Benalla : le bodyguard qui voulait tutoyer les puissants

Les mises à jour sont en fin d’article.

Qui est Alexandre Benalla et de quoi l’accuse-t-on ? L’affaire est aussi fameuse qu’embrouillée. Tentative pour s’y retrouver :

Avec les enregistrements publiés par Mediapart le 31 janvier dernier, l’affaire Benalla rebondit de plus belle car ils nous confirment que l’ex-membre du cabinet du Président de la République n’est pas à un petit mensonge ni à une petite infraction près. Mais aurait-elle rebondi aussi haut si le parquet de Paris s’était abstenu de diligenter une perquisition dans les locaux de Mediapart pour essayer d’identifier les sources du journal ? Ce n’est pas l’un des moindres paradoxes de cette affaire.

On imagine sans peine que l’Elysée a tout intérêt à ce que « l’affaire Benalla » reste bien l’affaire de M. Benalla et lui seul – et à vrai dire, c’est ce que je me suis dit quand j’ai pris connaissance des nouveaux éléments apportés par l’article de Mediapart. Mais avec la tentative de perquisition réalisée quelque jours plus tard dans des conditions qui ont surpris magistrats et avocats, le regard se tourne inévitablement vers l’exécutif.

On se rappelle que le procureur de Paris, Rémy Heitz, a été nommé cet automne selon une procédure inhabituelle qui n’est pas de nature à renforcer l’indépendance du parquet et on ne peut s’empêcher de constater qu’il a agi suite à un courrier du Premier ministre faisant état « d’allégations » circulant sur l’origine des enregistrements – en l’occurrence, au domicile de Marie-Élodie Poitout, la commissaire de police qui dirigeait le Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), ce qu’elle a formellement démenti avant de démissionner afin d’ « écarter toute polémique ».

Pas d’ordre direct, donc, mais un empressement du parquet aussi malvenu que mal argumenté juridiquement à s’enquérir des sources des journalistes alors qu’on attend de la justice qu’elle s’occupe plutôt d’enquêter sur les mis-en-examen de cette affaire.

En réalité, c’est bien ce qu’elle fait : avant même l’arrivée de l’équipe de perquisition dans ses locaux, Mediapart avait déjà accepté de répondre favorablement à la demande de réquisition des enregistrements formulée par les magistrats qui instruisent l’affaire des violences commises par Benalla et son comparse Vincent Crase lors des manifestations du 1er mai 2018, jour où tout a commencé.

Il est donc certain que l’affaire Benalla connaîtra au moins un nouvel épisode, ne serait-ce qu’au moment où la justice rendra ses conclusions, sans compter tous les rebondissements qui pourraient encore intervenir d’ici là. Pour ne pas perdre le fil de cette affaire aussi fameuse qu’embrouillée, je vous propose de la dérouler aussi factuellement que possible depuis ses débuts.

Quand on songe que Benalla n’avait que 26 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, on peut se permettre de commencer par sa biographie. On y apprend qu’il est né en 1991 à Evreux (Eure) de parents enseignants originaires du Maroc. Et c’est là qu’on réalise qu’il se passionne depuis très longtemps pour tout ce qui est sécurité et protection des personnalités.

Sa première expérience se concrétise en 2006 alors qu’il est en classe de 3ème : il effectue son stage d’observation(1) auprès du Service de protection des hautes personnalités. En 2007, lycéen, il décroche un job dans la sécurité au Festival du film de Cabourg où on le voit assurer la protection rapprochée de Marion Cotillard. Remarquez son sérieux, remarquez sa main protectrice. Il a 16 ans, il arpente le monde avec les stars et ça lui plaît beaucoup :

Du côté des études supérieures, il a une licence de droit de l’Université de Rouen (2013) et il a effectué une année de master en sécurité publique à l’université de Clermont-Ferrand (2014), mais il n’a pas continué. « C’était un étudiant quelconque » dit de lui un professeur qui l’a connu à cette époque.

Tout en participant à des stages de gendarme réserviste sous le commandement de Sébastien Lecornu, ancien élu UMP de l’Eure et actuel ministre dans le gouvernement Philippe, Benalla rejoint le Mouvement des jeunes socialistes en 2010.

Au même moment, il contacte le responsable national du service d’ordre du PS, Eric Plumer, qui le forme à la sécurité politique puis le recrute dans son service dès 2011. C’est ainsi qu’il assure la protection de Martine Aubry lors de la primaire socialiste de 2011, puis celle de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.

L’émission Quotidien de Yann Barthès a retrouvé de nombreuses images qui le montrent en première ligne auprès de Hollande, quand celui-ci se fait enfariner, et même le soir de son triomphe électoral à la Bastille (vidéo, 02′ 16″). « Il est partout » s’exclament les journalistes de Quotidien.

