Covid = 2 % des hospitalisations en 2020. Étonnant, non ?

Je découvre(*) l’ATIH ou Agence technique de l’information sur l’hospitalisation. Rattachée au ministère de la Santé et à la Sécurité sociale, elle a pour mission de gérer la nomenclature des maladies et des actes médicaux et de livrer ensuite une analyse fine de l’activité hospitalière en France. Pandémie oblige, son rapport 2020 publié récemment comporte un volet spécial sur les hospitalisations liées au Covid-19.

Amis lecteurs, accrochez-vous, car voici « l’effroyable » bilan de l’année hospitalière 2020 (cliquer sur les schémas pour agrandir) :

« Les patients COVID représentent 2 % de l’ensemble des patients hospitalisés au cours de l’année 2020, tous champs hospitaliers confondus (Figure 1). »

« Au cours de l’année 2020, les patients COVID représentent 5 % de l’ensemble des patients pris en charge en service de soins critiques. En outre, 8 % des journées d’hospitalisation au sein de ces unités de soins critiques ont été dédiées à la prise en charge de la Covid-19 (Figure 2). »

 

À ce stade, un petit peu de vocabulaire s’impose. Le secteur hospitalier français comprend quatre champs (qui, tous, ont accueilli des patients Covid) :

· L’hôpital qu’on pourrait dire « classique », le plus important en nombre de patients et de journées, intitulé MCO dans les statistiques de l’ATIH pour « médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ».
· Les hospitalisations à domicile ou HAD, qui peuvent aussi avoir lieu en EHPAD (particulièrement vrai en 2020 avec le Covid).
· Les hospitalisations pour soins de suite et réadaptation ou SSR.
· Les hospitalisations pour soins psychiatriques ou PSY.

Au total, 218 000 patients ont été hospitalisés pour Covid-19 en 2020 pour une durée moyenne de 18 jours, dont 186 000 (85 %) en MCO ou hospitalisation « classique » pour une durée moyenne de 13 jours.

Autre point de vocabulaire important, les « soins critiques », qu’on ne trouve qu’en MCO, comprennent des services de réanimation, des soins continus et des soins intensifs. Même si la plupart des patients hospitalisés en soins critiques ont besoin d’oxygène, l’intubation et la surveillance spécifique qu’elle demande relèvent des compétences propres aux services de réanimation. Autrement dit, cette dernière fait partie des soins critiques qui font eux-mêmes partie de l’hospitalisation MCO.

Ainsi donc, la figure 1 ci-dessus représente la part des patients Covid dans l’ensemble de l’activité hospitalière 2020 (2 %) puis décompose cette activité selon les quatre champs d’hospitalisation tandis que la figure 2 donne la part des patients Covid MCO dans l’activité MCO (2 %) puis descend au niveau des soins critiques (5 %) au sein desquels elle descend ensuite au niveau des réanimations (11 %).

Ceci étant dit, quels résultats incroyables – et passablement inattendus ! Le Covid, avec ses effets, ses traitements, ses vaccins et ses coercitions, occupe presque 100 % de notre actualité ; le Président de la République lui a déclaré la guerre « quoi qu’il en coûte » pour nos finances et nos libertés ; et voilà qu’on apprend par un rapport tout ce qu’il y a de plus sérieux et de plus autorisé qu’il n’a représenté que 2 % des hospitalisations totales de 2020 dont 5 % des prises en charge en soins critiques ! 

À entendre nos dirigeants et nombre d’experts en santé apparemment très à l’aise dans le catastrophisme sanitaire, on était plutôt sous l’impression que l’hôpital avait été submergé par les cas de Covid, qu’il risquait de l’être encore plus et qu’il était de notre devoir de citoyen solidaire et responsable d’accepter sans broncher les restrictions d’activité économique, les confinements et les couvre-feux pour sauver notre système de santé donc des vies.

Petit exemple parmi d’autres, le Premier ministre Jean Castex n’avait-il pas décidé l’an dernier que les remontées mécaniques des stations de ski resteraient fermées car « il ne serait pas prudent de laisser se rassembler des flux très importants de population avec des activités susceptibles de solliciter par ailleurs les services hospitaliers » ?

