« Vendredi 13 » : violence, conscience et liberté

Publié sur Contrepoints le 15 novembre 2015

Publié sur Contrepoints
le 15 novembre 2015

Nous sommes après le « Vendredi 13 », à l’heure des décombres, du deuil et des questionnements. A l’heure de la réalité durement admise, à l’heure de la sincérité plus que jamais nécessaire. A l’heure de ce mouvement, plus ou moins grave selon les circonstances, qui nous fait rentrer au plus profond de nous pour y chercher le prédicat le plus reculé sur lequel bâtir un comportement et parfois toute une vie. 

Ce blog est né en réaction aux attentats Charlie de janvier. Cette violence voulait faire taire toute critique contre l’islam, et je sentais que ce n’était plus le moment de renoncer à parler. Le matin du « Vendredi 13 », Contrepoints a publié un article de ma main sur Poutine. J’y exprimais toutes mes réticences à l’égard de ce dirigeant autoritaire et criminel, ennemi des libertés individuelles, non sans quelques exemples précis pour soutenir mon propos. Dans la discussion âpre et nourrie qui a suivi en commentaires, j’ai pu mesurer l’extrême attraction, la rassurance quasi hypnotique qu’il exerçait sur les très nombreux tenants d’un Poutine, homme fort et couillu, qui sauve la Russie, lui redonne sa fierté et « bute les terroristes musulmans jusque dans les chiottes. »

J’ai pensé que si jamais je ne me rappelais plus très bien pourquoi j’avais démarré mon blog, je le savais maintenant très clairement : la liberté, si terriblement difficile à vivre, même parfois pour ceux qui s’en réclament, est fragile et précieuse. Elle doit être défendue partout et perpétuellement, tant son contraire, le totalitarisme dans tous ses degrés divers, est séduisant au point même de sembler reposant et valorisant s’il est présenté dans les bons conditionnements.

Le soir même, la série d’attentats Bataclan (formulation ramassée pour désigner les six attaques parisiennes), de même obédience islamiste que celle de janvier, venait confirmer dans le sang de cent trente victimes décédées et trois cent cinquante blessés la guerre virulente que Daesh, régime de pensée et d’action totalitaire, s’acharne à infliger autant à son propre corps social qu’aux sociétés libres.

Faut-il en conclure alors que le « protocole Poutine » est le bon ? Que nous ne vaincrons le terrorisme qu’au prix d’une remise complète de nos existences entre les mains d’un homme fort, éventuellement vertueux, ce qui n’est certes pas le cas du Président russe, mais indiscutablement notre maître ? Autrement dit, que nous ne détruirons ceux qui s’en prennent à nos libertés chéries qu’en abandonnant en route ces libertés ?

La question n’est absolument pas rhétorique puisque les attentats de janvier ont débouché à très brève échéance sur la loi Renseignement qui, sous couvert de lutte anti-terroriste, organise la surveillance des télécommunications de tous les Français sans décision judiciaire. Le pire étant que tous les spécialistes du renseignement s’accordent pour dire que cette loi ne sera pas le moins du monde efficace en ce domaine. Dès lors, pourquoi une telle loi existerait s’il ne s’agissait pas en fait de donner au pouvoir en place des moyens de contrôle étendus sur les individus ? Pourquoi appeler de nos voeux Poutine et ses dangereuses manigances contre la presse, l’opposition et internet puisque dans le même temps nous détestons les comportements similaires de nos propres dirigeants, égorgement d’un ours à mains nues en moins  ?

Selon moi, c’est un biais cognitif que d’associer l’image d’un tyran musclé à une politique de fermeté toujours intelligente et gagnante tandis que nos dirigeants démocratiques sont associés à une idée de mollesse couarde et indécise. Un Etat libéral attaqué a tous les droits de se défendre avec la plus grande vigueur dans la mesure où il applique sans faiblir toutes ses prérogatives régaliennes plutôt que de se dépenser dans d’inutiles tentatives de régler au millimètre près la composition des couches-culottes et des vins AOC. Nous sommes en guerre, c’est indiscutable, c’est Daesh qui le veut ainsi. Nous sommes en état de légitime défense, c’est tout aussi indiscutable, et nous avons les moyens de nous défendre contre ces fumiers, en redonnant des moyens au renseignement ciblé classique par exemple, ou, autre exemple, en engageant des procédures (je ne suis pas assez technique pour dire lesquelles) contre tous les individus qui sur notre sol ont été fichés comme terroristes, et en laissant tomber les politiques d’affichage liberticides telles que la loi Renseignement.

Une autre leçon à tirer de ces événements est en rapport avec la culpabilité. Si l’on veut mesurer avec toute la justesse possible ce que les terroristes de Daesh veulent nous enlever, il est important  de ne pas se tromper de coupables. Les terroristes expliquent leurs actes en disant qu’ils nous punissent pour la Syrie, la Libye etc… et se positionnent en justiciers, conséquence d’un fait générateur qui serait de notre seule et unique initiative. L’Occident est coupable, toujours coupable. Cela fait partie de leur discours révolutionnaire, cela vise à nous désarmer, cela vise à nous faire plier et à nous obliger à nous rendre, mais c’est absolument faux.

J’en veux pour preuve que « Vendredi 13 » comme en janvier, les attaques terroristes ont visé deux réalités éternelles : l’esprit des Lumières de l’Occident à travers la liberté d’expression des dessinateurs de Charlie Hebdo et la liberté de choix et de mouvement des Français qui sont sortis au restaurant, au bar ou au concert, et les juifs, boucs émissaires constants de toutes les frustrations, à travers les prises d’otages de l’Hyper Cacher et du Bataclan, salle de concert qui fut déjà la cible d’attentats antisémites.

Je considère donc que ni Hollande, ni Obama, ni Merkel, ne sont coupables d’avoir, par leurs politiques maladroites au Moyen-Orient ou en Afrique, déclenché la réaction en chaîne du terrorisme islamiste qui nous frappe. Le terrorisme islamiste nous déteste no matter what et aurait frappé anyway. On peut cependant dire que les politiques maladroites et indécises d’Obama ou Hollande ou leurs semblables se sont révélées incapables de régler le problème et sont maintenant très utiles à Daesh pour servir de prétexte à toutes ses exactions.

Le soir du « Vendredi 13 », des hommes, dotés de deux bras, deux jambes et une conscience comme vous et moi sont entrés volontairement dans une salle de spectacle et dans des restaurants, armés jusqu’aux dents. Volontairement, ils ont plongé la salle dans le noir, créant la peur et la panique, et se soustrayant eux-mêmes à l’épreuve terrifiante de regarder leurs futures victimes dans les yeux. Volontairement, ils ont tiré, parfois par grandes rafales aveugles, parfois en visant directement la tête. Volontairement, ils avaient un gilet piégé et se sont fait sauter. Ces hommes sont bel et bien les coupables car sinon il faudrait en déduire qu’ils n’ont pas de conscience. Or il en ont une, comme nous.