C’est en effet l’impression qu’il donne. Il est partout, toujours devant, toujours près des puissants. Eric Plumer souligne son ambition, mais la qualifie positivement :

« Il est très estimé par l’ensemble des dirigeants politiques parce qu’on voit sa capacité de travail et qu’on voit qu’il a envie d’y arriver. Il a envie de monter des échelons au sein d’un service d’ordre. »

Mais d’autres responsables(2) du PS sont moins élogieux. L’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant dit avoir tenté d’avertir le staff de l’équipe Macron au moment de son recrutement par En marche ! :

« C’est de source policière qu’on m’avait alerté qu’il fallait être prudent à l’égard de ce monsieur. »

Le souvenir qu’il a laissé en Normandie n’est pas impérissable non plus. Selon l’un de ses co-équipiers au rugby :

« C’était surtout pour s’imposer aux autres et auprès des filles. Il rêvait d’être indispensable aux stars. »

Il n’en demeure pas moins que fin 2016, alors qu’Emmanuel Macron annonce sa candidature à la présidence de la République, Benalla se rapproche d’En Marche ! et devient directeur de la sécurité de la campagne sur recommandation d’un certain Ludovic Chaker, l’un de ces hommes de l’ombre de l’Elysée, ces « mecs out of the box » dont la Macronie raffole, comme le rapporte Ariane Chemin dans Le Monde.

Après l’élection, Benalla est nommé chargé de mission au sein du cabinet du nouveau Président sous la direction du directeur de cabinet Patrick Strzoda et du chef de cabinet François-Xavier Lauch.

Devant la commission d’enquête sénatoriale, ce dernier a expliqué que les missions de M. Benalla consistaient à organiser et synchroniser les déplacements nationaux du Président et les événements à l’Elysée, ainsi qu’à coordonner les deux services de sécurité. Il pouvait intervenir aussi dans l’organisation de déplacements non officiels du Président, mais aucune mission de police n’entrait dans ses attributions (vidéo, 02′ 47″) :

Dès les premiers jours, Benalla ne peut s’empêcher de jouer de son pouvoir tout neuf et d’en agiter frénétiquement les symboles : il parvient à obtenir une arme du ministère de l’Intérieur, alors que toutes ses demandes antérieures lors de la campagne avaient été refusées, et il dispose d’une Renault Talisman de fonction équipée d’un gyrophare bleu et d’un pare-soleil « police ».

De plus en plus infatué par sa position auprès du chef de l’Etat, il sait se rendre serviable et indispensable, n’acceptant d’ordres que d’Emmanuel Macron. Lors de la soirée organisée pour remercier tous les bénévoles de la campagne, il pointe les invités qui arrivent, accepte les uns, refuse les autres, sous l’oeil de gendarmes étonnés de ses initiatives. Ariane Chemin indique même que du haut de ses 26 ans il aurait eu l’audace de demander à Patrick Strzoda de reformuler sa lettre de mise à pied plus à sa convenance…

Privilèges et avantages s’accumulent à ses pieds : il avait ses petites entrées à l’Assemblé nationale pour bénéficier de la salle de sport et il était sur le point de se voir octroyer un appartement de fonction pour lui et sa famille sur les 63 dont dispose l’Elysée dans un immeuble du quai Branly à Paris.

Et voici qu’éclate « l’affaire Benalla » :

· Le 18 juillet 2018, le journal Le Monde révèle une vidéo montrant un chargé de mission de l’Elysée équipé d’un casque à visière et d’un brassard de police en train de frapper des manifestants place de la Contrescarpe le 1er mai 2018 à Paris. Il s’agit d’Alexandre Benalla. Il est entouré de policiers qui le laissent agir.

· Les diverses investigations qui se déclenchent suite à ces révélations mettent au jour d’autres vidéos de la scène, elles nous apprennent que Benalla était en compagnie de son ami et comparse Vincent Crase, ancien gendarme de réserve employé dans le service de sécurité de LREM, que sa présence avec les forces de l’ordre était prévue – il avait reçu une invitation de la préfecture de police suite à un intérêt qu’il avait exprimé à ce sujet – mais qu’il devait se cantonner à observer les opérations de maintien de l’ordre.

· On apprend également qu’Alexandre Benalla a été sanctionné par Patrick Strzoda dès le lendemain 2 mai par une mise à pied de 15 jours et une rétrogradation assortie d’une lettre d’avertissement qui vaudrait licenciement en cas de récidive. C’est pourquoi on le voit lors de l’hommage à Simone Veil le 5 juillet ou lors de la réception des « Bleus » à l’Elysée le 16 juillet.