Il est vrai que les 2 % d’hospitalisations Covid ne se sont pas étalés régulièrement sur l’année 2020 mais se sont concentrés autour des deux périodes critiques des deux confinements (avril 2020 et novembre 2020), ce qui pourrait expliquer certains embouteillages aux urgences ainsi que la volonté gouvernementale de procéder à un étalement des hospitalisations via les confinements.

Mais cet argument s’affaiblit nettement lorsque l’on se souvient que l’engorgement des services d’urgence est pratiquement devenu une caractéristique structurelle de notre système de soins. Pas une année sans que les urgentistes et d’autres soignants ne se mobilisent contre la submersion qui les engloutit régulièrement sous l’effet des épidémies de grippe, de bronchiolite ou de gastro-entérite, quand ce n’est pas un nouvel épisode caniculaire. Dès le départ, il n’y avait aucune raison que l’épidémie de Covid, indépendamment de ses caractéristiques sanitaires particulières, n’entraîne pas les mêmes effets. 

De plus, et c’est peut-être le résultat le plus étonnant du rapport de l’ATIH, on observe que dans le même temps, l’activité hospitalière MCO de 2020 a significativement baissé par rapport à 2019 : de l’ordre de 10 à 12 % suivant que l’on parle en nombre de patients, en nombre de journées ou en nombre de séjours.

Si l’on retranche l’activité liée au Covid, le nombre de journées d’hospitalisation a reculé de 13,3 %, mais si l’on réintègre les 2,5 millions de journées liées au Covid, le recul par rapport à 2019 est quand même de 10 % ! Même schéma pour les nombres de patients et de séjours, comme indiqué dans le tableau suivant :

Mieux, si l’on se livre à une analyse mensuelle du nombre de séjours comme le fait l’ATIH dans le schéma ci-dessous, on constate que le recul est particulièrement marqué lors des fameux pics Covid d’avril et novembre 2020 :

Autrement dit, il semblerait bien que par un mélange détonnant de panique et de principe de précaution exacerbé face à l’inédit de la situation pandémique, les autorités sanitaires aient engagé des réorganisations et des reports de soins dans des proportions sans commune mesure avec la réalité plus banale de la pandémie. Mais non sans impact sur de futurs engorgements des soins, puisqu’il faudra bien reprogrammer un jour (si ce n’est déjà fait), ni sur une possible détérioration de l’état de santé de la population qui n’a pas reçu les chirurgies ou les traitements nécessaires au bon moment.

Il serait prétentieux de dire aujourd’hui ce qu’il eût fallu faire en mars 2020. En revanche, alors qu’Emmanuel Macron s’engage nettement dans la voie liberticide de l’universalisation du pass sanitaire après avoir dit ou fait dire par ses ministres un peu tout et son contraire sur le sujet, peut-être ces données de l’ATIH pourront-elles apporter un peu de raison et de sérénité dans les débats sur le Covid-19 et les recentrer sur les carences d’organisation de notre système hospitalier.

Avec le recul, on sait très bien quelles sont les catégories de population qui courent le plus de risque face à cette maladie. Le bilan de l’INSEE sur la mortalité en France en 2020 en avait déjà dressé un profil très précis que le rapport ATIH vient de confirmer et préciser : les risques d’hospitalisation et de décès se concentrent nettement sur les personnes âgées de 65 ans et plus avec une petite prédilection pour les hommes et un focus sur celles qui présentent une ou plusieurs des 18 comorbidités associées au Covid.

En 2020, 72 % des patients hospitalisés pour Covid présentaient de telles comorbidités, les facteurs de risque cardio-vasculaires (hypertension artérielle, cholestérol, diabète, obésité) comptant à eux seuls pour 52 % des hospitalisés :

 

Compte-tenu de tous ces éléments qu’il importe de porter à la connaissance de tous afin que chacun prenne ses responsabilités, est-il bien nécessaire de s’enferrer plus longtemps dans les sombres arcanes des régimes d’exception ? 


