Le Pape se prendrait-il pour un simple politicien ?

A la fin de l’article précédent, qui consistait en une présentation vidéo de ce blog à partir de l’angle offert par Vauban, je notais que je n’avais pas parlé du catholicisme qui figure pourtant explicitement dans le sous-titre, mais que ce serait pour une prochaine fois. A l’époque – nous étions le 11 août – je n’imaginais pas que ce thème viendrait aussi vite sur le devant de la scène, et sur un sujet aussi complexe et polarisant que celui des migrants. 

Or le 15, jour où les catholiques fêtent l’Assomption de la Vierge Marie, le pape François signait un texte sur l’accueil des migrants (à lire, ce n’est pas long), véritable pavé dans la mare dont la teneur incontestablement très politique en faveur d’une immigration la plus large possible ne manqua pas de susciter de vives réactions allant de l’admiration la plus totale dans les rangs de la gauche à la consternation la plus profonde du côté de la droite, aussi bien en France qu’en Italie où le débat fait rage.

Il se trouve que ce texte tombe justement au moment où le Sénat italien doit se prononcer sur une réforme du code de la nationalité incluant notamment un assouplissement du droit du sol. Le contexte de la crise migratoire aux frontières de l’Union européenne qui touche particulièrement l’Italie via les arrivées par la Méditerranée, ainsi que les attentats islamistes à répétition qui ensanglantent l’Europe sont venus compliquer un débat qui s’était enclenché au départ sur le fait que la population italienne est en baisse. Le pape, rejoignant en cela les positions de la gauche et de l’extrême-gauche, a clairement pris position en faveur de ce projet.

Que ce pape François est irritant dans ses choix politiques ! Il semble avoir à coeur de se placer systématiquement aux côtés de tous les anti-capitalistes et extrémistes de gauche qu’on retrouve ensuite unis dans un fervent soutien au Vénézuela moribond de MM. Chavez et Maduro ! On se rappelle qu’en juin 2015, il prenait fait et cause contre la mondialisation et pour la lutte contre le changement climatique dans l’Encyclique Laudato Si’ qui avait tout du manifeste anti-libéral engagé à quelques mois de la COP21 et des désormais fameux Accords de Paris. Déjà à l’époque, il recevait les acclamations émues de tous ceux qui, surtout à gauche, étaient à la pointe de la croisade pour « sauver le climat » et « sauver la planète » à coup de planisme imposé et de fiscalité délirante.

Aujourd’hui, alors que la pression migratoire reste intense, aussi bien en provenance des zones ravagées par Daesh que de régions qui se caractérisent par leur état de pauvreté chronique et leur situation politique instable voire dictatoriale, et alors que les attentats islamistes à la voiture bélier ou au couteau sont entrés dans l’ordinaire de nos actualités européennes, il nous exhorte, par exemple, à appliquer largement le droit du sol et le regroupement familial, à délivrer visas et droit d’asile de façon plus étendue et à accorder sans restriction les bénéfices de notre Etat providence – déjà intenable, surtout en France – aux nouveaux arrivants. Au total, ce sont 21 mesures que le pape propose en faveur des migrants.

Cette publication papale (en vue de la journée des migrants qui aura lieu début janvier 2018) tombait d’autant plus mal qu’au même moment, on déplorait 14 morts dans les attentats de Barcelone et Cambrils (Espagne). Dans ce contexte, il n’est guère étonnant que la phrase suivante ait été assez mal reçue :

« Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (Cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. »

En réalité, le texte du pape a été publié 2 jours avant ces attentats, mais comme il n’est apparu dans la presse que le 21 août, le télescopage de l’information a pris une tournure particulièrement ravageuse. La France comme ses voisins est la cible d’attentats meurtriers qui montrent la nécessité d’assurer la sécurité de toutes les personnes, pas seulement celle des réfugiés qui bénéficieraient, en raison de leur dénuement particulier, de tous les droits possibles au mépris de la sécurité générale de tous. Le principe libéral qui consiste à protéger les personnes et les biens doit valoir partout, toujours et pour tous.

Je m’interroge sur le sens que le Pape a voulu mettre dans cette formule clairement malheureuse, car il poursuit en indiquant les conséquences qui découlent selon lui de cette préférence : former le personnel aux frontières, assurer la sécurité des migrants et leur accès aux services élémentaires et préférer des solutions alternatives à la détention pour les sans-papiers.

S’il s’agit de traiter les migrants comme des êtres humains et de leur permettre de retrouver au plus vite leur autonomie, par le travail notamment, je pense que tout le monde sera d’accord, catholiques ou pas. Mais s’il s’agit de prôner une politique migratoire sans aucune restriction en s’appuyant toujours plus sur des décisions et des dépenses étatiques imposées, on ne pourra que déplorer cette nouvelle incursion fougueuse du pape dans le champ politique.

Il se réfère à plusieurs reprises à son prédécesseur, mais dans l’extrait cité plus haut, on pourra constater que si Benoît XVI parle effectivement de la « centralité de la personne humaine », c’est dans un tout autre contexte (celui des politiques de développement) qui n’implique nullement de hiérarchiser les personnes en terme de droit à la sécurité.