· Le 30 juillet, Mediapart publie deux vidéos qui impliquent Benalla et Crase dans des violences similaires à celles de la Contrescarpe, mais cette fois au Jardin des plantes. Suite à la publication par Libération d’une première vidéo peu lisible, Benalla avait d’abord nié toute implication.

· Toujours à propos des événements du 1er mai, des policiers de la Préfecture de police ont transmis à Benalla des images de vidéo-surveillance qui pouvaient être utiles à sa défense. Il s’agit d’une vidéo « du gars et de la fille en train de jeter des projectiles sur les CRS ».

· Le 20 juillet 2018, l’Elysée a annoncé avoir engagé une procédure de licenciement à l’encontre d’Alexandre Benalla. Le motif utilisé est celui de la vidéo-surveillance évoquée ci-dessus. Vincent Crase a été licencié de LREM fin juillet.

→ Suite à tout cela, Alexandre Benalla a été mis en examen 3 fois : pour les violences de la Contrescarpe et du Jardin des plantes (y compris port d’un brassard de police sans autorisation) et pour recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection.

→ Le « gars et la fille » de la Contrescarpe interpelés violemment par Benalla et Crase ont été condamnés vendredi 8 février dernier à 500 € d’amende pour avoir jeté des projectiles (carafe d’eau et cendrier) sur les policiers le 1er mai 2018. Ils avaient reconnu les faits.

· Le 27 décembre 2018, Mediapart révèle que Benalla voyage avec un passeport diplomatique qui lui a été délivré par le Quai d’Orsay (affaires étrangères) le 24 mai 2018, soit après sa mise à pied. Il l’a utilisé à plusieurs reprises après son licenciement (environ 20 fois d’après Patrick Strzoda) pour se rendre à Londres, en Afrique (Tchad, notamment) et en Israël. Pourquoi un passeport diplomatique ? Un passeport de service aurait dû lui suffire.

· Pour sa défense, Benalla invoque ses activités de consulting en diplomatie et sécurité privée qui le font rencontrer les plus hauts dirigeants africains. Il présente le passeport diplomatique comme un simple outil facilitant ses déplacements. En voyage au Tchad peu après, Emmanuel Macron a tenu à faire savoir au Président tchadien qu’Alexandre Benalla « n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel » de la Présidence française.

· Les révélations de Mediapart en entraînent d’autres. Le Quai d’Orsay indique qu’il a demandé par deux fois à Benalla (juillet et septembre 2018) de restituer non plus un mais deux passeports diplomatiques. De plus, Patrick Strzoda l’accuse d’avoir produit un faux document à en-tête du chef de cabinet de l’Elysée pour obtenir un passeport de service.

→ Benalla a finalement rendu ses deux passeports diplomatiques le 9 janvier 2019.

→ Il a été mis en examen le 18 janvier 2019 pour usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle et il a été placé sous le statut de témoin assisté pour faux et usage de faux document administratif.

· Et nous voici arrivés aux enregistrements de Mediapart. Publiés le 31 janvier 2019, ils montrent d’abord que Crase et Benalla se sont rencontrés le 26 juillet 2018 en rupture totale du contrôle judiciaire qui leur interdisait de se contacter.

· Ils montrent ensuite que Benalla, alors qu’il travaillait encore à l’Elysée, était bien partie prenante d’un contrat de sécurité privée noué en juin 2018 par Vincent Crase (qui, lui, travaillait encore à LREM) via sa société « Mars » avec un oligarque russe passablement sulfureux et proche de Poutine du nom de Iskander Makhmudov. Benalla avait affirmé en janvier 2019 devant la commission d’enquête sénatoriale qu’il était au courant des activités de Vincent Crase mais qu’il n’y avait aucune part.

· Au ton employé par Benalla, on a même la vive impression qu’entre Crase et lui, c’est lui le chef. Crase est inquiet et Benalla lui donne la procédure à suivre pour dissimuler des preuves afin de brouiller les pistes.

· Dans ces enregistrements, Benalla se prévaut de plus du soutien du Président de la République (le « patron ») en parlant d’un message qu’il aurait reçu :

— Vincent Crase : « Donc le “patron” nous soutient ? »
— Benalla : « Ah bah, il fait plus que nous soutenir […]. Il est comme un fou […]. Et il a dit comme ça, il a dit, il m’a dit : “Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux.” C’est énorme quand même. »

L’Elysée dément l’existence de ce SMS. Il ne serait pas impossible que Benalla cherche par ce biais à rassurer Crase, dont le ton est clairement inquiet, et à maintenir la pression sur lui.

