Du « bullshit » en politique : chez Wauquiez mais pas que

Le patron des Républicains s’est fait remarquer ce week-end ! Des propos « cash » sur Macron, Merkel, Sarkozy et Darmanin que Laurent Wauquiez a tenus lors d’un cours donné à l’école de commerce EM Lyon jeudi dernier se sont retrouvés sur la place publique à son insu (vidéo ci-dessous). Or il avait expressément demandé la plus grande confidentialité à ses étudiants, faute de quoi il serait obligé de leur servir le « bullshit » habituel qu’il peut sortir sur un plateau médiatique ! Bullshit, c’est-à-dire gros baratin, foutaises, conneries. Hou là là, « big buzz » garanti !

Quoi ? Comment ? Un politicien qui ose confesser qu’il dit habituellement tout et n’importe quoi aux électeurs et aux téléspectateurs et qui colporte des ragots dans ce qui est censé être un enseignement sérieux à des étudiants ! Mais c’est indigne ! La politique, activité noble et désintéressée s’il en est, vaut mieux que cela !

La machine à indignation n’a pas tardé à se mettre bruyamment en route, ou plutôt en marche, comme en témoigne ce tweet du porte-parole du gouvernement – comme si les hommes politiques ne passaient pas leur temps à se tacler les uns les autres à coup de petites phrases assassines dans le but de marquer de misérables points dans l’opinion publique :

Mais au-delà de ces petits cris aussi outragés que convenus, automatiques et hypocrites, il n’en demeure pas moins que cet épisode « Wauquiez à l’EM Lyon » n’est pas sans faire monter à l’esprit quelques remarques sur Wauquiez lui-même et sur le « bullshit » en politique en général.

Je considère tout d’abord que l’origine « non autorisée » de l’enregistrement n’a plus lieu d’entrer en ligne de compte dans la mesure où Laurent Wauquiez a dû se résoudre à présenter ses excuses à Sarkozy. Cela revenait à authentifier et officialiser ses déclarations qui deviennent donc matière légitime à discussion.

Je m’étonne ensuite qu’un homme politique en vue et en exercice comme lui intervienne dans un établissement d’enseignement supérieur pour y donner un cours à huis clos dont on demande aux auditeurs de ne rien divulguer. Généralement, les personnalités politiques de son rang sont invitées dans les grandes écoles pour donner des conférences ouvertes au public, très suivies et largement diffusées dans les médias.

Lorsqu’on donne, non pas une conférence où s’expriment naturellement des opinions, mais un cours annoncé par le directeur des études comme apolitique sur des sujets de société tels que « les classes moyennes introuvables », « le modèle républicain au défi du communautarisme » ou « la question de la technocratie et du rôle des experts », on comprend mal pourquoi il faudrait en taire le contenu si les exemples énoncés en appui de la théorie sont pertinents. A l’époque des MOOCs, cette façon de procéder me semble en complète contradiction avec l’idée que je me fais de la transmission du savoir et de la formation.

J’en viens maintenant au contenu. Ce qu’a dit Laurent Wauquiez est-il si « cash » ? Est-ce si étonnant venant de lui ? Les éléments rapportés par Quotidien représentent peu de chose par rapport aux six heures de cours du jeudi, mais je trouve qu’ils constituent un excellent résumé de sa position de nouveau leader de la droite. Wauquiez faisait peut-être mine de parler en confidence, mais en réalité, il parlait à son électorat de la façon dont il lui a toujours parlé :

· En faisant de Nicolas Sarkozy un  manipulateur parano qui mettait ses ministres sur écoute en Conseil des ministres, il tue en quelque sorte le « parrain » du parti dont il peut ainsi prendre la place sans plus avoir à souffrir de concurrence ou de comparaison. Une façon de dire : le chef, maintenant, c’est moi.

Notons cependant que lors de la primaire de droite, Laurent Wauquiez soutenait Nicolas Sarkozy (après l’avoir beaucoup critiqué) et qu’il ne s’est rallié à Fillon qu’après la victoire de ce dernier. Notons également que Sarkozy « a pris note » (c’est froid) des excuses de Wauquiez et que son entourage dément « formellement cette grotesque histoire d’écoutes ».

· En taclant Angela Merkel, dont il brocarde l’absence de charisme, il donne corps à sa position anti-européenne, alors qu’il avait soutenu le « oui » lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen. Mais de toute façon, même en usant d’un peu plus d’élégance dans l’expression, qui dirait qu’Angela Merkel a du charisme ?

