HackYourFuture : Pourquoi nous apprenons aux réfugiés à coder

Parmi les traductions que je fais de temps en temps pour Contrepoints, il m’arrive d’en publier quelques-unes ici. Celle que je vous propose aujourd’hui vient de la Foundation for Economic Education (FEE). Il s’agit du témoignage de Gijs Corstens, un informaticien néerlandais qui s’est toujours particulièrement intéressé à la façon dont les nouvelles technologies pourraient être utilisées pour résoudre des problèmes sociaux. 

Suite à ses réflexions sur l’afflux récent de réfugiés en Europe, il a fondé aux Pays-Bas une école baptisée HackYourFuture « pour apprendre aux réfugiés à coder ». Elle fonctionne grâce au bénévolat et aux dons. Les circonstances, détails et résultats de cette initiative privée intelligente, utile et généreuse sont à découvrir dans le passionnant récit qu’il nous livre ci-dessous. 

A ce sujet, j’aimerais faire trois remarques dictées par mon mauvais esprit libéral :

1 · Ce n’est pas parce que l’Etat n’est pas à l’origine de telle ou telle action de solidarité que la solidarité (l’entraide, l’empathie, la compassion… ) n’existe pas, que l’action en question ne sera pas initiée et qu’elle ne sera pas effectivement réalisée dans les meilleures conditions d’efficacité et de qualité. J’ajouterais volontiers « au contraire », mais il faudrait développer. Ce sera pour une autre fois.

2 · Si vous vous demandez pourquoi l’auteur ne consacre pas plutôt son énergie à former ses compatriotes au chômage, disons d’abord que les Pays-Bas ont un taux de chômage de 5,1 %. (Encore un point qui mériterait d’être développé : comment font-il ?)

Mais disons surtout que dans un environnement ouvert où rien ne vient brider les initiatives personnelles, si ce n’est un appareil législatif qui s’assure que l’intégrité des biens et des personnes est respectée, toutes les initiatives ont leur place. Rien ne vous empêche d’enseigner le tricot (faire du soutien scolaire) à des joueurs de tennis en reconversion sportive (à des élèves en difficultés dans des quartiers difficiles). Si cette initiative paraît suffisamment intéressante et utile, elle ne manquera pas d’attirer les bonnes volontés et les dons.

3 · Enfin, avant de passer à l’article, et ce n’est pas sans rapport, j’aimerais dire quelques mots à propos de la FEE. Think tank libéral parmi les plus anciens des Etats-Unis, il nous donne matière à réflexion depuis 1946, date de sa création par l’économiste américain Leonard Read (1898-1983).

Comme Hayek et Mises, comme Rueff chez nous, Read réfutait les théories marxistes et keynésiennes qui prévalaient alors et il confia à la FEE le soin « d’étudier et de faire progresser la philosophie de la liberté ». De nombreux philosophes et économistes de premier plan contribuèrent à ses activités, Hayek et Mises notamment, mais aussi Milton Friedman par exemple.

Aujourd’hui, avec l’appui d’un site internet, d’articles en ligne et de séminaires variés à l’intention des étudiants et des profanes, la FEE s’efforce :

« to bring about a world in which the economic, ethical, and legal principles of a free society are familiar and credible to the rising generation. »
(de faire advenir un monde dans lequel les principes économiques, éthiques et légaux d’une société libre sont familiers et crédibles pour les générations montantes.)

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Leonard Read est également l’auteur du célébrissime texte Moi, le crayon (I, Pencil, 1958).

A la suite d’Adam Smith qui voyait dans la division du travail la première raison de la Richesse des Nations et l’explicitait à travers l’exemple de la fabrique d’épingles, il raconte comment un simple crayon de papier est le fruit de la division du travail entre des milliers de personnes différentes qui, prises isolément, n’auraient jamais pu parvenir à une fabrication aussi complexe.

Ce texte fut ensuite repris sous diverses formes, par Milton Friedman notamment, et plus récemment dans une version Youtube I, Pencil : the Movie ! (vidéo, 06′ 32″)

Sa conclusion s’applique parfaitement à l’entreprise initiée par Gijs Corstens :

« The lesson I have to teach is this : Leave all creative energies uninhibited. Merely organize society to act in harmony with this lesson. »
(Voici ma leçon : Ne bridez pas les énergies créatrices. Contentez-vous d’organiser la société pour qu’elle agisse en harmonie avec cette leçon.)