Nous les hommes, nous les chrétiens, nous les catholiques, sommes parfaitement capables de comprendre qu’un réfugié ou un migrant n’est pas un terroriste. Nous, les chrétiens, sommes particulièrement sensibles à cette notion de « centralité de la personne humaine » car elle traduit exactement le message du Christ. L’autre est un frère et son regard est un appel constant à notre humanité.

La planète est secouée de spasmes guerriers et terroristes, des régions entières sont ravagées par la guerre ou la pauvreté, des populations doivent fuir leur pays pour chercher ailleurs la paix, la protection et la prospérité. Non seulement tout le monde comprend cela mais l’Union européenne, Allemagne en tête, a largement ouvert ses portes et de nombreuses initiatives privées ont cherché à faciliter au mieux l’intégration des migrants dans la société européenne, notamment via l’obtention d’un emploi. Voir par exemple le projet « HackYourFuture : Pourquoi nous apprenons aux réfugiés à coder » qui a vu le jours aux Pays-Bas.

Aussi, le texte passablement véhément et culpabilisant du pape a largement de quoi susciter l’inquiétude et l’incompréhension. A côté de quelques propositions de bon sens qui me paraissent excellentes – par exemple : créer des visas temporaires car certaines situations d’exil ne durent que le temps des conflits, ou encourager les initiatives d’accueil privées qui favorisent mieux l’intégration et ne se mettent en place que par adhésion libre de ceux qui accueillent – sa teneur globale me semble se fourvoyer pour trois raisons principales :

  1. Un plaidoyer de cette nature pour une immigration sans limite constitue un véritable appel d’air, une véritable incitation au départ, exactement comme toutes les promesses de régularisation sans condition des sans-papiers. Non seulement c’est irresponsable – en novembre dernier, le pape lui-même reconnaissait qu’il y avait un risque à recevoir plus de personnes qu’on ne pouvait intégrer – mais je me demande même si c’est respectueux de la « centralité de la personne humaine. » La migration serait-elle l’unique lot laissé aux ressortissants des pays pauvres ?
    .
  2. D’où un second point problématique : le pape semble prendre le phénomène migratoire des pays de faible développement vers les pays développés à la fois comme acquis et comme éternel. Il raisonne comme si jamais aucun développement ne pouvait avoir lieu dans toute une partie du monde qui serait ainsi vouée à se déverser éternellement dans l’autre partie.
    Dans son empressement à voir la « centralité de la personne humaine » s’incarner dans l’accueil des migrants, il oublie tout le volet développement local que Benoît XVI évoquait dans l’encyclique Caritas in Veritate mentionnée plus haut.
    Il semble même ne pas voir que les choses bougent de façon importante en Afrique et que s’il fallait plaider pour quelque chose, ce serait de voir les pays africains se placer résolument dans le chemin libéral qui mène à la prospérité plutôt que de végéter dans des environnements socialistes faits de subventions, clientélisme, connivence et aide internationale qui pavent tous les échecs économiques de ce continent (et de quelques autre pays, développés compris).
    .
  3. Se pose enfin la question de la mission papale. Depuis Pierre, un pape a deux missions : annoncer l’Evangile et veiller à l’unité de l’Eglise. Le premier point consiste bel et bien à nous rappeler « la centralité de la personne humaine. » C’est du reste un concept hautement libéral. Mis dans la balance avec la « sécurité nationale », il peut rappeler aussi que l’individu est plus important que n’importe quelle raison d’Etat. Ce n’est pourtant pas ainsi que je le comprends dans le texte du pape qui semble plus opposer des personnes bénéficiant ou ne bénéficiant pas d’une certaine sécurité personnelle dans le contexte des attentats.
    Mais quoi qu’il en soit, lorsque le pape est dans sa mission évangélique, il est censé s’adresser à chacun d’entre nous directement. Il est censé nous transmettre le message du Christ et nous inviter à « changer nos coeurs de pierre en coeur de chair », à changer notre regard sur les autres, et à nous laisser émouvoir par l’altérité radicale qui existe dans toute autre personne que nous, même très proche. C’est à la lumière de cet enseignement de bienveillance et de tolérance, et en notre âme et conscience, que nous serons en mesure, à titre personnel, de discerner ce qu’il convient de faire et de prendre les décisions politiques qui nous concernent. Le pape n’a pas à nous les dicter.

En vertu de tout ceci, je trouve qu’avec son texte sur l’accueil des migrants, comme déjà avec son encyclique Laudato Si’, le pape s’est montré « imprudent » et qu’il a outrepassé sa mission en nous imposant un débat politique étroit et partisan. De plus, il s’y montre injuste avec les Européens qui dans l’ensemble ont manifesté depuis 2015 beaucoup de faculté d’accueil, de tolérance et d’initiatives aussi bien étatiques que privées vis-à-vis des migrants et des réfugiés. 

Oui, la « centralité de la personne humaine » doit être rappelée sans relâche en cette période de tension entre communautés et d’appels insistants au repli sur soi, mais ceci ne doit pas nous empêcher de nous livrer à une analyse beaucoup plus approfondie et plus vaste que celle du pape en terme de développement économique. 