· En ironisant sur les problèmes judiciaires du ministre du budget Gérald Darmanin et en lui promettant un avenir façon Cahuzac, il fustige les transfuges de son parti vers LREM et ressert les rangs autour de lui. Mais qui prend Darmanin pour autre chose qu’un opportuniste ? Lui aussi soutenait Sarkozy lors de la primaire de droite, et à l’époque, il se fendait de déclarations tout aussi « cash » sur Macron.

· Enfin, en accusant Emmanuel Macron d’avoir organisé une cellule de démolition du candidat François Fillon, il insiste sur l’illégitimité du Président en titre. Cette accusation n’a rien d’original au sens où elle a déjà été émise par Fillon lui-même qui parlait d’un cabinet noir à son encontre. Sans aller jusque là, qui met en doute qu’une fois que Fillon s’est retrouvé dans l’ambulance, tous les snipers qui y avaient intérêt se sont déchaînés contre lui ?

Ainsi, les propos « cash » de Wauquiez ont surtout l’air d’une belle pelote de lieux communs « people » teintés de pas mal de « bullshit ».

Sa façon de demander aux étudiants, avec le langage bien racoleur du « mec hyper cool » qui parle aux jeunes, de ne surtout rien diffuser, car ce serait la condition indispensable pour qu’il puisse leur parler en toute sincérité du dessous des cartes de la politique, n’est pas autre chose qu’une vulgaire petite manipulation destinée à leur faire croire qu’ils vont entrer dans son intimité, qu’une connivence particulière va s’établir entre lui, le leader d’un grand parti, et eux, les étudiants choisis spécialement pour ce cours, et qu’il va leur délivrer en confidence des informations inédites d’un genre et d’un intérêt supérieurs.

En réalité, s’il y a « bullshit » sur les plateaux médiatiques ainsi que Laurent Wauquiez nous le confirme aimablement, il y a eu super « bullshit » à l’EM Lyon.

C’est du reste une caractéristique de la parole politique qui n’est pas propre à Laurent Wauquiez, loin de là. Le corollaire étant que de temps en temps, pour mieux ferrer tel ou tel public, pour créer une inflexion remarquable dans le flot indistinct et ininterrompu de la logorrhée politicienne, l’homme politique se doit d’annoncer que « là », pour une fois, et parce que les circonstances (très graves) et l’intérêt du pays (qu’il place au-dessus de tout) l’exigent, il va laisser tomber le « bullshit » habituel. Avec « Promis, j’arrête la langue de bois »Copé en avait fait tout un livre. Wauquiez en a fait un cours complet.

Car pour ce qui est de placer le grand n’importe quoi au centre du discours politique, pour ce qui est de prendre les électeurs pour des imbéciles, les spécialistes ne manquent pas. Pour commencer, citons Georges Frêche, ancien Président PS haut en couleur de la région Languedoc-Roussillon et maire de Montpellier maintenant décédé. Il admettait bien volontiers qu’il faisait « toujours campagne auprès des cons ». Et sur des sujets dont on comprend sans effort qu’ils relevaient du « bullshit deluxe ».

Dans une sympathique veine similaire, Michel Sapin déclarait avec force satisfaction et sans la moindre honte : « Et il n’y a pas d’astuces ! » en présentant les comptes publics 2016. Sous-entendu : d’habitude, oui, mais « là », non.

Du côté de la France insoumise, qui maîtrise très bien le sujet également, le député François Ruffin, qui s’est fait connaître du grand public en lançant le mouvement Nuit debout, estimait pour sa part qu’il fallait décrédibiliser les ordonnances Travail à partir de « trucs à la con » (frais de maquillage, statut de la première dame etc.) plutôt que d’entrer dans le dur d’une réflexion construite sur le marché du travail parce que « c’est trop technique » pour les sympathisants de Mélenchon.

Autre exemple spectaculaire, Emmanuel Macron a calibré toute sa campagne électorale sur l’analyse des mots utilisés par les Français dans leurs réponses aux questionnaires qui leur furent soumis par ses « Marcheurs », afin de définir au mieux le discours qui serait « le plus intelligible possible pour le plus de monde possible. » On fait difficilement plus démagogique. Depuis son élection, l’abus de bullshitisme ne faiblit pas : il n’est pas une semaine sans qu’un ministre n’annonce rien de moins qu’une « révolution copernicienne » dès qu’il présente la moindre petite mesurette.