Voici quelques extraits des enregistrements tels que reproduits dans l’émission Quotidien de Yann Barthès (vidéo, 04′ 41″).

→ Concernant le « contrat russe », le parquet national financier a ouvert une enquête pour corruption.

→ Benalla risque des poursuites supplémentaires pour dissimulation de preuve et mensonges devant une commission d’enquête.

· Véritable feuilleton à tiroirs, l’affaire Benalla présente de multiples autres curiosités :

– il n’a rendu son téléphone Teorem secret-défense que six mois après son départ de l’Elysée ;
– lorsque la police a voulu perquisitionner son domicile d’Issy-les-Moulineaux, le coffre-fort était vide ;
– un troisième homme aurait été présent lors de la conversation enregistrée entre Benalla et Crase, et cet homme, impliqué dans le « contrat « russe », ne serait autre que le compagnon de Marie-Élodie Poitout, l’ex-chef du GSPM dont j’ai parlé plus haut !

Reste maintenant à la justice à trancher tout cela.

Chez Benalla, se dessine nettement le parcours d’un ambitieux peu scrupuleux et affabulateur, trop convaincu que sa proximité avec les puissants lui vaut impunité totale.

Chez Macron, qui est le puissant, même histoire d’ambition, même ivresse des sommets, avec en plus la terreur de la solitude du pouvoir et la difficulté de faire confiance, d’où la propension à vouloir tout contrôler tout en se rapprochant d’individus « out of the box » censés lui garder les pieds sur terre et le protéger de la toute-puissance de la haute administration mais qui, par leurs ambitions propres, le détachent encore plus de la réalité.

On attend la suite.


Mise à jour du mardi 20 février 2019 : Benalla a été placé hier en détention provisoire pour rupture de son contrôle judiciaire révélée dans les enregistrements de Mediapart. De son côté, la commission d’enquête du Sénat demande des poursuites pour « faux témoignage » et pointe les dysfonctionnements graves et nombreux au sein de l’Elysée.

Mise à jour du mardi 2 avril 2019 : le journal Le Monde a révélé le 29 mars 2019 que l’Elysée en la personne du conseiller spécial du Président Ismaël Emelien (qui a démissionné depuis) avait ajouté dans une vidéo des images d’une scène de violences sans rapport avec l’altercation de la Contrescarpe pour donner plus de force à la thèse selon laquelle Alexandre Benalla ne faisait que réagir à des violences importantes. 


(1) Stage que les collégiens doivent effectuer en fin de collège afin de découvrir le milieu de l’entreprise et faire leurs choix d’orientation.

(2) Arnaud Montebourg qui l’a eu comme chauffeur en 2012 a raconté qu’il s’en était séparé au bout d’une semaine parce qu’il avait provoqué un accident de voiture en sa présence et voulait prendre la fuite. Mais selon Closer, le renvoi (au bout de 3 mois) serait dû au fait que Benalla aurait raconté au chef de cabinet de Montebourg qu’il avait dû suivre le ministre alors que ce dernier circulait à vélo sur le périphérique…


Sur ce sujet, voir aussi l’article : Benalla : pas une affaire d’Etat mais une affaire de trop d’Etat (26 juillet 2018)


Illustration de couverture : Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat le 19 septembre 2018. Photo AP.

23 réflexions sur “Benalla : le bodyguard qui voulait tutoyer les puissants

  1. Cherchez la bande de franco-marocains qui sont arrivés on ne sait comment avec l’actuel Président de la République. Cette affaire pourrait être celle de la trahison d’Etat et non pas une affaire d’Etat, car il y a rapprochement avec une puissance étrangère avec des fonctionnaires ou des français mandatés par l’Elysée. Là vous trouverez le dysfonctionnement actuel. Pour trouver ceux qui s’attaquent à ce dysfonctionnement, cherchez dans le livre « 15 ans de mafia », vous y trouverez les réseaux que la présidence ne connaît pas, qui ont été mis de côté et qui se rebiffent. La France est un pays de réseaux dont on trouve l’origine en 1883 avec le trafic de drogue provenant d’Indochine …. et ne pas les connaître et les reconnaître expose le décideur politique au lynchage…https://15ansdemafia.wordpress.com

    J'aime

  2. Benalla est une sorte de Rastignac de notre époque, il s’est voulu dupeur, il sera dupé et victime (pas innocente du tout) d’une bataille dont l’enjeu dépasse de très loin sa personne.
    Il est le noeud de ce qui ressemble à une attaque concertée contre Macron, mais orchestrée par qui, et pourquoi ?