Je n’en considère néanmoins pas pour autant que le pape est en train de mettre la chrétienté en danger, ainsi que l’expriment beaucoup de critiques virulents. La chrétienté n’est pas un territoire, elle n’a pas de frontière, elle est dans notre coeur. Aussi longtemps qu’il y aura quelqu’un sur cette terre pour porter la parole du Christ, la chrétienté ne sera pas en danger. 


Illustration de couverture : Le Pape François au Vatican, août 2017. Photo KTO TV.

69 réflexions sur “Le Pape se prendrait-il pour un simple politicien ?

  1. « Que ce pape François est irritant dans ses choix politiques ! » que voilà une aimable litote !
    Rendons nous à l’évidence, le François est un coco en soutane ! mais que pouvait-on espérer d’autre d’un natif d’Amérique du Sud ? il a biberonné la « théologie de la libération » à doses non homéopathiques, et ne manque aucune occasion de pointer des doigts accusateurs, tel un Mélenchon ayant reçu l’ordination.
    Je prie pour que l’esprit de Jean Paul ii vienne l’éclairer, et l’aider à se recentrer sur sa mission apostolique avant tout, et je brûle une bougie à l’autel de Ste Rita* pour qu’il ouvre les yeux sur l’utopie marxiste et les désastres humains qu’elle entraine à chaque tentative.
    J’ai un bémol à ajouter sur « le message du Christ, l’autre est un frère » : l’autre est un frère, s’il le veut, et se considère comme tel, ce qui dans certains endroits de la Terre, est loin d’être acquis …

    *Ste Rita : patronne des cas désespérés m’a-t-on dit 😉

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    • Un sud-américain, ce n’est pas une explication suffisante au fait que ce pape développe des idées de gauche simplistes, car il y a en Amérique latine beaucoup de gens plus éclairés comme Carlos Rangel ou Mario Vargas Llosa. Peut-être faut-il chercher l’explication en Argentine, avec l’influence du péronisme, quoiqu’il y a bien sûr aussi beaucoup d’Argentins qui s’y opposent. Sur sa notice Wikipedia, on peut noter qu’il a reçu une formation comme technicien chimiste, ce qui ne prédispose guère à comprendre le monde qui vous entoure, et aussi ceci : « Membre depuis la fin des années 1960 de l’organisation péroniste Organización Única del Trasvasamiento Generacional (OUTG), il confie, fin 1974, le contrôle de l’université del Salvador à d’ex-membres de cette organisation controversée, dissoute à la mort de Juan Perón. »

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      • J’avais évoqué cette question dans mon article sur l’encyclique Laudato Si’ :
        « A titre de sauvegarde mentale personnelle, j’ai commencé par vérifier les contours exacts de l’infaillibilité pontificale. Il s’agit d’un dogme de 1870, plutôt circonstanciel, visant à répondre à la perte d’autorité de l’Eglise dans la société. Il s’exerce de façon très limitée, uniquement sur les questions de doctrine de la foi, c’est-à-dire essentiellement sur les termes du Credo. Les prises de position personnelles, les enseignements de circonstance, même très officiels comme les encycliques, en sont exclus. »

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      • @zelectron.
        Ce dimanche, notre curé est revenu sur ce dogme de l’infaillibilité pontificale avant de bifurquer sur la lettre de François sur les migrants. Le simple fait d’articuler son exposé ainsi prouve qu’il y a un malaise et qu’il est perçu.
        L’infaillibilité s’applique de manière solennelle sur des points de dogme et de doctrine. C’est très rare, ce n’est arrivé que 2 fois depuis 1870. Mais l’infaillibilité s’applique, avec moins de force, de manière plus ordinaire sur des textes comme celui qui nous occupe. Donc, pour des exhortations apostoliques ou des encycliques, on est entre le « oui mais » et le « non mais » pour l’infaillibilité. Le simple fait d’en appeler à cette infaillibilité est une tentative de passage en force qui montre une véritable rupture entre le pape et le peuple des fidèles. C’est assez dangereux pour l’unité de l’Eglise, donc contraire à l’annonce de l’évangile.

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      • Alors disons que certains autres sont plus fraternels, ou enclins à la fraternité, que d’autres, et on en trouve aussi des carrément hostiles ! Si, lors de l’évangélisation des nouveaux territoires, Afrique, Amérique, il y a eu alliance du sabre et du goupillon, c’est bien que le message d’amour n’était pas vraiment bien accueilli …

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    • « Le François est un coco en soutane » :
      J’ai tendance à penser que c’est plus compliqué que cela. Au moment de son élection, une petite polémique (rapidement évacuée) issue de l’extrême-gauche était apparue : on l’accusait d’avoir eu des liens avec la dictature des généraux argentins. Ceci semble montrer qu’il n’a pas de lien avec ces partis et que son élection n’y a pas été bien reçue. Mais sa sensibilité politique le rattache assez nettement à la tendance socialiste puis social-démocrate qui a pris de l’ampleur dans l’église après vatican II (et de toute façon, partout, après la chute du mur).

      « Je prie pour que… » :
      Vous pouvez ! C’est même ce que François demanda le soir de son élection « Priez pour moi ! » Une demande attachante et désarmante qui fait que malgré mes désaccords – et ce qui est bien, c’est que dans la religion catholique, on peut parler librement, y compris du pape – je lui conserve respect et attention.