(*) Edit du 13 novembre 2021 : j’ai découvert l’ATIH parce que le Dr Martin Blachier a parlé de son rapport sur les hospitalisations 2020 dans une émission de LCP.


Illustration de couverture : Hospitalisation. Photo AFP.

37 réflexions sur “Covid = 2 % des hospitalisations en 2020. Étonnant, non ?

  1. Quel coup de tonnerre ! Quoi, on nous aurait pris pour des billes ? Comme le dit la propagande gouvernementale : on peut tout contester sauf les faits. Sauf ceux qui ne sont pas dans la ligne officielle, ceux là il faut les ignorer, les minorer, et les disqualifier, ou plutôt ceux qui les propagent, en recourant à l’insulte, l’intimidation et l’invective.

    Ce que ces chiffres montrent c’est la surréaction, la disproportion, et l’insincérité de ce gouvernement qui ne cesse de présenter les faits de manière trompeuse, ce que la cour des comptes a encore rappelé en qualifiant le projet de budget d’insincère. Et encore avons nous de la chance de disposer pour le COVID de chiffres ex post. On n’aura pas ce luxe en ce qui concerne les politiques de lutte contre le réchauffement climatique.

  2. Merci pour cet article !
    « ces éléments qu’il importe de porter à la connaissance de tous afin que chacun prenne ses responsabilités » +1000, même si la plupart trouvera toujours des justifications à ces mesures pour réduire la dissonance cognitive, quelques bribes de vérité se font jour actuellement. Doux espoir que cette folie liberticide se fissure un peu et soit freinée…
    Belle journée

  3. Pour Macron, ivre de pouvoir, et sa clique, il s’agit juste de transférer l’argent public dans les poches des laboratoires. Deux doses, puis la troisième juste après, puis quatre, cinq, pas de limite, on nous a bien expliqué que cette maladie a vocation à rester présente, comme la grippe. Bien sûr, il n’y a aucune étude sur le long terme, surtout pour des doses multiples. Le passe sanitaire ne sert pas à autre chose.

  4. Et toujours cette méthode de commercial pas très honnête, voire véreux, on met le seuil d’acceptation à un niveau très bas, puis quand les « clients » ont franchi le pas, on ajoute régulièrement des options qui n’avaient pas été évoquées au départ, dont on avait dit et répété que jamais elles ne s’appliqueraient, et ce qui n’était qu’une mesure temporaire et ciblée, se révèle permanente, son périmètre ne cesse de s’élargir. Ca aussi ça commence à agacer.

  5. Pour rétablir un peu la balance, et dire ce que ne montrent pas ces chiffres qui sont incontestables, la charge en soins c’est à dire la pénibilité de la prise en charge de ces patients n’apparaît pas. Le port de tenue à usage unique, de gants, de masque ffp2 à changer à chaque patients, les sas entre secteurs covid et non covid, les consignes « ébolesques » mises en place ont épuisé les soignants.
    En ce sens la lourdeur du patient covid standard hospitalisé dans un service de médecine n’est pas comparable à celle d’un non covid.
    Ceci dit rien n’explique les mesures liberticides.

  6. Le fait est que nous sommes gouvernés par une élite auto proclamée qui décide de tout pour nous par ce qu’il n’y a plus d’ argent dans la caisse mais miser ou reliser tocqueville sur la démocratie qui a tendance a tout niveler par le bas

  7. J’ ajoute ( a vérifier) que l’ Italie aurait modifié sa méthode de comptage des cas de décès du au Covid-19 et le résultat est intéressant. Il serait bien d’ entendre M Hirsch sur l’ état de notre système hospitalier.

  8. Une fois de plus, vous vous laissez aller à la mauvaise foi et à la démagogie sur ce sujet. Vous sortez UN chiffre sur la pandémie (tout pitit pitit), et ce serait la preuve qu’on nous aurait trompés.