    J'aime

    • Orchestré par ceux, dont qu’il ignore l’existence et donc ne finance pas. Des réseaux d’extrême droite (bien au delà de ce que l’on peut voir dans le paysage politique français)qui ont toujours été des facilitateurs de la France et qui se sont principalement reposés sur des exécutants d’extrême gauche. Pour comprendre, il faut revenir à cent ans en arrière, et passer successivement de la légalisation du trafic de drogue, à l’anti-communisme, au SAC, à l’OAS,….un monde de barbouzes qui se retransmet comme un fond de commerce où les amateurs sont impitoyablement exclus et sanctionnés. Un monde qui a besoin du politique.

      J'aime

    • Macron est un produit marqueting propulsé par ses maîtres et pourvoyeur de fonds ceux qui ont assassinés Fillon et qui se seraient satisfaits de Juppé,mais Macron ne satisfait pas tous leurs projets donc on fait pression et l’on montre qui est le patron

      J'aime

  3. Merci Nathalie pour cet article détaillé et instructif.

    Les hommes de l’ombre, évoqués plus haut, me font penser à la garde prétorienne de notre Jupiter, un genre de Tontons Macoutes.

    Benalla est peut-être la partie émergée de l’iceberg. Comment un vague étudiant, dont l’arrivisme carnassier lui fait occulter tout respect du sens commun, se retrouve-t-il à bénéficier de toute la complaisance d’un système corrompu et lieutenant-colonel de réserve à 26 ans ?

    Ça m’évoque alors une république bananière à la Duvalier.

    Je ne sais pas si c’est une attaque ciblée contre Macron mais force est de constater qu’il fournit toutes les occasions de l’orchestrer et, très honnêtement, tout ce qui contribuera à l’affaiblir me ravira.

    Navré, j’en suis là.

    J'aime

  4. Votre conclusion est intéressante. Benalla est un type qui a pris le melon, si je puis me permettre cette blague politiquement incorrecte.

    Il est bon que Macron cherche à s’entourer d’individus out of ze boxe. Il ne l’aurait pas fait, ce n’aurait pas été lui, que nous aurions lu les litanies habituelles sur les vieux schnocks qui nous gouvernent, les cumulards qui s’accorchent à leurs postes depuis un demi-siècle, etc. Il faut savoir ce qu’on veut.

    Le contrat russe est rigolo. Où est le problème ? Plein de gens très « respectables » sont mouillés jusqu’au cou avec l’argent politico-mafieux russe : Thierry Mariani, François Fillon, Marine Le Pen bien sûr…

    Tous les pipoles intellectuello-politiques qui acceptent de se laisser inviter sur RT ou Sputnik (voire qui y présentent des émissions, comme le si estimé Frédéric Taddéï), sont, objectivement, des espions et des traîtres. S’ils ne touchent pas, tous, de l’argent à proprement parler, tous bénéficient au moins d’avantages en nature, qui se traduisent indirectement par de l’argent, du pouvoir ou les deux.

    Et dans tous les cas, ça sert à semer la subversion en France au profit des intérêts stratégiques russes.

    Le contrat russe de Benalla ne fait que montrer, une fois de plus, l’extraordinaire danger que pose l’exportation de la corruption, utilisée comme arme de subversion par le Kremlin. Là, on était tout de même dans l’entourage direct du chef de l’Etat…

    Comme dit la blague bien connue, ce ne sont pas les prostituées qui manquent ; c’est l’argent. Dans le cas de la Russie, les prostitués sont des deux sexes, et la réserve d’argent est inépuisable…

    J'aime

    • Ecoutez,mon vieux,vous allez finir par faire rire.
      Vous écrivez un français parfait que je n’atteindrai jamais-même dans mes rêves les plus fous,fruit d’excellentes études que vous avez dû monnayer pour une confortable position sociale de CSP+, mais votre monomanie vous joue des tours.
      Si j’ai un bon conseil à vous donner,pour que vous vous sentiez mieux ensuite et sortiez de la constipation qui vous jaunit le teint,c’est d’avouer ouvertement que vous êtes macronien au lieu de tourner autour du pot .
      Il n’y a rien d’honteux à l’assumer et à faire son outing,vous savez…
      Tout ça n’est pas de la responsabilité de Benalla,l’ex-nervi de Macron,de son ahurissante collection de passe-droits, de ses protections au plus haut niveau,dignes des moeurs de république bananière,de ses affaires louches ,de sa violence et de sa vulgarité, mais d’une corruption importée de Russie,dont il est la victime !
      Il fallait y penser.

      J'aime

      • Petite,
        Affirmer que RM est un constipé chronique est excessif, voire erroné ! Il serait plus judicieux de le considérer comme un diarrhéique compulsif !