Stefan Zweig a trouvé la formulation parfaite pour décrire tout ceci : « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme » (dans Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin, 1936). Les terroristes du « Vendredi 13 » ne défendaient ni doctrine, ni veuve, ni orphelin, ni eux-mêmes. Dotés d’une conscience qu’ils avaient volontairement décidé d’abolir au profit d’un pouvoir totalitaire, dans un mouvement de naufrage nihiliste que les systèmes totalitaires appellent toujours, ils ont tué des humains.

C’est au nom de la conscience que nous avons tous que la liberté est à la fois si importante à préserver et si difficile à vivre. Car à bien y réfléchir, que représente l’appel à l’homme fort, si ce n’est une aspiration à abolir notre conscience dans celle de quelqu’un d’autre ? Et que représente la liberté, si ce n’est un face à face permanent entre nous et notre conscience, qui nous investit à tout jamais de l’obligation de responsabilité ?

Nous vivons dans une société ouverte. Imparfaite (lois mémorielles, loi Renseignement, magouilles politiciennes) mais ouverte. Ce matin comme hier, des centaines de Français comme moi se sont penchés sur leur ordinateur pour mettre par écrit et afficher au grand jour ce qu’ils pensaient des terribles événements que nous vivons depuis des mois. J’ai confiance que de ce foisonnement d’expression et d’idées émergera les voies subtiles qui nous permettront de nous défendre sans faiblir en restant des sociétés ouvertes au sein desquelles la liberté est la valeur cardinale.


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38 réflexions sur “« Vendredi 13 » : violence, conscience et liberté

  1. Je partage le sens général de cet article mais pas la « considération » (ce terme n’est sans doute pas le bon) manifestée involontairement aux assaillants terroristes que vous qualifiez encore d’hommes , dotés de bras jambes… et conscience, au moment où ils ont frappé des innocents. Pour moi, c’est le même contre-sens que celui d’appeler Daesh un « Etat » islamique alors qu’aucune des caractéristiques légitimant un Etat ne peut lui être attribué. Daesh est un mouvement dérisoire et ceux qui le servent le sont aussi. Dérisoire car sans futur : nul ne peut imaginer que le monde civilisé ne puisse tôt ou tard en venir à bout. Dérisoire parce que son « ambition » universelle se heurte rapidement à une réalité géographique, politique, matérielle (un exemple ? que devient Daesh si les pays fournisseurs de pièces détachées auto ne leur livrent plus celles qui leur permet de réparer leurs véhicules alors qu’ils n’en produisent aucune ?). Dérisoire parce que son « offre » politique et religieuse régressive est périmée et crée mécaniquement son contre-feu d’opposition qui finira par la détruire. Dérisoire parce que son mode de management, la terreur, la peur, la radicalisation, le fanatisme (celui qui détruit les consciences y compris celle des terroristes parisiens) n’a jamais dans toute l’histoire résisté au long terme. Daesh et ses marionnettes , c’est un groupe d’enfants immature et décérébré qui joue à la religion, à la guerre, à l’assassinat avec des moyens et des méthodes qui quant à elles, ne sont pas dérisoires. C’est probablement ce coté dérisoire et vulgaire qu’il faut montrer aux jeunes pour les décourager de signer pour cette illusion d’Etat et celle qu’il se construise de héros romantique et suicidaire.

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    • Les terroristes de « vendredi 13 » sont des fumiers, c’est le mot que j’ai employé. Aucune considération. C’est un contresens sur mon texte que de penser ça (contresens qui vient sans doute aussi du fait que je me suis mal expliquée).
      La considération, c’est au contraire de les écarter d’entrée de jeu de la communauté humaine, d’en faire des catégories à part, car à partir de là, tout pourrait se justifier.
      Non, je persiste, ce sont des hommes, ils ont une conscience et volontairement ils ont noyé cette conscience dans le nihilisme. C’est bien pire que d’être un fou sans raison ni conscience.

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      • Je ne peux que vous rejoindre Nathalie. Une conscience, ces fanatiques en avaient une : ils ont délibérément choisi de ne pas l’écouter, ou de la laisser être pervertie par leur endoctrinement. Les écarter d’entrée de jeu de l’humanité serait leur faire trop d’honneur : ce serait leur dénier leur liberté de choix et, in fine, toute forme de responsabilité de leurs actes.

        J’en veux pour preuve qu’ils se justifiaient à eux-même (et donc face à leur conscience), et face à leurs victimes, leurs actes au nom de Allah. Ce en quoi, la citation de Stefan Zweig répond parfaitement à cette justification : « Tuer un homme, ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme ». Sur le fond de leurs actes, je ne peux que partager avec vous cet extrait de l’Angelus de ce jour du Pape François :

        « Une telle barbarie nous laisse sans mots et nous nous demandons comment le cœur de l’homme peut concevoir et réaliser ces horribles événements qui ont bouleversé non seulement la France mais le monde entier. Face à des actes aussi intolérables, on ne peut que condamner cet affront inqualifiable à la dignité de la personne humaine. Je tiens à réaffirmer avec force que le chemin de la violence et de la haine ne pourra jamais résoudre les problèmes de l’humanité ! Et utiliser le nom de Dieu pour justifier ce chemin, ces choix, c’est un blasphème. »

        Sans doute même, le plus grand des blasphèmes.
        Pour ce qui est de la liberté, tant de la leur qui les rend responsables de leurs ignominies, que de la notre, que nous n’abandonnerons pas !, j’ai relu ce matin ce texte qui fût un de mes mantras, suite au événements du mois de janvier :

        « A la liberté de penser s’oppose premièrement la contrainte civile. Certes, on dit : la liberté de parler, ou d’écrire peut nous être retirée par un pouvoir supérieur mais absolument pas celle de penser Toutefois, quelles seraient l’ampleur de notre pensée, si nous ne pensions pas en quelque sorte en communauté avec d’autres à qui nous communiquerions nos pensées et qui nous communiqueraient les leurs ! On peut donc dire que ce pouvoir extérieur qui dérobe aux hommes la liberté de communiquer en public leurs pensées, leur retire aussi la liberté de penser : le seul joyau qui nous reste malgré toutes les charges de la vie civile et grâce auquel on puisse trouver un remède à tous les maux de cet état.

        Deuxièmement la liberté de pensée est prise en ce sen que s’y oppose la contrainte faite à la conscience morale, lorsque, en dehors de tout pouvoir extérieur, des citoyens s’érigent en tuteurs des autres dans les choses de la religion, et, au lieu d’user d’arguments, s’emploient à proscrire, au moyen de formule de foi dictées et assorties de la crainte angoissée du danger d’un examen propre, tout examen de la raison par une empreinte précoce laissée dans les esprits.