    Puis vous l’emballez avec une tétrachiée d’autres chiffres qui sont censés faire sérieux — mais dont on voit mal ce qu’il ont à voir avec la choucroute. En revanche, l’effet d’enfumage est parfait.

    Au passage, je serais curieux de connaître le cheminement de ce fameux 2 % dans l’espace informationnel et propagandiste. Je serais curieux de savoir qui l’a monté en épingle. Parce que des chiffres comme ça, il s’en produit des millions tous les mois. Pourquoi celui-là a-t-il percé, et comment ?

    Rappelons donc la malhonnêteté de cette présentation. Depuis le début de la pandémie, les négationnistes du Covid, catégorie large dans laquelle j’inclus tous ceux qui minimisent la gravité de l’épidémie, s’emploient à nous sortir des tout pitits pitits chiffres, qui seraient censés prouver qu’y a pas de pandémie et que le gouvernement complote à nous opprimer.

    On se souvient, par exemple, des taux apparemment minuscules de mortalité, censés prouver que « ce n’est pas la peste » et que ce n’est « qu’une mauvaise grippe ».

    Bah oui, le pourcentage de mortalité par rapport à la population est APPAREMMENT très faible. Par exemple, en France, il est de 0,177 %. Au Brésil, l’un des pays les plus touchés dans le monde, il est de 0,289 %.

    https://coronavirus.jhu.edu/data/mortality

    Et donc des trétrachiées de ravis de la crèche se disent : rôôô, mais zéro virgule kékchose pour cent, c’est très peu, alors ? Donc c’est pas grave ?

    Ben non. C’est très grave. On n’évalue pas la gravité d’une maladie à son taux de mortalité. On l’évalue au nombre de morts. Un mort, c’est déjà trop.

    On l’évalue au nombre de malades. Un malade, c’est déjà trop. Dans quelle barbarie avons-nous sombré, pour que des gens affirment, dans un but de propagande politique, que tant qu’il n’y a pas de morts, il n’y a pas de problème ?

    Qu’est-il arrivé à l’impératif médical et humaniste d’épargner toute souffrance ? Avez-vous interrogé des survivants du Covid ? Des invalides du Covid ? C’est une maladie abominable, même quand on n’en meurt pas.

    En 1947, à New York, il y a eu UN mort de la variole. La plupart des habitants étaient vaccinés contre la maladie. En dépit de cela, l’état d’urgence sanitaire a été déclenché, et 6 millions de personnes ont été vaccinées à nouveau en un mois.

    https://www.nytimes.com/2020/12/18/nyregion/nyc-smallpox-vaccine.html

    Pourtant, Emmanuel Macron n’était pas maire de New York. Les Etats-Unis étaient, en comparaison de la France d’aujourd’hui, un paradis hyper-turbo-libéral. Les gens ont été sommés de se faire vacciner, ils faisaient la queue dans la rue à cet effet, et personne ne s’est plaint de « dictature sanitaire ».

    Cette campagne de vaccination est considérée, encore aujourd’hui, comme un modèle. Elle a été organisée par le responsable de la municipalité pour les questions de santé, qui était un médecin et un savant. On explique son succès par le fait que c’était un médecin qui était aux commandes, et qu’il n’a eu à affronter aucune obstruction politique ou idéologique.

    Comme d’habitude, il n’y a aucune comparaison internationale avec ce « 2 % d’occupation » de chépaquoi. La France est seule au monde, et tout est la faute de Macron. Je signale qu’il s’agit d’une pandémie. Ca veut dire épidémie mondiale. Si l’on veut évaluer notre politique, peut-être faudrait-il nous comparer à ce que font les autres ?

    Ces 2 % d’occupation de chépaquoi sont aussi extraordinairement vicieux, en ce qu’ils se basent sur un présupposé communiste, très en vogue dans l’espace informationnel : combien de fois ai-je entendu que le but des mesures de prévention, c’était d’empêcher la saturation des hôpitaux ? Et que donc, si les hôpitaux ne sont pas saturés, c’est que tout va bien ?