        Quant à être macronien, alors là vous avez tout juste ! Je vais vous avouer que je trouve cela insensé !
        Comment imaginer qu’un commentateur de ce poids, de cette richesse, de cette qualité puisse encore accorder le moindre crédit à ce petit homme ?

        Parfois, quand j’y repense, j’ai un doute !

        J'aime

      • @ Galatine

        Il n’y a rien, en effet, rien de honteux à être macronien. Il est, en revanche, parfaitement honteux de votre part de suggérer le contraire tout en disant l’inverse. Il est parfaitement honteux de votre part de diaboliser Macron, ainsi que le font les Gilets jaunes.

        Pour votre information, je ne suis pas « macronien », ce qui ne veut pas dire grand’chose, d’ailleurs. J’ai voté, au fil des élections, pour le Front national, pour la droite classique, pour un (minuscule) parti libéral… A la dernière élection présidentielle, j’ai voté Fillon au premier tour, et je me suis abstenu au second.

        Ça vous ira ? Je peux avoir mon certificat de bonnes vie et moeurs communiste, maintenant ? Ou jauniste, ou rouge-brun, ou souverainiste, suivant votre « monomanie » à vous ? J’ai le droit de passer le rond-point, c’est bon ?

        Votre répugnante façon d’accuser de « monomanie » ceux qui n’ont pas les mêmes opinions que vous, sans même vous croire obligé de défendre vos convictions ni même de les préciser, vient en droite ligne des pratiques communistes.

        Comme par hasard, l’accusation de monomanie, ici comme toujours, se déclenche immanquablement lorsqu’on critique la Russie (variante : « obsession »). Exactement comme il y a cinquante ans, soixante-dix ans, un siècle.

        Vous n’avez même pas la dignité la plus élémentaire d’expliquer pourquoi vous aimez le régime russe.

        Et vous, quels sont vos papiers d’identité politiques, au juste ? Quand faites-vous votre « coming-out » ? Qu’avez-vous à cacher ?

        Je vous signale que ma « monomanie » anti-russe, elle est partagée par l’auteur de ce blog. Que faites-vous donc sur un blog « monomaniaque » ? Pourquoi ne pas aller, plutôt, sur des blogs nobles et purs, qui lèchent consciencieusement les pompes à Poutine ? Ce n’est pas ce qui manque, à droite comme à gauche. Vous vous y sentirez beaucoup mieux.

        Je note cette autre dégueulasserie de votre part :

        « Vous écrivez un français parfait que je n’atteindrai jamais-même dans mes rêves les plus fous, fruit d’excellentes études que vous avez dû monnayer pour une confortable position sociale de CSP+. »

        En fait, inutile de vous demander votre coming-out à vous, c’est déjà fait : vous êtes un socialiste pur sucre. L’envie sociale et la haine de classe vous rongent le foie. La haine de celui dont vous croyez qu’il a fait « d’excellentes études », qu’il a une position sociale plus élevée que la vôtre, voilà ce qui vous meût.

        Bien sûr, lorsqu’on écrit bien, c’est « qu’on a fait d’excellentes études » (vous n’en savez rien). Les études, c’est un truc que l’Etat vous donne à votre naissance, et il en donne plus à certains qu’à d’autres. Savoir écrire ne saurait en aucune manière provenir d’un effort personnel.

        D’ailleurs vous, si vous n’êtes même pas fichu de mettre un blanc après la virgule pour faciliter la lecture de votre prose, c’est parce qu’on vous a refusé « d’excellentes études ». Ce n’est, en aucun cas, parce que vous êtes une feignasse socialiste qui ne se donne même pas la peine de présenter ses textes proprement.

        Et bien entendu, mes « excellentes études » (supposées), je les aurais « monnayées », dans votre imagination malade. On m’aurait donné un truc, que je ne méritais pas, et j’aurais eu le culot de le vendre. Je suis un vil spéculateur. J’ai acheté, avec du bien mal acquis, « une confortable position sociale de CSP+ » (que savez-vous de ma position sociale ?).

        Vous auriez voulu faire la démonstration de toute la bassesse contenue dans le mouvement des Gilets jaunes, que vous n’auriez pas fait autrement. Sa bassesse, et sa vraie nature : ce sont des Gilets rouges, tout simplement.

        J'aime

  5. Ouf, au moins une personne de qualité le défend !!! Alain Minc n’a pourtant rien d’un « out of the box ». Entre requins ce sont les sequins qui comptent. Quand au ministre des grenades on ne s’attend à rien d’explosif pour son camp, les perquisitions de ses sbires ont tout pour étonner, à part la « justice » bien aveugle. On les a vu diantrement plus efficace avec Fillon ?