        Troisièmement la liberté de penser signifie aussi que la raison ne se soumette à aucune autre loi qu’à celle qu’elle se donne elle-même; le contraire est la maxime d’un usage sans loi de la raison (dans l’intention de voir plus loin, comme le génie en a l’illusion, que dans les bornes des lois). La conséquence en est naturellement celle-ci : si la raison ne veut pas être soumise à la loi qu’elle se donne elle-même, elle doit s’incliner sous le joug des lois qu’un autre lui donne; car, sans une loi quelconque, absolument rien, pas même la plus grande sottise, ne peut se maintenir longtemps. »

        Liberté chérie, nous te défendrons, et jamais nous ne céderons à la terreur, ni ne l’abandonnerons pour un sentiment supérieur de sécurité.

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      • @ Kantien :
        Je vous remercie pour les extraits tant du Pape François que de Kant. Je ne suis pas particulièrement experte en Kant, mais je connais ce passage, au moins le « premièrement » que j’avais utilisé dans un échange sur Twitter le 12 janvier, donc comme vous, à l’occasion des attentats Charlie.

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    • Vous trouvez que notre monde est civilisé ? La collègue qui en traite une autre de c… pour une erreur sur un dossier, c’est de la civilisation ? Les critiques perpétuelles entre voisins, connaissances, etc… c’est de la civilisation ? L’individualisme ? Nous sommes des barbares et la violence de nos propos et de nos conduites entre nous (on n’est pas là pour s’aimer, m’a rappelé une collègue et un autre jour, un voisin) le prouve : la civilisation,c’est l’amour. Et à cet étalon là, on est très loin d’être civilisé.

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      • Il est certain que nous ne sommes pas des anges entre nous. Le Christ nous appelle à changer nos coeurs de pierre en coeurs de chair. Si nous nous efforcions chacun de travailler là-dessus, on aurait moins de temps à consacrer à des querelles mesquines.
        Mais il me semble toutefois qu’il y a une différence entre la vie ici et la vie en Arabie saoudite ou sous le joug de Daesh, où l’on m’aurait sans doute fait passer le goût du blog depuis longtemps.

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  2. Pingback: On ne combat pas le terrorisme en abandonnant nos libertés chéries | Contrepoints

  3. Orthographe de mon précédent commentaire: « ils se construisent »..
    Sinon, bien entendu je ne vous fait pas le procès de « considérer » les terroristes, mais je m’interroge seulement sur leur niveau de conscience, conscience qui me semble être absente au moment de leur acte fanatique. Pour moi, leur comportement relève plus de l’abrutissement et de la bestialité que du nihilisme, point de vue réfléchi analysé et choisi. La doctrine de Daesh est construite sur des techniques d’asservissement et non de réflexion. C’est de la force brute et basique qui leur ôte toute qualification possible d’Etat (surtout ne jamais parler d’ « EI ») et à leurs affidés toute qualification d’individus conscients. Pour moi cette caractéristique fait que ce n’est que par la force brute qu’on parviendra à les détruire (interventions sur le terrain d’une force internationale).

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  4. « Nous vivons dans une société ouverte. Imparfaite (lois mémorielles, loi Renseignement, magouilles politiciennes) mais ouverte ».
    Nous vivons dans une société seulement « entrouverte » et le piège de la dictature se referme lentement sur nous à chaque loi liberticide.
    Nous sommes désarmés et n’avons pas le droit de nous défendre. Pas le droit veut dire que l’assaillant, le cambrioleur, le malfaiteur qui a commis un acte répréhensible peut demander justice pour avoir été trop puni par un citoyen qui se défend ou qui essaie de protéger autrui !
    Nous sommes dans un système devenu fou, ou les mots n’ont plus de sens (citoyen solidarité, liberté d’expression,..), où les valeurs sont inversées (Il faut défendre le coupable pas la victime), exactement ce que Hayek décrit dans « La route de la servitude ».

    « pour mettre par écrit et afficher au grand jour »
    NON, il est de plus en plus difficile d’écrire ce que l’on pense (et ce n’est pas l’état d’urgence qui va améliorer les choses) au nom du « pas d’amalgame », il est impossible d’évoquer l’appartenance des responsables de tous ces actes délictueux sur les forums sous peine de censure immédiate.
    Faire une « quenelle » est immédiatement puni par les tribunaux, mais les responsables des saccages de Moirans courent toujours, la parole est punie, pas les délis.

    L’objectif de nos dirigeants idéologues et de nous façonner l’esprit suivant leurs désirs (Peillon est très clair sur ce sujet), chaque attaque terroriste leur permet d’avancer un peu plus sur le chemin de la dictature avec le plein assentiment de leurs victimes.

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    • Bonjour et merci pour votre commentaire.
      Ce mouvement liberticide existe, j’en conviens, j’en ai du reste déjà parlé dans d’autres articles. Et c’est pourquoi j’écris, c’est pourquoi je plaide pour un Etat authentiquement libéral. Je suis contre les terroristes et je suis contre toute forme de collectivisme soft, mou, dur ou friendly.
      Par contre, (et je ne parle pas de vous) faire le constat de ce mouvement liberticide ainsi que de l’idéologie et de l’incompétence de notre gouvernement est complètement incohérent avec la mise en valeur d’un Poutine, et c’est pourtant le raisonnement que je constate chez de nombreuses personnes.
      Cela plaide au contraire pour la mise en avant sans relâche des bénéfices d’une société basée sur la reconnaissance des droits naturels. A mon petit niveau, je m’y emploie.

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  5. Merci de ce brillant article qui exprime clairement pourquoi sans en être toujours conscients nous repliquons aux attentats en 1er en affichant crânement nos valeurs. Liberté chère et chérie, égalité devant la douleur et la colère, fraternité avec les victimes, toutes les victimes de l aveuglement

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  6. La vérité est que le terrorisme est partout : chacun d’entre nous est prêt à n’importe quoi pour assurer sa sécurité et son pouvoir. Si nous ne commettons pas d’actes aussi visiblement meurtriers que les dits terroristes, c’est que nous voulons réussir dans la société et non la détruire, et pour cela, nous avons besoin de conserver intact et attrayant notre persona, notre masque social. Mais regardons en nous-mêmes, et nous verrons que le mal est en nous et non à l’extérieur de nous : nous le projetons sur les terroristes et autres pour éviter de prendre conscience du désordre qui nous habite et qui conduit à la violence visible dans le monde. Si nous n’étions pas violents, prêcherions-nous la non-violence ? Nous ne sommes pas Charlie, non : nous sommes RESPONSABLES, chacun de nous sans aucune exception, personnellement. Si nous voulons vraiment changer le monde, et pas seulement en discuter vainement et ajouter à la confusion, c’est nous, personnellement, qu’il nous faut changer et non la société et le monde qui ne sont que notre reflet. Le remède, c’est de devenir conscients de nous-mêmes, de nos sentiments, de nos désirs, de nos peurs. Et cela, personne ne peut le faire à notre place.