    C’est un mensonge et une infamie. Le but des mesures de prévention, c’est d’empêcher les gens de tomber malades. Ce n’est pas le citoyen qui est au service de l’hôpital, c’est l’inverse.

    Combien de fois n’a-t-on pas vu d’amateurs, dans cette pandémie, tirer n’importe quel chiffre de n’importe quelle poubelle, prétendant ainsi « prouver » que le Covid n’est pas si grave que ça, et qu’on nous complote de partout ?

    Rappelez-vous ces innombrables billets de blog tripotant les chiffres d’espérance de vie, dans le but de montrer que le Covid ne l’avait pas diminuée, et donc qu’il n’existait pas.

    Eh bien ! Les vraies études sur l’incidence de la pandémie sur l’espérance de vie commencent à tomber maintenant, issues de professionnels et non de bricoleurs propagandistes : sans surprise, elles montrent que le Covid a fait baisser la durée de vie à travers le monde.

    D’autre part, tous ces enfumages à base de « tout petits chiffres » omettent le fait que si les chiffres sont petits, c’est justement parce que les gouvernements (tous les gouvernements, pas seulement le nôtre), ont pris des mesures contraignantes.

    Il est donc profondément malhonnête de dire que puisque les chiffres sont petits, alors il faut lever les mesures. C’est inverser les causes et les conséquences.

    Le fameux passe sanitaire est en vigueur, sous des formes diverses, dans la plupart des pays du monde.

    Dans bien des pays, il est plus contraignant que chez nous. Aux Etats-Unis, la vaccination est obligatoire pour tous les employés des entreprises de plus de 100 salariés. Chez nous, on a seulement besoin d’un test négatif pour aller au restaurant ou prendre un train, et les gens trouvent moyen de hurler !

    En Grèce, un homme qui refusait de porter le masque a été condamné à 40 jours de prison, dont 20 fermes. Un évêque a ordonné à ses prêtres de se faire vacciner, sous peine d’être mis à pied sans salaire. Le parquet a ouvert une enquête contre un prêtre accusé d’avoir transmis le virus à ses ouailles pendant qu’il donnait la communion.

    A Singapour, les non-vaccinés vont devoir désormais payer eux-mêmes leurs frais d’hospitalisation s’ils attrapent le Covid.

    Je n’ose imaginer les hululements en France si de telles mesures étaient prises !

    Il est possible que tous les chefs d’Etat du monde et tous les médecins du monde soient des abrutis, et qu’ils n’aient pas compris un truc que vous, vous avez compris.

    Mais avouez que la probabilité est assez faible.

  9. Je dois également mentionner que je retrouve une fois de plus, sous votre plume, cet argument proprement infâme : le Covid frappe avant tout les vieux et ceux qui sont en mauvaise santé, DONC c’est pas grave, y’a pas besoin de prendre tant de précautions, qu’ils crèvent.

    Un jour, les historiens tenteront d’expliquer comment une partie significative des populations occidentales, se réclamant de l’humanisme, des droits de l’homme et de la liberté, ont préconisé une politique littéralement nazie d’eugénisme visant à éliminer les plus faibles et les plus mal en point, au profit du confort et des revenus monétaires des êtres plus jeunes et vigoureux.

    Qu’un tel argument se propulse sous la bannière du libéralisme en dit long sur le niveau de décadence morale que nous avons atteint.

    • Robert, je pense que vous faites un faux procès à Nathalie, ce n’est pas du tout ce qu’elle voulait dire. Le fait de reconnaitre que certaines populations soient plus à risque ne signifie pas qu’on doit les abandonner mais qu’au contraire ce sont ces populations qui doivent être ciblées et non pas l’intégralité de la nation, enfants compris, à qui on fait prendre un vaccin qui leur fait courir des risques sans leur apporter aucun bénéfice.

      Du reste, s’agissant des personnes âgées, notamment celles qui vivent en EHPAD, je pense qu’on ne les a pas du tout protégées, bien au contraire, souvenons-nous qu’on a autorisé le Rivotril dans le même temps où on interdisait la prise en charge médicale, la seule alternative proposée alors étant le Doliprane.