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      • Il aurait connu une évolution, de socialiste à social-démocrate ? On peut en douter étant donné ses déclarations. Les sociaux-démocrates ne sont ni hostiles au capitalisme, ni à l’économie de marché. Voir les sociaux-démocrates dans les pays scandinaves, pays où malgré la très forte redistribution (mais après le marché), le libéralisme est plus présent qu’en France (il n’y a jamais eu de plan, jamais eu de secteur public productif – pas de nationalisations, des banques, des entreprises dans les secteurs clés, etc., comme chez nous, et enfin une longue tradition de libre-échange total, condition de survie pour des pays très peu peuplés et donc avec des marchés restreints). Cela correspond au courant appelé social-libéral en France, représenté par Valls ou Macron. Mais le pape, non, pas vraiment, un rappel à ce sujet :
        Quand il est allé en Corée il y a quelques années, en Corée du Sud, il a fait un discours à quelques km de la frontière. Dans son discours pas un mot sur les prisonniers et les affamés du royaume du Nord, mais au contraire une homélie sur les dangers de la consommation, de la société de consommation, du capitalisme sans repères, etc., bref toutes les conneries gauchistes. Je crains que le gars ne soit irrécupérable.

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      • Pour le « coco en soutane », Nathalie, je reconnais que j’ai tendance à simplifier, voire caricaturer, mais avouez qu’il me facilite la tâche 😉 le souci est que la nuance que vous soulignez, n’est pas visible par tous, et que déjà, dans ma paroisse, on saupoudre régulièrement les prêches d’extraits de la pensée pontificale , et là, plus de nuance …

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      • « dans ma paroisse, on saupoudre régulièrement les prêches d’extraits de la pensée pontificale, et là, plus de nuance … » :
        Ô combien vrai, et tellement horripilant ! Avant les vacances, mon curé a trouvé moyen de dire dans son prêche : « J’ai beaucoup de respect pour les ingénieurs et les financiers, surtout pour les ingénieurs d’ailleurs, mais … etc.. » Le contexte n’a pas d’importance, c’est ce rejet automatique de la grande famille opaque des « financiers » qui fait bondir. Mais j’ajoute que ce genre de chose n’a pas attendu le pape François pour être passablement répandu dans les paroisses.

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    • Dans la même veine, les déclarations de Mgr Sarah en Vendée ou les déclaration de l’archevêque de Mossoul sont d’une autre teneur que celle du pape. Et ces deux personnalités connaissent l’islam bien mieux que François.

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    • Je ne dirais pas ça.
      Je trouve plutôt qu’il représente une tendance socialiste du catholicisme, à la façon des Cécile Duflot, Martine Aubry, les poissons roses etc…. Une tendance qui a émergé dans la foulée de Vatican II en ne retenant de cette modernisation de la vie de l’Eglise que les aspects les plus politisés et dirigistes et qui s’incarne maintenant souvent aussi dans la décroissance et l’écologie. Une tendance un peu simplette, manifestement mal informée et dénuée de la moindre connaissance économique, qui fait qu’au moment de la mort de Chavez, il s’est trouvé une brave personne de ma paroisse pour écrire en intention de prière (en substance) : nous te prions pour que tous les dirigeants du monde manifestent aux pauvres la même attention que celle qu’Hugo Chavez leur a toujours porté. (je crois que je l’ai déjà raconté ici, mais c’est tellement caricatural et symptomatique !)

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  2. Merci Nathalie pour cet article passionnant et qui nous permet d’avoir des pistes de réflexion face aux déclarations du Pape .
    J’avoue que je ne suis pas très à l’aise face au concept de  » La centralité de la personne humaine « .
    Si jamais cela te donnait l’envie d’un article d’explication…. je serais ravie d’en savoir un peu plus !

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  3. Pingback: Le pape François se prend-t-il pour un homme politique ? | Contrepoints

  4. Je vais me permettre quelques critiques face à cet article … toute réaction à mon commentaire est la bienvenue !

    Tout d’abord, je trouve simplement ici que le Pape use de son influence pour pousser les pays d’Europe vers plus d’humanité envers les migrants qui débarquent sur nos côtes. Oui, il y en a beaucoup, oui, nous ne sommes pas dans une période économiquement facile, mais cela ne doit pas empêcher des pays développés de traiter des gens démunis avec dignité et humanité. Je pense que c’est simplement ça que veut dire le Pape. Et l’argent n’est pas un problème car on sait très bien que les gouvernements le trouvent toujours lorsqu’il s’agit d’adopter certaines mesures. Le problème n’est pas économique mais bien moral, et c’est ce que le Pape essaie de changer à travers son discours.

    D’autre part, part rapport au questionnement : « La migration serait-elle l’unique lot laissé aux ressortissants des pays pauvres ? »
    Eh bien oui, lorsque ton pays est en guerre, que ta maison a été bombardée, que ta ville est controlée par des milices, tu choisis de migrer. Je ne parle pas ici des migrants économiques, mais de ceux qui fuient les guerres (sachant que les conflits actuels sont responsables de la vague d’immigration).