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  7. J’ai pondu ceci en 1/4 d’heure, d’une seule traite, le 12 janvier, soumis à la modération le 13 et il a été publié le 14 sur C4N
    – qui est ce tiers qui juge de l’incohérence des propos d’autrui, à moins que lui même . . .

    HALTE à la Charlie Mania

    Désormais critiquer Charlie c’est un blasphème !
    Rire de Charlie est et peut vous causer de l’urticaire !
    Charlie est personna grata, les autres non !
    Rien n’existe sans Charlie !
    Aujourd’hui Charlie est notre maitre à penser à tout, tout prêt !
    Même si vous n’aimez pas Charlie, aimez-le !
    Charlie est gentil, tout les autres sont méchants, tous y compris vous !
    Si vous ne pensez pas comme Charlie, soyez maudit !
    Lynch veille si vous dites du mal de Charlie
    Tout vous sera pardonné si vous louez Charlie (pas trop cher tout de même) !
    Charlie est le Ying et le Yang !
    Point de salut sans Charlie !
    Si vous voulez récupérer Charlie, rackez !
    Charlie nous sauvera tous, même si on n’y croit pas ?
    Faites ce que vous voulez, Charlie veille !
    Les millions de Charlie ne seront pas perdus pour tout le monde !
    Votre liberté s’arrête à celle de Charlie, autrement dit, oubliez la !
    Seule la gauche-de-la-bien-pensance peut parler au nom de Charlie !
    Saint Charlie ne priez pas pour nous ou alors discrètement !
    Je suis bouleversement charlivari(é) !
    On peut rire de tout mais pas avec n’importe quel Charliot !
    Big Charlie veille sur vous !
    Seule la pensée Charlie peut sauver l’humanité !
    Charlie est la lumière de l’existence, rien d’autre n’existe !
    Je ne crois en rien d’autre que Charlie !
    Tous les matins en me rasant je me regarde en rêvant à Charlie !
    Si vous oubliez votre prière à Charlie, lui ne vous oubliera pas !
    Charlie est omnipotent (impo(r)tent?) et vous sauvera demain, j’ai dit demain !
    La gauche a récupéré Charlie, il est son étendard et son symbole !
    Utiliser Charly à des fins personnelles est autorisé d’interdiction !
    Seuls les grands prêtres autoproclamés de la nouvelle religion Charlie peuvent parler en son nom !
    Le sacrilège suprême c’est de parler en mal de Charlie !
    La profanation des reliques de Charlie est soumise à déclaration préalable !
    Vous pouvez rire de Charlie mais seulement à vos risques et périls !
    Si vous riez de vous même prenez garde que ce ne soit pas en contradiction avec les nouvelles lois de Charlie!Avant de rire de Charlie vous devez déposer un dossier pour obtenir la permission (temporaire) !
    Seules les personnes autorisées à s’autoriser ont le droit de rire, en ce qui concerne Charlie il faut une autorisation spéciale !
    Aucune autre religion que Charlie n’est tolérée !
    Aucune autre doctrine politique que Charlie n’est tolérée !
    La charlisisation de la société est en marche, rien ne pourra l’arrêter !
    Vive les lendemains charliesques qui chantent !
    La célèbre formule de benito mussolini doit être modifiée comme ceci :
    Tout dans l’État-Charlie, rien contre l’État-Charlie, rien hors de l’État-Charlie.
    Charlie vous demande à tous de déraison garder !
    La charlimania à haute dose décérèbre !
    Les charliphyles et les charliphobes sont à mettre dans le même panier !
    L’aubaine de la charlimania tombe à pic pour certains !
    Charlie est un soporifique pour oublier la situation catastrophique de l’économie !
    La prescription de suppositoires charlifiques n’est autorisée que les jours grévés !
    Charlie est une bénédiction pour relever le niveau d’impopularité d’incertain !
    La meilleure façon de parler c’est de charlifier !
    Le charlivisme est incompatible avec toute démonstration de modération et/ou de tolérance !
    Les charlivistes sont les adorateurs de Charlie, ils suivent ses préceptes aveuglément !
    Le charlivisme est la nouvelle religion d’état !
    Toute personne critiquant le charlivisme encoure des poursuites !

    La loi « charlie » contre signée par 1 million de manifestants permet désormais de dire et d’écrire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, y compris de blasphémer ou d’uriner sur les autels .

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  8. « J’affirme donc que ni Hollande, ni Obama, ni Merkel, ne sont coupables d’avoir, par leurs politiques maladroites au Moyen-Orient ou en Afrique, déclenché la réaction en chaîne du terrorisme islamiste qui nous frappe. Le terrorisme islamiste nous déteste no matter what et aurait frappé anyway. »

    Vous affirmez, c’est bien, pourriez vous argumenter ?

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    • 1) L’argument, c’est « Le terrorisme islamiste nous déteste no matter what et aurait frappé anyway. »
      La preuve : ces attaques ont été faite au nom d’Allah, c’est beaucoup plus fondamental que de simples représailles.
      La preuve : en janvier comme aujourd’hui, c’est notre mode de vie libre qui est attaqué ainsi que les juifs, boucs-émissaires éternels.

      2) N’oubliez pas que j’ai ajouté « On peut cependant dire que les politiques maladroites et indécises d’Obama ou Hollande ou leurs semblables se sont révélées incapables de régler le problème et sont maintenant très utiles à Daesh pour servir de prétexte à toutes ses exactions. »

      3) J’ai surtout voulu montrer que c’est celui qui tue qui est coupable, celui qui tue sans aucun motif de légitime défense, ce qui était le cas des salopards de vendredi (qui n’étaient pas de pauvres types en déshérence économique et morale, apparemment, mais des combattants hyper entraînés).

      4) Enfin, personne ne me fera croire que les sociétés réglées par la charia sont le modèle des sociétés dont on rêve, que ces sociétés se développent dans des pays membres de l’ONU ou non.

      5) Cependant, « j’affirme » est peut-être plus fort que ma pensée, et j’ai remplacé par « Je considère », dans la mesure où je ne fais qu’exprimer mon opinion personnelle.

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      • « 3) J’ai surtout voulu montrer que c’est celui qui tue qui est coupable » : C’est une évidence.
        « 5) Cependant, « j’affirme » est peut-être plus fort que ma pensée, et j’ai remplacé par « Je considère », dans la mesure où je ne fais qu’exprimer mon opinion personnelle » ; …

        l’EII, actuel EI, est une pure production made in USA, ce n’est pas contestable car, au delà des évidences du terrain, le boss de la CIA l’a ouvertement reconnu, se disant même surpris de la réussite et de l’adhésion à cette idéologie fabriquée de toute pièce (sic).
        Le N0 3 d’Al-Qaïda a été armé et protégé par les USA afin de lutter contre le régime Syrien (la cible plus lointaine était l’IRAN). Pour la cause, ce dernier a été requalifié de modéré. Rajoutez à ça le contexte géopolitique et surtout commercial de la zone, vous avez un début de réponse.
        A ce titre, si ce n’est fait, je vous invite à lire : « Le monde en 2030 : Celui que la CIA n’imagine pas » de Thomas Flichy de la Neuville et Gregor Mathias http://www.amazon.fr/Le-monde-2030-Celui-nimagine/dp/2758701308

        Ce qui est nommé « terrorisme » n’est que la résultante de luttes politiques et commerciales externes à ces régions du monde objet des débats. Au delà de l’effet, c’est même une des causes.