      • Et pour l’espérance de vie et son évolution positive, elle a commencé mondialement à régresser à partir des années 2010 et il ne semble pas que le COVID va changer grand chose à moyen terme. Les raisons sont plus à chercher du côté de l’obésité et de la nutrition. De plus l’OMS se tourne plutôt vers la notion d’espérance de vie « en bonne santé », critère beaucoup plus exigeant que la binarité antérieure.

        Il y aura beaucoup d’autres enseignements à tirer de l’épisode COVID !

    • « je serais curieux de connaître le cheminement de ce fameux 2 % dans l’espace informationnel et propagandiste. »

      Ce 2 % a percé parce que Martin Blachier a parlé du rapport de l’ATIH dans une émission de LCP. Tout le contraire d’un complotisme.

      « cet argument proprement infâme : le Covid frappe avant tout les vieux et ceux qui sont en mauvaise santé, DONC c’est pas grave. » etc.

      Il faudra m’expliquer où vous avez lu ça. C’est exactement le contraire de ma pensée. Tout le monde doit être protégé du Covid et le fait d’être vieux ou malade n’enlève rien à cet impératif.

      Merci de cesser vos procès d’intention.

      • Votre papier est excellentissime ! Il a le mérite de développer cette information sidérante (2% des hospitalisations) que les médias subventionnés n’ont pas du tout analysé de manière factuelle, ce que vous faites à merveille. Quant à votre réponse au stalinien de service, à l’esprit malade et qui pense faux, je vous trouve bien patiente…

      • Et les arguments très anecdotiques pour le coup qui valent vraiment pas grand chose à côté des petits 2%.

        Moi je suis allé en Grèce au mois de septembre et je suis loin d’avoir mis mon masque partout (seulement dans un musée je me suis fait rappeler à l’ordre) et même chez les flics pour déclarer un vol du porte-monnaie de mon épouse : pas de masque !
        Et même qu’ils mon relâché et que je suis rentré en France comme prévu.

        Et la vaccination américaine pour la variole et en particulier celle de New-York est surtout un coup politique, eh oui encore un ! Du coup les américains ont souvent été moqués pour leurs excès d’hygiène.
        A l’époque on a su beaucoup mieux gérer cela en France par isolement et vaccination sélectifs. Puis l’obligation vaccinale fut suspendue outre-Atlantique en 1972; en 1979 en France car les complications après la vaccination deviennent plus importantes que le risque de décéder de la variole.
        Donc arrêtons de rabâcher l’exemple de 1947 qui n’en est surtout pas un !
        https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/enseignement/seminaires_desc/2014/2014-DESC-Vannes1955.pdf

      • Ce qui est étonnant, ce n’est pas les 2%, ce qui est étonnant de voir comment les gens se sont fait berner et continuent à se faire berner avec le vaccin. Depuis le début, je dis bien depuis le début, ils manipulent les chiffres, ils savent comment soigner le covid mais interdiction de prescrire. Gouvernement, Ordre des médecins, les ARS et n’oublions pas ineffables toubibs de plateaux qui mentent depuis bientôt 18 mois.
        2022 va être une année rigolote, je le sens.

    • Robert votre (trop) long commentaire est une belle succession de sophismes et d’hommes de paille.

      « Un mort, c’est déjà trop. » et « Un malade, c’est déjà trop. » sont particulièrement grotesques. Si la société doit être mise sous cloche pour éviter tout danger, il faut alors interdire le tabac, l’alcool, l’automobile, les couteaux de cuisine et j’en passe.

      • Laissez donc, c’est son petit côté Staline qui ressort :
        « La mort d’un homme est une tragédie. La mort d’un million d’hommes est une statistique » comme disait l’homme d’acier.

        Vous ne voulez pas mourir ? Alors cessez donc de vivre.