    J'aime

  6. En 10 ans,on dirait que Benalla a un peu changé et qu’il s’est quelque peu épaissi,sans doute l’abus des loukoums…
    Le vrai sujet,ce n’est pas une détestation suspecte et un dénigrement systématique de ma part,dès qu’il s’agit des turpitudes de Macron,mais qu’il fasse le ménage et se débarrasse de tous les louches individus « out of the box », des ex-maquerelles et des racailles promues lieutenant-colonel de réserve à 26 ans qui pullulent dans son entourage et lui donnent un fâcheux fumet de loi du milieu…

    J'aime

  7. @ Zonzon
    Oui, cher Zonzon, sauf que je ne suis pas une « petite »,mais un dur avec du poil aux pattes, nom de nom!
    Bon, avant de retirer ma révérence à ce blog de qualité pour essayer de déposer,ailleurs, des arguments plus « recevables »,je retourne sur le précédent fil pour répondre à la taulière 😉

    J'aime

    • Excusez-moi pour la petite ( à cause de votre pseudo en ine, charmant au demeurant).

      Ce blog est non seulement de qualité mais il est rare ! Ne partez pas ! Ne partez jamais de votre propre initiative ! De nulle part ! Arrangez-vous pour qu’on vous mette à la porte !
      C’est un spécialiste qui vous le dit !

      J'aime

  8. Oui, « Macron ne satisfait pas tous leurs projets donc on fait pression et l’on montre qui est le patron, » certainement ceux qui ont assassiné Fillon d’ailleurs ;

    Oui, « Il est bon que Macron cherche à s’entourer d’individus out of ze boxe. » Je l’avais d’ailleurs écrit dans un précédent article de ce blog concernant Benalla. Sauf que ce genre de « dispositifs », ont toujours été utilisés, sont utilisés et seront encore utilisés. C’est assez normal et même raisonnable pour qu’un patron (pas seulement le président de la République), soit en capacité de mesurer le pouls du peuple ou des troupes et sa façon de réagir pour faire simple.

    Seulement voilà, Macron (plus que Fabius qui a aussi foiré dans le style), est certainement quelqu’un de brillant, d’intelligent, travailleur (contrairement à certains de ses prédécesseurs), et des capacités certaines d’analyse de dossier, c’est ce qui aura subjugué un certain nombre de compères. Sauf qu’à part un tour de table avec des gens bien polis et de même composition et qui raisonnent et pensent sur la même iso-sphère, il n’a aucune expérience.
    Il lui manque tragiquement pour son entourage direct, pour nous aussi et pour notre malheur à tous, une expérience fondamentale : Il n’a jamais dirigé, « senti » de façon rapprochée et concrète une équipe de travail, composée de tout ce que comprend une humanité, les râleurs, les j’en foutre, les angoissés, les malins, les intrigants, les dépressifs, les meneurs, etc…et reçu quelques engueulades ou quelques échecs en direct de subalternes. En somme tout ce qu’il y a dans la vraie vie professionnelle.

    Et c’est cela qui est tragique et qui empêchera désespérément qu’il soit un jour à la hauteur de la charge. A force d’être propulsé trop vite, il aura été définitivement manqué comme solution pour nous gouverner nous autres !
    Il faut au plus vite tourner la page ; chaque jour qui passe va nous enfoncer un peu plus…

    J'aime

  9. @ Marchenoir.
    Bob, vous êtes vraiment extraordinaire: vous insultez ou prenez les commentateurs à partie et vous vous étonnez ensuite qu’ils vous répondent sur le même ton!
    Vous devriez vous imposer une cure de modestie sous forme de silence sur les blogs que vous fréquentez et laisser votre tête chercheuse,qui traque le débraillé vulgaire,au repos: prenez du champs, vous reviendrez avec un oeil neuf et reposé.
    …Et je me fous de vos options politiques, qu’elles soient d’extrême droite,d’extrême gauche ou d’extrême centre,comme je vous en soupçonne…

    J'aime

    • @ Galatine

      Je ne sais pas qui vous êtes ni d’où vous sortez, mais je peux vous dire que des trolls comme vous, j’en ai enjambé des milliers depuis des années. Si vous pensez m’intimider, vous vous faites de douces illusions.

      C’est vous qui débarquez ici pour insulter ouvertement les gens. Vous avez déjà été rappelé à l’ordre : ça ne vous suffit pas ?

