-moi », ou « pardonnez moi », mais pas cette tournure : https://www.cnrtl.fr/definition/excuser
        Bon vent, Monsieur.

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    • « ma thèse, c’est que ce blog apporte rarement la preuve de ce qu’il avance » ? votre « thèse » c’est que vous n’êtes pas d’accord, point ! que les thèmes et arguments exposés ici, et documentés, heurtent vos convictions, et que vous refusez de les remettre en question. ».

      « Se défier du ton d’assurance qu’il est si facile de prendre et si dangereux d’écouter »
      Charles Coquebert

      Aimé par 1 personne

  10. Sacré Marchenoir, Maître des « trolls » voici qu’un vent mauvais, tout de révolte souffle sur ta protégée. Il va falloir que tu mettes les bouchées doubles, que tu recrutes des intérimaires de chez Macron House !
    Le mieux serait encore de prendre les commandes de la strass, branchée directement sur la position « classement vertical ».

    Zonzon a l’expérience en ce domaine : je peux t’indiquer dès la première syllabe s’il faut virer !

    Camarade nouvel impétrant, gaffe ! Ce lieu est homophile !

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    • « Ma protégée »… vous avez vraiment l’art de ciseler les insultes les plus basses qui soient, Zonzon.

      Insinuer que le responsable d’un blog aurait besoin d’être « protégé » par ses commentateurs de commentateurs hostiles, alors qu’il suffit au premier d’appuyer sur un bouton pour en être définitivement débarrassé…

      S’arranger pour insulter deux personnes à la fois en rabaissant l’auteur d’un blog au niveau de ses commentateurs, alors que ces derniers sont naturellement, par construction, et par simple politesse, un cran au-dessous…

      La politesse, une notion qui vous est visiblement étrangère… sinon, vous ne vous livreriez pas à vos stupides provocations, ni à vos inversions accusatoires. Vous ne tenteriez pas de vous livrer à la chasse en meute, en tentant de fédérer la subversion de fil de discussion. C’est vous, le troll, ici.

      Et sinon, en ce qui concerne le virage étatiste d’Emmanuel Macron, dont vous avez la stupidité, la malignité, ou les deux, de me prétendre le soutien à rebours de toute vraisemblance, vous en pensez quoi ?

      Ou bien intervenez-vous uniquement pour des attaques personnelles, et, en ce qui me concerne, pour me poursuivre de blog en blog, en me reprochant ici ce que j’aurais dit ailleurs, et jamais, bien entendu, pour discuter le fond d’un sujet quel qu’il soit, mais toujours pour verser votre jet de venin continu, de sarcasmes, de dénigrement, de diffamation, d’insinuations et d’insultes ?

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      • Bien dit…
        @Zonzon :
        Quelle élégance !
        Le tutoiement, indice de grande impolitesse, pourrait ne pas être employé dans les commentaires, d’une façon générale… mais peut-on l’espérer à vous lire ?

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