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Bonne lecture et bon dimanche !

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Ce témoignage de Gijs Corstens est paru initialement le 16 mai 2017 sur le site FreeCodeCampIl a été publié ensuite le 27 mai 2017 par la Foundation for Economic Education (FEE) sous le titre Why We’re Teaching Refugees How to Code, puis repris en français par Contrepoints le 23 juin 2017.

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Pourquoi nous apprenons aux réfugiés à coder
(Traduction de Nathalie MP )

En 2015 et 2016, plus de 2 millions de personnes ont fui leur pays d’origine pour chercher refuge en Europe. Les pays européens n’étaient pas du tout préparés à les accueillir et les Pays-Bas ne firent pas exception.

Quand des réfugiés de plus en plus nombreux ont commencé à déposer des demandes d’asile, le temps d’attente de la décision finale pouvait monter jusqu’à 18 mois. Pendant cette période passée dans des camps de réfugiés, ils n’avaient littéralement rien à faire et se retrouvaient souvent perdus in the middle of nowhere, avec du temps à tuer. Beaucoup de temps.

J’ai pensé que tout ce temps perdu était un énorme gâchis, car en général les réfugiés doivent franchir d’innombrables obstacles avant de devenir partie intégrante de la société. Ils doivent apprendre la langue, et ils doivent aussi se préparer afin d’accéder au marché du travail.

Aux Pays-Bas, les réfugiés des premières vagues ont souvent fini dans des emplois très en dessous de leurs capacités. Beaucoup (45 %) n’ont pu compter que sur les aides sociales. Les raisons à cela étaient multiples, mais la plus importante tenait à leur manque de réseau professionnel, ce qui les empêchait d’accéder à de véritables opportunités d’emploi.

Les faits ne sont pas jolis.

Par voie de conséquence, une part significative de mes compatriotes commença à devenir anti-immigration et le parti d’extrême-droite devint le plus puissant dans les sondages.

D’après moi, l’immigration en elle-même n’est ni positive ni négative. La question consiste plutôt à savoir quel effort vous allez faire pour que l’immigration fonctionne.

Et il était temps de faire un effort.

L’idée que nous avons eue était la suivante : pourquoi ne pas enseigner aux réfugiés les techniques du développement web pendant qu’ils attendent dans les camps ? Une fois leur demande d’asile acceptée, ils se retrouveraient avec un bagage professionnel très demandé qui leur permettrait de se retourner et trouver du travail.

De cette façon, les Pays-Bas obtiendraient les développeurs web que ses entreprises recherchent désespérément et les réfugiés seraient capables de pourvoir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Du gagnant-gagnant.

Enseigner le code

Et nous voilà lancés. Nous avons créé notre « école de code pour les réfugiés » et nous l‘avons appelée HackYourFuture. Parmi tous les camps du pays, nous avons sélectionné 5 réfugiés très motivés et nous les avons invités à suivre nos cours tous les dimanches à Amsterdam. Nous avons trouvé quelques professeurs volontaires et nous avons utilisé FreeCodeCamp comme base de notre programme d’enseignement.

Nous n’avions pas tout planifié d’avance, mais nous voulions démarrer le plus vite possible et voir si l’idée avait du potentiel.

Dès notre première classe, et ça s’est confirmé par la suite, nous avons compris que nous étions sur quelque chose de pas ordinaire.

Les étudiants se sont montrés incroyablement motivés et ils ont progressé par bonds de géant en très peu de temps.

Malgré leurs conditions de vie extrêmement précaires et chaotiques dans les camps, malgré tout ce qu’ils avaient enduré auparavant dans leur pays, ils avaient la volonté de réussir notre cursus très intensif.

Enseigner à de tels élèves s’avéra particulièrement enthousiasmant et gratifiant car ils buvaient littéralement toutes nos paroles concernant la programmation.

En tant que professeurs, nous avons aussi découvert combien il était passionnant d’enseigner une matière qu’on adore et dans laquelle on excelle. Nous avons donc décidé d’ouvrir une nouvelle classe. Puis une autre. Et encore une autre.

Au bout de six mois, nos étudiants des premières promotions avaient leur diplôme en poche. Nous avons exploité nos propres réseaux pour les aider à trouver des stages et des emplois dans diverses entreprises.