      • Surtout quand on connait le nombre de morts annuel de la grippe, de la rhinite, de la gastro…
        « Chaque mort est de trop » est ridicule. Surtout qu’on parle de maladie, pas de meurtre.
        Les morts de myocardites, d’AVC, d’embolies pulmonaires, eux, sont morts de l’intervention médicale de l’homme, mais leurs morts à eux ne compteraient pas ?

  10. Peut-être qu’un décompte en jours d’hospitalisation serait plus pertinent, et, effectivement, la moyenne annuelle ne donne sûrement qu’une vision partielle. On ne peut que regretter que des indicateurs en temps réel n’aient pas été disponibles/communiqués. Ce rapport arrive bien tard.

  11. J’ai découvert cela dans ma revue de presse matinale et j’ai failli dégringolé du fauteuil. Certes il est difficile de se faire une opinion mais progressivement le voile se déchire. Nos élites ont défait la France sans faire l’UE comme le souligne le livre d’Aquilino Morelle – L’Opium des peuples et malheur aux faiblards.

  12. J’espère que vous me pardonnerez de remettre une pièce dans le bastringue de la discorde, mais au moment où les États-Unis ont commencé à vacciner les enfants de 5 à 12 ans, et que des voix s’élèvent pour qu’il en soit de même en France, voici qu’apparaît le problème de la thérapie génique qui semble appelé à un bel avenir :

    https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/11/12/pourquoi-big-pharma-ne-veut-surtout-pas-reconnaitre-que-larn-messager-est-une-therapie-genique/

  13. Il y a un point qui me tracasse, les vaccins entraînent des décès dans les populations jeunes, qui nous dit-on, sont des jeunes ayant des comorbidités pour la plupart. On considère que le bilan est négatif pour ces populations jeunes et très jeunes
    Je n’ai pas encore trouvé d’étude avec un groupe témoin (si impératif pour certains), qui fasse le même bilan sur les plus âgés.
    J’ai tout de même du mal à comprendre qu’un « vaccin » puisse tuer des jeunes fragiles, mais que son bilan devienne positif pour des vieux à priori encore plus fragiles. Par quel miracles les vieux fragiles seraient-ils moins fragiles que les jeunes ?
    En plus, ce qui aggrave le bilan, c’est que la réponse immunitaire des plus âgés est moins bonne que celles des jeunes.
    On a une population plus fragile (multiples comorbidités) qui répond moins bien au vaccin (âge), mais le bilan serait meilleur que pour les jeunes.
    Ce n’est pas logique.

    • @Daniel : effectivement, le risque est le même pour toutes les catégories d’âge, bien qu’il y ait des différences notables selon le genre et l’âge (exemple: retrait de l’Astra Zeneca pour les femmes de moins de 50 ans). Pourquoi alors le vaccin reste-t-il néanmoins un choix rationnel pour les plus âgés ? Tous simplement parce que le risque de faire une forme grave du virus est plus élevé que celui de faire une forme grave du vaccin.

      Comme il est notoire que les jeunes sans comorbidités ne courent aucun risque de faire une forme grave du virus, les autorités ont artificiellement élevé le risque de cette population en créant un risque social, celui du déclassement, de l’exclusion et de la relégation sociale. Face à ce risque, il est rationnel de vacciner les plus jeunes, même si d’un strict point de vue médical ça n’a strictement aucun sens. Pour les remercier d’une si riche idée, nous, électeurs, avons la possibilité de révoquer le clan Macron / Véran / Castex aux prochaines élections.

      • Vous vous rendez compte de la situation absurde que vous défendez ?
        On accepte un risque vaccinal élevé que l’on veut imposer à tous, comparé à un risque de maladie pour laquelle on peut se protéger par d’autres mesures non létales (hygiène, traitements, ..). Vous comparez un risque, le « vaccin », auquel on veut exposer la totalité de la population âgée, à un risque partiel ,une bonne partie de la population n’est pas en contact avec le virus ou à des niveaux faibles qui entraînent une immunité naturelle.
        Je cite :
        « il est rationnel de vacciner les plus jeunes, même si d’un strict point de vue médical ça n’a strictement aucun sens ».
        S’il y a un problème social (qui reste à prouver), il ne se règle pas à coups de seringue mais par l’information, l’éducation et la réflexion personnelle. On ne règle pas avec des seringues (sauf dans les hôpitaux psychiatriques de l’URSS) les conséquences des mesures liberticides et infondées des confinements et autres mesures débiles.