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      • En complément de mon post : 17 novembre 2015 à 7 h 47 min.

        Vous lisant, je constate que votre analyse est limitée à des évènements, du moins à des parties de ceux-ci, elle est macro. Un peu à l’exemple du journalisme qui se contente de débattre (le mot est fort…) de l’actualité qui surgit en continu, sans jamais faire le lien entre les évènements, pire encore, sans couper court à ce qui apparait comme un débat creux. Pour seul exemple, la « pacte de responsabilité » de Hollande, que la presse et les blogs commentent depuis des mois, alors que ce « pacte » est une coquille vide. Point. Zéro + zéro aura toujours pour résultat la tête à Toto.
        C’est le reproche très ouvert que je vous fait.

        Car tout est lié.

        Nos sociétés sont imparfaites et ne le seront jamais. Dès lors, et par extension à vos derniers articles, pourquoi vos commentaires sur Poutine ? ce dernier affiche sa « virilité », et alors ? Si vous prenez le soin de le comparer à un Bill Clinton qui confondait sa secrétaire avec un étui à cigares… à Hollande incapable de refréner ses pulsions sexuelles, ne serait ce que le temps d’un mandat… à Moshé Katzav coupable de viol sur ses secrétaires… sans compter l’inénarrable Berlusconi ! Et je vous fait grâce de la liste sans fin des dirigeants de ce monde dont le comportement n’est pas vraiment « Charlie ». Convenez que Poutine offre au moins l’avantage d’afficher ce qu’il est, ce qui du reste explique en partie son succès d’image tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

        En France, nous constatons la dérive de notre république, celle des « oui mais ». Celle des « pas d’amalgame », de la « stigmatisation », de la culpabilisation d’un colonialisme dont la lecture et l’interprétation, comme pour l’esclavagisme, ont été laissés à la seule voix de quelques hurluberlus pour qui l’histoire commence à leur date de naissance. Pour ceux-là il est un terreau très fertile, celui de notre supposé racisme.
        Gageons que tous ces progressistes, ces utopistes, ces marchands du temple, ont fait le pari fou que le multiculturalisme et le vivre ensemble (termes sans aucun sens) à marche forcée, aboutiraient à l’inévitable imprégnation de notre civilisation sur celle des « autres ». Toutes ces âmes molles, contempteurs de nos sociétés, sont en fait les colonialistes des temps modernes !

        Nous avons ainsi une société, à l’image du monde, à 2 vitesses, religieux/économique.

        Le monde musulman, comme le notre, est séculaire. Croire que combattre le salafisme, pour le nommer, mettra fin à ce qui est une guerre de religion est un leurre. Les musulmans dans leur ensemble, ont une vision de la société dans laquelle la religion est un verbatim. Pour rappel, faut-il en dire plus ? Musulman signifie : être en paix et être soumit. Je vous laisse l’appréciation d’être soumis à quoi ou qui… et le fait qu’effectivement, cette religion qui n’arrive pas à se définir clairement, vit en paix. Comme pour la république avec ses lois, il faudra admettre que la géométrie ne saurait être variable, les mots et lois ont un sens. Sinon quoi ?

        Le monde tel que pensé par les économistes (des interrupteurs (1)), par trop prépondérants, s’est donné l’illusion de pouvoir effacer les particularités de chacun grâce à une économie de marché. Selon eux, de la prospérité financière, émergerait un monde nouveau, et puis ça tombe plutôt bien puisque juste avant, il a été déclaré que tout était à vendre.
        Ce monde vit dans l’illusion, il a créé ses règles, ses abaques. Ainsi, et au seul exemple, vous êtes riche (du moins extrait de la pauvreté) au dessus de 50$ de revenus mensuel, pauvre sous ce seuil. Ça ne rassure que les idiots.

        Las… une nation, un peuple, une religion, ne sont pas des éléments qu’ils suffit de mettre dans un checkeur en le secouant énergiquement pour qu’en surgisse un « monde nouveau ». Le monde ne s’est pas construit sur des principes économiques, c’est ce que tend à faire croire le « modèle » anglo-saxon. Les américains, quant à eux, ont un peu vite oublié ce qui a constitué leur nation.
        L’économie est un des éléments constitutif de ce monde, il ne saurait en être le substrat.

        Nous sommes une société faussement compassionnelle, sous le dicta de l’image, celle véhiculée par les réseaux sociaux qui ne laissent plus de place au temps, celui nécessaire à la compréhension. Je suis du même avis que Michel Onfray ou Finkielkraut sur ce sujet. Mais encore faudrait-il que l’école enseigne autre chose que le vide à nos chères têtes blondes ! Car, seule l’éducation assure la transition d’une génération l’autre, les tripatouillages successifs de l’enseignement (quasi révisionnistes) de ces dernières années ayant conduit à une totale déculturation, celle voulu justement par une société uniquement marchande. Une société qui laisse sur la touche une partie de ses membres, reclassés seconde zone, principe appliqué au reste du monde.
        Après ça, l’étonnant est qu’on puisse s’étonner des résultats et que, comme vous tentez de l’expliquer, que finalement non, quand ça dérape, c’est parce qu’il y a des méchants qui nous en veulent.

        Je vous renvoie de nouveau à l’ouvrage de Thomas Flichy de la Neuville et Gregor Mathias. Le constat que vous faite et les conclusions que vous en tirez, sont beaucoup trop minimalistes pour que puisse en émerger autre chose qu’un mouvement d’humeur, somme toute compréhensible. Je vous rassure, au delà de l’horreur des attentats de Paris, c’est bel est bien la colère qui me remplie, ce n’est ni la compassion, ni la solidarité. La colère, car à la différence de la haine, et comme pour la république, elle suffit comme sentiment à faire le ciment de tous ceux qui en défendent les valeurs.

        (1) terme que j’ai déjà utilisé dans un autre de vos articles. Il suffit de considérer que les débats au sujet de l’économie sont essentiellement occupés par des « écoles de pensée ». Il est remarquable de constater que les défenseurs du modèle keynésien (et ses myriades de déclinaisons), et ceux qui l’ont imposé comme un horizon indépassable, sont maintenant battu en brèche avec la même ferveur par les les défenseurs de l’école autrichienne, Hayek en étant un des phares. Tous ces économistes (philosophes d’opérette) sont binaires, pire encore, il leur faut un modèle pour envisager la société, la régler en coupe. Même ceux prétendument libéraux (qu’est ce que réellement le libéralisme sinon un animisme de marché ? comme le dénonce leur remarquable impossibilité à se définir, même approximativement), n’échappent pas à cette logique mortifère.