Certains étudiants ont quitté le programme avant la fin, mais ceux qui sont restés ont amélioré leur vie de façon très nette. Nombre d’entre eux ont cessé de se considérer comme des réfugiés et se sont mis à se voir en développeurs informatiques.

A partir de là, notre école a pris une certaine ampleur. Depuis janvier 2016, nous avons admis plus de 100 étudiants. A peu près la moitié sont toujours en cours d’études avec nous et 28 de nos anciens élèves ont trouvé des emplois ou des stages dans des entreprises de tout le pays (vidéo ci-dessous, 02′ 07″) :

Nous avons aussi ouvert une école HackYourFuture à Copenhague (Danemark), et une autre à Londres (Royaume-Uni), rebaptisée plus tard CodeYourFuture.

Apprendre à un homme à pêcher

Notre équipe de professeurs volontaires compte maintenant une quarantaine de personnes du monde entier, dont des réfugiés eux-mêmes.

Pour eux, enseigner à HackYourFuture relève à la fois de l’altruisme, de la passion qu’ils portent à leur sujet et de la possibilité de rencontrer des développeurs dont ils partagent l’état d’esprit. Mais la première raison, la plus importante, c’est que nous tenons à nos élèves.

Prenez Sarea, par exemple. Fuyant la Syrie ravagée par la guerre, il a été obligé de tout laisser derrière lui : son travail, sa famille, même sa femme. A partir d’octobre 2015, il a navigué de camp en camp.

Quand il a démarré notre formation, son anglais était pratiquement inexistant, mais il s’est débrouillé pour rester à flot en travaillant d’arrache-pied. Une fois diplômé, il a trouvé un stage de développeur Front-End chez De Bijenkorf.

Pendant son temps libre, Sarea a développé une application web qui permet aux personnes les plus démunies d’Amsterdam de se repérer dans le labyrinthe des organismes qui ont pour mission de soulager la pauvreté. Son appli se révéla d’une grande utilité quotidienne pour de nombreux utilisateurs. Elle fut même présentée dans deux grands journaux. Aujourd’hui, des milliers de personnes l’utilisent chaque mois.

Voir ainsi quelqu’un passer de la position de demandeur d’aide à la position d’être en mesure d’aider les autres est l’une des expériences les plus gratifiantes qu’il m’ait été donné de connaître.

Je pense qu’apprendre la programmation à quelqu’un est l’un des plus beaux cadeaux que vous puissiez lui faire, car vous lui permettez ainsi de s’en sortir et de devenir indépendant des autres.

Au bout du compte, la plupart des réfugiés veulent juste retrouver leur indépendance. Leur vie a été ballotée entre des mains gouvernementales ou étrangères depuis bien trop longtemps.

Gérer cette école n’est pas toujours facile. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre. Mais c’est un honneur absolu de travailler avec nos étudiants. J’ai les plus grands espoirs pour leur avenir. Ils sont vraiment la raison pour laquelle nos professeurs passent la plus grande partie de leurs dimanches à enseigner.

Si l’idée d’aider les autres en leur apprenant à coder vous intéresse, n’hésitez pas à utiliser le programme open source que nous avons mis au point. Il s’agit d’une compilation de plusieurs cours d’origines diverses associés à nos propres textes et exercices.


Illustration de couverture : Ecole HackYourFuture pour apprendre aux réfugiés à coder. Quatrième classe en session hebdomadaire. Photo : HackYourFuture sur le site FreeCodeCamp.

5 réflexions sur “HackYourFuture : Pourquoi nous apprenons aux réfugiés à coder

  1. Bonjour,

    Je me permet de vous donner un retour d’expérience ainsi que mon avis sur le code, de manière cynique et bien que n’étant pas un grand codeur fou 🙂

    Il y a quelques temps, je suis allé à la présentation d’une « école gratuite pour tout le monde afin d’apprendre à coder ». Je ne mentionne pas le nom de cette école ».

    Autour de moi, 20 personnes, femmes, hommes, jeune et moins jeunes ( 40 ans ). Jolies bureaux, 3 « profs » sont présent.

    J’écoute, j’écoute, je comprends que #1 je dois avoir déjà les connaissances qu’ils enseignent et que #2 l’audience elle ne connait rien ou presque rien. Je ne les blâme pas, à chacun son chemin de la connaissance et vouloir trouver un job est légitime, je trouve ça mieux que de juste se battre pour le rsa. Passons.