        Quand à espérer un quelconque changement de politique aux prochaines élections, c’est un rêve, aucun candidat éligible ne veux se revenir sur les mesures liberticides, la meilleure preuve étant l’attitude du Sénat qui ratifie toutes les mesures.

        Ce n’est plus simplement ce pays qui est foutu (pour citer un auteur célèbre) mais tout le monde occidental qui se suicide.

      • @Daniel : je ne défends pas ce système absurde, je me contente de l’exposer. S’agissant de la vaccination des plus âgés, c’est bien la seule mesure qui me semble défendable, mais vous avez raison de rappeler que ce n’est pas la seule et qu’elle ne devrait pas être systématique. Le choix du vaccin devrait se faire en concertation avec le médecin traitant, c’est d’ailleurs ce qui se disait au début.

  14. Bonjour,

    Merci pour cet article intéressant 🙂

    Je pense qu’il faut faire attention à ne pas reprendre que les 2% et 5% cités par tout le monde, ces deux chiffres, bien que factuels ne recouvrent qu’une partie de la réalité et ne permettent pas de se rendre compte de l’ampleur de la crise sanitaire (et de ses conséquences sur les hôpitaux, déjà bien structurellement attaqués par les gouvernements successifs, mais c’est un autre débat 🙂 ).

    En premier, il faut tenir compte du fait qu’un patient COVID reste plus longtemps à l’hôpital (que ce soit en soin critique, réanimation ou MCO) et le 2% cité n’intègre pas cette cette dimension car il ne fait que le rapport entre le nombre de patient COVID et le nombre total de patient. Si on prend comme base le nombre de jours d’hospitalisation, on arrive aux chiffres également présents dans la figure 2:
    MCO => 4% ;
    Soins critiques => 8% ;
    Réanimation => 19% (1/5 d’un service uniquement dédié à une pathologie, ça commence à piquer !).

    Ensuite, il faut également se dire que ces chiffres sont sur une base annuelle alors que les patients COVID ont été concentrés sur deux périodes (cf. figure 3 du rapport dédié au COVID), avec une première période allant de mi-mars à fin mai et une deuxième allant de début octobre à quasiment la fin d’année. Bien que vous notiez la baisse du nombre de séjour à l’hôpital, sur une vision mensuelle, vous faites également la remarque que cette diminution est sûrement due aux mesures prises à savoir :
    => confinement ayant entraîné une baisse drastique des accidents de tous types ;
    => déprogrammation / report d’opération (avec très certainement de lourds impacts pour certains patients).

    Bref, mon avis est que ces chiffres de 2% et 5% sont trop cités et tronqués pour leur faire dire : le COVID ne représente rien au niveau des hospitalisation, donc on peut arrêter toutes les mesures sanitaires.

    Autant votre appel à la réflexion et à la prise de recul est sain, autant il ne faut pas oublier certains aspects du problème 🙂

    Pour la vaccination, vous avez entièrement raison qu’il faudrait, à l’heure actuelle, se concentrer sur les patients ayant un profil à risque (+65ans, diabétique, cardiaque, etc.) sans pour autant ne pas pousser les autres personnes (dont je fais parti) à se faire vacciner pour limiter la prolifération du virus.

    • Que ce soit avec 2% ou 5% ou un autre chiffre, peu importe, mais la volonté de ne pas utiliser les moyens du privé au cours du 1er confinement a conduit à la saturation (relative) du public.
      Aujourd’hui on a poussé vers la sortie une partie du personnel médical et de nouveau on va crier à la saturation.
      Ne pas employer tous les moyens disponibles, puis les réduire sciemment c’est un sabotage organisé de la santé avec la complicité active des quelques médecins. Et cet hiver on va encore pleurer sur la saturation des hôpitaux.

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