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      • @Pilterce :
        « Le monde tel que pensé par les économistes (des interrupteurs (1)), par trop prépondérants, s’est donné l’illusion de pouvoir effacer les particularités de chacun grâce à une économie de marché. Selon eux, de la prospérité financière, émergerait un monde nouveau »

        Effacer les particularités de chacun : Justement pas.
        Emergerait un monde nouveau : et encore justement pas.
        Vous ne connaissez pas le libéralisme et lui enfilez les habits de l’utopie constructiviste. C’est tout le contraire. Je vous recommande : Pulp Libéralisme de Daniel Tourre Ed. Tulys.

        Sur la « responsabilité » occidentale des événements de vendredi : excellent article de Philippe Fabry, historien distingué :
        http://www.historionomie.com/archives/2015/11/17/32885840.html

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      • A l’auteur :
        Je ne connais que trop le libéralisme, puisque, à l’instar du socialisme, il endosse tous les habits du monde, s’appropriant des valeurs communes voire universelles pour en faire un bien propre. D’où mon commentaire à leur sujet « le libéralisme est un animisme de marché ». La foire aux jambons, l’école des fans. Prétendre que les libéraux ne s’expriment pas pour l’essentiel au travers de données purement économiques relève de l’imposture.

        Le libéralisme est comme l’écologisme ou le socialisme : ce sont des utopies, des chimères, c’est croire que le monde puisse être conforme à des principes, fussent-ils louables. Ce sont des dictatures qui se drapent dans un discours dont les mots sont devenus des slogans.

        Quant à Philippe Fabry, c’est un militant de la chose prétendument Libérale, ce qui dès lors le disqualifie en tant qu’historien. Soit il parle comme un historien, soit il essaye d’émettre une opinion fatalement (revendiquée) marquée de son idéologie, les deux simultanément étant incompatibles. L’histoire c’est le récit du passé, tout le reste ne sont que des histoires.

        Votre réponse, et je n’en attendais pas, se limite à mon avis sur le libéralisme, ce qui réduit d’avantage votre tentative d’analyse sur les événements et causes des derniers attentats de Paris.

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  9. « Je considère donc que ni Hollande, ni Obama, ni Merkel, ne sont coupables d’avoir, par leurs politiques maladroites au Moyen-Orient ou en Afrique, déclenché la réaction en chaîne du terrorisme islamiste qui nous frappe. » Là, il est difficile de vous suivre !!!! Je me permets de vous signaler un lien vous donnant certaines explications bien étayées sur la question. Maxime Chaix : « La guerre secrète multinationale de la CIA en Syrie et le chaos islamiste » http://4emesinge.com/la-guerre-secrete-multinationale-de-la-cia-en-syrie-et-le-chaos-islamiste

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    • Cette phrase m’est beaucoup reprochée. Voir commentaires plus haut pour explications.
      Les occidentaux sont présents au MO, pas de doute. Ce qu’ils y font est contestable, pas de doute non plus, vu les faibles résultats sur la progression de Daesh. Mais mon propos, c’était : « Le terrorisme islamiste nous déteste no matter what et aurait frappé anyway. »
      Comme le lien que vous me donnez est assez long, permettez-moi de prendre un peu de temps avant de vous dire ce que j’en pense.
      Cordialement.

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      • Bonjour Nathalie,

        Effectivement, cette phrase vous est reprochée. On se demande bien pourquoi d’ailleurs, puisque, après tout, elle signifie d’abord que vous refusez d’imputer à des chefs de gouvernements élus, aux dernières nouvelles, et d’Etats démocratiques tout de même, la responsabilité d’actes commis par des terroristes qui, eux, ne se réclament certainement pas de la liberté ni même d’un attachement à des valeurs humaines conçues de la façon la plus élémentaire.

        Ce n’est tout de même pas Angela Merkel qui tenait l’AK47 au Bataclan.

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    • De façon directe à Daesh. Mais de façon indirecte et imprévue, à bcp de monde, à commencer par Hollande (et à mon blog, si on va par là, qui a vu le nombre de lectures s’envoler ce WE grâce à un article de février sur Daesh et Boko Haram 🙂 )

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  10. Merci, je trouve votre façon d’exprimer que effectivement ce sont des hommes, et qu’il ont une conscience, les rende effectivement responsable de leur actes, même manipulés, fanatisé, décérébré…
    La culpabilisation de l’occident sur ce qui lui arrive me laissait un peu sans réponse, votre texte éclaire sur ce point, et libère de cette culpabilité, et me rappelle certains relent des ancrages religieux de notre société. La réaction de notre dirigeant et ministre des affaires étrangère (et reste de la classe politique) sur le sujet est d’ailleur assez edifiant et l’on retrouve bien toute « l’intelligence » du « oeil pour oeil.. » .
    Je reste malgres tout comme vous optimiste, la vie est belle même si c’est dans ce monde de m….. nous pouvons influencer certaine petite choses alors faisons le !

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  11. Cher Nathalie,

    Ah la liberté ! « Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières. » Cela semble être une devise qui est la pire ennemie de ces fanatiques; et pourtant si chère aux libéraux.

    Le texte de Kant est la conclusion d’un opuscule intitulé Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ?; texte qui s’inscrit dans un contexte polémique. Il fût publié en 1786 au coœur de la querelle dite du panthéisme, et de la montée d’un courant anti-rationnaliste s’opposant aux Lumières. Ce mouvement donna naissance au courant romantique allemand au XIXème, suivi de sa traîne des mythes nationalistes dont on sait comment ils dégénéreront.

    J’ai donné la version complète de la conclusion en un autre lieu. Le passage sur la réaction inéluctable du gouvernement est à mettre en vis-à-vis avec l’article de ce jour de h16.

    Je vous propose un autre texte – puisque votre article parle de conscience morale – issu de la Critique de la Raison Pratique, qui est l’œuvre fondant la morale kantienne. Lorsqu’il veut illustrer son principe, pour le comparer au principe fondé sur le bonheur personnel (principe de l’eudémonisme à la base de l’épicurisme et de l’utilitarisme), il écrit :

    « Supposez encore que quelqu’un vous recommande un homme comme un régisseur auquel vous pourriez confier aveuglément toutes vos affaires, que, pour vous inspirer confiance, il le vante comme un homme prudent, qui entend supérieurement son propre avantage, comme un homme actif, infatigable, qui ne laisse passer aucune occasion sans en tirer profit ; supposez enfin que, pour ne pas vous laisser craindre de trouver en lui un égoïste vulgaire, il le vante comme un homme qui s’entend à vivre délicatement, qui cherche sa satisfaction, non en amassant de l’argent ou en se livrant à une sensualité brutale, mais en étendant ses connaissances, en fréquentant une société choisie d’hommes instruits et même en faisant du bien aux indigents, qui, du reste quant aux moyens (qui ne tirent leur valeur ou leur non valeur que du but poursuivi), n’hésiterait pas à employer l’argent et le bien d’autrui, comme s’ils lui appartenaient en propre, pourvu qu’il sache qu’il peut le faire sans être découvert et sans rencontrer d’obstacles, vous croiriez que celui qui vous recommande cet homme se moque de vous ou qu’il a perdu la raison. »

    Cette homme, que personne ne voudrait comme régisseur, a pourtant su trouver des congénères pour constituer un parti politique; parti qui, de temps à autre, est tout de même choisi pour régir la France. /o\

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    • Ce dernier passage que vous citez est incroyable !
      Mais j’ai été voir le lien que vous indiquez, et quelle belle moisson !