Si Laurent Wauquiez ne s’est pas grandi avec sa ridicule opération « je vous le dis rien qu’à vous en confidence » qui jette un malaise jusque dans ses propres rangs, les indignations automatiques qui ont suivi, loin de caractériser une classe politique respectable et responsable, n’ont fait que renforcer l’impression de « bullshit » généralisé qui entoure en permanence la parole politique à l’égard du public.

On pourrait allonger la liste des exemples à l’infini, tant il est vrai que le politicien quel qu’il soit n’est préoccupé que d’une seule chose : engranger des voix, gagner les élections et conserver le pouvoir le plus longtemps possible.


Illustration de couverture : Le « Bullshit » en politique, une constante dont on promet en « on » de se défaire ou dont on reconnaît « en off » l’indispensable utilité pour se faire élire et réélire.

24 réflexions sur “Du « bullshit » en politique : chez Wauquiez mais pas que

  1. Suite à un de vos articles très critique sur L. Wauquiez, j’en avais rajouté dans la condamnation. Après son élection triomphale à la tête de LR face à F Portelli à qui je trouve beaucoup de qualités, j’ai pensé m’être trompée par ignorance.
    Ce dévoilement, comme le montre très bien votre article, est dans un sens rassurant (nous, les français de base, ne nous trompons pas sur les élus) mais dramatique aussi en ce qu’il pointe notre impuissance à nous faire représenter par des gens à peu près convenables.
    Et puis le style choisi par L Wauquiez ! J’en reste pantoise : dans les mauvais films, quand il s’agit de faire parler un « bouseux » ou un plouc, les paroliers leur font élider les « e » (j’te dis qu’ça va l’fair ..), et c’est le style qu’adopte Wauquiez pour établir une connivence avec ses interlocuteurs !

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    • Pensez donc ! Wauquiez est l’étoile montante de la droite, celle qu’il entend restructurer, à laquelle nombreux sont à adhérer.

      Il fallait lui trouver une bonne grosse casserole que les séides de la propagande institutionnalisée se sont proposé d’exposer.

      Il y eut des précédents encore récents.

      Puis ça va diluer les relents du procès Cahuzac.

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  2. Bullshit = autre nom du politiquement correct, dont le but est totalitaire. Intimider l’opposant. Mieux, l’amener à pratiquer l’autocensure. C’est ce que la droite a fait pendant des décennies : ramper devant les maîtres censeurs.
    Marine Le Pen prospérait sur l’immigration dont tous les autres partis se défaussaient. Sujet, euh, comment dire, épineux ? Chance pour la France ? Clandestins, puis sans papiers, puis migrants, et maintenant réfugiés. Quiconque soulève le moindre problème est aussitôt ostracisé. Cf. Tribalat, Gourévitch, Contribuables Associés…
    Après sa pitoyable prestation, Le Pen laisse un boulevard à la droite. Opportunité pour Wauquiez de se positionner et de ratisser un peu plus large que l’inoffensif centre-droit. La médiacratie pousse de hauts cris ? De la pub pour Wauquiez.

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    • Il est amusant que vous notiez le vocabulaire relâché d eLaurent Wauquiez,alors qu’ ils s’y sont tous mis de leur plein gré depuis longtemps déjà…Macron…Juppé.. Edith Cresson et ses « rien à cirer »;tous entrelardent leurs interventions en public de petites phrases dignes d’un corps de garde,probablement sur la foi des avis éclairés de leurs conseillers en com’,qui leur chuchotent que le peuple s’exprime ainsi et qu’il est bon de s’adresser aux abrutis dans leur parlure.
      D’où cette inflation de petites et grosses vulgarités proférées en public,destinées à faire le buzz et montrer qu’on fait peuple,qu’on parle comme lui…
      La démagogie,soft chez Macron,hard chez Trump,est vieille comme la politique.
      La seule leçon que nous enseigne la vraie-fausse prestation de Laurent Wauquiez,c’est qu’il s’est choisi un créneau politique-« J’abandonne moi aussi la langue de bois »,qui l’emmènera vers les sommets,c’est du moins ce qu’il espère.
      Les déclarations scandalisées en retour,les accusations mécaniques de « faire le jeu de »,ne sont que du mauvais théâtre qui n’arrive même plus à éveiller l’intérêt des spectateurs…

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  3. Bien d’accord. Soit j’ai loupé un truc, soit Wauquiez n’a rien dit qui casse trois pattes à un canard. Quels sont ces fameux propos, si scandaleux ? Je lis qu’il se mettrait à imiter Donald Trump. Ah oui ? Il a donc accusé une journaliste de gauche (pléonasme) d’avoir ses règles ? Il a parlé du « petit Sarkozy » ? Il a accusé la DGSE de faire un travail de merde et de rouler pour le PS ? Il a expliqué que Vladimir Poutine l’a trouvé très bien dans son dernier discours, et que donc ça prouve qu’il a raison ? Il a fait des commentaires en public sur les dimensions de son organe viril ?