    De plus, je suis choquée par la façon dont le libéralisme économique est présenté comme la seule issue face aux problèmes des pays pauvres ! Sans vouloir prôner un socialisme pur dont je connais les limites, je trouve ça maladroit d’idéaliser une doctrine à ce point là. Pour moi le libéralisme n’est pas la solution car il conduit à une impasse dont nous nous approchons dangereusement aujourd’hui. Il favorise, par exemple, l’agriculture intensive qui a des conséquences environnementales et sociales désastreuses qu’on mesure aujourd’hui.

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    • Pour ce qui est du développement des pays en retard, seul le capitalisme de marché peut les sortir de la misère, et c’est ce qu’il fait, voir le rattrapage en cours, avec tous les pays ayant adopté ce système, l’immense majorité, qui réduisent la misère de masse. Voir en contrepartie l’échec dramatique des tentatives socialistes qui se traduisent en dictatures au plan politique (parfois des massacres) et en pauvreté accrue au plan économique (parfois des famines). Comme le voyaient très bien Marx et Engels, le capitalisme est une étape nécessaire pour réaliser l’accumulation du capital, il représente un régime supérieur par rapport au féodalisme, au despotisme, au corporatisme ou à toute forme d’économie de commande.

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    • Pour ce qui est du pape et des migrants, la question est de savoir jusqu’où pousser la charité, si elle s’accompagne de la destruction de son pays et de sa culture, c’est évidemment à rejeter. Surtout en Europe où nous sommes incapables déjà d’intégrer de façon harmonieuse les communautés immigrées (certains veulent carrément nous tuer, une minorité infime bien sûr, mais ils sont là, et très actifs), c’est de la déraison totale de favoriser encore l’accueil. C’est le développement sur place qu’il faut favoriser. Écoutons plutôt le père Boulad que ce pape irresponsable : https://www.youtube.com/watch?feature=share&v=atPttuTnyMo&app=desktop

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    • 1) « je trouve simplement ici que le Pape use de son influence pour pousser les pays d’Europe vers plus d’humanité envers les migrants » :

      Il va beaucoup plus loin que cela, il en est carrément à écrire un projet de loi selon ses propres conceptions économiques qui se fondent beaucoup trop sur les possibilités de l’Etat providence, système qui, poussé comme il l’est en France, est voué à l’échec, même sans le pb de la pression migratoire actuelle.
      Expliquez-nous donc l’existence concomitante de notre chômage double des voisins, notre croissante à la traîne et notre part des dépenses publiques dans le PIB à 57 % soit 2ème rang mondial. Je suis personnellement pour la libre circulation des personnes (et des biens), mais notre Etat providence gonflé à bloc fausse les flux.
      Je ne remets nullement en cause les meilleures intentions du pape, sa parfaite humanité et sa sincérité religieuse. Je pense cependant que c’est un piètre économiste et qu’il demande des choses qui se contredisent complètement (voir mon article sur Laudato Si’) : prêcher la décroissance et le principe de précaution aux pays développés, soutenir leurs Etats providence, encourager la dépense publique à caractère social, tout en voulant que le monde entier y trouve refuge et travail, c’est simplement impossible.

      Demander à chacun de faire preuve d’humanité dans l’accueil des migrants est parfaitement recevable, et il est certain que des choses pourraient être améliorées. Par exemple, les délais d’attente d’une réponse à une demande de droit d’asile sont souvent trop longs et poussent à une oisiveté néfaste.
      Mais il est dommage de ne pas reconnaître que l’Europe dans l’ensemble a répondu « présente » face aux drames des migrants et des réfugiés, et il est tout aussi curieux de voir que seuls les pays d’accueil sont priés de manifester leur humanité. Et les pays de départ ?
      D’autant que la guerre n’est pas le seul facteur. Les facteurs économiques et politiques jouent énormément, ex : l’Erythrée (A titre perso, je peux dire que la famille irakienne que ma paroisse devait accueillir, selon le voeu du pape, ne vient plus car elle reste finalement en Irak, tandis que j’ai vu de mes yeux pour la première fois des jeunes noirs manifestement érythréens arriver à pied en France depuis l’Italie via le col de l’Echelle).

      2) « Pour moi le libéralisme n’est pas la solution » : Quelle serait la solution ? Encore plus de dépenses publiques ?
      « Il favorise, par exemple, l’agriculture intensive qui a des conséquences environnementales et sociales désastreuses qu’on mesure aujourd’hui. » : Ah oui ? Démonstration SVP.

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      • « un piètre économiste »… 🙂 J’apprécie l’euphémisme. Ce n’est pas un économiste du tout, bien sûr. Mais quelqu’un qui n’a pas beaucoup réfléchi ni beaucoup appris dans ce domaine, et qui récite le mantra de la gauche argentine. Le mot ‘pape’ impressionne, la fonction aussi, d’où les multiples expressions, « Tu te prends pour le pape ? », « Je ne suis pas le pape ! », « Demande au pape ! », etc. Mais finalement ce n’est qu’un homme comme un autre, avec toutes les lacunes possibles, personne ne connaît tout sur tout. C’est pour ça qu’il faut éviter de se prononcer sur les domaines qu’on ignore, pour ne pas dire ânerie sur ânerie, comme le fait ce pape quand il parle d’économie.