    A un moment donné, l’un des jeunes profs, qui précisent qu’ils ont 3 ans de codes ( circuit fermé, formé par « l’école » puis devenue prof ), disent une connerie.
    Je lève le doigt et leur fait remarquer, tout de suite, ils disent à tout le monde qu’ils savent pourtant ce qu’ils disent… bon, des gros amateurs pour moi du moins.

    Ensuite, je me rend comtpe qu’il détourne des concepts, la piscine par exemple, venue de l’epitech. La piscine moment très difficile ou globalement quand tu commences l’école, on te dit rien et tu dois pendant un mois te démerder seul, c’est violent. Les étudiants dorment dans l’école, beaucoup ne abandonneront. C’est une leçon de vie.
    Eux, la piscine, c’est promenade, je me rend compte qu’il les promènent dans tous trucs sponsorisé par la mairie, dans tous les trucs fake, là ou un tech ne viendra pas car c’est bullshit et petits fours.

    Puis, le plus drôle, qui peut faire les formations, la femme voilé nous précise que tout le monde peut mais … en priorité, les femmes, les personnes habitant dans le 93 ( ce n’est pas une blague ) et les réfugiés.
    Je comprends à ce moment que #1 ce n’est pas ouvert à tout le monde et qu’ils mentent ouvertement et que #2 je serais discriminés et que donc je ne pourrais suivre le cursus.

    Ensuite, repartant un peu écoeuré, je réfléchis et me demande: qui paient ces formations ? les profs ( faux profs ), les locaux, le matériel .. et bien en fait l’état et des privés les finances à conditions qu’ils forment des femmes, des personnes de cité ou des réfugiés.
    C’est de la discrimination organisée et je trouve ça dingue.

    Puis je comprends aussi, qu’ils forment pour obtenir des personnes sur des technologies de merdent qui seront embauché par des sociétés foireuses qui récupèrent des contrats publics. Ben oui, ceux qui les recruteronts ( car l’école en question est justement en relations étroite avec des sociétés de dev web ), auront le droit de manière informelle d’obtenir des contrats public, je pense même que dans la réponse à appel d’offre, la société précisera d’ou vient ceux qui vont travailler sur le projet.

    Ce n’est que de la grosse crapulerie.

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    • Bonjour et merci pour votre témoignage.
      Vous parlez d’un système de pure « connivence » que nous ne connaissons que trop en France : la création d’assos ad hoc afin de capter les subventions de l’Etat ou des collectivités territoriales sur tel ou tel vecteur social « volontariste » poussé par les pouvoirs publics. En effet, la compétence, l’intelligence et les résultats concrets sont rarement au RDV.
      En ce qui concerne l’initiative racontée dans l’article, vous noterez que les étudiants ont été sélectionnés et que leur débouchés sont dans le secteur privé.

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      • Bonjour,
        Je suis moi même informaticien depuis 17 ans et depuis 30 ans si je compte à partir du moment ou j’ai commencé à coder. Coder n’est pas un loisir créatif qui s’apprend en quelques semaines, n’en déplaisent à certains, et la marche est de plus en plus haute, les couches technologiques s’empilant les unes sur les autres.
        Ces écoles sont une vaste blague et vont servir à alimenter les marchands de viande, les SSIIs.
        Ces sociétés ne veulent pas payer les informaticiens que ce soit pour augmenter leur rentabilité ou répondre à des marchés publics à bas coût. Je vois déjà des SSIIs françaises qui font du chantage au papier sur des développeurs tunisiens, ce qui permet également de mettre la pression sur les développeurs locaux en France.
        Là, on paye avec de l’argent public des associations qui vont faire n’importe quoi sur un public vulnérable, et servir de la main d’oeuvre mal formée à l’industrie du service informatique.
        Il ne faudra pas se plaindre lorsque la France sera définitivement sortie de la course.
        Quant aux pays bas, si vous croyez que les réfugiés développeurs vont être traité d’égal à égal avec les ingénieurs hollandais, vous rêvez. Mais au moins c’est mieux que de dépérir dans un centre.
        Chère nathalie, je suis libéral, mais il faudrait arrêter de prendre pour argent comptant les chiffres officiels du chômage car aux pays bas comme en Allemagne, en passant par les USAs, on a tellement rétréci le concept de chômage que cet indicateur n’est plus suffisant pour qualifier la santé du marché du travail.
        Par exemple pour les hommes , le taux de participation est passé de 73% (2008) à 69% pour les hommes et il a baissé également pour les femmes : ou sont passés ces gens dans les stats du chômage ? Aurait-on arrêter de les compter comme aux USAs ?
        Cdlt.