    Il a dit, sauf erreur, des trucs que tout le monde dit et qui ont l’air d’être vrais. Donc ? Il y a un problème ?

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    • Oui, j’ai eu la même impression, il n’y a vraiment rien de fracassant dans les propos de Wauquiez, rien qui ne justifie les cris d’orfraie d’une classe politique dont la pureté aurait été outragée.
      Wauquiez a fait de la com’. C’est sont boulot, après tout. En poussant de hauts cris, je ne sais pas si ses adversaires ne lui rendent pas service, en fait : ils vont réussir à lui offrir le costume du champion de l’anti-système, un comble pour ce pur produit de l’énarchocratie.

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  4. C’est désespérant, il devrait se souvenir du vers de Vigny dans la mort du loup:

    Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse.

    De nos jours, pour être vu, il faut parler le plus possible, et comme il est difficile de raconter que des choses intelligentes qui font avancer le schmilblick, il y a énormément de déchets qui rendent la parole politique inaudible.

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  5. Ecoutant tous les débats TV et radio du matin au soir, il y a eu une extraordi-naire unanimité pour flinguer Wauquiez. On a fait assaut d’indignation,de mo-querie.Conclusion générale : il serait absolument Indigne et incapable de remplacer M. Macron.Votre analyse, précise,objective,lucide tranche sur cette unanimité. J’y souscris entièrement. Je ne sais comment la répandre pour dessiller les yeux et réveiller les esprits.

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    • J’y ai songé aussi. Quel étudiant d’Ecole supérieur de commerce n’a pas en permanence un smartphone à portée de la main ? A court terme, cela semble contre-productif. Mais à long ou moyen terme ?

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    • « il veut que ca fuite », oui, mais pas de cette façon ! il s’attendait à ce que les « auditeurs privilégiés » rapportent ses « bons mots » et autres « petites phrases », comme ça se faisait « avant », en douceur, distillé par-ci par là … pas de se faire enregistrer puis balancer sur Facebook ! Là ça lui a totalement échappé et ça lui pète à la figure : tout le crédit sympathie gagné lors de son passage à la télé fond sur ce coup-là.
      Alors pour un coup de comm’ volontaire et calculé, c’est brillantissime !

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      • Rien ne lui pète à la figure, Phelge, enfin je crois. Pas sûr que ses prestations habituelles, de type double major, de l’agrégation d’histoire et de l’ENA, n’indisposent pas davantage l’électeur moyen qu’un peu de relâchement de son surmoi.

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  6. Sur un cours de 6 heures, on ne s’étendra donc que sur les quelques minutes de questions-réponses provocatrices. Wauquiez n’a lâché aucun scoop et rien que des bruits récurrents. Le fait qu’il les confirme de façon appuyée d’un air « ben oui, c’est vrai tout ce qu’on entend ! », est parfaitement calculé un, pour faire copain-copain avec les étudiants et deux, pour faire pousser des cris d’orfraie par la presse mainstream qui ainsi se ridiculise.
    Mais pour autant, qu’a-t-il dit durant le reste des 6 heures ?
    Nous sommes rentrés dans l’ère du tweet, au bout de 140 caractères, l’auditeur, électeur, contribuable décroche de toute façon.