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    • Nous avons tous en mémoire aussi bien les images des naufrages en méditerranée que des agressions de Cologne ou des émeutes de Calais.
      nous savons aussi tous que ce problème de migrant ne va aller qu’en s’amplifiant dans les années à venir.
      Nous sommes donc confrontés à un dilemme hideux dont aucune alternative n’est acceptable :
      soit nous refusons les migrants et nous commettons une violence contre eux
      soit nous les acceptons et nous commettons une violence contre nous.
      Dans un cas comme dans l’autre, le niveau de violence qui sera atteint n’est ni maîtrisable, ni prévisible. Une logique du moindre mal ne s’applique même pas.

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      • « nous savons aussi tous que ce problème de migrant ne va aller qu’en s’amplifiant dans les années à venir » :
        A mon avis, uniquement si la seule réponse apportée est celle de l’appel débridé à la migration (comme le fait imprudemment le pape) plutôt que l’encouragement au développement local sur des bases économiques et sociales saines, et uniquement si des pays comme la France continuent à faire miroiter leur Etat-providence (y compris à leurs propres citoyens), ce qui bien évidemment crée des distorsions et accentue les flux.

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      • Je suis d’accord avec toi, l’attitude de nos dirigeants est un véritable pousse-au-crime. Mais indépendamment de cela, les déséquilibres démographiques sont bien là et vont croissants.

        « la démographie, c’est le destin » disait Auguste Comte. Quel destin voulons-nous ?

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  5. Depuis le premier jour de l’élection de ce pape, je m’attendais à ce que nous ayons, « urbi et orbi », une resucée virulente des idées et doctrines du « sentier lumineux ». Et plus ça va, plus il m’apparait avoir eu hélas raison.

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  6. Un simple politicien? déjà que nos politiciens, ça vole vraiment bas…Non, il est seulement le Chef d’un Etat qui se nomme le Vatican. Il n’y a qu’en France que le dogme de la laïcité atteint un tel niveau et la pensée unique bobo-intello, couplée à celle du Grand Orient, impose une nouvelle religion, l’athéisme et son rituel, le consumérisme.

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    • Votre diatribe confuse sur le consumérisme :
      Je subodore que la pauvreté, le chômage, l’exclusion, tout ceci vous fait horreur et vous adjurez les dirigeants politiques d’y mettre un terme au plus vite. En taxant « les riches » j’imagine, car il semblerait que dans votre esprit la consommation soit haïssable selon une échelle de valeur qui vous est propre (car vous avez certainement déjà acheté qq ch dans un magasin).
      Eh bien, bon courage, car ce modèle est la voie assurée vers la pauvreté et la pénurie.
      Au contraire, soyez content que des gens consomment (n’importe quels produits, même des produits de luxe ou de divertissement, pas seulement du pain et du lait) car c’est le chiffre d’affaires de ces consommations qui permet aux entreprises anciennes ou nouvelles d’investir et d’embaucher (et de payer de lourds impôts qui sont redistribués dans un peu tout et n’importe quoi, nous sommes en France).

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  7. Ce qui ne met pas à l’aise c’est que cette immigration a redoublé à la suite de nos interventions malvenues et irresponsables voir présomptueuses en Libye, printemps arabe, Syrie etc…Merci BHL et les autres. Notre démocratie loin d’être un exemple en tous points, n’est pas un package à poser comme cela n’importe où. Cette instabilité que nous avons déclenchée est incontestablement de notre responsabilité.
    Mais cela n’explique pas tout loin s’en faut. Ils ne sont pas poussés seulement par les guerres mais aussi par un tas de fantasmes qui font passer l’Europe pour un paradis et par toutes sortes de trafics mafieux des passeurs.
    OUI, « il oublie tout le volet développement local que Benoît XVI évoquait dans l’encyclique Caritas in Veritate mentionnée plus haut. Il semble même ne pas voir que les choses bougent de façon importante en Afrique … ».
    Une myriade d’associations non subventionnées par les gouvernements, font un boulot extraordinaire en Afrique. Il devrait commencer par écouter ceux qui sont sur ce terrain-là tous les jours. Il aurait une toute autre vision des blocages et des aspirations. Ces dernières sont étonnamment et « affreusement » libérales en général (démonstration que c’est naturellement humain) quand elles n’ont pas été déjà polluées par des idéologies sociales-démocrates.
    C’est autant irresponsable d’avoir l’arrogance d’imposer « la démocratie » que d’inciter au déplacement désordonné des populations. Ce pauvre pape devrait lire attentivement Thomas Sowell, « L’Amérique des ethnies » et bien méditer sur cette référence de l’évolution de l’humanité et la durée qu’elle impose !
    Conséquence plus grave encore, l’État social-démocrate a insinué au plus profond des populations que lui seul pouvait nous protéger des aléas de la vie, et quand il échoue comme c’est manifestement le cas actuellement, c’est forcément de la faute des autres : des riches, des capitalistes et des immigrés.
    Quel manque de lucidité de ne pas voir que tout cela est explosif !