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      • Bonjour,

        Oui c’est de la pure connivence, franchement c’est du communisme capitalistique si je puis dire. Mais passons, Charles Gave dépeint le tableau mieux que moi.

        @spetic, entièrement d’accords, certains ont décider de basser le cout des dev en nous la jouant social. C’est la base.

        Petite anecdote: lors de cette fameuse réunion, un prof ( prof de mes burnes ) parle de github, il dit: « github est un réseau social pour développeurs », je lève le doigt, et répond un truc simple: « non, c’est faux github est un service de gestion de code source et non un réseau social », ils répondent jsute qu’ils savent de quoi ils parlent pour rassurer les personnes présentes. Je n’ose leur demander, par humour, de me dire ce qu’est git …

        Et là je comprend qu’en plus d’être ignorant ( alors que leur fond de commerce est au contraire de savoir ), ils préfèrent mentir pour conserver leur « autorité » de professeurs.

        J’en viens donc à la conclusion comme vous que c’est une escroquerie pour faire du cash en baissant le cout d’un dev mais qu’en plus se sachant nul ( oh ils doivent bien le savoir que ce sont des burnes ) ils utiliseront toutes les ficelles pour rester « profs » dans leur fausse « école ».
        En faites, ce sont juste des animateurs d’une association qui se dit école et qui instrumentalise la misère humaine.
        Misère humaine dont l’un des tenants est le chomage. Chomage qui ne peut qu’augmenter lors Connivence se fait reine.
        J’ai une pensée ému pour le couple royal Macron et Connivence.

        Bref. C’est du putin de faux emploi, de fausses écoles, de faux professeurs … et naturellement le niveau intellectuel et culturel des français va baisser.
        Oui parce qu’amener des migrants à devenir ingénieurs en 2 ans c’est plutôt épineux, alors que ramener les français à un niveau moindre et augmenter celui des migrants, c’est possible. Voilà la voie qu’ils ont choisit.

        Pour moi, une seule solution, j’en vois aucune autre, c’est d’organiser la deuxième révolution française.

        Cordialement,
        John.

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  2. Bizarrement, ce monsieur n’est pas du tout enthousiasmé par la perspective d’apprendre l’informatique (pourquoi le code ? ça s’appelle l’informatique) aux Hollandais de souche. Enseigner à ses compatriotes, c’est pas smart, ça ne vous vaut ni titres dans la presse ni subventions.

    Enseigner à des immigrés illégaux, en revanche, des gens qui non seulement n’ont pas le droit de recevoir des cours, mais n’ont pas le droit d’être là, ça c’est cool, c’est dans le vent, c’est à la fois de gauche, bobo et libéral. Tout le monde va vous cirer les pompes pour ça, alors que vous êtes en train de commettre le crime de trahison envers votre pays : vous êtes en train de faciliter le génocide par substitution de la population autochtone par les immigrés.

    Qu’on ne me parle pas du taux de chômage en Hollande. Ce monsieur s’est engagé à virer tous ces élèves si le taux de chômage augmente de 0,1 % ? Et quel rapport avec le taux de chômage ? Une invasion n’a rien à voir avec le chômage. Une invasion est une invasion, qu’il y ait du chômage ou non.

    D’ailleurs la preuve qu’il n’en a rien à foutre, du taux de chômage, c’est qu’il a ouvert d’autres écoles dans d’autres pays. Y compris en Grande-Bretagne, où des masses de gens sont au chômage de père en fils depuis plusieurs générations. Non content de foutre le bordel en Hollande, il exporte la subversion à l’étranger.