      J'aime

      • Ben,je sors du même endroit que vous,je suppose…
        Quant à ma qualité de troll,vous connaissez l’expression bien connue: « c’est l’hôpital qui se moque de la charité »?
        Ne commencez pas à aboyer et à vous faire le caniche de Nathalie MP,s’il vous plaît: je n’ai pas besoin d’ écho et je ne suis pas sourd.
        Comme si j’avais envie d’intimider un minus tel que vous et que j’imagine très bien chauffant sa bile et cultivant son aigreur,en surveillant le Net et les blogs toute la journée devant son clavier!
        « j’en ai enjambé des milliers depuis des années »….j’aime beaucoup,c’est aussi valeureux que: « j’en ai maté des plus durs que toi »!
        Allez,sans rancune er revenez-nous vite…

        J'aime

      • @Galatine
        Pour la qualité et la sérénité des échanges entre lecteurs, merci de mettre un terme à cette ridicule prise de bec. Inutile de me répondre, votre commentaire sera bloqué s’il consiste à prolonger cette dispute stupide.

        @Robert
        Obligez-moi, laissez tomber.

        Aimé par 1 personne

  10. Bon pour les GJs, je constate que RM s’excite encore et toujours pour en connaître le sexe, la race ou la couleur autrement que jaune, c’est à dire rose, rouge ou noire ou même un peu de vert….ou qui sait si il y avait un noyautage de l’Est…
    Je crois qu’il ne faut s’intéresser comme toujours qu’aux fondamentaux : De quoi est-il parti ce mouvement ?
    De la limitation à 80, du prix du carburant et du contrôle technique, accessoirement du prix des cloppes et éventuellement du pinard.
    Donc le gouvernement devrait s’abstenir pour commencer de toucher aux taxes et recettes diverses concernant ces produits et services (pour les 80 euh service pas vraiment), c’est un peu comme de la nitroglycérine ou le prix du blé sous l’ancien régime.
    Le reste c’est de la récupération et on peut toujours s’entrechoquer pendant des commentaires à l’infini sur nos interprétations.

    Pour rester sur l’ancien régime et revenir dans le sujet Benalla, il y a quand même un aiguillon constant en ce qui concerne les rebondissements, c’est Médiapart. Je ne sais pas pourquoi Plenel, le grand prêtre médiatique de la bien-pensance climatique et migratoire, s’est fichu dans la tête de flinguer Macron …
    Et du coup, je ne peux m’empêcher de rapprocher cette saga, de Jacques-René Hébert avec son Père Duchesne et ses slogans destinés à frapper l’imagination du peuple, si facile à manipuler avec des images et des histoires bien croustillantes. Robespierre excédé a fini par l’envoyer à l’échafaud mais la Terreur avait largement sévi…
    Car tout de même Benalla filmé opportunément au jardin des plantes, à la Contre-escarpe, puis l’appartement, le coffre, les passeports, des écoutes divulguées, etc…, avec des commissions parlementaires ou sénatoriales ou notre (pauvre) justice qui court à chaque fois avec un temps de retard…
    Qui est le procureur de Benalla et….Macron ? Si c’est Plenel, c’est quand même angoissant !

    J'aime

    • J’ai fait l’essai hier de rouler à 90 km/h(comme avant;-) et je me demande ce qui a bien pu passer par la tête barbue de Philippe pour trouver tout seul,comme un grand,une mesure aussi inutile,sinon pour le simple plaisir d’emmerder les Français et laisser son nom dans le sottisier de l’Histoire…
      Nous sommes déjà suffisamment désorientés comme ça,en sortant de zones limitées à 70 km/h pour entrer dans des zones à 50 km/h,avant d’être obligés de quasiment pousser nos voitures à la main dans les zones de 30 km/h des centres-villes….sans compter chicanes et « gendarmes couchés »!
      Pour Machenoir,ne vous frappez pas: on peut écrire dans un admirable français et être un imbécile 😉

      J'aime

  11. Benalla a de la chance de ne pas avoir appris à jouer l’oiseau du haut d’un immeuble de dix étages. Il y en a qui se sont même pendu à leur poignée de porte de salle de bain pour moins que ça. D’autres se sont vu un arbre s’écraser sur leur voiture alors qu’elle roulait (les deux personne à l’avant de la voiture n’ont rien eu), un autre ancien fonctionnaire européen reconverti dans le journalisme est pris d’une crise cardiaque, un docteur meurt par erreur médicale, … bon … un corse est retrouvé égorgé mais un informaticien français tombe du onzième étage d’un immeuble à Singapour….un juge français est retrouvé carbonisé devant l’île du diable … donc Benalla est un bienheureux tout plein !
    https://15ansdemafia.wordpress.com/2019/02/23/les-assassinats

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s