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    • « Mais cela n’explique pas tout loin s’en faut » : oui, cette concession est importante, je crois.
      L’Occident a certainement mal répondu aux déstabilisations du MO, et il y aurait beaucoup de choses à dire sur le sujet depuis l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS.
      Mais Daesh n’a pas eu besoin de nous pour vouloir imposer sa loi de violence, de même qu’Assad, et son père avant lui, étaient déjà des dictateurs imbibés de panarabisme socialiste. Idem pour le mouvement des Frères musulmans et leur désir de retour aux sources de l’islam des origines, idem pour un Erdogan qui s’y entend à instrumentaliser les pays européens au profit de sa dérive autoritaire.

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      • On ne change pas des populations qui n’ont connu que soumission et ignorance depuis des siècles, par un coup de baguette manipulé par la bien-pensance occidentale. Alors c’est un lent processus pour lequel l’éducation joue un rôle primordial et qui sous-entend la persistance éventuelle de régimes autoritaires. Oh horreur allez-vous dire. Mais nous, notre histoire, ça c’est passé comment exactement ?
        Le degré de démocratie est directement proportionnel au niveau d’éducation, c’est absolument incontournable. D’ailleurs les pouvoirs autoritaires lâchent progressivement du lest ou se font renverser, c’est heureusement le processus.
        Daesh la dernière création et les frères musulmans sont des intégrismes qui ont toujours été latents dans la religion musulmane (et leur contraire existe, soufisme etc…), comme d’ailleurs dans toutes les religions sans exception. Leur favorisation « utile » a souvent été possible grâce à des aides et manipulations extérieures, déjà Bonaparte en Egypte puis les britanniques en Egypte aussi, les nazis, puis les US….
        Il est indiscutable que toutes violentes ingérences extérieures, ont fait reculer ces populations vers l’insécurité et la misère et demeurent un facteur important si ce n’est prépondérant de l’immigration actuelle.
        Dans des tas de pays, des peuples de religions et de traditions différentes ont vécu côte à côte en paix et dans le respect réciproque pendant des siècles. A chaque fois, et il n’y a aucun contre exemple, ce sont des ingérences extérieures qui ont produit le chaos.
        Alors cessons de faire semblant et le pape aussi car c’est un peu tard pour lui de réagir, nous recevons l’immigration massive comme un boomerang dans la figure.

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      • « Dans des tas de pays, des peuples de religions et de traditions différentes ont vécu côte à côte en paix et dans le respect réciproque pendant des siècles. »

        Tiens ! Où ça ?

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      • @Tino : « Il est indiscutable que toutes violentes ingérences extérieures, ont fait reculer ces populations vers l’insécurité et la misère et demeurent un facteur important si ce n’est prépondérant de l’immigration actuelle. »
        Absolument pas d’accord. Vous dites vous-mêmes que les frères musulmans etc.. sont « des intégrismes qui ont toujours été latents dans la religion musulmane ». Et que faites-vous des régimes communistes qui ont occupé et détruit une bonne partie de l’Afrique pendant de nombreuses années ?

        Par ailleurs, il suffit de voir comment la Chine est sortie de la pauvreté pour comprendre que c’est la libéralisation qui apporte le développement, et pas l’inverse.

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  8. Pingback: Le pape François se prend-il pour un homme politique ?

  9. Je ne supporte pas ce bobo gauchiste, ses discours à l’eau de rose pendant que la Chrétienté est attaquée et en danger. On aimerait bien savoir ce qu’en pense Sa Sainteté, le Pontife romain émérite, un théologien, lui.

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    • J’imagine que vous connaissez l’éthymologie de pithèque : singe en grec.
      Autant il est parfaitement recevable de critiquer l’Islam et ses tournures violentes et autoritaires, autant j’admets mal ce genre d’insulte gratuite.

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      • L’islam est une régression barbare, un instrument de pouvoir et d’asservissement/endoctrinement, une odieuse idéologie de conquête, un rejet de toutes les autres religions et autres philosophies, une négation de la femme et de son rang, une intolérance meurtrière (…) et à ce titre n’a pas vocation à donner quelque leçon que ce soit.

        – le suffixe pithèque est utilisé aussi pour former des noms d’anthropoïdes et d’ancêtres des humains, qualifier (si l’on peut dire) un courant de (non)pensée de la sorte est une manière douce d’en parler sans avoir à faire état d’une longue litanie des abjections de cette secte.

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  10. Nathalie vous évoquez Daesh et les frères musulmans, je vous réponds sur son contexte et son évolution. Je n’ai aucune espèce d’indulgence avec les nombreuses ingérences communistes bien au contraire, C’est terriblement équivalent sinon pire.
    Et la Chine, rappelez-vous d’où elle revient, la dictature maoïste qui s’est progressivement libéralisée.
    Belle conversion en effet mais peut-on dire que ce soit encore vraiment top ?
    Pour en revenir au sujet, le Pape n’a assurément pas mesuré les conséquences sociales, économiques et sécuritaires d’une immigration de masse hors contrôle, dans son discours. Ci-dessous un intéressant article sur l’évaluation économique de l’immigration et son degré d’acceptation :
    https://brunobertez.com/2017/08/23/le-genre-de-choses-que-lon-ne-vous-dit-pas-sur-les-refugies/

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    • Dans un des 15 pays de l’OPEP ? (Le Venezuela, non, il est catholique, marxiste, l’Equateur pareil, catho), mais Oman et le Soudan ne font pas partie de l’OPEP et ils sont musulmans. Toute l’Afrique regorge de ressources minières. Les Chinois l’ont compris.
      Le Pape pourrait prendre l’initiative de faire larguer des rations de survie avec du contraceptif dedans. Car le problème de la « pauvreté » est celui de la surpopulation exponentielle. Ils ont 6-8 enfants par femme, voire plus, qu’ils n’arrivent pas à nourrir et qu’ils nous envoient. En nous culpabilisant avec l’alibi de la colonisation.