    Le secret de sa motivation est dans cette phrase : « Voir ainsi quelqu’un passer de la position de demandeur d’aide à la position d’être en mesure d’aider les autres est l’une des expériences les plus gratifiantes qu’il m’ait été donné de connaître. »

    Ce monsieur cherche a titiller sa glande d’auto-satisfaction, il cherche à passer pour plus moral que les autres. Il n’en à rien à foutre, des Hollandais. Les gens qui votent Geert Wilders, ils le font pour quoi ? Il n’en a rien à foutre, de ces gens. Il préfère les Syriens illégaux. Ca, c’est sûr qu’en aidant des gens qui n’ont même pas le droit d’être là, il va s’attirer leur gratitude…

    Regardez-moi ça :

    « Pendant son temps libre, Sarea a développé une application web qui permet aux personnes les plus démunies d’Amsterdam de se repérer dans le labyrinthe des organismes qui ont pour mission de soulager la pauvreté. Son appli se révéla d’une grande utilité quotidienne pour de nombreux utilisateurs. Elle fut même présentée dans deux grands journaux. Aujourd’hui, des milliers de personnes l’utilisent chaque mois. »

    Et aussi ça :

    « Notre équipe de professeurs volontaires compte maintenant une quarantaine de personnes du monde entier, dont des réfugiés eux-mêmes. »

    Bah oui, on a absolument besoin d’importer des immigrés… qui font faire les jobs que les Hollandais de souche ne veulent pas faire… par exemple, développer des applis destinées à secourir les immigrés illégaux… ou encore, donner des cours de programmation aux immigrés illégaux… toutes choses dont personne n’aurait besoin s’il n’y avait pas d’immigrés illégaux… aidés par des bons Samaritains qui sont infoutus de faire quelque chose d’utile pour leurs compatriotes, mais suscitent des besoins artificiels en favorisant l’immigration illégale… créant ainsi des problèmes qu’ils s’empressent, soi disant, d’aider à résoudre… selon la bonne vieille recette socialiste.

    Cela n’est en rien différent du fonctionnaire qui est, dans son écrasante majorité, favorable à l’immigration, puisque c’est lui qui distribue les allocs sans lesquels les immigrés ne pourraient pas vivre… ou « répare le lien social » que les immigrés ont eux-mêmes cassé, sur incitation du fonctionnaire et de ses potes gauchistes… ce qui justifie, bien entendu, qu’on augmente les « moyens » de l’Etat… c’est à dire la masse de pognon qui, directement ou indirectement, tombe dans la poche du fonctionnaire… Non seulement ça lui fournit un « emploi » et ça le lui garantit jusqu’à la fin de ces jours, mais en plus, ça lui fournit un statut social valorisant : moi, j’aide les pauvres mimigrés, môssieur, chuis pas un consumériste abruti ou un exploiteur capitaliste comme vous autres…

    Votre ami est un crypto-fonctionnaire, c’est tout. Ses exploits n’ont rien de libéral. Il importe des esclaves illégalement, fait mine de s’étonner qu’ils soient là, puis fait son beurre en leur « rendant service ».

    Je ne vois pas bien la différence avec les gens qui vendaient du beurre aux Allemands. Sauf que les Allemands, on avait une chance de les mettre à la porte, la preuve. Les immigrés, ils restent, ils se reproduisent, et ils invitent leurs potes.

    « Une fois diplômé, il a trouvé un stage de développeur Front-End chez De Bijenkorf. »

    Parce que bien entendu, aucun Hollandais de souche, n’ayant violé aucune loi contrairement à ce pôv’ mimigré, n’est intéressé par « un stage de développeur front-end chez Bijenkorf ».

    Il ment, en plus, votre pote. Il ment comme un arracheur de dents, comme un salopard, comme un communiste :

    « D’après moi, l’immigration en elle-même n’est ni positive ni négative. La question consiste plutôt à savoir quel effort vous allez faire pour que l’immigration fonctionne. »

    Un coup je prétends que je n’ai aucun avis sur l’immigration (je suis un con, un ignorant et un abruti, et j’en suis fier), et la phrase suivante, je dis que non seulement l’immigration c’est bien, mais qu’en plus il faut faire des efforts pour qu’elle « fonctionne ». L’immigration, même illégale, c’est une donnée, comme la pluie en hiver ou les prunes de stationnement ; c’est obligatoire, y’a pas à discuter, que vous le vouliez ou non. Plus faux-derche dans ta face, il n’y a guère que Poutine.

    Pour moi, un libéral, c’est d’abord quelqu’un qui met le droit au-dessus de tout. Enfin, presque tout. En tous cas, ce n’est pas quelqu’un qui aide les gens à violer la loi, tout en prétendant n’avoir rien vu, le tout pour grimper sur le podium de la suprématie morale en se moquant ouvertement de l’avenir de son pays (et en se faisant quelques picaillons au passage).

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