      Qu’est-ce que les Lumières ? Kant, 1784.

      1) Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement (pouvoir de penser) sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable (faute) puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! (Ose penser) Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

      2) La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchi depuis longtemps d’une (de toute) direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux. Que la grande majorité des hommes (y compris le sexe faible tout entier) tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c’est une chose pénible, c’est ce à quoi s’emploient fort bien les tuteurs qui très aimablement (par bonté) ont pris sur eux d’exercer une haute direction sur l’humanité. Après avoir rendu bien sot leur bétail (domestique) et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n’aient pas la permission d’oser faire le moindre pas, hors du parc ou ils les ont enfermé. Ils leur montrent les dangers qui les menace, si elles essayent de s’aventurer seules au dehors. Or, ce danger n’est vraiment pas si grand, car elles apprendraient bien enfin, après quelques chutes, à marcher ; mais un accident de cette sorte rend néanmoins timide, et la frayeur qui en résulte, détourne ordinairement d’en refaire l’essai.

      14 points au total : http://webusers.imj-prg.fr/~david.aubin/cours/Textes/Kant-lumieres.pdf

      J’ai aussi beaucoup apprécié le texte d’H16 d’aujourd’hui, sauf sur un petit point. Je le trouve trop déterministe dans les causes qui font plonger les jeunes musulmans dans le djihad. Par contre j’adhère sans réserve à sa conclusion et au reste de l’article.
      Sur ma réserve : « ceux qui ont perpétré les actes immondes de vendredi dernier sont certes passés par des camps syriens, mais ils restent, directement et indubitablement, les produits des choix qui furent faits ici, en France.  » (H16)
      J’aurais personnellement rajouté un petit « en partie » les produits etc… car précisément, ils ont choisi de rester dans leur minorité.
      J’aimerais beaucoup avoir votre avis.

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  12. Chère Nathalie,

    Le passage que h16 a choisi de graisser me laisse également sceptique. Que les différentes politiques françaises, tant intérieure qu’extérieure, aient leur part de responsabilité; je veux bien le reconnaître. Mais, quoi qu’il en soit, ces hommes restent totalement responsables du choix de leurs actes.

    On peut tout autant prendre en compte la citation du réalisateur du film : « Si bien que chacun de leurs nouveaux fidèles vit sa radicalisation non pas comme un embrigadement, mais bien au contraire comme une renaissance. » Il faut alors s’interroger sur l’idéologie qui leur a offert ce sentiment de renaissance.
    De ce point de vue, l’article que vous avez cité de M. Fabry est éclairant; il rentre dans la lignée de l’analyse, par Raymond Aron, des mouvements national-socialiste et communiste en tant que religion séculière (le millénarisme qui les habite a son importance pour les comprendre).
    L’article ce que veut vraiment l’État Islamique apporte un éclairage intéressant également. En particulier, lorsqu’un de leurs prêcheurs, bloqué sur le sol anglais, explique à l’auteur qu’avant le Califat la charia n’était appliquée qu’à 85%; que l’Arabie Saoudite n’applique que le code pénal de la charia mais pas sa justice socio-économique; justice qui inclut « la gratuité pour tous du logement, de la nourriture et des vêtements ».
    On saisit mieux alors le rapport avec le bolchévisme, et ce qu’un tel discours peut avoir comme conséquence dans l’esprit d’une personne nourrie au dogme de l’état providence; état providence dont elle peut constater qu’il n’a pas rempli ses promesses.

    Rendons grâce à nos tuteurs qui, dans leur grande mansuétude, et leur grande bonté, œuvrent pour notre bonheur; car eux seuls savent ce qui est bon pour nous !
    Dans le même ordre d’idée que l’extrait précèdent, je vous citerai un passage de Théorie et Pratique; passage que j’avais soumis à M. Theillier lorsque, dans son article sur M. Beigbeder, il défendit le patriotisme qu’il ne faut pas confondre avec le nationalisme – ces derniers jours ont d’ailleurs montré que le sentiment patriotique est toujours bien présent.

    « Un gouvernement fondé sur le principe d’une bienveillance à l’égard du peuple semblable à celle d’un père à l’égard de ses enfants, c’est à dire un gouvernement paternel (imperium paternale), où les sujets, comme des enfants mineurs, qui ne peuvent distinguer ce qui leur est véritablement utile ou nuisible, sont réduits à un rôle purement passif, forcés qu’ils sont d’attendre du jugement de leur souverain, qu’il décide comment ils doivent être heureux, et de sa bonté, qu’il veuille bien s’occuper de leur bonheur : un tel gouvernement est le plus grand despotisme que l’on puisse concevoir (car il enlève aux sujets toute liberté, et ceux-ci n’ont plus aucune espèce de droits).

    Ce n’est pas le gouvernement paternel, mais le gouvernement patriotique (imperium non paternale , sed patriotieum ) qui seul convient à des hommes capables de droit, et en même temps à la bonté du souverain. J’appelle patriotique cette façon de penser qui fait que chacun dans l’État (sans en excepter le souverain) considère la chose publique comme le giron maternel, ou le pays comme le sol paternel, d’où il tire son origine et qu’il doit léguer à son tour comme un gage précieux, afin d’en défendre les droits par les seules lois de la volonté commune, et ne se croit pas autorisé à en disposer absolument selon son bon plaisir. Ce droit de la liberté appartient au membre de l’État comme homme, c’est à dire en tant qu’il est un être en général capable de droits. »

    Les textes Qu’est-ce que les Lumières ? et Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? se trouvent dans un recueil publié chez Flammarion, où la moisson est encore plus abondante :-). On y trouve aussi le texte Vers la paix perpétuelle qui inspira grandement la communauté internationale pour fonder la SDN, puis l’ONU après l’échec de la première. Le tout étant précédé d’une introduction de Françoise Proust, qui constitue une bonne présentation de la philosophie politique de Kant. Elle conclut ainsi, dans un style très kantien :