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  11. Pour JB:
    Dans la plupart des villes du Maghreb et du Moyen-Orient et pas seulement les plus grosses villes, il y a un quartier juif, un quartier chrétien (européen) et un quartier musulman depuis des siècles.
    A votre avis pourquoi ?

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  12. On se reportera utilement au débat : « Civilisation avec ou sans ‘s’ du 29 mai 2017′

    Michel Onfray que je n’apprécie guère, dresse néanmoins un certain portrait de notre Pape et de la situation en 1 : 22 :12.

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  13. JB je ne donne tort ni raison aux sionistes ou aux arabes. Je ne m’en tiens qu’aux faits. En l’occurrence les choses ont commencé à aller mal pour les juifs du maghreb et du moyen orient à partir de 48 et fatalement en 67. Vous abondez dans mon sens.
    Ce que je soutiens c’est qu’en général, les situations de cohabitations pacifiques étonnamment séculaires entre religions ou ethnies se dégradent subitement à partir d’un évènement externe aux populations des territoires concernés : géopolitique, ingérences diversement violentes, nationalismes suite aux décolonisations, coups d’états formentés, etc…exceptés épidémies et famines.
    Immigrations ou exodes en masse observés ces temps ci en sont les conséquences directes.

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    • Les faits sont clairs, les juifs ont été chassés des pays arabes depuis les années 1940, sous la pression, l’intimidation, les spoliations, parfois des massacres. Et auparavant ils avaient un statut d’infériorité.

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  14. « Quelques propositions de bon sens qui me paraissent excellentes – par exemple : créer des visas temporaires car certaines situations d’exil ne durent que le temps des conflits. »

    Ca existe déjà : ça s’appelle le visa de tourisme. Massivement détourné comme porte d’entrée « légale » de l’immigration clandestine. Je viens « en vacances »… et puis je reste. A preuve, les présidents français en visite en Algérie, accueillis aux cris de « Des visas ! Des visas ! ».

    A savoir aussi : les visas se vendent. La corruption ordinaire fait des ravages dans nos consulats.

    Aux Etats-Unis, les immigrés « clandestins » (en fait pas du tout clandestins) sont entre 10 et 12… millions (de mémoire). Délivrer un visa temporaire à quelqu’un qui a toutes les raisons du monde de vouloir rester, c’est évidemment une énorme erreur ! Tout le monde sait qu’une infime minorité des immigrés illégaux sont reconduits dans leur pays : alors pourquoi se gêner ?

    En admettant même que tous ces braves gens prennent docilement l’avion du retour une fois leur visa expiré (avec quel argent ?), qu’en ferions-nous pendant les six mois, mettons, où nous les accueillerions temporairement ? Il faudrait les nourrir, leur offrir des vélos (c’est fou ce qu’il y a de « clandestins » à vélo à Calais !), leur ouvrir des mosquées, leur mettre des prostituées à disposition, et puis quoi encore ?

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    • En effet, ça élargit le débat.
      J’en reste cependant à mon idée (à savoir que le pape à tendance à basculer dans le discours purement politique), car si comme le dit l’auteur, il ne faut « pas confondre les principes et l’action », le pape se présente d’entrée de jeu dans l’action, comme en atteste la précision des mesures qu’il préconise.

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  15. Dans le Figaro, ce soir :
    « Le Pape nuance sa position sur l’immigration »
    Dans l’avion de retour de Colombie (un peu comme dans l’avion de retour de Suède en nov. dernier), il aurait expliqué aux journalistes que la générosité de l’accueil migratoire doit se conjuguer avec la « prudence » des gouvernements, qui ne peuvent accueillir que s’ils peuvent « intégrer » :
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/09/11/01016-20170911ARTFIG00227-le-pape-nuance-sa-position-sur-l-immigration.php

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  16. Une étude intéressante sur l’immigration qui démontre la corrélation importante entre guerres et flux migratoires.
    https://lumieresurlesmigrations.github.io/dataviz/
    Et qui fustige une déclaration fillonnesque : « Une partie [des demandeurs d’asile] fuit la guerre en Syrie mais l’immense majorité de ces hommes et femmes fuient la pauvreté et viennent de toutes les régions du monde.  »
    INTOX En 2015, selon les chiffres d’Eurostat, plus de la moitié des demandeurs d’asile venaient de pays en guerre. La Syrie est d’ailleurs le premier pays d’origine des demandeurs d’asile en UE pour la même année.
    Conclusion : Le Pape ferait mieux de s’en prendre aux semeurs de troubles et aux faiseurs de guerres avant tout !

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