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    • hmm, Wauquiez victime… j’ai du mal à le croire. Arroseur arrosé plutôt.
      Je pense que même sans les diplômes qu’il a, quiconque serait le chef d’un grand parti politique comprendrait que quand on donne un cours et qu’on prétend à un certain niveau, on ne se met pas à balancer tous azimuths sur ses collègues, même si ce qu’on dit est en fait d’un intérêt limité. (d’autant qu’apparemment la série des confidences vaches ne se limite pas à la vidéo ci-dessus).
      J’ai surtout l’impression qu’il se lance tout feu tout flamme dans de grosses opérations de com’ pour faire le malin et impressionner ses auditoires (ici des étudiants sélectionnés spécialement, c’était facile) mais qu’il a ensuite du mal à contrôler la machine.
      J’ai souvenir qu’il y a quelques années, il avait répondu sur un plateau télé que oui, il regardait des sites pornos comme tout le monde. Je n’ai pas fait les recherches, mais dans mon souvenir, cette belle déclaration fracassante et racoleuse lui était retombée sur le bec, et il avait vivement fait machine arrière en prétendant avoir fait de l’humour incompris (comme ici avec l’affaire des écoutes Sarkozy).
      Bref, la lettre des étudiants (et je crois qu’il y en a déjà eu une ce WE) c’est l’opération rétropédalage en bonne et due forme.
      Sans compter qu’aussi bien l’école que les étudiants doivent aussi songer à redorer leur blason après ce calamiteux exemple de cours façon « My week with Marilyn » dispensé dans cette école.

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      • A mon avis ce n’est pas « il se lance tout feu tout flamme dans de grosses opérations de com’ pour faire le malin » mais tout simplement, il ne peut s’empêcher de faire le malin, et il aime tellement ça, se lâcher, qu’il ne contrôle rien, et balance, pour le plaisir de balancer …
        Le pouvoir, et sa proximité sont enivrants … Il faut avoir la tête bien solidement accrochée sur les épaules, et à nouveau, Wauquiez nous montre qu’il a encore des progrès à faire !

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  7. Exhumer Copé et son bouquin de 2006, j’ai eu la même idée. Je rapproche ça aussi au changement de ton de Xavier Bertrand. Ce qui est étonnant, c’est que les politiques attendent toujours la traduction dans les urnes du ras le bol ambiant plutôt qu’anticiper. On me dira que c’est valable dans tout tant ils sont incapables de mener à bien des politiques évitant la montée de la grogne… Wauquiez essaie juste de s’arracher à son image de technocrate parisien diplômé de l’ENA, sorte de trumpisation à la limite de l’acceptabilité.Je serais surpris que ce soit payant mais j’en comprends la démarche…

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  8. Au delà de toute cette histoire, est ce intelligent de la part d’étudiants de dévoiler des propos qui devaient rester entre les élèves et la personne chargée de la présentation et ne pas sortir du cadre du cours donné?

    Si ils ont fait cela pour Wauquiez, c’est qu’ils peuvent le faire sur d’autres données sensibles d’entreprises qui viendraient partager leur savoir et données. En tant que chef d’entreprise, vous permettriez vous d’aller donner une formation ou d’embaucher des gens issus de cette promotion si vous avez des choses à protéger? Moi non…

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    • ça peut aussi être présenté comme un « titre de gloire » : « moi, Monsieur, moi, j’ai fait trébucher Wauquiez … » Ou bien « c’est nous qui avons réussi à déstabiliser un leader politique » … LREM a besoin de se structurer, et de cadres, voilà une opportunité !

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  9. Moi je pense que c’est très bien calculé.
    – Ce qu’il a dit est vrai
    – Beaucoup de français le pensent; voir les sondages sur ce qu’ils pensent de la classe politique;
    – Donc il fait de la surenchère de « dégagisme » sur les pas de Macron;
    – Macron est installé dans sa présidence et après de beaux discours, il doit passer à l’action et va prendre que des coups; il n’a pas sur réduire députés et sénateurs de moitié à temps; ni baisse des dépenses et impôts, taxes, CSG etc…
    – Le timing est optimal; une majorité de français vont retenir, Wauquiez = nettoyage.
    Même si ce n’est que de la politique politicienne, il est gagnant.
    Bravo !
    Et je ne roule pas spécialement pour Wauquiez, voir mes commentaires sur votre article le concernant.

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    • Après de beaux discours, il doit passer à l’action
      Ses discours commencent à prendre une tournure castriste,, question longueur.
      Ce qui déteint sur ses boulets, la pittoresque Schiappa sur tous le plateaux, même verbiage que Ségolène, Ferrand qui la ramène et fait la leçon de morale à Wauquiez.
      Comme dit Brice Hortefeux : Après le grandiose, il petit-chose..
      L’action ? Piller les comptes des retraités pour financer l’AME. Plusieurs milliards par an. Et autres gabegies.
      Où voit-on, la moindre baisse des dépenses publiques ? Nulle part. Macron, un socialiste.

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  10. Pingback: Laurent Wauquiez nous sort le théorème de Georges Frêche : « Les électeurs sont des cons » ! | Contre-Regards

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