    « La république, écrit Kant, est  » une coalition constamment menacée de division qui cependant constitue un progrès universel vers une société cosmopolitique « . Le cosmopolitisme ne constitue plus, depuis et grâce à Kant, à n’être citoyen d’aucun État à la manière stoïcienne sous prétexte que les préjugés et les coutumes de son pays empêcheraient de penser rationnellement et librement. Cela ne signifie plus, non plus, comme le pense encore le XVIIIème siècle, à être habitant du monde et philanthrope, à goûter le commerce des mœurs et des coutumes étrangères et à se sentir chez soi en n’importe quel point du vaste théâtre du monde.  » Il s’agit ici non de philanthropie, mais de droit.  » Le cosmopolitisme n’est pas le commerce des idées et des biens : multiplier et intensifier les échanges économiques, politiques et culturels peut bien élargir l’esprit et susciter  » une manière libérale de penser « , cela ne forme cependant pas une conscience cosmopolite. Le cosmopolitisme exige d’être sensible à tous ce qui arrive dans le monde et au monde, à l’apparition de la liberté du et dans le monde.  » L’atteinte au droit en un seul lieu de la terre est ressentie en tous « , de même qu’une insurrection républicaine suscite l’enthousiasme partout dans le monde. Le cosmopolitisme est un principe <em<politique qui détermine l’intérêt pris, voire la participation, au sort de la liberté des peuples et des États. Il ne se confond ni avec l’obligation pour les États d’entretenir des rapports de droit entre eux, ni avec l’exigence d’entrer dans une confédération d’États républicains. Il est un principe latéral et transversal qui noue les citoyens de chaque État autour de l’expérience de la liberté et qui en fait les citoyens d’un monde possible, d’un monde virtuellement présent.

    Le citoyen du monde n’est pas l’homme apatride ou acosmique, le voyageur universel qui se moque des frontières comme de la possession (ou de la privation) de droits garantis par un État. Il n’est pas, non plus, le citoyen d’un État mondial fût-il républicain, le sujet des droits dits de l’homme universel. Il est un être public, attentif aux expériences publiques de liberté dans le monde, et sa conscience cosmopolite s’intensifie et s’élargit lorsqu’elle prend part, voire prend parti, aux expériences républicaines dans le monde. »

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      • Très bon choix. 🙂
        Il est vrai que dès l’introduction, il n’y va pas par quatre chemins.

        Si dans votre compte-rendu vous comptez citer des extraits du texte, je me permets de vous donner un petit conseil de traduction. Dans la version de Piobetta, il traduit l’allemand « unmündigkeit » par « minorité », ce qui est sa traduction usuelle. Mais je lui préfère la version de M. Poirier et Mme Proust qui le traduise par « état de tutelle ». Cela me semble plus proche de l’intention de Kant, car même les hommes ayant atteint la majorité civile préfèrent rester sous cet « état de tutelle » (d’où la facilité de mettre en place des gouvernements paternalistes qui considèrent les citoyens comme des enfants); et cela renvoie en miroir au terme « tuteurs ». La première phrase devient ainsi :

        « Les Lumières c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. »

        Ou encore, « il est si aisé d’être mineurs » devient « il est si aisé d’être sous tutelle ».

        Pour revenir sur le cas Eichmann, dont nous avions discuté une fois, c’est ce texte qu’il avait dû lire mais sans le comprendre. Il faisait sans doute référence au passage, où Kant distingue usage public et privé de la raison, et dans la cas des officiers dit :

        « Ainsi, il serait très pernicieux qu’un officier qui reçoit un ordre de ses supérieurs veuille, lorsqu’il est en exercice, ratiociner sur le bien fondé ou l’utilité de cette ordre; il est obligé d’obéir ».

        Et Eichmann de répondre : « je n’ai fait que suivre les ordres comme, au fond, Kant l’avait dit lui-même ».

        Vous comprenez, maintenant, pourquoi il n’avait rien compris ?
        D’autant que dans son texte Vers la paix perpétuelle, qui est présenté sous la forme d’un traité de paix, on y trouve comme articles préliminaires :

        1. « Aucune conclusion de paix ne doit valoir comme telle, si un réserve secrète donne matière à une guerre future. »

        2. « Aucun État indépendant (petit ou grand, cela est indifférent ici) ne doit être acquis par un autre État à la faveur d’un échange, d’un achat ou d’un don. »

        3. « Avec le temps, les armées permanentes (miles perpetuus) doivent disparaître totalement. »

        4. « On ne doit pas faire de dettes touchant des querelles extérieures de l’État. »

        5. « Aucun État ne doit s’immiscer par la violence dans la constitution et le gouvernement d’un autre État. »

        6. « Aucun État en guerre avec d’autres ne doit se permettre des hostilités telles qu’elles rendraient impossible la confiance réciproque dans la paix future comme le sont le recrutement d’assassins, d’empoisonneurs, la violation de la capitulation, l’instigation à la trahison dans l’État avec lequel on est en guerre. »

        Eichmann n’avait pas dû méditer assez, s’il les avait seulement lus, les articles 5 et 6 qui proscrivent toute guerre offensive pour s’emparer d’un autre État et le génocide des populations civiles.

        Pour ce qui est de notre gouvernement, il devrait méditer l’article 4. 😉

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      • Je ne peux me priver de l’envie de vous faire lire le développement de l’article 4 du traité de paix :

        « Chercher à l’extérieur ou à l’intérieur de l’État une aide dans l’intérêt de l’économie du pays (en vue de l’amélioration des routes, de nouvelles colonies, de l’approvisionnement des magasins dans les années particulières de mauvaise récolte) n’est pas une ressource suspecte. Mais comme machines destinée à ce que des puissances se contrecarrent mutuellement, un système de crédit et de dettes croissant à perte de vue mais toujours à l’abri d’un remboursement immédiat (parce que les créanciers ne se présentent pas tous à la fois) – invention judicieuse d’un peuple commerçant de ce siècle – constitue une dangereuse puissance d’argent, à savoir un trésor de guerre qui dépasse les trésors de tous les autres États pris ensemble mais qui peut s’épuiser si on supprime un jour les taxes (épuisement que l’animation du commerce et ses répercussions sur l’industrie et les gains peuvent cependant différer encore longtemps). Cette facilité et cette inclination des puissants à faire la guerre qui semblent inhérentes à la nature humaine est donc un grand obstacle à la paix perpétuelle. Un article préliminaire à la paix devrait donc d’autant plus l’interdire que la banqueroute inévitable de l’État entraînera de manière imméritée un préjudice pour maints États, ce qui léserait publiquement ces derniers. En conséquence, d’autres États sont pour le moins en droit de s’allier contre un État de ce genre qui élève de telles prétentions. »

        Les dettes d’investissement ne sont point suspectes, mais celles de fonctionnement le deviennent inévitablement et mènent à la banqueroute. Que l’on fasse ces dernières pour mener la guerre sur le terrain militaire et armé, ou sur le terrain économique (dans un soucis de lutte contre la concurrence); cela ne change rien à l’affaire.

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